La revanche d'un homme nommé cheval (1976)
J'essaie de connaitre un peu mieux la carrière d'Irvin Kershner, je me suis donc rabattu sur ce western fort sympathique.
D'ailleurs je suis bien dégouté, car je viens de découvrir que ce film est une suite (directe ?) à une autre oeuvre dont j'ignorais l'existence.
J'aurai dû m'en douter au regard du terme "revanche" inclus dans le titre, m'enfin dans le western, faire des suites, ce n'est pas non plus hyper courant.
Tout ça pour dire que l'impact émotionnel et l'empathie à l'égard de certains personnages aurait pu être plus important si j'avais commencé par le bon film en premier.
Sauf que je n'ai pas l'impression que ce manquement a altéré ma vision. Passé la longue scène d'intro d'un quart d'heure, on nous montre Lord John Morgan (incarné par un Richard Harris fabuleux) qui quitte son Angleterre pour retrouver ses amis sioux, sentant qu'ils ont besoin de lui.
Arrivant sur place, il s'aperçoit qu'ils ont été chassés de leur territoire par les trappeurs et l'armée. Dès les premières minutes on entre dans le vif du sujet, puisque le personnage principal, doit montrer patte blanche face à ses futurs ennemis, en demandant quelques renseignements sur le lieu où a pu émigrer la tribu qu'il a connu. Au cours de sa conversation, il se rend compte que les quelques femmes indiennes restantes sont maltraitées, puis il assiste carrément à un meurtre perpétré de sang froid. Cette scène est terrible car elle arrive brutalement et le gros plan sur Richard Harris est très éloquent (il est choqué, mais il doit néanmoins sauver les apparences).
L'histoire est simple mais efficace, le héros va devoir remotiver et entrainer ses troupes afin de combattre ces oppresseurs.
J'ai trouvé ça pas mal, même s'il y a un bon coup de mou en plein milieu, puis c'est bien filmé, donc ça passe tout seul au final.
Encore une fois (avant Star Wars, James Bond et Robocop), ce n'est pas évident pour Irvin Kershner: il réalise une suite d'un film apparemment apprécié par le public, et il arrive à bien s'en sortir quand même !
4/6