Que prof’ n’imagine surtout pas que je suis en train de flinguer son topic
(
), mais comme je pense qu’il a déjà dû voir ce thriller d’espionnage de John Schlesinger, il acquiescera sans doute pour que ce film figure de facto en ces lieux
(mettant ainsi, de cette façon, ma menace à exécution^^). Par contre les geeks peuvent sortir,
Marathon Man n’entretenant absolument aucun rapport avec un citoyen US se découvrant des pouvoirs de super vitesse à la suite d’une exposition aux rayons GaMMMMa©. Non, non, ce film de Schlesinger narre l’histoire de Dustin Hoffman, étudiant New-Yorkais et grand fan du marathonien Abebe Bikila, qui va se retrouver mêlé bien malgré lui au centre d’une histoire d’espionnage politique où se côtoient agents de la CIA et criminels de guerre Nazi…
Du sang...Je vais éviter de tourner autour du pot pendant 107 ans pour aller à l’essentiel, c'est-à-dire écrire que
Marathon Man fait parti de ces métrages qui naviguent dans les sphères hautement recommandables du genre, et donc à visionner expressément. Parce qu’avec ce film, Schlesinger signait un bijou de complexité narrative empruntant au passage toute
(ou presque toute) la grammaire du suspense à un certain Alfred Hitchcock, dans un dédale de fausses pistes et de
whodunit qui lève au fur et à mesure son voile en même temps que se referme le piège tendu autour du personnage qu’interprète Dustin Hoffman. Marqué par le style si caractéristique des 70’s
(pour un topo plus complet du genre vous pouvez parcourir les pages de ce forum, vous estimerez ainsi que Waco ou prof’ auront décemment servi la Nation à ce propos), l’ambiance quasi-surnaturelle de
Marathon Man, rehaussé par l'inquiétant score de Michael Small, confère à ce film une densité enigmatico-fantastique
(ah, ah !) rarement vu dans un film d’espionnage à tendance paranoïaque
(à l’exception sans doute de The Manchurian Candidate). Ainsi, autant
(voire plus même) que la cultissime séance du dentiste, les séquences filmées à Paris comme celle de la salle de bains témoignent de cet élan surréaliste en provenance de l’objectif de Schlesinger.
Du cul...Je pourrais aussi vous parler de Laurence Olivier et de son rôle de médecin Nazi directement inspiré du Dr Mengele et de son face à face avec Dustin Hoffman en héros Juif qui deviendra super
(merde, j’avais dit "dehors les geeks!"), archétype de cette tradition de personnages nés dans les 70’s; des tensions qui naquirent sur le plateau entre Hoffman et Schlesinger et de la petite phrase assassine de Laurence Olivier à l'encontre du
Little Hoffman, ou encore de l’histoire avec un grand H qui rejoint celle écrite par le
(génialeeuuhh) scénariste William Goldman, mais finalement non, à propos de
Marathon Man j’ai juste envie de vous dire :
"Is it safe ?".
Et de l'action.