MAD MEN SAISON 5
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Zou Bisou Bisou Zou Bisou Zou Bisou (copyright Diane)
Comme d'habitude, la timeline de la série évolue et c'est le Vietnam qui monopolise les discussions. Côté affaire, tout le monde semble avoir besoin de changement (de bureau, de compagne, de secrétaire, de clients...). On est rapidement remis dans le bain comme si on avait terminé la saison 4 il y a quelques minutes. L'acteur qui joue Pryce est vraiment formidable et je trouve le personnage intéressant depuis qu'il est apparu (le portefeuille). Bien sûr c'est clairement Don qui mène le mieux la barque de la série (sa nouvelle femme est superbe) mais je trouve que les collaborateurs commencent réellement à exister presque sur le même plan que lui. Sterling devrait mourir cette saison : son personnage tourne en rond et devient vraiment trop exaspérant. Campbell qu'on a détesté adorer en même temps qu'adoré détester a davantage ma sympathie maintenant (le faux RDV). Quant à Peggy je suis impatient de voir quelle prochaine étape elle va passer dans cette saison. L'anniversaire, le malaise de Joan et son passage...c'était une très bonne reprise.
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Je comprend mieux l'absence de Betty, elle a beaucoup plus de poids (sens propre et figuré) dans ce troisième épisode. La voilà devenue
Desperate Housewive qui se laisse aller sous les yeux tout de même amoureux de son dernier mari. En plus de ça un drame se profile pour finalement mieux être évité mais on se rend compte que dès qu'elle se sent perdue c'est vers Don qu'elle se tourne. J'adore le bureau de Roger, mais le personnage devient vraiment de moins en moins intéressant sauf si il s'agît de le tourner en bourrique. Peggy et le nouveau, ça sent le duo sympa qui se profile. Le coup des Stones c'était très fun, j'aime bien les petites sorties comme ça avec les liens qui se créé et les rencontre au hasard qui quelque part inspirent forcément plein de chose à Don.
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Joanie a enfin pris la meilleure décision pour elle, déjà que je n'ai jamais aimé son gars mais alors qu'il lui fasse ça...vivement qu'elle revienne au bureau en espérant qu'elle retombe pas dans les bras de Roger ! La secrétaire black qui subit les remarques déplacés dans l'épisode précédent et le regard paranoïaque de Peggy dans celui-ci, on ressent encore bien que les mœurs ont pas changé là-dessus depuis la saison 1. Don malade qui bad-tripe c'était excellent, c'est vraiment ce qu'on appelle vaincre la maladie, personnifiée sous les traits d'une de ses anciennes maîtresses. Je suis plutôt agréablement surpris par la fille de Don pour l'instant, alors qu'elle l'avait toujours un peu exaspéré avec ses bêtises. Là avec cette drôle de grand-mère on se sent du coup plus proche d'elle.
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Joan est donc bien déjà de retour et ce pour notre plus grand plaisir. On revient un peu sur Lane et Jaguar pourrait s'ajouter aux comptes clients mais c'est sans compter notre chère équipe de charmeurs qui font capoter l'affaire après s'être trop laissé aller en charmante compagnie (sauf Don qui s'essaie gentleman) et se font avoir...par un chewing-gum oublié haha ! Du coup l'épisode nous offre deux scènes extra : la première où Lane défie aux poings Pete et lave son honneur en ridiculisant le jeune américain. Une désillusion de plus pour Campbell qui s'était moqué de la retenue de Don juste après avoir trompé sa femme, ajoutée à ses envies d'étudiantes qui elles lui échappent finalement lui rappelant qu'il joue maintenant dans la cour des grands (qui a dit vieux) même si il n'en a toujours pas les épaules. On sourit de le voir craquer dans l’ascenseur avec Don. La deuxième scène marquante concerne Lane, qui, discutant avec Joan de ce combat se décide à embrasser la jolie rousse (on avait pu entrevoir une attirance quand cette dernière venait vérifier qu'elle n'était pas mise au placard) qui le laisse faire avant d'aller ouvrir la porte pour restaurer une relation strictement professionnelle, sympathique cadeau au vainqueur qu'elle n'aurait pas offert à Pete assurément. Pas certain qu'une véritable romance s'installe pour autant, même si elle ne me dérangerait pas tant que ça adorant le personnage de Lane personnage foncièrement bon.
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Quelle ambiance délicieusement bizarre : une même journée vécue par 3 protagonistes à savoir Peggy, Roger puis Don. Peggy s'engueule avec son homme, soulage un inconnu au cinéma (perso je suis jamais tombé sur une nana comme ça en allant au ciné), rate sa présentation en s'en prenant verbalement à un client récalcitrant, perd son contrat, en apprend plus sur son nouveau collègue et appelle finalement sa moitié dont elle tant besoin. Roger m'a agréablement surpris, moi qui n'arrête pas de critiquer le personnage qui avait tendance à tourner en rond on le découvre totalement sous un autre jour avec la prise de LSD, on se marre et finalement tout ça est très touchant. Quant à Don si la balade commençait bien, la dispute débarque et là j'ai eu très très peu vu l'ambiance de me retrouver devant la saison 3 de
Six Feet Under avec Nate Fisher cherchant sa femme partout. Heureusement le dénouement est différent et Don prend conscience qu'il peut réellement souffrir de l'éloignement et qu'il n'est plus si distant que ça au fond. Et puis surprise finale avec Cooper qui lui remonte les bretelles, il reste assis plutôt déconcerté.
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Tiens, revoilà le rejeton bizarre accroc à la femme et à la fille de Don. J'ai trouvé ça mignon les petits appels qu'ils se passent, et puis voir la grosse grand-mère chuter ça faisait plaisir. Du coup un petit rien résous finalement l'impasse Heinz de justesse, de quoi remonter le moral à tout le monde à l'agence. Peggy se prépare à une annonce mais en reçoit une autre, et fait face à sa mère qui ne comprend pas. Joan en bon soutien est là pour la conforter dans son choix. Petit repas pour Don et sa belle famille assez spéciale, pour le plus grand bonheur d'un Roger refait à neuf qui aidé par on ex-femme va s’intéresser de plus près aux canadiennes sous les yeux hallucinés de la fille de Don, épique ! Don prend une nouvelle claque dans la figure en discutant avec Ray Wise qu'on a toujours plaisir à retrouver. On notera le retour d'un thème qui ne pourra que prendre de l'ampleur ensuite : le marxisme et dérivé par intermédiaire du beau-père qui souhaiterait que Don n'offre pas tout à sa fille et qu'elle en échange ne sacrifie pas ses projets.
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Mad Men a toujours eu pour qualité de proposer des actrices irrésistibles et Alexis Bledel (la sublime

) rejoint la partie pour charmer Pete qui forcément ne peut résister...qui le pourrait ? Megan cache quelque chose et Peggy s'en rend compte, devant jusqu'à raccrocher à Don en simulant une erreur de numéro, tordant ! Du coup quand l'heure des explications viennent, les deux nanas se prennent la tête et de nouvelles tensions apparaissent. Peter devient accroc à Bledel le coquin. La discussion franche entre Megan et Don fait du bien, ce dernier se montre vraiment ouvert sur le sujet même si on ressent sa déception. Et ce qui manquait, c'est Don et Joan, on ne les avait pas vraiment revu partager quelques mots depuis longtemps, c'est bien que Don soit allé directement la voir mais il faudrait vraiment qu'ils interagissent beaucoup plus comme avant, je rêve toujours qu'on en revienne à une relation entre les deux. La scène de la cage d'ascenseur est déconcertante, ça fait partie des petits moments étranges qu'on est les seuls à partager avec Don, on retrouve un peu l'espace d'intimité qu'en tant que spectateur omniscient on partageait avec lui avant. Peggy est vraiment mauvaise actrice, les Beatles sont dans l'air du temps et couvrent une nouvelle désillusion de Peter.
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Je lis chaque poste de Diane avant de poster le miens, et je suis très étonné de ne te voir parler que de Betty pour cet épisode que tu trouves un peu en dessous. Bien évidemment comme toi je partage l'évidence que la plus grande partie de l'épisode lui est consacrée (sa jalousie, les sociétés Weight Watchers, Thanksgiving) mais n'as-tu pas été interloquée par le traitement de Don ? Jamais en dehors de sa vie personnelle et notamment tout ce qui touche à l'usurpation d'identité ou son mariage il n'avait réellement montré de faiblesse dans son travail. J'ai trouvé très osé et surprenant ce choix de lui faire ressentir cette peur d'être has-been. La scène où, il découvre et s'amuse des dessins de Kinsberg était parfaite, puis sa nuit passée à plancher et son petit tour de magie du lendemain à proposer son idée comme si elle venait d'une intuition soudaine m'a presque sorti du personnage. Mais c'était pourtant très bien géré, ce n'est pas malvenu c'est plutôt ma vision de Don qui est trop idéaliste et le final dans l’ascenseur m'a glacé le sang tout en me mettant immédiatement du côté de Don bien que Kinsberg soit clairement un personnage des plus sympathiques et un excellent ajout à la série. Original donc, en espérant que cette reprise de confiance (puisque la vente s'est conclue) suffira à faire revenir le Don sûr de soi et productif et que la concurrence ne s'installe pas trop (là où elle est délicieuse entre Roger et Peter). La femme de Roger n'aura jamais été aussi belle que dans cet épisode, tout homme la découvrant au petit matin telle qu'elle l'est dans son nouvel appartement quand Roger la quitte en tomberait définitivement amoureux. A demi content du reste puisque depuis un moment Pryce est aux abonnés absents mais par contre Joan a eu une scène avec Don.
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Il suffisait de demander. L'épisode débute et se termine sur Pryce qui, dans l'urgence d'obtenir 8000 dollars pour régler des problèmes dans son pays fait cavalier seul et utilise l'argent de l'agence prétextant attribuer cette année des primes de noël que les autres préfèrent reporter. Il se sert allègrement la sienne et la dépense pour se couvrir mais le destin le rattrape en fin d'épisode quand au final les décisionnaires décident de distribuer leurs primes au petit personnel. C'est clairement une faute grave qui pourrait lui coûter cher à terme si cela était découvert, difficile d'imaginer n'importe quel collègues lui pardonner son silence et ses manipulations. Le tour d'horizon des personnages secondaires continue en la personne de Harry qui retombe sur Paul Kinsey ayant rejoint les Hare Krishna. La situation permet encore d'approfondir l'ancrage des mœurs et communauté de l'époque et prouve que l'individualisme flagrant qui touche les publicitaires est parfois laissé de côté pour aider un vieux camarade, touchant. Il en est de même pour la remontée de moral de Don pour Joan, scène exquise comme j'en attend toujours entre les deux personnages qui ont une complicité folle sans jamais faire plus que flirter. Mais cette relation aiguise la jalousie de Megan qui nous offre une nouvelle scène de ménage (le vase commence à se remplir). J'apprécie beaucoup Megan mais comme tout compagne de Don elle semble de moins en moins supporter l'idée qu'elle risque de devenir une compagne de plus jusqu'à ce qu'il s'en trouve une autre, son air charmeur faisant toujours autant tourner les têtes. Je reste persuadé que Don et Joan sont faits l'un pour l'autre mais ne s'oseront pas, dommage on aurait pu imaginer si Don avait été seul à ce moment là au bar qu'ils scellent un pacte à la
JAG lui promettant par exemple d'assurer le rôle de père et mari dans le futur si Joan n'arrive pas à passer cette épreuve de refaire sa vie.
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Je me sens violé. Je n'ose déjà pas imaginer comme une telle proposition doit être glauque pour une spectatrice, mais je pense franchement avoir partagé un sentiment de dégoût égal. Heureusement, Don reste la valeur sûre, le protecteur...dommage qu'il arrive trop tard et que la jolie rousse cligne des yeux telle une bîche pour ne pas lui faire comprendre sur le moment. Alors oui, elle devient associée et c'est formidable, mais quelle ignoble façon de le devenir qu'ainsi, partageant des décisions avec des gens qui savent très bien comment elle s'est retrouvé à la table. Pryce essaie au moins qu'elle en tire le mieux possible mais est tout aussi décevant que les autres, du vieux qui de toute façon semble ne pas vivre dans le monde réel jusqu'à Peter l'opportuniste qui est prêt à tout surtout si ce sont les autres qui trinquent (aurait-il accepté d'écarter les fesses si le mec de Jaguar avait adoré sa petite gueule ?) en passant par Roger qui franchement fait peine après toutes ces fois où il semblait que Joan était le joyau de sa vie. Alors merci Don, merci de nous représenter nous cher téléspectateur masculin qui se damnerait pour une nuit avec Joan mais certainement pas en la forçant comme le fait ce gros porc. Dommage qu'en parallèle Don doive en plus perdre la deuxième femme qui compte le plus dans son travail : Peggy qui sur un coup de tête décide de partir chez la concurrence refusant même une contre-offre. Et j'aurais voulu que son sourire final disparaisse dans la cage d'ascenseur vide que Don affrontait l'autre fois. Un épisode très dur.
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Une sortie de route. L'épée de Damoclès s'abat sur Pryce mais quand Cooper se doute de quelque chose, Don le devine et veut tenter de résoudre ça en coulisse. Il confronte Pryce qui avoue mais l'oblige à démissionner, une décision ferme mais juste. Et pourtant, le pauvre anglais quittant tout de même le bureau acceptant et comprenant ne s'en remet pas et la Jaguar achetée par sa femme aurait bien pu être son tombeau. Ironie autour de problèmes encore actuels (mon père a des voitures anciennes et je l'ai souvent entendu dire que les anglaises étaient capricieuses) il finit par se pendre à l'agence.
Quelle tristesse, car comme le souligne Diane si Peggy est seulement parti, on en carressera plus l'espoir de pouvoir revoir Pryce un jour et j'aurais clairement une larme à l'oeil quand, regardant à nouveau la série avec les coffrets BR que j'ai acheté je le verrai arriver. Don avait pourtant rapidement rebondi après la confrontation, prêt à reprendre comme un forcené, visant les sommets et s'imposant au piolet. Gardant pour lui les véritables raisons pour lesquelles Pryce s'est tué, le voilà qui glisse à nouveau sous le tapis des secrets bien lourds à porter, surtout quand l'évènement doit lui rappeler la mort de son frère qu'il avait déjà "abandonné à son triste sort". S'en remettra-t-il une fois de plus ? Un épisode encore plus dur.
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Je n'aime pas me vanter, mais j'avais vu davantage que juste. Le fantôme du frère hante Don après la pendaison de Pryce, comme quoi les poussières ne restent jamais longtemps sous le tapis. A la différence de Diane pour cette fois, j'ai trouvé la fin très intense malgré l'ambiance posée, mais relativisons, les deux épisodes d'avant nous ont déjà assez perturbés. Peter est agaçant, il peut être détestable mais finit toujours par redorer son blason en un geste des plus humains, et la romance avec Alexis Bledel même si elle fût de courte durée aura été marquante pour le personnage qui au final rentre chez lui se rendre compte de la chance qu'il a à la maison et qu'une compagne ne mérite pas de subir ce que celle de son collègue de train subit. Roger aura traversé la saison comme à son habitude sans trop de vagues et c'était assez marrant de le voir sourire nu devant sa fenêtre. Pour le reste, les nouveaux locaux vont apporter du changement dans les bureaux et Peggy n'est finalement jamais très loin, on risque de suivre son travail en parallèle en espérant un retour. Enfin, Don a la fâcheuse habitude de terminer les saisons sur des doutes sur son couple et la dernière question en suspend de la demoiselle le draguant dans le bar me laisse clairement penser qu'il va encore tourner la page. Betty aura-t-elle maigri entre temps, une nouvelle magnifique jeune femme sera-t-elle de la partie, se rendra-t-il enfin compte que Joan est la femme de sa vie ? En tout cas finir l'épisode sur Nancy Sinatra, un joli clin d'oeil à ceux qui comme moi ont toujours trouvé que Jon Hamm ferait un excellent James Bond...à l'époque de Sean Connery ! Un James Bond rétro, pourquoi pas, dommage qu'il n'aie aucune chance étant américain ! Je suis déjà très pressé de voir la prochaine saison, mais en attendant ayant déjà les deux premières saisons en BR et comptant acheter très prochainement les 3 et 4 j'ai de quoi faire en attendant.