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Croix de Fer - Sam Peckinpah (1977)


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23 réponses sur ce sujet

#1 LMD

LMD

    La Mère Doku

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Posté 12 August 2009 - 00:05 AM

A la demande générale de 1 personne, je reposte ce texte, soyez indulgents (et corrigez les erreurs factuelles, y en a surement)
Du coup, hop, un sujet pour cet excellent film.

Ca spoile peut être (je sais plus).

Nous sommes au milieu des seventies et Sam Peckinpah, qui sort de la meilleure période de sa carrière (Entre 68 et 75 : La Horde Sauvage, Les Chiens de Paille, Pat Garrett & Billy le Kid, Apportez-Moi la Tête d’Alfredo Garcia… entre autres) est pourtant déjà un pariah à Hollywood. Miné par ses problèmes de drogue récurrents, il essaye de monter son projet de film se passant sur le front de l’Est durant la Seconde Guerre Mondiale, un projet qui tient de l’arlésienne (on repense au Stalingrad jamais tourné de Leone) et définitivement trop dangereux (pas de héros américain dans un scénario pareil) pour que les majors y mettent un seul sou –alors même qu’elle produise le spécialement corrosif De L’Or Pour les Braves-. Ce seront finalement des Allemands et des Anglais qui viendront apporter les financements nécessaires, même si le tournage sera houleux et va traîner à cause du caractère de son réalisateur et des problèmes de liquidités… Une gestation douloureuse mais qui ne sera pas vaine car elle va aboutir à l’un des meilleurs –si ce n’est le meilleur [Nd2009: Fanboy powa]- film de guerre jamais fait : Croix de Fer.



1943 : après la défaite de Stalingrad, les forces Allemandes sont poussés à une retraite qui se transforme peu à peu en débâcle. Le Caporal Steiner (James Coburn) dirige une escouade de reconnaissance. Désabusé et rebelle, Steiner est cependant toléré par ses supérieurs, le colonel Brandt (James Mason) et le Capitaine Kiesel (David Warner), pour ses immenses qualités de soldat. Mais l’arrivée du Capitaine Stransky (Maximilian Schell), issu d’une famille aristocratique prussienne, va changer la donne… Venu sur le front de l’Est uniquement pour chercher la Croix de Fer, la plus haute récompense militaire, Stransky va vite s’opposer à Steiner. Une lutte qui va tourner au vinaigre, le Capitaine « oubliant » l’escouade de Steiner derrière les lignes ennemies…

A l’instar du film de Brian G.Hutton, De L’Or Pour les Braves, le tournage à eu lieu en Yougoslavie et a l’exception des trois têtes d’affiches (Coburn, Warner, Mason), tout le reste de la distribution est composé d’acteurs allemands (Maximilian Schell en tête) et yougoslaves, ce qui confére un certain cachet d’authenticité à Croix de Fer.
Une authenticité qui pourrait être le maître mot du film, qui s’attaque à un sujet mythique mais quasiment jamais traité dans le cinéma occidental [Nd2009: Du moins pour le cinéma après guerre], celui du front de l’Est. Peckinpah ne cache rien de l’horreur de cette guerre et livre même ainsi son œuvre la plus violente à tout point de vue : égorgements, corps déchirés par les barbelés ou estropiés, gueules cassés, impacts de balles provoquant de geysers de sangs… C’est aussi la plus virtuose avec un montage halluciné et tellement hystérique qu’il confine parfois à l’abstraction : lors des scènes de combat il n’est pas rare que l’on suivent jusqu'à 4 ou 5 point de vue différents ! Il est impossible de trouver un quelconque répit ou échappatoire à cette suite ininterrompue de morts, même les plans de transitions représentant souvent des cadavres de soldats allemands, comme celui enfoncé dans la boue et que les camions écrasent sur leur passage… Et même quand les armes ne crépitent pas, on se retrouve coincé dans les exigus bunkers de la Wehrmacht, bombardé en permanence par l’artillerie russe et ou règne une ambiance cafardeuse et de promiscuité extrême : Il est important ici de parler de la photographie du film qui contribue grandement à cette impression. Ce qui frappe d’abord dans la première séquence se déroulant dans un sous-bois russe c’est ce vert qui tire vers le turquoise, particulièrement agressif. Le travail de lumière porte une attention toute particulière aux marrons et aux verts qui sont les couleurs prédominantes ici traités avec des teintes sombres et/ou marqués définitivement peu glamour et oppressant, voir glauque. On peut même parler de couleurs maladives, traduisant un monde crépusculaire (la grande spécialité du cinéaste) voire en état de putréfaction avancé (Comme la tête d’Alfredo Garcia) accentué par un travail de texture de l’image assez bluffant qui donne de la rugosité et de l’épaisseur au métrage. Dans les scènes se déroulant dans les bunkers, les uniformes vert-de-gris sont à la limite du ton sur ton avec les murs, rendant l’ensemble d’autant plus claustrophobe.
Dans les tranchées, littéralement ça pue : Kruger, l’un des hommes de Steiner, ne se lave pas. La saleté le rendrait selon lui imperméable. Peckinpah à même recours à la scatologie (On entend clairement des bruits de pets dans les chambrées) pour illustrer son propos.

La présentation du Capitaine Stransky est à cet égard intéressante. On le voit d’abord de dos, juché sur une moto, avec son manteau impeccable en train d’exhorter des soldats poussiéreux de le sortir d’une orniére. Il s’arrête seulement pour aller… pisser sur le bas coté. Et ce n’est qu’après ça qu’on peut le distinguer clairement. Aristocrate, arrogant, lâche et vaniteux (Il se recoiffe constamment), Stransky à demandé une mutation à l’Est dans le seul but d’y glaner une croix de fer. Un objectif totalement stupide et qui découle, lui-même le reconnaîtra devant Steiner lors du seul moment ou il abandonnera son costume de Prussien fier, d’une pression familiale : revenir sans la breloque équivaudrait à une véritable humiliation. Stransky apparaît souvent sous un jour ridicule : il ne mène aucune action au combat, à peur des explosions (et se retrouve vite le nez dans la merde avec son bel uniforme) et péte vite complètement les plombs comme en témoigne le fait qu’il adopte un rat de compagnie… Ridicule mais d’autant plus dangereux : motivé par aucune forme d’idéologie particulière (même si il croit fermement en la différence de classes entre les aristocrates et le peuple) et mû par une ambition purement personnelle, il n’en reste pas moins qu’il à la vie de dizaines d’hommes dans les mains malgré son incompétence avérée. On le voit par exemple demander à Steiner d’exécuter un enfant soldat-russe prisonnier mais c’est une autre scène qui marque définitivement son potentiel néfaste : ayant surpris à leur insu le flirt entre le Lieutenant Triebig et son aide de camp, il se livre à une séance de manipulation sadique arrivant à faire admettre haut et fort à ceux-ci leur homosexualité, dont il se servira plus tard pour faire exécuter à Triebig son sale boulot. Stransky n’aime pas avoir les mains sales. Maximilian Schell incarne à la perfection cet officier torve et atteint de tous les défauts imaginables pour un homme occupant cette fonction.
Le Capitaine Stransky détonne particulièrement parmi une bande d’officiers allemands désabusés et fatalistes : le Colonel Brandt (James Mason dans un de ces rôles d’officiers supérieurs qu’il incarne ci-bien) à perdu tout espoir quand à l’issue de la guerre et s’inquiète. Il est secondé par le Capitaine Kiesel (David Warner, excellent), un pacifiste complètement dégoûté par la guerre. Leur incompréhension avec Steiner reste malgré tout totale.


Les capitaines Kiesel (David Warner) et Stransky (Maximilian Schell)

Mais qui est donc ce Steiner ? Voilà la question que pose Stransky lors de son arrivée, à force d’entendre ce nom revenir systématiquement. Campé par un James Coburn habité et dans le meilleur rôle de sa carriére, Steiner est l’exact opposé de Stransky : Il se charge sans joie de sa dégueulasse besogne qui est la sienne. De son passé on apprendra juste qu’il à des enfants (Mais ignore le lieu ou ils vivent). Issu du peuple, il à néanmoins une certaine éducation classique : il peut sans peine maintenir une discussion avec Stransky sur le système de classes (« Si je me souviens bien, Kant était le fils d’un sellier et Schubert celui d’un enseignant » ) ou citer des philosophes (Un très ironique : « La guerre est l’expression la meilleure d’un peuple cultivé »). Il ne croit (plus ?) en rien et sa seule motivation est la protection de ses hommes, comme Peckinpah le souligne à plusieurs reprises.
S’il ne se fait aucune illusion, il lui reste cependant quelques principes : il empêche ses hommes de violer des femmes-soldats russes –une transgression qui sera immédiatement sanctionné pour ceux qui ne la respectent pas- et refuse d’exécuter un enfant-soldat.
On peut cependant se poser la question de la part d’ombre du personnage : hospitalisé suite à une blessure , il noue des relations avec une infirmière (Senta Berger) mais choisira pourtant de repartir au front malgré les questions qu’il laisse sans réponse de celle ci : « Tu aimes la guerre tant que ça ? Ou as tu peur de ce que tu seras après ?»…
Outre ses traits de caractéres, il est aussi évident que Steiner hait les officiers, TOUS les officiers. Particulièrement Stransky, mais comme il le dit lui même à Kiesel, qui l’accuse d’être ingrat : « Croyez vous que parce vous et le Colonel Brandt êtes plus éclairés, je vous hais moins ? »

Cette haine des gradés et au-delà de l’armée, c’est en partie celle que devait ressentir Peckinpah –qui a été soldat et engagé dans des conflits réels-. Lors de la partie du film se déroulant à l’hôpital, un haut-gradé que l’on devine loin des combats vient saluer les blessés. Il s’approche d’un soldat en chaise roulante et lui tend la main droite pour lui serrer la pogne. Le blessé ne peut que lui proposer un moignon… Ce n’est pas grave, l’officier tend alors sa main gauche, mais la encore il n’y a qu’un moignon. Le blessé, pour bien exprimer le mépris de cette compassion totalement artificielle, tendra alors bien droit sa jambe.


Le Caporal Steiner (James Coburn) et une partie de son unité

Il est évident que Steiner à été complètement happé par le conflit et la violence, dont la seule issue est une défaite allemande, qui d’une certaine façon serait rédemptrice pour toutes les saloperies commises durant cette guerre (« Penses-tu qu’il nous pardonneront un jour ? Ou qu’ils nous oublieront ? » demande Steiner à un de ses hommes qui pense que les Russes n’iront pas jusqu’en Allemagne). Un point de vue partagé par le Colonel Brandt et le Capitaine Kiesel, ce dernier n’acceptant qu’a contre-cœur d’être transféré en sécurité par Brandt désireux de lui laisser une chance de survie - afin d’être l’un des civils chargés de reconstruire le pays après la Guerre - (« Dans la nouvelle Allemagne, si jamais une telle chose à l’autorisation d’exister… » déclare le Colonel), comme si la mort inéluctable auquel le soustrait in extremis son supérieur était la seule issue moralement acceptable. Ces considérations, qu’on peut qualifier de « politiques » trouve un nouvel écho à la fin du film, lorsque le Lieutenant Triebig tente de s’extraire à la vengeance de Steiner, abandonné avec ses hommes par Stransky en plein territoire ennemi. « Ce sont les ordres de Stransky, je n’ai fait qu’obéir aux ordres », une réplique qui fait évidemment penser à la défense de nombreux dignitaires du régime nazi durant le procès de Nuremberg et en d’autres occasions. Dans les faits Triebig agit parce qu’il est contraint par le chantage de Stransky concernant son homosexualité, et d’ailleurs aucun des personnages principaux de Croix de Fer n’a de convictions nazies –il abhorre même celui-ci-. Ils ont mis leurs opinions au placard parce qu’il sont des soldats , et loin de glorifier cela, le film pousse sa logique anti-militariste à son terme et nous montre qu’ils acceptent tous de payer le prix de cette culpabilité « indirecte » mais réelle.

Il convient de s’attarder sur l’enfant-soldat russe capturé par Steiner et son groupe au début du film : refusant de le tuer, il le cache dans leurs baraquements. Celui-ci ne peut pas communiquer avec eux –Il ne prononcera qu’un seul mot du film : ‘Steiner’- et se contente de leur rendre de menus services (il leur apporte de l’eau). Conscient de l’impossibilité d’une telle situation, Steiner décide de renvoyer vers les lignes russes. Alors qu’il vient à peine de le libérer, celui-ci est abattu par des balles venant de son propre camp. C’est lors de ce combat que Steiner est blessé et se retrouve à l’hôpital ou il constatera que même loin du front, la violence et la guerre ont déjà tout contaminé et perverti (« Il faut arreter la violence » déclare l’infirmiére, alors qu’a l’image on voit les blessés de guerres se battre pour les victuailles d’un buffet).
Ce n’est pas la première fois que Peckinpah met en scène des enfants dans un contexte militaire : Dans la Horde Sauvage, outre l’introduction ou des enfants s’amusent à regarder des scorpions et des fourmis s’affronter à mort, on y retrouve le personnage du jeune garçon qui sert de messager pour le général Mapacha, un garçon visiblement fasciné par la bataille… et qui tirera une balle fatale pour l’un des héros lors du gunfight final.
Dans le cas présent plus que l’innocence pervertie (Qu’on peut cependant retrouver dans le générique de début), il est plus question des illusions perdues de Steiner. Après cet épisode, et celui de l’hopital qui intervient juste après, il va se rattacher désespérément à son ultime raison de vivre : la protection de ses hommes. Et quand celle-ci finira par exploser elle aussi, Steiner sombrera définitivement dans la folie : l’enfant-soldat mort réapparaîtra dans les ultimes moments du film pour le canarder à la mitrailleuse…


Le front de l’est à la sauce Bloody Sam

Fondamentalement, dans Croix de Fer, il est question des limites morales, éthiques, sociales et surtout de comment celle-ci sont toutes broyées par le maelström infernal de la guerre. Le mot de passe choisi par Steiner et ses hommes pour rejoindre leurs lignes est « Démarcation ». L’un des soldats de Steiner (et seul nazi confirmé du film) s’appelle Zoll (« Douane » en Allemand). Le mot de passe ne servira à rien, et Zoll tentera de violer une prisonnière russe (et le paiera très cher, subissant un châtiment extrême) transgressant ainsi un interdit. Dit comme cela, on pourrait penser que ce n’est que de la branlette intellectuelle, mais en réalité tout le film, à travers son montage notamment, tend à montrer la disparitions des frontières tant morales (Dans l’histoire qui nous est racontée) que cinématographiques.

Déjà dans le générique de début, collage d’images documentaires mélangeant images de Hitler, de liesse populaire, de scouts nazis et de champs de batailles, le tout sur une bande-son qui passe de la chanson enfantine à la fanfare militaire. On y retrouve bien cette innocence pervertie, contaminé ou la cloison entre l’horreur du totalitaire (Un régime total, ou les limites n’existent plus) et le reste n’existe plus. Peckinpah va encore plus loin puisque au milieu de ces images documentaires apparaît –en noir et blanc- la première image de Steiner : histoire et fiction ne sont plus deux compartiments séparés… la fin du générique marque un glissement de l’Histoire vers le récit fictionnel : les images documentaires deviennent soudainement en couleurs (Les premières pellicules Kodak couleurs ont été crées à l’époque du régime nazi), Peckinpah inclus alors une nouvelle image du film –en couleur celle ci- qui nous emmène cette fois ci dans le métrage en lui-même avec le dernier carton « Directed by… ».

Au moment de l’hospitalisation de Steiner, ce sont trois types de séquences qui s’entrechoque : une vision onirique, celle de son examen, et des inserts issus de la bataille ou il à été blessé. De manière générale, c’est tout le découpage du film, ou les points de vue s’alterne à grande vitesse au mépris des normes habituelles (Sans pour autant perdre de leur lisibilité, là est le tour de force), et l’utilisation généralisé de « flashes » et d’images mentales qui contribue à cet état de fait : comme dans tous ses films, cette syncope permanente retranscrit le coté viscéral et affolant que crée la violence.
Dans Croix de Fer, la violence est partout. Même les scènes de dialogues sont interrompus par des morts, des coups de canons, autant de flashes qui viennent s’imposer au spectateur. Lorsque le Colonel Brandt fait son petit speech pour convaincre Kiesel de partir, il parle « des ingénieurs… des penseurs… des poètes », alors qu’il prononce « poète », on voit trois soldats fauchés par une mitrailleuse…
Une autre occurrence de cette disparition des frontières, très surprenante, est ce raccord « invisible » que Peckinpah opère entre deux séquences (à la 20éme minute) et qui déstabilise n’importe quel spectateur –même à la deuxième vision-. Plutôt que de vous l’expliquer avec des mots, j’ai préféré illustrer la chose (Voir ci-dessous).



Ainsi, quand tout est perdu, les ultimes barrières tombent : Steiner cède à une vengeance qu’il avait jusque là refusé (Dans la séquence des femmes soldats par exemple), des soldats allemands se massacrent entre eux, le Colonel Brandt prend une arme et un casque pour combattre auprès de ces hommes (plus de limite de rang) et dans un final surprenant qui prend de cours les attentes de spectateurs, c’est même la barrière de classe entre Stransky et Steiner qui s’effondre. La guerre à réduit à néant tous les repères des hommes.

Et si certains en doutaient encore, Peckinpah nous assure que son propos est universel. Alors que le générique de début livrait déjà les clés du film, celui de fin enfonce le clou : des photos d’enfants (encore…) victimes des guerres : La seconde évidemment, mais aussi celle du Vietnam et quelques autres. L’ultime rire jaune de Coburn résonne sur la dernière photographie : celle d’enfants parqués dans un camp et derrière des barbelés. Et à la fin des fins apparaît cette célèbre citation de Brecht : « Ne vous réjouissez pas de la défaite du monstre car, à travers le monde qui l’installa puis le stoppa, la putain qui l’a engendré est de nouveau en chaleur ».

Croix de Fer est un film très riche dont il serait impossible d’énumérer toutes les qualités dans ce seul article : le traitement de la camaraderie y est exemplaire –comme dans la Horde Sauvage-. Techniquement, avec un budget extrêmement serré, Peckinpah propose des scènes de guerres parmi les plus impressionnantes jamais tournées, on aperçoit même fugacement des plans ou la caméra portée suit au milieu de la bataille des soldats russes en train de fondre sur les position allemandes. Il constitue peut-être le sommet de la carrière des différents acteurs, qui y livre tous une prestation époustouflante, voire de celle de Peckinpah.



Le succès sera très mitigé aux Etats-Unis sur tous les plans, mais le film connaîtra une belle carrière en Europe et notamment en Allemagne et en Autriche ou il sera le plus gros succès au box-office depuis The Sound of Music ce qui ne l’empêchera malheureusement pas d’être quelque peu oublié dans la carrière de « Bloody Sam ». Il s’agit pourtant là d’une œuvre essentielle et toujours aussi moderne (Les hyperactifs du cut style Michael Bay aurait beaucoup à apprendre du montage de ce film) à découvrir d’urgence si l’on veut comprendre « dans quel champs poussent les croix de fers ».

The age of Peace had ended. There was to be no lack of war. There was to be enough for all. Aye, enough and to spare.


#2 ogamiitto

ogamiitto

    Wookie

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Posté 12 August 2009 - 00:21 AM

+ 1000000000

Grand film qui fait tres mal et oui les soldats allemands ont aussi souffert de la guerre a cause de la folie de leur officier superieurs ( et de leur propres conneries aussi un peu ) , ce qui est tres peu aborde dans les films sur la ww2 . Et bien sur que c'est une belle saloperie !

James Coburn est mon-stru-eux !

- "Si vous allez aussi vite que je vous emmerde, pour une fois vous serez en avance sur l'horaire."

#3 Batman Begins

Batman Begins

    Agnès Jaoui

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Posté 12 August 2009 - 02:55 AM

Au nom de la majorité silencieuse d'une personne, je te dis donc merci pour avoir reposté ton texte. ninja.gif

Ayant découvert le film il y a juste quelques jours, j'apprécie tout particulièrement que tu te sois attardé sur le montage, qui est juste prodigieux et m'a régulièrement fait halluciné devant ma petite télé (la séquence de l'hôpital où s'entremêlent la réalité, les hallucinations de Steiner et ses souvenirs de guerre, c'est juste très très fort).

Pas grand chose à rajouter par rapport à ton texte, mais je me permets juste de poster l'affiche du film, que je trouve très bien foutu et bien représentative du métrage :



(autre chose que les photoshop hideux des années 2000, c'est sûr)

Et pendant que j'y suis, existe-t-il une copie dvd digne de ce nom ?

#4 ogamiitto

ogamiitto

    Wookie

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Posté 12 August 2009 - 03:28 AM

En zone 2 y'a l'edition potable de chez studio canal , format du film respecte , vostfr , pas de bonus interessant mais doit bien y'a avoir un zone 1 collector .

- "Si vous allez aussi vite que je vous emmerde, pour une fois vous serez en avance sur l'horaire."

#5 stan corben

stan corben

    J'ai plus de vie sociale

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Posté 12 August 2009 - 07:28 AM

Grand film de Guerre de Bloody Sam, sans doute le dernier bon qu'il est fait...
6/6...

Il y' aura une suite (?)en 1978, La Percée d'Avranches, pas terrible avec Richard Burton en lieu et place de J.Coburn.

#6 LMD

LMD

    La Mère Doku

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Posté 12 August 2009 - 09:06 AM

CITATION(stan corben @ 12 8 2009 - 08:28) <{POST_SNAPBACK}>
Il y' aura une suite (?)en 1978, La Percée d'Avranches, pas terrible avec Richard Burton en lieu et place de J.Coburn.


En effet, je découvre, réalisé par Andrew V. McLaglen, forçat du film de guerre, de mercenaires et de la sequel (Retour à la Rivière Kwai et les Douze Salopard: Next Mission pour la télé) avec aussi Rod Steiger, Curd Jurgens, Robert Mitchum et une poignée d'acteurs allemands d'expérience.

Steiner - Das eiserne Kreuz, 2 (aussi appelé Breakthrough) semble lui aussi avoir été fait avec des capitaux ouest-allemands et narre les dernières défenses et retraites sur le front Ouest. Le film est pour ainsi dire plutôt oublié (et d'après ce qu'on en dit, très oubliable...).

The age of Peace had ended. There was to be no lack of war. There was to be enough for all. Aye, enough and to spare.


#7 King Kunu

King Kunu

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Posté 12 August 2009 - 14:01 PM

pour les nostalgique, avec la fenêtre wouééb de l'époque :

la grande classe

#8 Batman Begins

Batman Begins

    Agnès Jaoui

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Posté 12 August 2009 - 14:29 PM

CITATION(King Kunu @ 12 8 2009 - 15:01) <{POST_SNAPBACK}>
pour les nostalgique, avec la fenêtre wouééb de l'époque :

la grande classe

C'est justement parce que cette page est maintenant iliisible que j'ai demandé à LMD de reposter son texte en fait icon_mrgreen.gif

(ou alors y'a que chez moi que c'est illisible, c'est possible)

#9 Spikey

Spikey

    Leprechaun

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Posté 12 August 2009 - 14:34 PM

Excellent texte sur le seul film de Peckinpah que j'ai aimé parmi ceux que j'ai vus (La Horde Sauvage, Les Chiens de Paille, Pat Garrett & Billy le Kid). L'affiche est magnifique, en effet.

#10 Hutch

Hutch

    Jean-Pierre Bacri

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Posté 12 August 2009 - 14:45 PM

CITATION(Spikey @ 12 8 2009 - 01:34) <{POST_SNAPBACK}>
le seul film de Peckinpah que j'ai aimé parmi ceux que j'ai vus (La Horde Sauvage, Les Chiens de Paille, Pat Garrett & Billy le Kid).


mellow.gif

même la Horde Sauvage ?

à la rigueur, je comprend le reste... moyennement mais j'arrive à visualiser quoi... mais La Horde Sauvage quoi...

et Guet-Apens ? T'as vu le Guet-Apens au moins ?
post entièrement réalisé en 4/5

#11 King Kunu

King Kunu

    Wookie

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Posté 12 August 2009 - 14:46 PM

CITATION(Batman Begins @ 12 8 2009 - 15:29) <{POST_SNAPBACK}>
CITATION(King Kunu @ 12 8 2009 - 15:01) <{POST_SNAPBACK}>
pour les nostalgique, avec la fenêtre wouééb de l'époque :

la grande classe

C'est justement parce que cette page est maintenant iliisible que j'ai demandé à LMD de reposter son texte en fait icon_mrgreen.gif

(ou alors y'a que chez moi que c'est illisible, c'est possible)


Moi c'est lisible. C'est peut-être moi l'exception...

#12 Spikey

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    Leprechaun

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Posté 12 August 2009 - 14:54 PM

CITATION(Hutch @ 12 8 2009 - 15:45) <{POST_SNAPBACK}>
CITATION(Spikey @ 12 8 2009 - 01:34) <{POST_SNAPBACK}>
le seul film de Peckinpah que j'ai aimé parmi ceux que j'ai vus (La Horde Sauvage, Les Chiens de Paille, Pat Garrett & Billy le Kid).


mellow.gif

même la Horde Sauvage ?

à la rigueur, je comprend le reste... moyennement mais j'arrive à visualiser quoi... mais La Horde Sauvage quoi...

et Guet-Apens ? T'as vu le Guet-Apens au moins ?
Oui (à part la fusillade finale, je n'ai pas aimé. Ca m'a surtout ennuyé en fait : je suis resté de marbre face aux événements dépeints dans le film).

Non.


#13 Scalp

Scalp

    Booby Lapointe

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Posté 12 August 2009 - 15:13 PM

Guet Apens faut le voir, McQueen au shotgun ça défouraille sec.

#14 jeanne

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Posté 12 August 2009 - 15:25 PM

CITATION(Spikey @ 12 8 2009 - 15:54) <{POST_SNAPBACK}>
CITATION(Hutch @ 12 8 2009 - 15:45) <{POST_SNAPBACK}>
CITATION(Spikey @ 12 8 2009 - 01:34) <{POST_SNAPBACK}>
le seul film de Peckinpah que j'ai aimé parmi ceux que j'ai vus (La Horde Sauvage, Les Chiens de Paille, Pat Garrett & Billy le Kid).


mellow.gif

même la Horde Sauvage ?

à la rigueur, je comprend le reste... moyennement mais j'arrive à visualiser quoi... mais La Horde Sauvage quoi...

et Guet-Apens ? T'as vu le Guet-Apens au moins ?
Oui (à part la fusillade finale, je n'ai pas aimé. Ca m'a surtout ennuyé en fait : je suis resté de marbre face aux événements dépeints dans le film).

Non.



Tu devrais essayer Bring me the head of Alfredo Garcia

#15 XRODX

XRODX

    Critters

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Posté 12 August 2009 - 23:53 PM

Le meilleur film de GUERRE pour moi

#16 Edward Lionheart

Edward Lionheart

    J'adore Resident Evil 5

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Posté 02 March 2010 - 21:12 PM

CITATION(XRODX @ 12 8 2009 - 23:53) <{POST_SNAPBACK}>
Le meilleur film de GUERRE pour moi



Probablement , vu qu'intrinsèquement anti-militariste , et qui plus est excellemment bien réalisé . J'ai dans l'idée que personne ne se serait attendu à ce qu'il existe un jour des produits dérivés tirés du film , non ? Et pourtant ... icon_mrgreen.gif Réponse (illustrée) sous peu ...

d0fg.jpg


#17 Edward Lionheart

Edward Lionheart

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Posté 03 March 2010 - 11:21 AM

Comme promis , la figurine 1 /6 ème éditée voilà longtemps chez Dragon :



Il n'y a pas tromperie sur la marchandise ou tentative de dissimulation , le nom de la figurine étant " Steiner " ...

d0fg.jpg


#18 stan corben

stan corben

    J'ai plus de vie sociale

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Posté 03 March 2010 - 11:35 AM

CITATION(Edward Lionheart @ 03 3 2010 - 11:21) <{POST_SNAPBACK}>
Comme promis , la figurine 1 /6 ème éditée voilà longtemps chez Dragon :



Il n'y a pas tromperie sur la marchandise ou tentative de dissimulation , le nom de la figurine étant " Steiner " ...

James coburn ? Ah ouais quand mème... icon_mrgreen.gif

#19 Edward Lionheart

Edward Lionheart

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Posté 03 March 2010 - 11:41 AM

Vues additionnelles dans le topic " Collections des madnautes " ... blush.gif

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#20 Infiltrator

Infiltrator

    Wookie

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Posté 03 March 2010 - 11:41 AM

C'est vrai que c'est un film qui se prête bien aux produits dérivés.

T'as pas la statuette en résine de Kapo avec le fil barbelé amovible?

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Un balai dans le cul / Il a souvent tort / C'est pour ça qu'il pue / le brave Infiltrator





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