Ah non, la clarification ou les explications c'est mort. C'est même pire ensuite. ^^
Enfin finit pour ma pomme, et même si j'ai absolument
rien capté à la fin, j'ai beaucoup aimé la conclusion.
Mais c'est un peu comme toute la série en fait, ça oscille souvent entre de vrais moments de bonheur et des phases parfois interminables, d'amour/répulsion des personnages, d'accrochage complet ou à l'inverse, de largage avec un grand L, comme si on s’incrustait dans une soirée d'initiés où on n'était pas invité. La série joue constamment le chaud et le froid, en exploitant maladroitement la frustration que procure le manque total d'explication sur la mythologie, l'historique du monde, ou des différentes factions à l'écran. En l'état j'aime bien, parce que c'est original et que je suis allergique à la sur-justification, et en plus, dans le bordel sorti de la tête des créateurs il y a ce sentiment que ça forme un tout cohérent, et que les réactions des uns et des autres sont "plausibles" dans cet univers et ses légendes.
Mais à force de trop vouloir jouer la carte de l’hermétique à outrance, on finit forcément par décrocher un moment donné vu que de toute manière on était pas invité à leur teuf et qu'en plus leur petits fours ont un gout cheulou indéfinissable.
Mais ce petit gout attise la curiosité, et on veut tout bouffer avant d'en avoir le coeur net.
Une série qui vaut le coup justement parce qu'elle est vraiment autre, qu'elle propose un truc différent, qu'elle a le cul entre 5 ou 6 chaises, qu'elle perd parfois l'équilibre mais qu'elle retombe sur ses pattes à chaque fois au bon moment (juste après qu'on soit largué donc). Et ses personnages qui nous intriguent, de par leur coutumes et leur réactions blazées (comme si eux ils avaient capté ce qu'il se passait... Mon oeil ouais), on s'amuse à se désintéresser d'eux aussi rapidement qu'ils nous ont happés par leur aventures, et on retombe la minute d'après dans le kiff complet.
Et une vraie série bizarre, qui donne aucune clé pour savoir comment tout ça va se goupiller, perso ça faisait longtemps que j'en avait pas vu dans la longue liste des animes aux chemins balisés qui enchaînent les trucs prévisibles et tout bons métronomes qu'ils sont.
Après il y a évidemment des qualités qui sont identifiables sans trop de problème, comme la réalisation (sans aucune bavure, très propre et efficace), la musique qui s'adopte petit à petit pour devenir sur-kiffante ensuite (en plus cet opening ne lasse jamais), et cette application qu'ont les créateurs à peaufiner chaque détail de leur univers, qui change du cahier des charge d'un studio en mode automatique (on parle de Bones en grande forme ici).
Donc en bref un sentiment partagé, du à l’hermétisme de l'histoire mais qui est néanmoins passionnante (et oui).
Très frustrant et très chouette en même temps.
(Je mets les captures des derniers épisodes en spoilers, on sait jamais)
(ouéééééééé, je peux enfin zieuter les spoilz de Vivi \o/)
Vivi, le 20 septembre 2010 - 20:43 , dit :
Parce qu'en prenant tous les ingrédients un par un, c'était le sans faute à venir, la route toute tracée pour LE chef d'oeuvre de Bones. Sauf qu'au final non, y'a un truc qui coince, un caillou est tombé dans les rouages.
Ca vient probablement de la dernière partie, quand
. Et puis soudain ça va trop vite, les persos
, on comprend rien (ou presque) à la fin (ça venait peut-être de moi cela dit). En plus il y avait un morceau très hollywoodien dans l'ost que j'aimais pas du tout, ça aide pas pour les sentiments.
Bin ouais mais c'est ça qui est mortel à la fin, c'est que même en captant que dalle, on sait qu'il se passe un truc de fou. (je me rends compte en écrivant que ça fait complètement débile dit comme ça, mais c'est inexplicable

).
L'aspect brutal, stoppé net fait partie intégrante de la série et de ses "différences", qui commence à aller dans des directions pour passer subitement à autre chose (comme l'école militaire pour les deux potes d'enfance, qui part légèrement en vrille très rapidement), et ça participe beaucoup à ce côté imprévisible. Y'a forcément l'aspect clinique qui choque (c'est juste quand on commence à apprécier un personnage qu'ils le change/vire/tue sans sourciller), mais encore une fois, passé outre cette bizarrerie caractéristique, on a l'impression d'être sur les montagnes russes, sauf qu'il y a pas de rails.
En gros je sais pas comment expliquer ça, vu que je suis complètement d'accord avec toi, mais la curiosité et le plaisir de voir un truc original a primé sur l'incompréhension et les ressorts scénaristiques vraiment space pour conclure des intrigues lancées quelques épisodes d'avant.