Mad Movies: Henri Georges Clouzot : y'a des fans ? - Mad Movies

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Henri Georges Clouzot : y'a des fans ?

#31 L'utilisateur est hors-ligne   Hartigan 

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Posté 27 septembre 2011 - 02:05

Citation

Loin d'être le meilleur Clouzot


Hum... Moi je serai tenté de dire que si (même si j'aime beaucoup des trucs comme Quai des orfèvres).
Tu préfères le/lesquel(s) ?

Assez d'accord sur le jeu de Clouzot par contre.
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#32 L'utilisateur est hors-ligne   Scalp 

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Posté 27 septembre 2011 - 20:02

Le Convoi de la Peur c'est de loin mon préféré.

#33 L'utilisateur est hors-ligne   Scalp 

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Posté 17 novembre 2011 - 20:32

Le Corbeau H.G Clouzot - 1943

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Quand on parle de ce film on est obligé d'évoquer dans le contexte où il a été fait ainsi voir un film comme en ça en pleine WW2 qui dénonce la délation c'est sacrément couillue.
Le film est vraiment ludique, on joue vraiment à deviner qui est ce fameux corbeau et Clouzot joue avec nous, tout le monde est suspect ( le nombre de faux suspect est impressionnant et tout le monde a des motivations ) et personne n'a de pancarte sur le front et puis un tel film comme ça à cette époque qui évite le manichéisme c'est vraiment bien ( grosse réussite du film ) et puis comme Clouzot sait si bien le faire il manie l'humour vraiment avec talent et certains dialogues sont vraiment jubilatoire, la description de cette France de sous l'occupation ( enfin c'est jamais évoqué ) où la délation est un sport national ne dresse pas dans le sens du poil ( ni du coté de Vichy ni du coté des résistants ), on comprend que Clouzot ai eu des problèmes suite à ce film.
On regrettera seulement que la conclusion soit un peu abrupt, mais bon le film ne se repose pas sur son twist ( au contraire de beaucoup d'autre film du genre ) mais sur son intrigue global vraiment solide et prenante ( le rythme est vraiment bien géré avec une super alternance humour/enquête ).

Techniquement c'est sacrément carré, le film vieillit sacrément bien et Clouzot arrive à instaurer une bonne ambiance, flirtant parfois avec talent avec le fantastique comme dans Les Diaboliques.

Le casting ( inconnu pour la plupart pour moi ) se révèle vraiment bon avec une excellente galerie de personnage, personne ne joue faux, et certains acteurs sont même vraiment bon ( mention au perso principal et la nympho ).
Un classique intemporel du cinéma français qui garde vraiment toute sa force près de 70 ans après.

5/6

#34 L'utilisateur est hors-ligne   profondo rosso 

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Posté 20 janvier 2012 - 03:12

Manon (1949)

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Dans le climat trouble de la fin de l'occupation et des premiers mois de la Libération, les amours passionnées de l'inconsciente et tendre Manon et du jeune et naïf Robert Dégrieux...

Remis en selle par le succès de Quai des Orfèvres après les remous provoqués par Le Corbeau, Clouzot enchaînait avec ce fort étrange film qu'est Manon. Si on devine que le contenu de Manon dû faire grincer quelques dent, on ressent grandement la différence avec Le Corbeau sorti sous l'Occupation où l'écho contemporain du propos sur la calomnie et la délation bien qu'explicite évitait les allusions directes au contexte. Clouzot transpose ici le roman L’Histoire du Chevalier des Grieux et de Manon Lescaut dans une France au lendemain de la Libération. L'intérêt est donc de voir en arrière-plan de la relecture du récit classique le portrait peu reluisant que le réalisateur fait du pays. Les bas-instinct et les rancœurs longtemps contenues explosent dès la sordide scène de lynchage dont réchappe Manon mais dont nous seront néanmoins témoin de la violence, à distance avec d'autres femmes du village promenée nues et tondues. Lorsque le couple Degrieux/Manon s'enfuit à Paris, le visage de la capitale semble tout aussi vicié par le passage des allemands. Les profiteurs enrichi du marché noir circulent librement et flambent au grand jour tandis que le reste de la population végète. A l'image du personnage corrompu de Serge Reggiani, les magouilleurs à la petite semaine sont également plus préoccupés par leur réussite personnelle dans des affaires douteuse que par la reconstruction du pays.

Tous ses éléments se définissent à travers la tumultueuse relation entre Manon et Degrieux. Dès le départ, l'équilibre du couple semble ténu entre la candeur romantique et une vraie noirceur. Outre la rencontre déjà discutable où Degrieux sauve Manon du lynchage, la scène de coup de foudre est trop soudaine (et plus semblable à du désir qu'à de l'amour) et maladroite, Clouzot exprimant d'emblée la fragilité de cette relation par le regard inquisiteur des figures religieuse de l'église où a lieu cette première étreinte. Enfant de l'Occupation qui a connu la pauvreté et les privations (et dont il est sous-entendu qu'elle a frayée avec des soldats allemands), Manon (Cécile Aubry) veut désormais tout et tout de suite. L'argent, les fêtes, les beaux appartements et la grande vie quitte à trahir plus d'une fois l'homme qu'elle aime. Degrieux représente aussi une forme de renoncement puisque ancien résistant, il reniera ses principes et tout amour propre par sa folle passion pour Manon dont il doit assurer le train de vie pour ne pas la perdre. C'est un Paris des bas-fonds, vivace avant-guerre et le seul à prospérer sans changer ses habitudes qui est montré là entre maisons closes luxueuses, séduction des uniformes au pouvoir par intérêt les officiers américain remplaçant les allemands, trafics de vin et cigarettes toujours aussi vivace. Clouzot dresse un portrait cinglant de cette population qui semble mieux accepter ce regard sans concession au vu de l'accueil critique du film, Lion d'or à Venise et lauréat du Prix Méliès en France.

Si la toile de fond est passionnante, on ne peut en dire autant de la trame principale. Le scénario ménage tout ce qu'il faut d'ambiguïté, de romantisme sincère et de cruauté mais ne captive pas la faute au manque de charisme des interprètes. Michel Auclair exprime une vraie fragilité mais son jeu est trop unilatéral et monolithique pour susciter un vrai intérêt. Pour le coup Serge Reggiani parfait en grand frère escroc aurait bien mieux su pousser la nature pathétique et humiliante de Degrieux. Pour Manon il aurait également fallut une actrice captivante capable d'égale manière d'exprimer la fragilité et l'égoïsme du personnage, détestable et attrayante à la fois. Cécile Aubry avec son physique étrange et séduisant de femme enfant (que Clouzot exploite bien mieux que le pauvre Henry Hathaway qui ne sut qu'en faire sur La Rose Noire) est plutôt à l'aise en mauvaise fille attirée par la lumière mais trop maniérée et forcée dans les scènes sentimentales. Cela marche parfois vu le double jeu et les multiples trahisons de Manon mais hormis la belle scène où elle traverse tout un train pour retrouver Robert, pour le reste on est plus atterré qu'ému par cette romance. La narration en flashback (pour les trois quart du film) rate ainsi le coche puisque l'on a du mal à comprendre la compassion du capitaine du bateau pour le couple après un tel récit. Dans un registre voisin, Mylène Demongeot était autrement plus convaincante dans L'Inassouvie de Dino Risi, assez proche du Clozot

La dernière partie et à l'image des défauts et qualités de ce qui précède. Un aspect historique captivant et peu vu à l'époque avec l'arrivée de la diaspora en juive en Israël (et l'accueil sanglant qui annonce des décennies de conflits) qui perd de sa force par la présence du couple. La conclusion s'avère ainsi particulièrement interminable (malgré la beauté formelle des séquences de traversée du désert) avec un pathos bien lourd et forcé qui échoue dans sa tentative de transcender le destin des personnages. 3/6

#35 L'utilisateur est hors-ligne   GrayWU 

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Posté 16 février 2012 - 20:24

Le Corbeau
Encore un très bon morceau de la part de Clouzot. Comme dans L'Assassin habite au 21, le film bien le côté policier et le côté humoristique. Les dialogues sont un réel régale et étant donné que c'est aussi très bien joué (Fresnay et Larquey en tête, géniaux !), ça sonne jamais faux. Véritable film ludique qui nous fait soupçonner tour à tour tout le monde sans jamais laisser entrevoir qui est en réalité le corbeau. Sans spoiler, on en vient tellement à soupçonner n'importe qui que pendant un moment j'ai eu des doutes sur le personnage qui est vraiment le corbeau, puis j'ai abandonné la piste. Visuellement, il y a des bons trucs, surtout avec les ombres même si dans l'ensemble, en restant carré il n'y a pas d'éclair de génie j'ai trouvé. En 1h30, le rythme est soutenu avec des très bonnes scènes (la fuite de la soeur dans les rues de la ville, la fin). En gros ça fait la nique à 90% de ce qu'on produit aujourd'hui chez nous. Et ça c'est triste.
5/6
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#36 L'utilisateur est hors-ligne   Steyn 

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Posté 18 février 2012 - 16:47

Les Diabologiques reste mon meilleur film Français de tous les temps. Il possède un côté angoissant que seuls les films de Hitchcock ont. Le film nous met tellement sous pression et quand le film s'arrête, il faut plusieurs longues minutes pour que tout rentre dans l'ordre dans notre tête. Je n'ai juste pas compris une chose dans ce film
Spoiler


Le Salaire de la Peur, également dans le style angoissant. J'ai tendance à penser que HG Clouzot est le cinéaste français le plus proche de Hitchcock. Un grand classique du cinéma Français, des scènes à en couper le souffle, le cinéma que j'aime :)

Quai des Orfèvres m'a par contre moins plu. Je n'ai plus vraiment de souvenir de ce film à vrai dire...

#37 L'utilisateur est hors-ligne   Nosfé 

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Posté 26 novembre 2012 - 17:02

L'Enfer d'Henri-George Clouzot de Serge Bromberg et Ruxandra Medrea

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Moi j'aime bien les documentaires sur les films inachevés. Parce que ça nous laisse plein d'espoir en un film qu'on ne verra jamais. Comme un avis enthousiaste ainsi qu'on peut en trouver dans la section preview qui ne serait jamais déflorer par la réalité du film une fois sorti.
La présentation du film de Clouzot est ainsi exaltante. L'envie de faire un thriller psychologique sur la jalousie, en représentant visuellement le trouble du personnage principal, ses fantasmes, sa folie... en 1964, c'était ambitieux, révolutionnaire dans le traitement. Et ça venait de Clouzot, réalisateur dans la A-list, qui a le soutien des américain et carte blanche pour faire ce qu'il veut.
Nous dévoilant les rushes, les heures et les heures de recherches esthétique, visuelles, chromatiques faites pour le film, les images du tournages, les coulisses de celles-ci et reconstituant quelques morceaux de séquences, le documentaire de Bromberg et Medrea nous dévoile surtout un film malade, un film qui, obsédant son auteur, finit par se transformer en lui. De la même manière que Coppola s'apparentant à Kurtz ou Gilliam à un Don Quichotte, Clouzot devient Marcel, devient ce maniaque possessif (Il y a 3 équipe de tournage différentes pour accélérer le nombre de prises de vues, mais Clouzot reste toujours là, ne délègue à personne, s'attarde sur des détails), et, de la même manière que Reggiani qui interprète Marcel, se rend malade de ce tournage qui tourne à vide et à la catastrophe.
Au-delà du drame que représente ce film perdu, en reste les images, nombreuses, trop nombreuses, révélant par elle-même cette génèse trop longue et les forces et faiblesses du film: Reggianni semble tirer la tronche dès les essayages, tandis que Romy Schneider s'y donne pleinement, avec une fraicheur et un charme qui sont loin de l'académisme de Sissi (dieu qu'elle était belle). Clouzot expérimente toute azimut dans les séquences de fantasmes sans se soucier de savoir comment cela va coller à l'intrigue, etc.
Et cette idée: Il a été naturel et logique que ça finisse comme ça, et que Clouzot ne fasse plus qu'un film après. mais quel dommage quand même.
Et sinon, la version de Chabrol en 1994, elle vaut quoi?

#38 L'utilisateur est hors-ligne   Walter Kurtz 

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Posté 01 mars 2013 - 01:39

Studio (Bac)Anal ....ou plutôt Gaumont devrait se sortir les doigts du .....

Outre-manche, on se bouge :

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SPECIAL BLU-RAY AND DVD EDITIONS OF THE FILM

• Gorgeous new Gaumont restoration of the film in its original aspect ratio, presented in 1080p HD on the Blu-ray
• New and improved English subtitles
• A fully-illustrated booklet, including the words of Henri-Georges Clouzot and rare imagery
• More extras to be announced closer to release date

Lien éditeur


Repéré à 16 boules chez The Hut.
Release Date: 20 May 2013
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"It ain't about how hard you hit, it's about how you can get hit and keep moving forward. How much you can take and keep moving forward."

#39 L'utilisateur est hors-ligne   Scalp 

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Posté 01 mars 2013 - 09:58

Où sort chez Gaumont cette année en blu ray.

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