Mad Movies: Michael Powell et Emeric Pressburger - Filmographie - Mad Movies

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Michael Powell et Emeric Pressburger - Filmographie

#1 L'utilisateur est en ligne   profondo rosso 

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Posté 07 octobre 2009 - 23:37

Hop topic sur ce très grand du cinéma anglais et de son acolyte Emeric Pressbuger auteurs d'une série impressionnante de chef d'oeuvre du début de la seconde guerre à la fin des années cinquante, avec une liberté étonnante, des thèmes audacieux et une inventivité constante.

Image IPB


Petite bio wikipedia ici

Né près de Cantorbéry, Powell tombe amoureux du cinéma durant son adolescence. Après avoir fait ses débuts comme photographe de plateau et co-scénariste sur des films d'Alfred Hitchcock au début du parlant, Powell se fait un nom en dirigeant des séries B britanniques de comédie et d'horreur. Il réalise en 1937 son premier long-métrage, Edge of the World (À l'angle du monde), dans les îles Shetland : la critique le compare alors à Flaherty. Il enchaîne, en 1938, avec The Spy in Black (L'Espion en noir) avec Conrad Veidt. Le scénariste en est déjà Emeric Pressburger, qui va être son collaborateur pendant plus de quinze ans. Alexander Korda, tycoon des studios anglais, lui confie la coréalisation du Voleur de Bagdad (1940), remake de l'œuvre tournée par Raoul Walsh en 1924. Le film, commencé dans les studios anglais, est terminé à Hollywood et primé pour les meilleurs effets spéciaux.

Ensuite, Powell contribue à l'effort de guerre en réalisant 49ème Parallèle (1941), à l'issue duquel il crée avec Pressburger la compagnie indépendante The Archers. Powell et Pressburger joignent leurs efforts sur une quinzaine de projets communs, dont plusieurs sont aujourd'hui considérés comme des classiques du 7e art : Colonel Blimp, Canterbury Tale, Je sais où je vais, Une Question de vie ou de mort, Le Narcisse noir, Les Chaussons rouges, Les Contes d'Hoffmann.

Leur association s'étiole à la fin des années 1950. Powell réalise seul Le Voyeur, sur un scénario de Leo Marks. Sorti la même année que Psychose, lui aussi centré sur les méfaits d'un tueur en série, Le Voyeur provoque des réactions virulentes de la critique anglaise, en majorité choquée par la violence du film. Le distributeur du film le retire de l'affiche une semaine après sa sortie en salle, et Powell voit sa carrière coulée par cette histoire qui ose mélanger voyeurisme, meurtre et cinéma. Le film trouve pourtant un écho auprès de la jeune génération américaine, notamment de Martin Scorsese, et en France auprès de Bertrand Tavernier. Ces deux cinéastes contribuent par la suite à faire redécouvrir son œuvre.


  • Age of Consent (1969)
  • They're a Weird Mob (1966)
  • Le Voyeur (1960)
  • Lune de miel (1959)
  • Intelligence service (1957)
  • La Bataille du Rio de la Plata (1956)
  • Oh ! Rosalinda ! (1955)
  • The Wild Heart (1952)
  • Les Contes d'Hoffmann (1951)
  • La Renarde (1950)
  • Le Mouron rouge (1950)
  • Le Chevalier de Londres (1950)
  • Les Chaussons rouges (1949)
  • The Small black room (1949)
  • Le Narcisse noir (1947)
  • Le Voleur de Bagdad (1946)
  • Une Question de vie ou de mort (1946)
  • Je sais où je vais (1945)
  • A Canterbury Tale (1944)
  • Colonel Blimp (1943)
  • The Volunteer (1943)
  • Un de nos avions n'est pas rentré (1942)
  • 49ème parallèle (1941)
  • An Airman's Letter to His Mother (1941)
  • Contraband (1940)
  • L'Espion noir (1939)
  • Le Lion à des ailes (1939)
  • A l'angle du monde (1937)
  • The Phantom Light (1935)
  • Red Ensign (1934)
  • The Fire Raisers (1934)
  • Something Always Happens (1934)
  • His Lordship (1932)


#2 L'utilisateur est en ligne   profondo rosso 

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Posté 07 octobre 2009 - 23:38

Le 49e parallèle (1941)



1940. Un sous-marin allemand qui vient de torpiller un navire marchand anglais arrive dans les eaux territoriales canadiennes. Six de ses hommes, commandés par l'officier nazi Hirt, réussissent à mettre pied sur la côte, quand la Canadian Royal Air Force repère le submersible et le coule...


Pas le Powell le plus connu, conçu dans le cadre de la politique du cinéma anglais durant la seconde guerre mondiale qui produisait des oeuvres de propagande mais néanmoins inventive et novatrice destiné à distraire les anglais de leur quotidien difficile. Vu comme comme le thème du film est marqué, Powell ne parvient pas tout à fait à transcender le statut film de propagande de l'histoire (l'opposition nazi fanatique/gentil canadien en paix avec la nature parfois un peu caricaturale) ce qui est sans doute compréhensible vu le contexte. Malgré tout cette odyssée meurtrière d'un commando nazi coincé au Canada est assez palpitante d'une violence visuelle et psychologique assez glaçante tout en étant traversé de moment de calme et de poésie surprenant (tout le passage chez les fermiers). L'interprétation est parfaite en particulier Eric Portman glaçant en nazi fanatique ou encore les trois archétypes que constituent Laurence Olivier (le trappeur jovial), Anton Holbrook (le patriarche) et Leslie Howard (l'intellectuel convivial) formant chacun à leurs manière un opposition idéologique au commando nazi. Réalisation carré et sans faille de Powell avec quelques très belle vues des paysages canadien et des moments de suspense intense (la recherche du nazi dans la foule). 5/6 (ça sera la note la plus basse admise sur ce topic icon_mrgreen.gif )



#3 L'utilisateur est en ligne   profondo rosso 

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Posté 07 octobre 2009 - 23:39


Colonel Blimp (1943)



Une commande destiné à faire l'éloge d'un officier anglais que Powell et Pressburger parviennent à détourner avec brio. Une grande épopée du début du siècle jusqu'à la 2e guerre mondiale sur la vie d'un soldat anglais idiot, constamment dans le faux sur ses jugements et progressivement dépassé par son époque. L'ouverture du film le ridiculise d'entrée en en faisant la victime d'une blague de jeune soldat anglais. Malgré tout la prestation de Roger Livesey amène une humanité touchante au personnage, et on suit son évolution avec intérêt sans que jamais l'idée de réellement nous amuser ou nous moquer de lui ne surviennent, ses erreurs le rendant d'autant plus humain. Deborah Kerr, un des grands amours de Powell se voit doté de trois rôle, incarnant l'idéal féminin de Blimp (et du réalisateur) à différents stade de sa vie. Emouvant, drôle visuellement splendide, en plus du duo Kerr/ Livesey l'habitué de Powell Anton Holbrook livrant une prestation magnifique.






#4 L'utilisateur est en ligne   profondo rosso 

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Posté 07 octobre 2009 - 23:39

A Canterbury Tale (1944)




Durant la 2e guerre mondiale, trois personnages issus d'horizon et d'origines différentes (Un soldat anglais, un soldat américain, une ouvrière agicole anglaise) se retrouvent coincé dans un petite ville anglaise du kent et vont effectuer le mythique pèlerinage jusqu'à Canterbury tout en traquant un mystérieux personnage que agresse les jeunes filles en enduisant leurs cheveux de colle...
Un film à l'ambiance unique, pratiquement sans vrai conflit et qui parvient à imposer une narration qui prends son temps, s'imprégnant de l'atmosphere et de la beauté de la région, tout en livrant un beau message de fraternité au travers des rapports entre les étrangers et les habitants du village, décrit de manières pittoresques et attachantes. Cela donne quelques très belle scènes comme celle où le soldat américain discute de la culture du bois avec un vieux menuisier ou la très belle scène finale où les trois héros voient leurs questionnement résolus lorsqu'ils achèvent leur pèlerinage moderne jusqu'à Canterbury (l'église est magnifiquement filmée et éclairée). Le film n'oublie pas de se situer bien dans son époque en n'éludant pas le contexte de guerre, le message n'en étant que plus fort. 5/6





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Posté 07 octobre 2009 - 23:40



Je sais où je vais (1945)




Une jeune citadine speedée, déterminée et matérialiste en route pour se marier se retrouve coincée dans un coin d'Ecosse. Une rencontre et l'atmosphère des lieux vont bouleverser ses plans.
Une belle comédie romantique fustigeant le matérialisme et qui parvient à merveille à capter la magie des paysages (extérieur de toute beauté on regretterait presque le noir et blanc) et du folkore ecossais (avec plusieurs évocation de légendes maritimes). Le portrait de cette petite communauté s'avère très touchant et réussi également notamment lors d'une scène d'anniversaire de mariage chaleureuse.
Belle interprétation du couple Roger Livesey/Wendy Hiller dont l'alchimie fait merveille et la réalisation de Powell est toujours aussi ahurissante (une scène en pleine mer bluffante de réalisme alors que tournée en studio) et bourrée d'idées géniales (le générique d'ouverture excellent). Si après ça vous n'avez pas pris votre billet pour l'Ecosse ... 5,5/6





#6 L'utilisateur est en ligne   profondo rosso 

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Posté 07 octobre 2009 - 23:40

Et hop ni vu ni connu petit recyclage de mon topic bide honteusement détourné icon_mrgreen.gif

Une questions de vie ou de mort (1946)




Pendant la Seconde Guerre mondiale, alors que sa forteresse volante s'écrase dans la mer, le chef d'escadron Peter Carter (David Niven) envoie un ultime message à la tour de contrôle. Une jeune américaine, nommée June (Kim Hunter), de garde cette nuit-là est la dernière voix qu'il entendra avant le crash.

Voilà pourtant que Peter Carter surgit de l'eau totalement indemne. Il entreprend aussitôt de retrouver June et poursuivre le cours de sa vie. Lorsque son guide céleste (numéro 71) vient néanmoins lui expliquer, embarrassé, qu'il n'est pas parvenu à le trouver dans le brouillard pour le conduire au paradis des aviateurs et tâche de le convaincre qu'il n'est pas dans l'ordre des choses qu'il soit encore vivant, l'officier refuse de le suivre et conteste la funeste destinée qui lui est imposée.



Une des très grandes réussite du duo Powell/Pressburger. Comme la plupart de leurs films de cette période faste, le film est une commande qu'il vont brillament détourner en chef d'oeuvre de poésie. Passée l'armistice de 1945, les armées britanniques et américaines occupaient conjointement le territoire européen et les bagarres entre les soldats des deux forces n'étaient pas rares. Aussi l'armée britannique avait-elle commandé aux réalisateurs un film destiné à réhabiliter les relations entre les deux nations.

Parallèlement à ce thème imposé se mêle une très originale et belle histoire d'amour impossible entre le héros anglais mort en sursis et la belle américaine qu'il a rencontré et pour la quelle il ne souhaite plus quitter le monde des vivants. Sans appuyer outre mesure et au détour d'une poignée de scènes très réussie (le dialogue entre les deux avant le crash une merveille) on croit immédiatement à la relation des deux personnages tout deux magnifiquement interprété notamment David Niven qui trouve sans doute là son rôle le plus touchant. On retrouve d'autres habitués des films de Powell comme l'excellent Roger Livesey ou encore Marieus Goring tout aussi bons.

Powell ne se départit pas cependant de son humour anglais avec son Paradis anti chrétien au possible, décrit comme une grosse administration à la mécanique bien huilée et ne laissant rien passer, truffé de personnage fantaisistes comme cette incompétent ange 71 chargé de récupéré les morts. Le doute est par ailleurs maintenu presque tout le film sur la réalité des évènements, le héros étant peut être sujet à des hallucinations justifiant cette vision divine atypique même si certains détails pourrait mettre sur la voie comme ce livre qui réapparait mysterieusement à la fin.



Visuellement c'est une nouvelle fois une vraie splendeur. La mise en scène de Powell est somptueuse et truffée de moments magique (le passage du tribunal celeste à la salle d'opération, les transition Paradi/Monde réel)), pour sa première collaboration Jack Cardiff nous offre un technicolor de toute beauté avec cette texture typiquement anglaise et feutrée loin de la flamboyance hollywoodienne et un splendide noir et blanc immaculé pour les scènes au Paradis. Un an avant "Le narcisse Noir" les effets visuels sont particulièrement impressionnants tel cette vue depuis les cieux de la vie terrestre, le fameux transfert du tribunal jusqu'à la salle d'opération, la scène d'ouverture dans l'espace, le tout mélangeant brillament diversement techniques de l'époque comme l'animation ou le matte painting à un degré de perfection gardant l'illusion intacte aujourd'hui et bourré de charme rétro. Fabuleux décors de Albert Junge également qui mélange le côté fonctionnel d'entreprise voulut pour le paradis au début avec cette entrée évoquant un hall de gare où d'aéroport et le côté typiquement mystique et irréel qu'évoque le lieu avec la monumentale salle de tribunal.




L'histoire d'amour et l'antagonisme angloaméricain se rejoignent brillament dans la dernière partie où le héros doit se défendre devant une cour celeste pour obtenir le droit de demeurer sur terre face à un procureur haineux car tué par les anglais en 1775... S'ensuivent des joutes verbales brillantes où les bons mots pleuvent pour rabaisser l'une des deux nations mais au final on obtient un excellent et subtil message de paix et de coéxistence. Dans l'ensemble ce n'est pas sans évoquer "Le Ciel peut attendre" de Lubitsch en plus réussis.Un de mes Powell favoris avec "Le narcisse Noir" et "Les chaussons rouges" à voir absolument !




#7 L'utilisateur est en ligne   profondo rosso 

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Posté 07 octobre 2009 - 23:42

Le Narcisse Noir (1947)



Cinq sœurs de l'ordre de Sainte-Marie sont envoyées dans le palais himalayen de Mopu, cadeau d'un général indien, pour y établir un couvent, un dispensaire et une école. Ancien harem du général, situé sur un rocher venteux et escarpé, le palais trouble l'esprit des nonnes.

Le film de tout les défis. Powell et Pressburger décident de reconstituer l'Inde t dans les studios anglais de Pinewood. Pari risqué pour un résultat au delà de toute les attentes. Jack Cardiff après une première collaboration sur "Une question de vie ou de mort" renoue avec Powell pour un technicolor stupéfiant, loin de l'utilisation clinquante qu'en faisait le cinéma Hollywoodien. De son côté Alfred Junge à la direction artistique livre avec son équipe des matte painting d'une beauté et d'une précision ahurissante, que ce soit pour donner l'illusion de paysages, d'ampleurs et de profondeurs de champs comme lafabuleuse séquence finale. Tout cela est mis à contribution pour un récit vénéneux et à l'ambiance unique entre thriller psychologique et fantastique où un groupe de nonne se voit destabilisée dans une tonalité ambigu sur la frustration sexuelle provoquée par l'isolation et un cadre étrange par l'atmosphère étrange des lieux où elles ont établis leur mission. 6/6








#8 L'utilisateur est en ligne   profondo rosso 

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Posté 07 octobre 2009 - 23:42

Les Chaussons Rouges (1949)



Vicky, danseuse, et Julian, compositeur, sont engages dans une troupe de ballet. Tyrannique, le directeur pousse Vicky a s'identifier a l'héroine du ballet "Les Chaussons rouges". Elle y sacrifie tout, meme son amour pour Julien.

Surement mon préféré. Un récit simple mais touchant sur le déchirement occasionné entre fidèlité à son art et vie personnelle à travers le personnage tragique de Moira Shearer . Cardiff livre une nouvelle fois un technicolor somptueux, la réalisation de Powell déborde d'inventivité dans l'illustration du spectacle de danse qui culmine avec ce grand moment que sont ses 17 minutes magiques de ballet filmé ininterrompue rendue totalement cinématographique par la grâce de la mise en scene Moira Shearer (oui je sais Ouaisbiensur e,core une rousse icon_mrgreen.gif )à la beauté fascinante et adaptation moderne parfaite du conte de Andersen au dénouement tragique.... La partition de Brian Easdale et Kenny Baker es inoubliable, Anton Holbrook en pygmalion possessif est fabuleux et le tout semble une répétition générale pour l'autre grand moment que sera "les Contes d'Hoffman". Total chef d'oeuvre et un des plus beaux films sur le monde de la danse. 6/6







#9 L'utilisateur est en ligne   profondo rosso 

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Posté 07 octobre 2009 - 23:43

Les Contes d'Hoffman (1951)



Adaptation de l'Opéra de Jacques Offenbach inspiré d'histoires de Hoffman, ici au centre du récit puisque héros du prologue et de trois histoires narrant ses amours tragique. Totalement inculte en opéra et n'ayant pas lu de récits de Hoffman, un peu de mal a rentrer dans le film au départ mais la magie de Powell opère assez vite. Un vraie sensation de rêve éveillé à travers les 3 histoires, l'ambiance féérique de la première avec l'automate, celle de luxure et de sorcellerie avec la seconde se déroulant à Venise et la pure tragédie avec la dernière chaque conte portant le nom d'un des amours de Hoffman, Olympia, Giulieta et Antonia. Visuellement c'est tout simplement époustouflant, en gros il faut imaginer la séquence de danse de 20 minutes des "Chaussons Rouges" (on retrouve d'ailleurs son héroïnes Moira Shearer ici) étalée sur tout un film de 2h, en encore plus abouti. Costumes magnifiques, décors somptueux, technicolor à tomber et les chansons et les orchestration des musiques de Offenbach sont particulièrement réussis. Très grand film, faudra que je me motive à créer un topic Michel Powell moi... 6/6







#10 L'utilisateur est en ligne   profondo rosso 

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Posté 08 octobre 2009 - 00:00

Juste fait l'impasse sur Le Voyeur puisque Francesco en parle déjà très bien tandis que Flying Totoro causait d'un Powell méconnu The Edge of the world

Sinon oublié de parler de ça vite fait

Le Voleur de Bagdad de Michael Powell



Plus une oeuvre collective qu'un vrai film de Powell mais grande réussite également. Un idéal de film d'aventure à l'ancienne, beau et naïf. Un moyen orient féérique et coloré bourré d'invention visuelle et de décors fabuleux qui anticipe grandement certaines futures oeuvres de Powell, on imagine aisément qu'il en a profité pour expérimenté certaines technique même si les effets spéciaux accusent plus leur âge que dans d'autres films mais conservent un charme certain (le tapis volant !). Une chose et sûre, Disney a fait plus que piocher là dedans pour son "Alladin" (le méchant est carrément le sosie de Jaffar). 5/6

#11 L'utilisateur est hors-ligne   stan corben 

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Posté 08 octobre 2009 - 08:12

CITATION(profondo rosso @ 07 10 2009 - 23:42) <{POST_SNAPBACK}>
Les Chaussons Rouges (1949)



Vicky, danseuse, et Julian, compositeur, sont engages dans une troupe de ballet. Tyrannique, le directeur pousse Vicky a s'identifier a l'héroine du ballet "Les Chaussons rouges". Elle y sacrifie tout, meme son amour pour Julien.

Surement mon préféré. Un récit simple mais touchant sur le déchirement occasionné entre fidèlité à son art et vie personnelle à travers le personnage tragique de Moira Shearer . Cardiff livre une nouvelle fois un technicolor somptueux, la réalisation de Powell déborde d'inventivité dans l'illustration du spectacle de danse qui culmine avec ce grand moment que sont ses 17 minutes magiques de ballet filmé ininterrompue rendue totalement cinématographique par la grâce de la mise en scene Moira Shearer (oui je sais Ouaisbiensur e,core une rousse icon_mrgreen.gif )à la beauté fascinante et adaptation moderne parfaite du conte de Andersen au dénouement tragique.... La partition de Brian Easdale et Kenny Baker es inoubliable, Anton Holbrook en pygmalion possessif est fabuleux et le tout semble une répétition générale pour l'autre grand moment que sera "les Contes d'Hoffman". total chef d'oeuvre 6/6






A part le Voyeur je n'ai vu aucun des films de cette interessante filmographie.

Sinon les photos de ce film ,Les Chaussons Rouges, sont simplement magnifiques, couleur, composition, maquillage...
Et l'affiche est sublime.
J 'espère pouvoir trouver ce film.
Du rêve eveillé...

#12 L'utilisateur est en ligne   profondo rosso 

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Posté 08 octobre 2009 - 13:21



Tu peux le trouver dans une excellente édition zone 2 des Editions Lumière (un peu chère désormais on dirait autant récupérer le coffret en fait) ou le Critérion ici, le zone 2 anglais n'est pas trop cher non plus je crois. Le film va (ou vient de) sortir en bluray aussi les images que j'ai mis venait du test dvdbeaver ça fait mal. Sinon une réponse mellow.gif

#13 L'utilisateur est hors-ligne   stan corben 

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Posté 08 octobre 2009 - 13:39

Merci pour la réponse. rolleyes.gif

#14 L'utilisateur est hors-ligne   Prosopopus 

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Posté 12 octobre 2009 - 22:37

Forcément, avec un sujet comme ça je suis bien obligé de venir te soutenir. Avant, un topic sur Powell y aurait eu un peu plus que deux personnes dessus tout de même.

D'un autre côté t'as un peu trusté tous les grands films du duo.
Tout à fait d'accord avec tes avis sur les films, je serais juste moins enthousiaste sur I know where I'm going que je trouve moins fort que le reste de leur filmo de l'époque. J'avais déjà eu d'ailleurs une discussion sur ce point avec un autre ardent défenseur de ce film, en la personne de Flying rototo. Par contre, Powell a utilisé ce type de décor et d'atmosphère pour un de ses films plus anciens The Phantom Light, où un mystère mystérieux frappe une communauté côtière. C'était passé lors de la rétrospective Powell au cine club de FR3 mais je ne sais pas si ça peut se trouver autrement.



Sinon mon préféré du duo est sûrement le superbe Life and death of colonel Blimp.

Pas encore citée, la dernière contribution pré-Le voyeur des deux hommes avec I'll met by moonlight, film de guerre espionnage au cadre relativement inédit, puisque l'on suit un commando britannique en Crète, où avec l'aide de la résistance grecque il kidnappe un officier allemand. Les décors minéraux superbes, la communauté crétoise, le ton sérieux mais sautillant, tout le film porte bien la marque du duo. C'est évidemment un peu en retrait par rapport aux grandes réussites de Powell et Pressburger mais ça reste très plaisant à suivre. Avec en prime un Dirk Bogarde espiègle qui tranche un peu avec l'image inquiétante que l'on peut avoir de l'acteur du Portier de nuit ou du Servant.




Sinon vu aussi They're a weird mob de 1966, un des derniers films de Powell et Pressburger qui se retrouvent presque dix ans après I'll met by moonlight. C'est l'adaptation d'un bestseller qui raconte l'histoire d'un immigré italien en Australie. C'est très anglais comme film puisque l'Australie est à l'époque la terre promise pour les Anglais souhaitant refaire leur vie. Les Kinks ont d'ailleurs écrit une chanson sur ça dans leur album Arthur.

Au-delà des différences de style de vie du pays "down-under", notamment en ce qui concerne la bière, c'est donc une fable gentillette sur la réussite par le travail et sur les opportunités dans un pays naissant. J'aime beaucoup, surtout pour l'aspect Capra tardif, mais c'est clairement un film mineur.



Voilà, sinon Powell et Pressburger, c'est probablement ce qui se fait de mieux en cinoche...
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#15 L'utilisateur est en ligne   profondo rosso 

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Posté 13 octobre 2009 - 13:59

CITATION
Avant, un topic sur Powell y aurait eu un peu plus que deux personnes dessus tout de même.


Ouaip j'avoue que ça refroidi pas mal à s'aventurer à créer des topic comme ça à l'avenir en tout cas...


CITATION(Prosopopus @ 12 10 2009 - 22:37) <{POST_SNAPBACK}>
D'un autre côté t'as un peu trusté tous les grands films du duo.
Tout à fait d'accord avec tes avis sur les films, je serais juste moins enthousiaste sur I know where I'm going que je trouve moins fort que le reste de leur filmo de l'époque. J'avais déjà eu d'ailleurs une discussion sur ce point avec un autre ardent défenseur de ce film, en la personne de Flying rototo. Par contre, Powell a utilisé ce type de décor et d'atmosphère pour un de ses films plus anciens The Phantom Light, où un mystère mystérieux frappe une communauté côtière. C'était passé lors de la rétrospective Powell au cine club de FR3 mais je ne sais pas si ça peut se trouver autrement.



Sinon mon préféré du duo est sûrement le superbe Life and death of colonel Blimp.

Pas encore citée, la dernière contribution pré-Le voyeur des deux hommes avec I'll met by moonlight, film de guerre espionnage au cadre relativement inédit, puisque l'on suit un commando britannique en Crète, où avec l'aide de la résistance grecque il kidnappe un officier allemand. Les décors minéraux superbes, la communauté crétoise, le ton sérieux mais sautillant, tout le film porte bien la marque du duo. C'est évidemment un peu en retrait par rapport aux grandes réussites de Powell et Pressburger mais ça reste très plaisant à suivre. Avec en prime un Dirk Bogarde espiègle qui tranche un peu avec l'image inquiétante que l'on peut avoir de l'acteur du Portier de nuit ou du Servant.







Sinon vu aussi They're a weird mob de 1966, un des derniers films de Powell et Pressburger qui se retrouvent presque dix ans après I'll met by moonlight. C'est l'adaptation d'un bestseller qui raconte l'histoire d'un immigré italien en Australie. C'est très anglais comme film puisque l'Australie est à l'époque la terre promise pour les Anglais souhaitant refaire leur vie. Les Kinks ont d'ailleurs écrit une chanson sur ça dans leur album Arthur.

Au-delà des différences de style de vie du pays "down-under", notamment en ce qui concerne la bière, c'est donc une fable gentillette sur la réussite par le travail et sur les opportunités dans un pays naissant. J'aime beaucoup, surtout pour l'aspect Capra tardif, mais c'est clairement un film mineur.



Voilà, sinon Powell et Pressburger, c'est probablement ce qui se fait de mieux en cinoche...



Ah oui revoie "I know where I'm going" perso j'avvais été totalement happé par l'atmosphère on a rarement capté l'esprit des Highlands écossais aussi bien hypnotique alors que'au final il ne se passe pas concrètement grand chose.

Pas vu "I'll met by moonlight" c'est dans la veine "49e Parallèle" ? Ca donne envie (dans le même genre je verrai bien "L'espion noir") de lui. Sinon là j'ai chopé un des derniers films du duo, "La Bataille du River Plate" jamais vu je reviendrais en causer par ici...

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