Les malades (hôpitaux, carte Vitale, suppo, dites 33) Ces grands médecins et ces groupes privés
#16 Reda*
Posté 11 janvier 2009 - 18:02
Bref, les 9 ans d'études minimum, c'est pas pour rien, c'est difficile et on essaye d'avoir un max de compétence.
#17 Le Grand Wario*
Posté 11 janvier 2009 - 19:10
Ou si. Comme cette dame, y a deux semaines, au boulot à qui le médecin a prescrit 1 g de paracétamol trois fois par jour. Sachant qu'elle avait déjà trois propofan par jour . Ce qui aurait fait 5,4 g quotidien. Son foie aurait pris une bonne claque...
Ceci dit, je trouve que ta réaction, reda est symptomatique du problème des soignants : "C'est utopique, c'est pas possible, on l'apprend mais d'autre trucs plus important..." En d'autres termes : "Ne changeons rien." Et t'es pas encore médecins
(C'est dingues, ces réactions corporatistes. Mais t'inquiètes, y a pas que les médecins qui veulent pas changer leurs pratiques, t'es pas tout seul, t'as les soignants en général, les profs, les flics...)
#18
Posté 11 janvier 2009 - 19:26
On bouffe de l'antibiotique à longueur d'année, on se retrouve sous lexomil au moindre coup de mou mental et pourtant, on est tout le temps malade ou dépressif. Le dosage est pas bon. J'en suis venu aussi à me demander si on ne soignerait pas mieux certaines pathologies en discutant plutôt qu'en prescrivant. Et là, Wario a tout bon. Un peu plus de contact que diable.
"La médecine est une putain, son maquereau c'est le pharmacien (ou le docteur)".
#19 Le Grand Wario*
Posté 11 janvier 2009 - 19:29
Hu j'y pense depuis le début du topic mais j'ai pas osé
#20
Posté 11 janvier 2009 - 19:46
#21 Reda*
Posté 11 janvier 2009 - 20:29
Ou si. Comme cette dame, y a deux semaines, au boulot à qui le médecin a prescrit 1 g de paracétamol trois fois par jour. Sachant qu'elle avait déjà trois propofan par jour . Ce qui aurait fait 5,4 g quotidien. Son foie aurait pris une bonne claque...
Ceci dit, je trouve que ta réaction, reda est symptomatique du problème des soignants : "C'est utopique, c'est pas possible, on l'apprend mais d'autre trucs plus important..." En d'autres termes : "Ne changeons rien." Et t'es pas encore médecins
(C'est dingues, ces réactions corporatistes. Mais t'inquiètes, y a pas que les médecins qui veulent pas changer leurs pratiques, t'es pas tout seul, t'as les soignants en général, les profs, les flics...)
On bouffe de l'antibiotique à longueur d'année, on se retrouve sous lexomil au moindre coup de mou mental et pourtant, on est tout le temps malade ou dépressif. Le dosage est pas bon. J'en suis venu aussi à me demander si on ne soignerait pas mieux certaines pathologies en discutant plutôt qu'en prescrivant. Et là, Wario a tout bon. Un peu plus de contact que diable.
"La médecine est une putain, son maquereau c'est le pharmacien (ou le docteur)".
Euh j'ai pas dit que falllait pas changer, j'ai dit que cette avalanche de "découvertes d'erreurs médicales" dans les médias n'existent que pour la prochaine réforme de l'hopital de Sarko (alors merci pour le corporatisme, le même qui a sauvé le système français avec la liberté d'installation)...
Le doliprane c'etait pour la formule vu que c'est en vente libre (contrairement au propofan qui contient des opiacés). Mais bon pour le coup le médecin s'est foiré mais qu'est-ce que tu peux y faire ? (en plus 5.4g c'est pas la mort, mais bon après ca dépend effectivement du foie de la dame)
Et pour l'enorme quantité de medocs, c'est vrai qu'il y a un pic de prescription mais c'est surtout du aux anciennes methodes selon quoi le médoc est roi. Ca change maintenant. Et bon, il parait que pas mal de pharmaciens de couillonent à mort si t'y vas sans ordonnance (d'après des potes en pharma qui on fait des stages, genre tu dis que t'as mal à la gorge ils te vendent la race et le haut de gamme niveau prix), mais le médecin je t'assure qu'il ne touche pas de pourcentage sur le nombre de médocs que t'achete.
#22
Posté 11 janvier 2009 - 20:55
Par contre sur ceux qu'il place après avoir reçu 52 visiteurs médiacaux... certe les pratiques de graissagede patte ont été sérieusement revu à la baisse depuis quelques scandales gratinés mais reste que certaine prescription sont sérieusement orienté, sans compter les budgets même des hopitaux qui vont favoriser des médicaments moins onéreux pas forcément au profit des patients. Je pense ici par exemple au Solian, saloperie neuroleptique dont on te bourre en HP et qui a la vertu de donner faim, faire grossir, mettre ta libido en berne, bref tout faire pour t'aider psychologiquement.
#23 Reda*
Posté 11 janvier 2009 - 21:37
Par contre sur ceux qu'il place après avoir reçu 52 visiteurs médiacaux... certe les pratiques de graissagede patte ont été sérieusement revu à la baisse depuis quelques scandales gratinés mais reste que certaine prescription sont sérieusement orienté, sans compter les budgets même des hopitaux qui vont favoriser des médicaments moins onéreux pas forcément au profit des patients. Je pense ici par exemple au Solian, saloperie neuroleptique dont on te bourre en HP et qui a la vertu de donner faim, faire grossir, mettre ta libido en berne, bref tout faire pour t'aider psychologiquement.
Les visiteurs médicaux, ils servent qu'a recevoir cadeaux ou à manger des petits déj gratos.
Mais bon je ne sais pas, comme le dit Wario je suis pas encore médecin... ^^
#24
Posté 11 janvier 2009 - 21:40
Par contre sur ceux qu'il place après avoir reçu 52 visiteurs médiacaux... certe les pratiques de graissagede patte ont été sérieusement revu à la baisse depuis quelques scandales gratinés mais reste que certaine prescription sont sérieusement orienté, sans compter les budgets même des hopitaux qui vont favoriser des médicaments moins onéreux pas forcément au profit des patients. Je pense ici par exemple au Solian, saloperie neuroleptique dont on te bourre en HP et qui a la vertu de donner faim, faire grossir, mettre ta libido en berne, bref tout faire pour t'aider psychologiquement.
Les visiteurs médicaux, ils servent qu'a recevoir cadeaux ou à manger des petits déj gratos.
Mais bon je ne sais pas, comme le dit Wario je suis pas encore médecin... ^^
Sauf que c'est eux qui les donnent les cadeaux (maintenant cela dit il y des limites budgétaire puisqu'avant un mec pouvait se payer des vacances à Djerba rien qu'en disant oui à Bayer et consor
#25 Reda*
Posté 12 janvier 2009 - 00:31
#26
Posté 12 janvier 2009 - 03:03
De fait j'imagine que leurs rapports sont fondamentalement différents de ceux que l'on observe : il ne s'agit plus ici du médecin guérisseur, qui s'attaque à des symptômes, mais du médecin de prévention, qui considère le corps dans son schéma global et prévient l'arrivée de la maladie.
C'est très hors-sujet tout ce que je raconte mais je ne voyais pas où le poster et je me demande s'il n'y a pas des leçons à en tirer pour notre propre système de santé.
#27
Posté 12 janvier 2009 - 04:51
De fait j'imagine que leurs rapports sont fondamentalement différents de ceux que l'on observe : il ne s'agit plus ici du médecin guérisseur, qui s'attaque à des symptômes, mais du médecin de prévention, qui considère le corps dans son schéma global et prévient l'arrivée de la maladie.
C'est très hors-sujet tout ce que je raconte mais je ne voyais pas où le poster et je me demande s'il n'y a pas des leçons à en tirer pour notre propre système de santé.
C'est pas un texte, c'est ce que dis le médecin dans la Crise... et c'est juste très joli mais ici comme en Chine il y a bien longtemps que ceci n'est plus vrai, soumis à l'économie de marché. Le serment d'Hyppocrate d'origine parle tout de même de ne pas faire souffrir son patient, et il a fallu attendre les années 80 pour que la médecine française commence à parler de soint paliatif et considérer que la souffrance n'était pas un mal nécessaire
#28
Posté 12 janvier 2009 - 05:05
De fait j'imagine que leurs rapports sont fondamentalement différents de ceux que l'on observe : il ne s'agit plus ici du médecin guérisseur, qui s'attaque à des symptômes, mais du médecin de prévention, qui considère le corps dans son schéma global et prévient l'arrivée de la maladie.
C'est très hors-sujet tout ce que je raconte mais je ne voyais pas où le poster et je me demande s'il n'y a pas des leçons à en tirer pour notre propre système de santé.
C'est pas un texte, c'est ce que dis le médecin dans la Crise... et c'est juste très joli mais ici comme en Chine il y a bien longtemps que ceci n'est plus vrai, soumis à l'économie de marché. Le serment d'Hyppocrate d'origine parle tout de même de ne pas faire souffrir son patient, et il a fallu attendre les années 80 pour que la médecine française commence à parler de soint paliatif et considérer que la souffrance n'était pas un mal nécessaire
Oui on est d'accord, je parle ici d'un idéal de médecine et pas forcément de sa pratique dans les faits. N'empêche que, omniprésence des lois du marché ou pas, il y a bien une différence d'attente et d'appréhension de la médecine dans ces deux cultures, sans parler de toutes les autres.
Quant au texte dont je parle, il ne s'agissait pas d'une réaction d'un médecin dans la Crise, mais d'un extrait tiré d'un dossier sur la réflexologie que j'ai potassé il y a quelques mois, donc pas vraiment une réaction "à chaud".
#29
Posté 12 janvier 2009 - 05:09
De fait j'imagine que leurs rapports sont fondamentalement différents de ceux que l'on observe : il ne s'agit plus ici du médecin guérisseur, qui s'attaque à des symptômes, mais du médecin de prévention, qui considère le corps dans son schéma global et prévient l'arrivée de la maladie.
C'est très hors-sujet tout ce que je raconte mais je ne voyais pas où le poster et je me demande s'il n'y a pas des leçons à en tirer pour notre propre système de santé.
C'est pas un texte, c'est ce que dis le médecin dans la Crise... et c'est juste très joli mais ici comme en Chine il y a bien longtemps que ceci n'est plus vrai, soumis à l'économie de marché. Le serment d'Hyppocrate d'origine parle tout de même de ne pas faire souffrir son patient, et il a fallu attendre les années 80 pour que la médecine française commence à parler de soint paliatif et considérer que la souffrance n'était pas un mal nécessaire
Oui on est d'accord, je parle ici d'un idéal de médecine et pas forcément de sa pratique dans les faits. N'empêche que, omniprésence des lois du marché ou pas, il y a bien une différence d'attente et d'appréhension de la médecine dans ces deux cultures, sans parler de toutes les autres.
C'est certain ici on est encore et toujours dans l'élitisme, entre le patient en bas et le médecin en haut.
#30
Posté 12 janvier 2009 - 09:15
On bouffe de l'antibiotique à longueur d'année, on se retrouve sous lexomil au moindre coup de mou mental et pourtant, on est tout le temps malade ou dépressif. Le dosage est pas bon. J'en suis venu aussi à me demander si on ne soignerait pas mieux certaines pathologies en discutant plutôt qu'en prescrivant. Et là, Wario a tout bon. Un peu plus de contact que diable.
"La médecine est une putain, son maquereau c'est le pharmacien (ou le docteur)".
Avec du recul, j'ai l'impression que c'est beaucoup plus "difficile" de bien soigner un rhume que de changer un coeur. Pas techniquement, hein. C'est juste que changer un coeur, c'est cadré, c'est consensuel, y'a des milliards de papiers sur le sujet, il "suffit" de le suivre à la lettre et hop, roulez jeunes (enfin, façon de parler
Le rhume, ben y'a pas de consensus. On nous a juste appris, pendant nos 6 ans d'étude, à traquer les singes de gravité, nous amenant dans des contrées plus connues théoriquement, pus consensuelles. Mais soigner un pauvre rhume tout con ? On apprend sur le tas.
C'est ça qui m'a toujours gêné pendant mes années à la fac (là je suis interne en 2e année) ; on apprend les trucs graves et rares, qu'il faut savoir, certes, mais qui sont beaucoup moins fréquents que la pathologie tout-venant (à part peut-être aux Urgences, et encore). On apprend l'exception avant d'apprendre la règle. En très gros c'est ça, il y a des nuances, mais bon.
Et au sujet du relationnel médecin-malade, chose que je considère comme Wario comme extrêmement importante, et participant dans de fortes proportions au processus de guérison, dans quelque maladie que ce soit (même des pathologies graves, comme les cancers, AMHA), c'est simple, toutes les facs ne l'enseignent pas. Voire quasi aucune. J'ai eu la chance de faire partie d'une fac qui l'enseignait, Créteil, et encore, qu'à partir du début de l'internant, soit la 7e année, et j'ai la chance de me débrouiller pas trop mal moi-même dans ce domaine.
Je pense d'ailleurs qu'une partie de ce relationnel, c'est juste de la culture générale, du bon sens, et surtout savoir se mettre en face du patient, à son "niveau" médical. Savoir dire qu'on ne sait pas mais qu'on va chercher. Savoir dire qu'on ne sait pas, c'est très important à mon sens, on ne peut PAS tout savoir, on n'est pas Dieu (ou des Dieux, enfin comme vous voulez), et peu de médecins le disent, plutôt inconsciemment à mon sens.
Et là, les médecins ne sont d'une part pas formés comme je l'ai dit, mais en plus pas moins cons qu'un autre, voire plus, vu qu'en 6 ans à potasser 24/24 peu ont axés ce potassage sur le "relationnel". Du coup il y a beaucoup de cons, qui ne savent pas parler, tout simplement, voire qui méprisent le patient car il n'a pas le "Savoir". Je ne sais pas si je m'exprime correctement. Le problème est souvent que pas mal de médecins manquent de culture G. Putain, faites faire une simple dictée à ceux qui passent l'internat, vous verrez l'hécatombe !!
En très gros, pendant les études de médecine, on apprend la technique, mais pas la façon de bien s'en servir (comment et quand).
Les études sont faites pour devenir spécialiste, ce que seront seulement 50% des étudiants voire moins....on ne commence à cotoyer la médecine générale qu'APRES l'internat, soit APRES avoir choisi sa spécialité...
Les choses cependant commencent à changer, avec des stages chez le praticien généraliste avant l'internat, mais ce retard fait que la médecine G (soit la plus axée sur le relationnel avec la psy) reste très dénigrée par les enseignants, par définition des enseignants de spé (ah, tu veux faire médecine G ? -regard condescendant et méprisant - non non, mais si c'est ce que tu veux...), et donc par les étudiants eux-mêmes, plus ou moins inconsciemment.
Bon je pars dans tous les sens, mais je n'ai pas trop le temps là, faut que je parte m'approprier la santé des patients
De fait j'imagine que leurs rapports sont fondamentalement différents de ceux que l'on observe : il ne s'agit plus ici du médecin guérisseur, qui s'attaque à des symptômes, mais du médecin de prévention, qui considère le corps dans son schéma global et prévient l'arrivée de la maladie.
C'est très hors-sujet tout ce que je raconte mais je ne voyais pas où le poster et je me demande s'il n'y a pas des leçons à en tirer pour notre propre système de santé.
J'adore ce concept de médecin chinois, qui reçoit ses honoraires quand ses patients sont en bonne santé, et pas l'inverse, ils ont tout compris !
Par contre pour transposer ce concept dans la médecine occidentale, capitaliste et tarifiée à l'activité, bon courage.

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