Mad Movies: Gomorra - Matteo Garrone (2008) - Mad Movies

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Gomorra - Matteo Garrone (2008)

#1 L'utilisateur est hors-ligne   contagion 

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Posté 12 août 2008 - 12:12







Une bonne déflagration crânienne que ce Gomorra, un grand prix cannois pas usurpé tant le film vous laisse pantelant à l'issue de la projo. Gomorra (contraction de Camorra et Gomorrhe, pour les étourdis du fond) fera assurément date dans la représentation cinématographique de la Mafia, tant il évacue tous les oripeaux glamours et glorifiants qu'on pouvait trouver dans les oeuvres des réas du Nouvel Hollywood, que le film cite narquoisement à foison, la réalité s'inspirant de la fiction, et inversement.

Le film opte donc pour une une esthétique naturaliste et documentaire, image crade, caméra souvent portée, gros plans qui fouaillent les personnages et les isolent fréquemment via une profondeur de champ très réduite. Le réa ne s'interdit cependant pas quelques effets de style, un plan séquence durant une filature assassine, ou une sèche et virulente fusillade. Encore une fois, le film refuse toute espèce de romanesque ou de fascination pour ces milieux interlope : on pénètre dans les crasseux et tentaculaires faubourgs napolitains pour une plongée suffocante de plus de deux heures. Le film est ambitieux, qui cherche à rendre compte des divers secteurs d'activité de la pieuvre : came, bien sûr, armes évidemment, mais aussi traitements des déchets ou confection textile. Pour ce faire, le choix du film choral semblait le plus judicieux pour restituer ces multiples réalités. Le film se compose donc de cinq histoires distinctes, aux tonalités assez différentes.

On empruntera ainsi la trajectoire de Toto, un gosse d'une dizaine d'année résident d'un gigantesque complexe HLM, qui fasciné par la mafia va servir de petite main aux trafiquants, jusqu'à l'inéluctable. Vient ensuite le responsable d'un atelier clandestin de couture, un homme respectable et compétent, qui va dispenser ses conseils à la concurrence chinoise et devra en payer les conséquences ; on s'attache ensuite au parcours d'un responsable d'une entreprise de traitement des déchets, un bel enculé si vous voulez mon avis, jamais le calibre en main mais plus dangereux que tous les porte-flingues napolitains réunis, chantre de la corruption des hommes et de la terre, maître des subtilités juridiques et de l'enfouissement des déchets hautement toxiques. Il y a également un "banquier" de la Camora, un homme veule et terne chargé de payer les familles des fidèles, terrorisé par la guerre qu'entraîne les mouvements sécessionnistes, prêt à toutes les lâchetés pour sauver sa peau. Enfin, last but not least, les deux éléments tragi-comiques du lot, qui seraient hilarants s'il n'existaient malheureusement pas des ados aussi décérébrés et azimutés dans la réalité, deux gamins sevrés à Scarface, électrons libres incontrolâbles qui filent à vau l'eau et en scooter vers un destin sanglant déjà tout tracé.

Si l'on se perd un tantinet au départ, le film trouve vite son rythme et entremêle habilement ces divers segments jusqu'à leur résolution souvent fatale, et toujours amère. Peu d'issues sinon la mort, sauf à être assez courageux et vertueux, et pas encore trop impliqué dans l'engrenage poisseux, pour tourner le dos au système et tracer seul sa route, démuni peut-être, miséreux sans doute, mais libre et les mains propres. Le film est aussi une formidable illustration des dérives de l'urbanité moderne, avec ses monceaux de déchets et ses HLM cyclopéens, territorialité pathétique pour laquelle on se massacre vertement, où l'on célèbre à un étage un mariage, alors que les camés font la queue dans l'attente de leur dose à celui du dessus. Le métrage montre également qu'il n'est pas nécessaire d'aller en Chine pour voir des enfants au travail, je pense notamment à une hallucinante scène de chantier qui provoquera quelques jaunes éclats de rire (d'ailleurs, pas besoin d'aller en Italie non plus, il te suffit de gagner la cité à côté de chez toi pour constater que ce n'est guère différent).

Bref, quand survient le générique de fin, sa musique lourde et viscérale, et ses quelques textes résumant l'activité de la Camora, on ne peut s'empêcher de proférer la célèbre phrase de Georges Abitbol : "Monde de merde".

(il paraît que le bouquin dont est tiré le film est mieux encore. A lire donc d'urgence)

(Sifu pardonne moi, l'avant-première était trop tentante, on y retourne quand tu veux mon poussin)
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#2 L'utilisateur est hors-ligne   kitano 

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  Posté 12 août 2008 - 12:23

Oui il me faisait bien envie celui là et ta critique semble confirmer que c'est un film à ne pas louper, en espérant qu'il soit correctement distribué.
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#3 L'utilisateur est hors-ligne   rejiik 

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Posté 12 août 2008 - 19:23

une bien belle critique ma foi, qui m'a presque donné envie de lire le pavé (i suppose) et de mater le film, qui j'avoue ne m'engageait guère (zavez vu les affiches ??? je croyais que ca se passait au liban moi... c'est beau l'ignorance...)
Donc je vais déjà finir glamorama de Ellis et je me lancerai dans celui là apres.. MERCI !
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#4 L'utilisateur est hors-ligne   profondo rosso 

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Posté 16 août 2008 - 21:14

Un peu surpris et refroidi par la mise en scène très naturaliste et la narration assez austère mais une réussite tout de même. Description au plus bas de l'échelle des activité de la Camorra (hormis le PDG) avec où on suit le parcours des exécutants de base ou encore celui de personnages gravitant autour et qui vont chèrement en payer les conséquences. Description quasi documentaire et bien oppressante de ce quartier gangréné par le crime auquel Garrone parvient à conférer une dangerosité comparable à "La Cité de Dieu". Après le rythme est assez difficile à suivre et j'ai eu dû mal à ressentir le même intérêt pour chacune des intrigue, même si chacune est assez bien traitée (quoique on aurais aimé savoir les répercussions sur gamin recruté par le gang du quartier après les évènements). La plus drôle et tragique restant celle des deux petites frappe incontrôlable élevé à Scarface qui multiplie les larcins au point de déranger les pontes du quartier. Leurs découverte des du côté grisant du crime et de ses plaisirs et assez bien vue, tout comme leurs bêtise crasse (on est loin des petite frappe ambitieuse et déterminé d'un "Romanzo Crimanale")et leurs destin n'en sera que plus sanglant. Pas adhéré à tout les parti pris mais ça n'en reste pas moins un film prenant et intéressant. 4/6

#5 L'utilisateur est hors-ligne   kitano 

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Posté 17 août 2008 - 20:18

Tout pareil que profondo, le film est intéressant mais au final j'ai l'impression que ça n'apporte pas grand chose de plus que le bouquin. Après le film contient bien quelques séquences fortes mais une trop grande distance prise avec les personnages et un côté documentaire m'ont empêché de rentrer pleinement dedans.
Et puis il y a un truc vraiment horripilant par contre c'est les quelques musiques de variété Italienne que l'on entend dans le film, ça m'a complètement gâché la première scène par exemple.
3/6
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#6 L'utilisateur est hors-ligne   LMD 

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Posté 17 août 2008 - 21:23

Plutôt bien malgré la nature du film qui fait que c'est forcément un peu décousu. Le refus d'une dramaturgie plus immédiatement cinématographique* (à la Cité de Dieu) en est directement responsable mais c'est aussi ce qui permet à Gomorra d'éviter le chausse-trappe du-film-sur-la-mafia qu'on connait tous par cœur, même si ici on le transpose dans sa réalité quotidienne à Naples, ce qui est aussi un bon point. Du coup Garrone peut se permettre de faire des trucs aussi éculés que les gamins qui ont trop regardés Scarface (le cliché ultra rabaché) sans perdre pour autant l'intêret du spectateur. Mais je trouve que ce sont les intrigues a priori éloignés de "la zone" qui sont les plus intéressantes, même si le portrait de ces fameux complexes napolitains, avec ces guetteurs disséminés dans les couloirs crasseux, est très réussi (le mariage, le téléphone arabe incessant, "l'épicerie" de la mère du gosse). L'histoire tournant autour du PDG de la boite de retraitement de déchets et celle autour du couturier propose réellement de l'inédit. De plus on évite aussi l'écueil de la fin ultra-pessimiste ou on fait crever tous le monde. Chaque intrigue à une vraie résolution qui lui est propre, les personnages existent vraiment à l'écran.

Dans l'ensemble, on retiendra la capacité à croquer des êtres humains crédibles (la relation amusante entre le couturier et le chinois), un gout certain dans le choix des décors et la façon de les filmer (la station service abandonné, les maisons en ruine -construite par le crime organisée?-, la carrière, la forêt ou sont planqués les armes), un choix judicieux de séquences fortes ou "qui font sourire" (le truc des camions, l'intro, la coquetterie de Don Cirio devant sa glace) et un excellent casting aux physiques intriguants. Les choix musicaux et stylistiques (on retiendra le vocoder doré!) parviennent à retranscrire le mauvais gout de l'univers dépeint sans tirer l'esthétique vers le bas.

Gamorra se "contente" juste de mettre un visage sur des événements qui font déjà partie de l'imaginaire actuel (scandale de l'enfouissement des déchets à Naples, ateliers de couture illégaux, cité en ruines ou chaque allée est tenue par un guetteur...), mais il le fait bien.

* Gomorra est très loin d'être avare en cinéma et c'est probablement très écrit et travaillé. Par la je pointe surtout l'absence d'un scénario classique et structuré dans une histoire "unique".
Envie de critiquer un film auquel je participe? Aidez moi à le faire:

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#7 L'utilisateur est hors-ligne   hoplatcha 

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Posté 19 août 2008 - 08:46

C'est un film anthropologique. Comment la Mafia italienne agit sur un quartier, une ville, des gens, la politique. C'est un poil plus réaliste que The Godfather et The Goofellas. Le réal démonte ce mythe de Tony Montana et confronte les clichés de Scarface face à la réalité de terrain.

Je m'attendais à un vrai film de metteur en scène mais c'est tout autre. Je l'ai trouvé passionnant malgré tout. Je pense que ce film doit être vu avec tout un bagage d'informations dérrière (filmé sans autorisation, les guetteurs de la mafia, à qui le réal' a affaire).

C'est plus un film politique qu'un polar.

Il n'en est pas moins un film passionnant avec de grandes qualités (citées par mes confrères de topic)

#8 L'utilisateur est hors-ligne   Nic 

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Posté 19 août 2008 - 15:13

Vu ce matin,je trouve que c'est un peu désespérant d'avoir l'impréssion de ne rien pouvoir faire,et en même temps j'ai l'impression qu'une grande majorité de la population italion italinne en a un peu rien à foutre et laisse faire.Au fait je me demender en voyant le film si il y avait des écoles en italie?5.5/6

#9 L'utilisateur est hors-ligne   contagion 

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Posté 19 août 2008 - 15:31

CITATION(Nic @ 19 8 2008 - 15:13) <{POST_SNAPBACK}>
Vu ce matin,je trouve que c'est un peu désespérant d'avoir l'impréssion de ne rien pouvoir faire,et en même temps j'ai l'impression qu'une grande majorité de la population italion italinne en a un peu rien à foutre et laisse faire.Au fait je me demender en voyant le film si il y avait des écoles en italie?5.5/6



Comme en France dude t'as des mouflets de 13 ans tu les vois pas de l'année, ça zone et ça trafique.
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#10 L'utilisateur est hors-ligne   Ol'Dirty Bastard 

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Posté 27 août 2008 - 23:10

Un peu déçu par ce film dont le sujet m'attirait vraiment. Le gros point fort c'est effectivement le décor de la cité HLM. A part ca je trouve que le film n'apporte rien a quelqu'un comme moi qui pourtant ne connait pas grand chose a la situation napolitaine. A vrai dire j'ai trouvé le temps long a plusieurs reprises. Ca se laisse quand même suivre grâce aux passages avec le couturier et ceux avec Don Ciro mais le reste est vraiment plat. La mise en scène ne m'aurais pas dérangé si j'avais été captivé pas les évènements mais c'était pas vraiment le cas.

#11 L'utilisateur est hors-ligne   astroboy 

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Posté 27 août 2008 - 23:59

Vu et je ne saurais pas trop quoi rajouter à l'excellent texte de contagion. Une plongé quasi sociologique dans les bas fonds de Naples appauvris et ses territoires ruraux décharnés où se croisent cinq portrait en lien avec la Camorra (nom qui n'ait jamais utilisé dans le film d'ailleurs, au même titre que mafia).
De deux jeunes beauf voulant se la jouer Tony Montana aux parrains pollueurs, le film comportent énormément de scènes puissantes qui font froid dans le dos (le rite d'initiation, la carrière toxique, les exécutions...) renforcé par la mise en scène naturaliste et varié de Garrone et à sa capacité à capter un regard, une expression qui donne une force incroyable à son film et le rend tout sauf chiant et didactique.
Une petite claque qui n'est effectivement pas sans rappeler La cité de dieu , en moins pimpant visuellement mais aussi puissant de part son encrage dans une réalité qui fait froid dans le dos.
Il convient enfin de féliciter le réalisateur pour avoir fait un vrai film de cinema sur un tel sujet (il y a un monstrueux boulot de mise en scène que se soit l'utilisation des décors, la photo, la direction d'acteurs...) et bien sur son courage pour avoir fait un tel film (tout comme l'auteur du bouquin, obligé de vivre sous protection policière depuis la parution de Gomorra).
5.5/6
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#12 L'utilisateur est hors-ligne   ouaisbiensur 

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Posté 03 septembre 2008 - 19:46

CITATION(LMD @ 17 8 2008 - 21:23) <{POST_SNAPBACK}>
Plutôt bien malgré la nature du film qui fait que c'est forcément un peu décousu. Le refus d'une dramaturgie plus immédiatement cinématographique* (à la Cité de Dieu) en est directement responsable mais c'est aussi ce qui permet à Gomorra d'éviter le chausse-trappe du-film-sur-la-mafia qu'on connait tous par cœur, même si ici on le transpose dans sa réalité quotidienne à Naples, ce qui est aussi un bon point. Du coup Garrone peut se permettre de faire des trucs aussi éculés que les gamins qui ont trop regardés Scarface (le cliché ultra rabaché) sans perdre pour autant l'intêret du spectateur. Mais je trouve que ce sont les intrigues a priori éloignés de "la zone" qui sont les plus intéressantes, même si le portrait de ces fameux complexes napolitains, avec ces guetteurs disséminés dans les couloirs crasseux, est très réussi (le mariage, le téléphone arabe incessant, "l'épicerie" de la mère du gosse). L'histoire tournant autour du PDG de la boite de retraitement de déchets et celle autour du couturier propose réellement de l'inédit. De plus on évite aussi l'écueil de la fin ultra-pessimiste ou on fait crever tous le monde. Chaque intrigue à une vraie résolution qui lui est propre, les personnages existent vraiment à l'écran.

Dans l'ensemble, on retiendra la capacité à croquer des êtres humains crédibles (la relation amusante entre le couturier et le chinois), un gout certain dans le choix des décors et la façon de les filmer (la station service abandonné, les maisons en ruine -construite par le crime organisée?-, la carrière, la forêt ou sont planqués les armes), un choix judicieux de séquences fortes ou "qui font sourire" (le truc des camions, l'intro, la coquetterie de Don Cirio devant sa glace) et un excellent casting aux physiques intriguants. Les choix musicaux et stylistiques (on retiendra le vocoder doré!) parviennent à retranscrire le mauvais gout de l'univers dépeint sans tirer l'esthétique vers le bas.

Gamorra se "contente" juste de mettre un visage sur des événements qui font déjà partie de l'imaginaire actuel (scandale de l'enfouissement des déchets à Naples, ateliers de couture illégaux, cité en ruines ou chaque allée est tenue par un guetteur...), mais il le fait bien.

* Gomorra est très loin d'être avare en cinéma et c'est probablement très écrit et travaillé. Par la je pointe surtout l'absence d'un scénario classique et structuré dans une histoire "unique".


En mode feignasse, je vais me contenter d'un +1. Un peu peur dans les trois premiers quarts d'heures mais ça se bonifie ensuite, avec des scènes de non-dits qui font plaisir (le petit couturier dans la première scène avec ses nouveaux collègues, l'aide du pdg qui prend sa décision devant des champs encore vierges de déchets alors que ça n'a fait qu'empirer depuis). Bien aimé donc.
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#13 L'utilisateur est hors-ligne   StanleyGrieves 

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Posté 04 septembre 2008 - 12:56

CITATION(Nic @ 19 8 2008 - 15:13) <{POST_SNAPBACK}>
Vu ce matin,je trouve que c'est un peu désespérant d'avoir l'impréssion de ne rien pouvoir faire,et en même temps j'ai l'impression qu'une grande majorité de la population italion italinne en a un peu rien à foutre et laisse faire.Au fait je me demender en voyant le film si il y avait des écoles en italie?5.5/6

Le Napolitain en moi se demande si tu ne pourrais pas préciser ta pensée. dry.gif
(note que je n'ai pas encore vu le film -que je ne saurais louper- surtout que l'arc du couturier semble assez similaire à l'existence d'un de mes cousins, qui comme les 2/3 des napolitains bossent pour la camorra "sans le savoir". C'est pas ça, par hasard, qui t'inspire un j'en-foutisme encore plus latin que nature? cool.gif)
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#14 L'utilisateur est hors-ligne   jason13thh 

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Posté 10 septembre 2008 - 00:40

Je viens de la mater là tout de suite, je re du ciné en fait, donc avis à chaud.

Tout d'abord le style est assez documentaire, pas de grands effets de mise en scène, tout en sobriété, pas de mouvement de grue, pas de ralenti, juste un témoignage, des témoignages.

Cinq histoires différentes: un "homme d'affaire" qui s'occupe du "traitement" des déchets, un chef d'atelier de couture clandestin, deux petites frappes, un jeune garçon qui rêve de faire "dissidence" et un caissier qui paie les employés mafieux et leurs familles.

Bonne idée d'avoir réuni ces 5 histoires cela donne 5 points de vue différents même si l'on devine que l'issue ne sera pas des plus joyeuses. Je ne sais pas si ils parlaient tout le temps rital mais même en parlant pas italien je suis sûr qu'il y'avait beaucoup de dialecte et le quartier n'a rien à "envier" aux favelas de la Cité Des Dieux brésilien même c'est pas la même histoire loins de là.A plusieurs moments je pouvais sentir une tension, c'était palpable, à tout moment je me disais: y va se prendre une balle y va se prendre une balle et...enfin vous verrez

Oops je vois que La Cité des Dieux a déjà été cité plusieurs fois j'avais donné mon avis sans lire les avis précédents je tiens à le préciser.

#15 L'utilisateur est hors-ligne   the_Daydreamer 

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Posté 12 septembre 2008 - 21:18

Pareil que Profondo et Kitano. Du beau travail mais je ne suis jamais vraiment rentré dans le film. Ca marchera peut-être mieux avec le bouquin.

4/6

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