Posté 21 novembre 2009 - 15:50
D'emblée, ça fait plaisir de voir un film d'animation adulte qui ose la noirceur avec cette belle histoire d'amitié épistolaire entre deux existences meurtries, dont le liant est une voix off pour une fois bien intégrée. Le film se veut réaliste dans la description des souffrances (la solitude, le syndrome d'Asperger, l'agoraphobie, l'alcoolisme...) sans jamais verser dans le misérabilisme ou le pathos. Le ton est à la fois mélancolique et cruel tout en étant drôle et touchant, on passe rapidement de petits moments de joie à une profonde tristesse dans un équilibre surprenant. Il n'y a guère que la morale du carton de fin qui semble bien simpliste en regard du reste et dont on aurait pu aisément se passer. La mise en scène fluide et l'expressivité des personnages étonnent pour de la claymotion. La photo est terne, à l'image de la vie des protagonistes, avec un choix colorimétrique aussi simple qu'évident (le brun de Mary et le gris de Max s'interpénétrant par des notes de rouge). Un projet de longue haleine qu'Adam Elliot porte brillamment à terme avec ce premier long métrage, humain et universel.
24 hours in a day, 24 beers in a case. Coincidence?
Bonnasse au cast, daubasse au cut.