Aller au contenu


Photo

Precious - Lee Daniels (2008)


  • Please log in to reply
14 réponses sur ce sujet

#1 lekaneee

lekaneee

    Gremlins

  • Members
  • 1740 Messages :
  • Profil:Homme
  • Location:Paris, France

Posté 02 March 2010 - 10:54 AM



Réalisé par Lee Daniels
Avec Gabourey Sidibe, Mo'Nique, Paula Patton

Lorsqu'à seize ans, Precious apprend à lire et à écrire dans une école alternative, un monde nouveau s'ouvre à elle. Un monde où elle peut enfin parler, raconter ce qui l'étouffe. Un monde où toutes les filles peuvent devenir belles, fortes, indépendantes. Comme Precious...

Spécialiste des sujets brulants pour avoir produit À l'ombre de la haine (2001) et The Woodsman (2004) qui traitaient du racisme et de la peine de mort pour le premier, de la pédophilie et de la réinsertion sociale pour le second, Lee Daniels prend cette fois-ci lui-même la caméra en main pour réaliser un Precious encore plus ambitieux de par les thématiques brassées. Inceste, violence domestique, sida, pauvreté, échec scolaire... rares sont en effet les sujets (sensibles) qui ne soient pas abordés.

Et pourtant, au milieu de cette débâcle quasi totale que beaucoup vivent au quotidien, certains gardent espoir et font tout pour s'en sortir. C'est le cas de Precious, personnage imaginé en 1996 par une dénommée Sapphire dans un roman intitulé Push. Adolescente afro-américaine de 16 ans avec un fort embonpoint, mère d'un premier enfant mongolien et enceinte d'un deuxième, tous deux d'un père incestueux qui battait sa femme et a depuis quitté le doux nid familial, Precious frise l'illettrisme, vit dans un taudis de Harlem et sert de souffre-douleur, de larbin et à l'occasion de punching-ball à sa mère, chômeuse cocaïnomane qui se contente d'empocher les allocs.

Loin de se complaire dans le misérabilisme, Precious saisit au bond l'opportunité offerte à son personnage titre de s'extirper de cette spirale infernale par l'entremise d'une classe de soutien / rattrapage pour dresser un portrait sans concession d'une jeunesse en perdition. Au milieu de tant de noirceur et aux détours de nombreuses séquences fortes parfois à la limite de l'insoutenable, le film sait ménager plusieurs bouffées d'oxygène, tantôt comiques tantôt oniriques (les rêves / fantasmes dans lesquels se réfugient Precious), s'éloignant en cela de l'âpreté social sans concession du cinéma des frères Dardenne qu'un tel parcours ne manquera pas d'évoquer.

Porté par une comédienne d'une incroyable justesse émotive et combative, Precious vise juste d'un bout à l'autre et ce en dépit de scènes lacrymales un peu trop appuyées auxquelles il sera toutefois bien difficile de résister (cf. la discussion finale entre la mère, la fille et l'assistante sociale). Pour preuve, le film a déjà conquis le cœur des festivaliers de Sundance, maître étalon en matière de cinéma US dit « indépendant », d'où il est reparti auréolé de trois prix (Meilleur film, Meilleure actrice et Prix du public). Des récompenses amplement méritées au regard de la préciosité cinématographique et sociale de ce Precious.

http://www.allocine....ilm=132242.html

http://fr.wikipedia.org/wiki/Precious

http://www.ecranlarg...15127-26061.php

#2 johnny walker

johnny walker

    Wookie

  • Members
  • 2068 Messages :

Posté 02 March 2010 - 12:13 PM

Un peu de mal à m'intéresser véritablement au film dans la première partie puis, peu à peu, on est pris par cette histoire, dans les malheurs de cette ado pleine de rêves mais à qui il arrive les pires malheurs et qui va continuer à se battre. Pas mal d'émotions se dégage du long-métrage, notamment grâce à une interprète principale vraiment très douée (et qui mérite l'Oscar). Un très bon film, le Rocky féminin.
"J'ai claqué beaucoup d'argent dans l'alcool, les filles et les voitures de sport - le reste, je l'ai gaspillé" George Best

Image IPB

#3 Dorothea

Dorothea

    Hôtesse d'accueil

  • Members
  • 8422 Messages :
  • Profil:Femme
  • Location:...

Posté 04 March 2010 - 22:19 PM

C'est hier mercredi que sortait sur nos écrans le très attendu film Precious. Réalisé par Lee Daniels, il relate l'histoire de Precious, une jeune fille américaine de 16 ans qui vit dans les quartiers pauvres de New York. A l'image de Darling, Precious n'a pas eu la vie facile, et ce depuis sa naissance : sa famille est pauvre et s'en sort difficilement, violée par son père et constamment violentée et rabaissée par sa mère, elle est enceinte de son deuxième enfant, mais est aussi obèse et illettrée. Mais tout va changer quand elle va commencer à aller dans une école alternative de la ville, où l'une de ses professeur va lui faire entrevoir qu'autre chose est possible, et l'aider à s'évader de cette vie qui l'étouffe. Mais outre cette bouleversante histoire, quel est le rapport avec la visibilité lesbienne ? Eh bien déjà le film est adapté du livre Push, de Sapphire, qui fut très impliquée dans l'activisme lesbien de la fin des années 70 à New York. Elle nous propose ici un personnage lesbien en la personne de la professeur de Precious, qui va l'éveiller et tenter de lui donner les clefs pour une vie meilleure. Un personnage qui est le point de départ sur toute une réflexion sur la place des gays dans la société américaine et sur la manière dont ils sont considérés dans certains milieux. En bref une belle réflexion sur l'homosexualité. Si vous voulez vous donner une idée par vous-mêmes, foncez voir Precious dans les salles obscures!

Source: Univers-L

J'irai le voir en tout cas!
"That which is imagined needs never be lost." Clive Barker, Weaveworld
"Mes seins sont Made in Normandy, tout de beurre et de crème fraiche !" L.Casta

#4 Corvis

Corvis

    Faut que j'aille dormir

  • Members
  • 12914 Messages :
  • Profil:Homme
  • Location:Montpellier

Posté 05 March 2010 - 00:05 AM

Dommage que ce personnage soit joué par l'immensément mauvaise Paula Patton, ça gache un peu.

Un grand grand film, vu à Deauville en compagnie du réa, qui, véridique, a du quitter la salle pendant l'interminable (dans le bon sens du terme) standing ovation sous le coup de l'émotion. Et c'était pas du chiqué, on voyait bien qu'il était à deux doigts de fondre en larme, et en bon bonhomme viril qu'il est, il est allé se mettre à l'écart. Aussi poignant que le film blush.gif
L'actrice principale mérite tous les honneurs, mais ceux qui m'ont le plus bluffé, ce sont deux personnalités à des lieux d'être acteurs et pourtant d'une justesse si exceptionnelle que ça en devient troublant : Lenny Kravitz d'une sobriété magnétique, et Mariah Carey putain ! La même Mariah Carrey qui était à deux doigts de l'autodafé dans Glitter, et qui se révèle, sans ses artifices de mégastar mégalo, juste magnifique. Mais vraiment, faut le voir pour le croire, j'étais sous le choc. Foncez. Juste foncez.

#5 guiyomus

guiyomus

    Wookie

  • Members
  • 2019 Messages :
  • Profil:Homme
  • Location:Ardèche

Posté 05 March 2010 - 13:09 PM

c'est vrai qu'elle est assez bluffante Mariah Carrey dedans, je l'avais meme pas reconnu au début. Lenny Kravitz est très bon aussi.

#6 dj fest

dj fest

    J'ai plus de vie sociale

  • Members
  • 5461 Messages :
  • Location:Lille

Posté 04 April 2011 - 09:37 AM

Une fois de plus Corvis et moi on est sur la même longueur d'onde... :mrgreen:

Comment ? Comment peut-on imaginer porter à l'écran un script pareil ? Telle est la question qu'on ne manque pas de se poser face au film de Lee Daniels, tant l'histoire de Precious cumule les clichés du cinéma indépendant à visée "sociale". Au programme : l'itinéraire d'un personnage contre lequel le sort ne cesse de s'acharner (mais qui dans l'adversité manifeste bien sûr un courage hors du commun), le tout filmé de manière bien crue (bien ouais c'est réaliste hein) sans oublier, tout de même, une poignée de séquences oniriques pour éviter de se faire taxer de misérabiliste (parce que les pauvres aussi ils ont des rêves hé). Sauf que, le misérabilisme, le film se vautre dedans et pas qu'un peu.

Le sort s'acharne en effet tellement sur la pauvre Precious qu'on se dit que même les auteurs du dessin animé "Princesse Sarah" n'auraient pas osé un truc pareil : obèse, battue par sa mère (une grosse feignasse qui fraude à l'aide sociale, bonjour la jolie pub pour la Sécu), violée par son père, mère d'un trisomique et enceinte d'un deuxième ("C'est qui ton papa ? C'est ton papy !"), quasiment illettrée, notre amie démarre bien dans la vie. Manquerait plus que son père lui ait refilé le sida en la violant tiens ! Ah, on me dit que c'est aussi au programme... Bon mais qu'importe le pitch pourvu que le traitement soit à la hauteur me direz-vous. Mouais. Sauf que niveau réal ça vole pas très haut et que les quelques stars venues soutenir le projet (Paula Patton, Mariah Carrey, Lenny Kravitz) ont tous des rôles bien édifiants (dans l'ordre : la prof-courage qui donne tout pour ses élèves en difficulté, l'assistante sociale-courage qui fait du chantage aux allocs à l'affreuse marâtre même que c'est bien fait pour elle, l'infirmier-courage beau gosse qui redonne le sourire aux pauvres jeunes filles en détresse)...

Reste la "performance" de la jeune Gabourey Sidibe, qui pendant la moitié du film affiche une superbe mine renfrognée (l'autre moitié elle sourit, parce que bon faut voir le bon côté des choses quand même). Pathétique - ah on me dit que ça aussi c'était fait exprès...

0/10 :pendu:
Mourir, c'est pour les idiots.

Charlie Sheen

#7 Celluloïd

Celluloïd

    Je consulte un psy

  • Members
  • 7306 Messages :
  • Profil:Homme
  • Location:Youstone, Teczaz

Posté 04 April 2011 - 10:04 AM

Mais DJ pourquoi t'as maté ça aussi ??!... :mellow: (non pas que ce soit forcément pourri, j'en sais rien je l'ai pas vu, mais à vue de nez ça a pas trop l'air d'être ton type de péloche) (tu dois un peu lui en vouloir à ta meuf, dis la vérité :mrgreen:)

Image IPB


#8 dj fest

dj fest

    J'ai plus de vie sociale

  • Members
  • 5461 Messages :
  • Location:Lille

Posté 04 April 2011 - 10:09 AM

(tu dois un peu lui en vouloir à ta meuf, dis la vérité :mrgreen:)

T'as tout compris. :mrgreen:

Ecoute en ce moment on a Canal + Cinéma gratos, et comme ma chère et tendre voulait le voir c'était l'occasion. Et je te rassure elle trouvé ça aussi consternant que moi.
Mourir, c'est pour les idiots.

Charlie Sheen

#9 Celluloïd

Celluloïd

    Je consulte un psy

  • Members
  • 7306 Messages :
  • Profil:Homme
  • Location:Youstone, Teczaz

Posté 04 April 2011 - 10:14 AM

Ce soir elle mériterait un bon gros Cat III dégueulasse pour la peine :closedeyes: (faut pas s'laisser emmerder non plus, oh)

Image IPB


#10 dj fest

dj fest

    J'ai plus de vie sociale

  • Members
  • 5461 Messages :
  • Location:Lille

Posté 04 April 2011 - 10:16 AM

Elle aura mérité un bon Cat III pour ce soir moi j'dis :closedeyes: (faut pas s'laisser emmerder non plus, oh)

Ah mais on voit que tu la connais pas elle kiffe les films de torture (tu me diras avec Precious on en est pas loin).
Mourir, c'est pour les idiots.

Charlie Sheen

#11 Celluloïd

Celluloïd

    Je consulte un psy

  • Members
  • 7306 Messages :
  • Profil:Homme
  • Location:Youstone, Teczaz

Posté 04 April 2011 - 10:17 AM

Ptain la chance. :mellow:

Image IPB


#12 dj fest

dj fest

    J'ai plus de vie sociale

  • Members
  • 5461 Messages :
  • Location:Lille

Posté 04 April 2011 - 10:20 AM

Ouais je sais j'ai tiré le gros lot.

(mine de rien grâce à ce mini HS on a bien grossi le topic de ce merveilleux film)
Mourir, c'est pour les idiots.

Charlie Sheen

#13 Celluloïd

Celluloïd

    Je consulte un psy

  • Members
  • 7306 Messages :
  • Profil:Homme
  • Location:Youstone, Teczaz

Posté 04 April 2011 - 10:23 AM

Yep, et je compte bien demander un peu de maille à Lee Daniels d'ailleurs, pour service rendu (je t'en filerai un peu).

Image IPB


#14 fanatic

fanatic

    Faut que j'aille dormir

  • Members
  • 14441 Messages :
  • Profil:Homme
  • Location:Avec Cliff, Norm et les autres...

Posté 31 August 2011 - 16:52 PM

Le 22 novembre.

Image IPBImage IPB
Image IPB

#15 Bomaz

Bomaz

    Je consulte un psy

  • Members
  • 7220 Messages :
  • Location:oui, mais sans arrêtes.

Posté 05 March 2012 - 14:04 PM

Diantre.
Un bien joli film, pas foncièrement original dans son approche du malheur. Le scénario se développe petit à petit en suivant Precious dans ses epreuves, tantôt annodine (lire un texte en classe) tentôt forte (accoucher) mais la plupart du temps assez bien traité. Les passage onirique trop appuyés perdent un peu le spectateur en route. Mais au final, l'actrice principale emporte l'adhésion avec son jeu et sa caractérisation.
Comme quoi, Tyler Perry peut servir à quelque chose.
Image IPB




0 utilisateur(s) en train de lire ce sujet

0 membre(s), 0 invité(s), 0 utilisateur(s) anonyme(s)