Ayé, échu, lévu la saison 1.
M'a fallu un peu de temps parce que c'est pas le genre de série dont on s'envoie tous les épisodes à la suite...
Le premier épisode m'a fait un peu bizarre, en fait. Ca a fait remonter quelques vieux souvenirs avec un étrange impression de déjà-vu...(
en fait, madame positive attitude, elle existe, je l'ai connue. Même qu'en vrai elle est blonde et hollandaise et...Ahem...oui non rien, je m'égare...
)
Alors après, j'aime beaucoup le trip, même si, AMHA, y'a un petit coup de "mou" au milieu...(quand je dis mou, je m'comprends...tout est relatif...c'est pas du dythme à la ghost hound non plus....

)
Bref, ça pédale un peu dans la semoule vers le 6, 7 et 8, AMHA...
En fait, je suis assez curieux de voir la seconde saison. Ici, les premiers épisodes font forcément penser à NHK ni yokouso. Pas seulement à cause du générique (mortel), mais tout simplement parce que ça part un peu de la même démarche, version comédie déjantée. Seulement une fois que les élèves nous ont été présentés, qu'on a appris comment faire sortir un hikikomori (énorme ^^), comment se faire une raie des cheveux absolument parfaite, et de quelle couleur est la culotte des blondasses, ben la série "flotte" un peu pour trouver une thématique....Jusqu'au moment ou elle décide...de n'en trouver aucune !
C'est à partir de là que ça devient un chouilla inégal, AMHA, un peu en fonction de l'inspiration du moment, en tapant sur tel ou tel aspect de la société japonaise après un petit tour par la case "la vie du prof")
Mais une fois que ça décide franchement de partir dans le pur billet d'humeur nawak, d'aborder deux ou trois storylines par épisode, d'enchainer les références tellement vite qu'on peut même plus ESSAYER de suivre, le tout sans se prendre la tête, ça redevient jouissif.
Mais bon, le point fort du machin, c'est clairement son coté pop-medley hystérique tellement décomplexé que ça fait passer tarantino pour un grabataire. De la référence graphique, littéraire, cinématographique comme s'il en pleuvait, un rythme de malade qui va en s'accélérant pour atteindre le carrément illisible, une structure narrative violée, humiliée, et jetée au fond d'un lac, du fanservice autoparodique complètement con etc. etc. Bref, un jouyeux bordel anarchisant et revendiqué qui force l'enthousiasme.
Sans parler d'authentiques grands moments éparpillés un peu partout (le trip lesbos dominatrice de l'assistante sociale, le service minimum culturel, les toxines, le dernier épisode avec sa référence à godard etc etc...y'en a plein...)
Bref, je suis curieux de voir ce que ça va donner en assumant le concept jusqu'au bout sur un seconde saison.
Sinon, d'un manière plus générale, c'est toujours intéressant de suivre comme ça, à distance, l'évolution psychologique d'un pays à travers sa production culturelle de masse. évidemment, la comparaison avec NHK N.Y. serait super-tentante, mais casse-gueule. On peut quand même dire qu'après la période post-guerre, puis le rayonnement économique et l'esprit de compétition, puis la crise, la dépression et leurs impacts sur la société (lien social explosé, problèmes d'affirmation de soi, doute etc...), on arrive à une période assez prometteuse où le Japon
semble être en train de se recréer un identité, en recyclant sa culture et celle des autres. (le passage sur les excuses est très intéressant) Une sorte d'affirmation identitaire qui décide de ne plus avoir honte, mais d'accepter et d'assimiler ces nouveaux "particularismes" comme autant de composantes de la personnalité du pays. Ca passe sans aucun doute par une forme de fierté nationale et de nationalisme (remember le "cétémieuavant" de kamitchu

) mais bon, ça, ce n'est pas vraiment nouveau au japon (ni ailleurs)
Bref, les japs sont toujours loin devant, même en ce qui concerne la nouvelle "fierté" ou "affirmation identitaire" des désoeuvrés désabusés des pays riches, bourrés d'une culture pop vaine et éphémère. Les "geeks" quoi, qui revendiquent la reconnaissance de leur culture et de leur mode de vie... (limite, ça me déprime, dans le fond, mais là n'est pas le sujet.
ZETSUBOUSHITAAA ! ^^)
Seulement, dans Sayonara zetsubou sensei, on recycle tout ça pour créer quelque chose de nouveau, ne serait-ce qu'en faisant exploser les concepts narratifs traditionnels (à coté, baccano, c'est linéaire). Donc, quelque part, c'est peut être de l'art dans le sens noble. Ca a certes déjà été fait par certains "vrais" artistes, mais que la génération zapping s'empare de ce concept de "rupture de la continuité" (graphique, scénaristique etc...) n'en reste pas moins très intéressant. (là, encore plus que tarantino, j'ai très envie de citer monsieur Bay, mais je vais m'abstenir...)
Ouais, j'ai hâte de voir la suite.
The bitch is dead.