Cocaine Cowboys 2 : Hustlin' with the Godmother de Billy Corben (2008)
Fixé en 1991 sur les rues du centre-ville d'Oakland, en Californie, le petit vendeur de crack Charles Cosby voit sa vie est changée à jamais quand il écrit une lettre de fan à la "Godmother" Griselda Blanco, qui purge une peine dans une prison fédérale à proximité. Six mois plus tard, Cosby est un multi-millionaire, amoureux de Blanco, et à la tête d'un business de cocaïne rapportant 40 millions de dollars par an.
Après l'énorme succès du premier volet et vu le nombres d'histoires rocambolesques que Corben avait dû mettre de côté, un deuxième épisode de
Cocaine Cowboys vi le jour en 2008. Cette fois on s'attarde plus longuement pour ce qui était de loin la figure la plus fascinante du premier film, la vénéneuse et "Godmother" Griselda Blanco plus folle et dangereuse que les gangsters les plus allumés que pourraient imaginer un scénariste hollywoodien.
On change totalement de cadre pour commencer, exit les atmosphères bourgeoise et les palmiers de Miami pour se retrouver dans le quartier noir défavoriséd'Oakland. Corben s'attache tout d'abord à montrer l'évolution de ce quartier tranquille en dangereux ghethos où les jeunes ont vite faits d'abandonner toutes velleités de s'en sortir honnêtement pour choisir la voie plus lucrative de vendeur de crack nouvelle drogue en vogue. Peu à peu on s'arrête plus précisément au plus doué d'entre eux (et qui a commencé dès l'âge de 14 ans) Charles Cosby qui fera office de narrateur. Il raconte tout d'abord sa lente ascension au sein de la violence et la loi de la rue avant d'expliquer l'impasse où il se trouvait devant l'étroitesse du marché de Oakland l'empêchant de s'élever plus haut.
C'est là qu'intervient la Godmother qu'on pensait hors d'état de nuire puisqu'à la fin du premier volet elle avait été arrêté et croupissait en prison. C'est pourtant loin de la mettre hors d'état de nuire, sa fortune immense lui permettant d'acheter toute la prison et de continuer à gérer son business derrière les barreau. Charles Cosby fasciné par cette figure toute puissante du crime décide de lui écrire, elle lui répond à sa grande surprise et après des mois d'échanges téléphoniques et épistolaires ils se rencontre enfin, pour le meilleur (fortune, pouvoir et respect pour Charles) et le pire avec l'attitude possessive et paranoïaque de Griselda Blanco qui va causer quelques sérieux dégâts.
C'est pratiquement aussi bon que le premier film sans le décalquer pour autant. En changeant de cadre, l'inspiration esthétique est différente également. On est toujours dans une forme batarde entre pur documentaire (l'explication de peit chimiste pour transformer la coke en crack...) et fiction inspiré des films de gangsters. Sur le premier
Cocaine Cowboys qui se déroulait à Miami, Billy Corben avait eu la judicieuse idée de reprendre l'esthétique tapageuse du
Scarface de De Palma et les atmosphère à la Michael mann de la série
Miami Vice faisant même appel au compisiteur de cette dernière Jann Hammer pour un score envoutant tout en nappe de synthé. Cette fois Corben opère une fusion avec l'esthétique gangsta rap (les faits raconté se situent entre 1991 et 1996 soit l'apogée du genre c'est donc bien vu) en tre le style "bling bling" absolument pas feint (même si exagéré) des protagonistes (chaînes, dents en or, grosse voitures) et une bande son à l'avenant. Disposant de moins d'archives visuelles d'époque que pour film précédent, Corben entrecoupe également son récit de courte séquence d'animation pour dépeindre les évènements les plus violents.
Ca reste donc très stylisé mais comme le premier films, les témoignages et incroyables histoires racontées raccorhce immédiatement l'attention. La relation tordue entre Charles Cosby et Griselda Blanco réellement étonnante, en âge d'être sa mère elle devient au contraire l'amante jalouse et le mentor du jeune dealer en lui permettant d'être le seul noir (le racisme latent est largement évoqués) traitant avec les hautes sphères des trafiquants de drogues colombien. On s'attarde également plus longuement sur le passé de la "Godmother" où une enfance pauvre en Colombie et une mère violente la pousse sur la voie du crime (avec un premier meurtre commis à 11 ans sur un gamin nantis qu'elle avait kidnappée conntre rançon

) et un retour sur son intelligence et incroyable cruauté qui la mènera à la tête du trafic de cocaïne naissant au Etats Unis entre le début des 70's et le milieu des 80's (tout ça fut raconté en détail dans le premier film). Une nouvelle fois on reste stupéfaits par l'audace des criminels de cette époque, notamment lorsqu'on apprend que Griselda blanco fut à deux doit de réussir le rapt de John Kennedy jr en monnaie d'échange pour sa libération alors qu'elle était menacée de la peine capital. Ce dernier faits est également l'occasion de retrouver une figure emblématique du premier film avec le tueur Rivi Ayala i,tervenant le temps d'une péripétie mémorable où il réussi à éviter de témogner contre son ancienne patronne en séduisant (par téléphone !) la moitié des secrétaires du bureau du procureur ! Bref c'est aussi bien que le premier film, même si ce dernier garde ma préférence les atmophères vaporeuse 80's me parlant plus que le gangsta rap, d'ailleurs la bande son assez réussie montre que le diptyque
Cocaine Cowboys exerce désormais un aussi grand degré de fascination chez les rappeurs que
Scarface en son temps. Ce n'est que justice finalement... 4,5/6