Cameron, c'était la SF pour les nuls, maintenant c'est aussi l'écologie pour les nuls. Faut qu'il arrête là.
Cynique ? Là, j'avoue je ne comprends pas.
Ah oui au fait, moi aussi je suis un nul.
Et j'en suis fier, en plus.
Ben le film est cynique parce que Cameron se désintéresse totalement de ce qu'il raconte. C'est ça qui choque, en fait: pas que l'histoire soit bateau, pas que les personnages soient des stéréotypes, non, c'est juste qu'on sent très bien que le gars qui nous raconte l'histoire s'en fout encore plus que nous. Et c'est d'autant plus dur à avaler qu'on nous vend exactement l'inverse.
JC se contrebalance totalement des Navis et de leur histoire, de leur culture. Comme l'expliquait bien 2vic (je crois), il ne cherche jamais à donner corps à ce peuple. A part l'héroïne, AUCUN pesonnage Navi n'a l'occasion d'exprimer quoi que ce soit qui dévierait ne serait-ce que d'un pouce de l'intrigue formatée. Aucun détail, aucune hésitation, aucun regard, rien. On ne sait pas comment ces gens vivent, ce qu'ils pensent: ce sont de bons sauvages qui vivent dans les arbres, point final. Un grand bond en arrière anthropologique de plus de 60 ans, youhou!
J'anticipe ce qu'on va me rétorquer: je ne demande évidemment pas un pensum ethnologique - encore une fois, ce genre de choses peut passer par de petits riens qui donnent vie à une culture, qui interpellent, qui choquent. Mais ça, Cameron s'en branle.
Cela étant, les Navis ne sont pas forcément à plaindre quand on voit comment sont traités les humains: de la chair à canon bêtasse, juste bonne à afficher des rictus mauvais aux discours martiaux de leur colonel. Colonel au sujet duquel Cameron se donne d'ailleurs beaucoup de mal pour nous faire comprendre qu'il est vraiment très très maychant. On aurait pu espérer une vague porte de sortie à base de real politik, de "it's a dirty job but someone has to do it" (ce qui aurait rendu le personnage de Quaritch vraiment "badass", pour le coup), mais non. C'est juste un bouffon.
De fait tout l'aspect "martial" de la chose est d'une hypocrisie minable, notamment à cause du personnage de Michelle Rodriguez, soldat qui n'aime pas tirer sur l'ennemi... ("J'ai pas signé pour ça": ben si cocotte...)
Sa dernière scène est particulièrement embarrassante (l'hélico avec les peintures de guerre...), mais au moins maintenant Boba Fett et son fiston peuvent reposer en paix: on a trouvé une scène de mort plus ridicule que les leurs.
Enfin, et surtout, le film est cynique à travers sa délivrance d'un discours qui arrive à être à la fois simpliste et vérolé - ce qui n'est pas un mince exploit, faut avouer. Avatar se place à un degré zéro de la pensée écologique qui n'est en fait que de la sensiblerie: Neytiri la chasseresse qui est traumatisée parce qu'elle a dû abattre deux clébards sauvages et agressifs, désolé mais ça n'a aucun sens. On n'avait pas osé développer une vision aussi "bisounours" et donc malavisée de la nature depuis le courant New Age.
Mais là où ça devient fort, c'est quand, dans le dernier quart du film, après nous avoir bassiné pendant 2 plombes avec ses rêveries naturalistes angéliques, Cameron ose réifier la nature à l'extrême dans un retournement de situation complètement gol. Juste avant la bataille finale, Neytiri rappelle une évidence à Jake: la nature ne prend pas parti... sauf, apparemment, quand y a des militaires vraiment trop maychants qui l'ont bien cherché. Même la grosse bébête agressive qui pourchassait Jake au début du film se découvre une soudaine adoration pour les Navis en même temps qu'une haine des humains, jusqu'au sacrifice. Wouhou. Non seulement le rebondissement est grossier, mais en plus il annule toute la philosophie bêtasse que le film s'était donné tant de mal à mettre en place jusque-là (vas-y que je prête à la nature les sentiments humains les plus faibles, à travers une intentionnalité guerrière: merci du cadeau). Dans le meilleur des cas, si ce n'est pas du cynisme, c'est d'une pauvreté intellectuelle et spirituelle sidérante, surtout vu la prétention affichée du bouzin. Putain qu'est-ce que ça m'a énervé.
Tous les autres défauts - ils sont nombreux et majeurs (intrigue balisée, personnages fades, direction artistique sans imagination) mais d'autres les ont détaillés avant moi - découlent en fait de ce problème: Cameron avait manifestement juste envie de s'amuser avec ses nouveaux joujoux techniques.
C'est effectivement impressionnant... pendant les 5 minutes que dure la fameuse bataille finale de "45" minutes.
Ce machin est vraiment indéfendable, quel que soit le bout par lequel on le prend (sauf à le considérer comme un film pour jeunes enfants, là à la rigueur ça passe).
"L'éco système du film est nul par se que a un moment on voit deux personnages toucher des arbres et des feuille qui s'illuminent" puis après tu rajoute âpres "bravo pour la chasse".
Ya un soucie tout simple, dans le film on les voit a beaucoup de moment chasser et cela ne se produit pas, se qui atteste d'une plus grande variété de plantes et arbres dans cette éco système.
Un détail comme cela aurait échappé a tout le monde mais sauf toi, oui puisque tu le phantasme.
Ta mauvaise foie va encore plus loin. Tu déglingue a ta façon l'idée du lien entre les Navy's et leur planète pandora d'un équilibre qu'ils entretiennent avec leur déesse mère au travers de leur ancêtre.
C'est ça pour toi une vision ethnologique de bas étage ?
Comme argument je pourrais simplement te dire que ça existe vraiment, mais pas dans les dimensions du film. (Je n'ai encore jamais vu quelqu'un ce connecté avec ces cheveux a quoi que ce sois sur cette terre ^^)
Chez les Bamiléké du Cameroun (Cameron ^^), les deux ans après la disparition d'une personne ayant de son vivant porté la tutelle d'une dynastie, le crane de la personne et déterré et a nouveau enterrer au creux d'un arbre choisie a cette effet
pour entretenir le lien avec les ancêtres.
Dis plutôt que tu trouve cette vision arrière puisque tu ne peu pas l'entendre.
De toute façon il est rare que les spécificités ou mentalité d'un peuple puisse être totalement comprise sans transposer des équivalences dans le monde occidental.
Cette simplicité de traitement n'est pas au désavantage du film, puisqu'il tente de les faire entendre de façon vibratoire, comme cette magnifique scène de transe ou tout est figuré autour de l'arbre et le lien est à sa puissance 1000
T'aime bien aussi manier l'exagération pour nous faire voir se que tu a envie de voir.
Neytiri n'est pas" traumatisé" par le fait de tuer des loups vipère pour sauver jack elle regrette juste qu'il lui est fait faire une chasse inutile, une chose de très commune que tu peux retrouver n' importe où.
C'est peux être rabâché, mais la planète se défendant au travers de ses enfant et ça fonctionne.
C'est comme même une bande de mercenaire a la fin qui se décide a touché le point névralgique de cette planète ^^.
Si la réaction n'est pas suscitée par jack elle serait venue d'une façon ou d'un autre. Pandora est plus qu'une simple planète comme tente de le faire comprendre le personnage de Sigourney Weaver.
Le vrai cynisme est de croire que tout dois s'incarné dans la pourriture et trouver des excuses a chacun dans ces méfaits comme tu semble l'espérer.
A la base Jack s'adresse a nous et la situation de départ sur terre est plus que entendu se qui est arrivé sur terre recommencera sur pandora, le modèle économique et l'instinct de survie de l'homme les poussant a ça.
Maintenant tu a juste choisie d'être du coté des cowboys pas des indiens.
En vous saluant l'intello-crasie

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