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Cheval de guerre - Steven Spielberg (2011)
#271
Posté 20 février 2012 - 23:25
#272
Posté 23 février 2012 - 02:06
Loki, le 18 janvier 2012 - 11:56 , dit :
Un Spoil
C'est exactement l'effet que ça m'a fait. J'ai regardé le film sans ressentir la moindre émotion (et pourtant, ils ont mis le paquet niveau symbolique du début à la fin, jusqu'à ce que le cheval "réunisse" le temps d'une scène deux ennemis qui viennent le sauver), en ayant cet étrange sentiment impossible à justifier j'en conviens tout à fait que notre ami Steven appliquait intellectuellement mais pas émotionnellement ses propres codes passés sans réellement les soutenir ou y croire lui-même (évidemment je ne prétends pas que c'était le cas, je n'en sais rien). Ce n'est pas tant son approche romanesque typique qui m'a posé problème (j'adore La Couleur Pourpre par exemple qui me touche beaucoup donc c'est vraiment pas une question de cynisme par rapport à un quelconque premier degré lol) mais juste le fait que Cheval de Guerre ressemble dès le début à un plat réchauffé, pas très engageant, où Spielberg aurait mis des ingrédients usés, donc pas forcément les meilleurs, issus de ses précédentes œuvres.
Du coup c'est typiquement le type de film d'un auteur qui refait ce qu'il a déjà fait il y a fort longtemps, en bien mieux, et pas plus. Reste donc quand même de grands moments dans la réalisation (enfant de grands moments... de très bons moments plutôt), mais hélas, de mon point de vue, ça ne suffit pas quand on a réalisé les deux premiers Indiana Jones, La Liste de Schindler, ou Amistad (je déconne pour celui-ci bien sûr
Et puis John Williams j'en peux plus dans ses derniers films, c'est bon quoi.
2/6
#273
Posté 23 février 2012 - 14:58
En soit, tout ça est dans le ton du conte pour enfants mais la première partie campagnarde dégouline de sucre et ne propose absolument aucune idée scénaristique originale ou surprenante. En plus, le personnage principal n’est pas bien attachant et son lien avec le cheval est abordé de façon totalement balourde.
Dans le genre relation homme/animal on est bien loin de l’intelligence d’un Dragons…
Puis vient la guerre.
Non pas que tout à coup l’on vole de surprises en surprises et que le film devienne dépressif. Non. Le récit reste toujours assez peu surprenant, pleins de bons sentiments, mais il se permet enfin quelques touches de noirceur osées et se paye le luxe d’une belle ampleur. La partie sur la guerre des tranchées reste de loin la meilleure.
Peu aidé par une histoire maladroite et un casting très inégal, le dernier Spielberg n’en demeure pas moins un joli divertissement.
4/6
Quand même.
#274
Posté 23 février 2012 - 16:15
Sinon, je pense qu'il me faudra quelques visions pour saisir toutes les subtilités du sous-texte correspondant au naperon de l'armée Anglaise.
Je comprends tout à fait ceux qui n'ont pas aimé. Mais étant donné que la forme est prépondérante pour moi, j'ai intégralement plongé dans le film. Et à ce niveau-là, Spielberg est tout de même le taulier.
Non mais la gueule du film...
#275
Posté 23 février 2012 - 20:21
je pensais ressentir, frissoner de peur avec cet homme séparé de son ami, je pensais voir une fresque.
je me suis retrouvéz devant un moulin à guimauve, traversé ici et là de fulgurances de mise en scène ( l'évasion du canasson dans les tranchées) , mais flingué par un score insupportable de Williams ( c'est plus du score c'est du mickey mousing).
en plus j'ai eu une très légère impression de copié-collé à un moment, lorsque le mec apprivoise son cheval, il pige qu'il faut lui tourner le dos pour arriver au contact. c'est étrange c'est la même scène dans ' dragons'...
après y a de belles images, mais j'attendais beaucoup mieux de Spielberg, j'attendais une écriture plus ' sombre'à vrai dire.
je n'ai pas réussi à m'interesser à cette histoire d'amitié. sans doute parce que le film tend à se focaliser pendant 45min sur le cheval, en occultant trop longtemps son ami humain. du coup quand on retrouve ledit héros dans les tranchées, on se dit qu'on aurait très bien pu faire le film entier sur le cheval..
3/6. peut largement mieux faire
#276
Posté 23 février 2012 - 20:43
Diane, le 23 février 2012 - 02:06 , dit :
Ptain, j'avoue que c'est pareil pour moi. Il commence à se répéter sévèrement le vieux (et ca a tjrs sa tite nomination aux oscars... va savoir).
#277
Posté 23 février 2012 - 21:48
CowboysFromHell, le 23 février 2012 - 20:43 , dit :
Exact. Double nomination même, avec Tintin.
Et à l'inverse on a Giacchino qui livre sur Super 8 une partition magnifique mais absente de la course.
#278
Posté 23 février 2012 - 22:08
Et dès le début du film, mon éternel cynisme s'en donnait à coeur joie : oui, j'étais bel et bien devant une prod familiale, dégoulinante de bons sentiments enrichis en glucose, avec de grosses ficelles pour faire larmoyer dans les chaumière, le tout à l'ancienne.
Et puis progressivement, je me suis fait avoir. L'arrivée d'une noirceur (toute relative) contrastant avec la niaiserie a surement joué un rôle, mais petit à petit, même le premier degré saupoudré de sucre ne me dérangeait plus.
C'est clair que le film est prévisible au possible, aucune surprise à prévoir. Oui le film est ultra premier degré et utilise parfois de grosses ficelles mélodramatique, avec cette merveilleuse histoire d'amitié entre un jeune homme (Jeremy Irvine incarne parfaitement la candeur et la naïveté recherché par Spielberg) et son cheval (animal très bankable quand il s'agit de raconter ce genre d'histoire) au centre du film.
Mais tout ça est parfaitement affirmé par Spielberg qui ne vend pas autre chose. Et d'autres grands réalisateurs se sont plantés en beauté en voulant taper dans le même domaine. On est dans du prévisible, du rassurant, on sait que tout se passera bien et tout finira bien, la scène finale est prévisible comme le reste du film, mais le talent de Spielberg fait qu'il a réussi à m'emporter et à me convaincre et papy Stevie n'est-il pas jamais aussi bon que dans ce domaine.
Je n'étais pourtant pas particulièrement dans un bon jour, je n'étais pas d'humeur bisounours et en temps normal, j'aurais descendu ce film avec plaisir. Mais cette fois, étrangement non; mon cynisme s'est mis en off, je n'ai jamais trouvé dans le temps long.
5/6
#279
Posté 23 février 2012 - 22:44
Docteur Benway, le 23 février 2012 - 22:08 , dit :
Je n'étais pourtant pas particulièrement dans un bon jour, je n'étais pas d'humeur bisounours et en temps normal, j'aurais descendu ce film avec plaisir. Mais cette fois, étrangement non; mon cynisme s'est mis en off, je n'ai jamais trouvé dans le temps long.
5/6
Profites-en, la période ne risque peut-être pas de durer: Saisis l'occasion pour te remater quelques-unes de ses niaiseries que tu as forcément déja vu: La Couleur Pourpre, Le Terminal, Munich, non?
#280
Posté 23 février 2012 - 23:56
#282
Posté 25 février 2012 - 00:37
#283
Posté 25 février 2012 - 11:47
fugazi, le 25 février 2012 - 00:37 , dit :
Grand mal t'en fasse. Ca surnage tout de même au dessus de la prod actuelle. Rien que d'un point de vue estethique, c'est un boulot monstre. Et il s'en dégage un vrai classicisme, laisse-lui sa chance.
Et non, ce n'est pas spécialement chiant. Arrivé au bout des 2h20, on peut pas dire qu'on les a senti passer.
#284
Posté 25 février 2012 - 13:14
et je plussoie le classicisme.
#285
Posté 28 février 2012 - 01:55
Et en plus Spielberg nous propose une histoire totalement au 1er degré qui sent les bons sentiments et qui se placera du coté de la belle histoire.
Et ce qui pourrait paraitre niais ou super naïf est passé tout seul, voir ce jeune homme se lier d'amitié avec son cheval pourrait paraitre idiot avec beaucoup d'autres réalisateurs, ici aucun cynisme et une vraie envie de la part de Spielberg de porter son récit de la façon la plus simple possible et la mise en place de beaux mouvements de caméras, de bonnes idées de mise en scènes allié à une superbe photo de Kaminski et un John Williams qui n'est pas le dernier pour le vecteur des émotions permettent aussi aux spectateurs de pouvoir croire à ce récit. (C’était pourtant pas gagner).
Et l'on suit une structure narrative peu commune, le film se déroule donc du point de vue du Cheval qui passe entre les mains de plusieurs propriétaires, cela permet de démultiplier les points de vue sur la guerre et les personnages qui bénéficient d'un casting impeccable, on pourra reprocher à ses histoires de ne pas être assez développées ou de nous rappeler des évidences (Les Soldats vivent le même enfer des deux cotés, ils jouent juste leurs rôles), mais il ne faut pas non plus oublier que l'histoire original s'adresse à des enfants et que le principal est l'épopée du cheval, la guerre fait partie du décor.
Et quel décor, on a beau être pas loin du conte, la guerre n'est pas édulcorée et les séquences dans les tranchées s'approchent de ce qu'on pouvait voir dans le soldat Ryan, ce qui nous rend les retrouvailles attendues entre les deux protagonistes principaux plus émouvantes après avoir ressenti le danger qui les entourent.
Et une autre des grandes réussites de Spielberg, c'est d'avoir réussi à rendre expressif le Cheval, ce qui est loin d’être évident au cinéma, je ne suis pas sur que beaucoup de monde en serait capable, ici des choix de plans judicieux, des gestes bien choisi, la musique appropriée suffisent pour ressentir envers la relation entre le cheval et son dresseur mais aussi entre le cheval et son autre pote chevalin, ceci avait tout du piège casse gueule et pourtant nécessaire pour ne pas s'ennuyer pendant la longueur du film et à partir du moment ou on rentre dans ce qui nous est proposé dés le départ, ça passe tout seul.
Cheval de Guerre, c'est simple, premier degré, beau et quiconque qui a envie de laisser porter par une jolie histoire qui tient principalement sur une narration par l'image pourra apprécier ce film que peu de personnes attendaient.
5/6.
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