Mad Movies: Le cinéma coréen - Seoul powa - Mad Movies

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Le cinéma coréen - Seoul powa

#571 L'utilisateur est hors-ligne   JLP 

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Posté 22 avril 2012 - 16:53

Voir le messageBomaz, le 22 avril 2012 - 00:34 , dit :

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Crying fist (2005)
Un film sur la boxe qui suit deux "victimes" de la vie (un ancien champion de boxe à la rue, et un jeune violent emprisonné). Chacun va trouver à travers la boxe le chemin vers une paix intérieure et lien des les autres.

Un très beau film, il est vrai porté par ses deux superbes interprêtes principaux. Ce envoie visuellement son pâté (à base de surprises dans ta gueule), la photo est superbe, les matchs sont juste à couper le souffle (notrament une partie du dernier, sans musique, super intimidant.
Bref, une jolie claque comme seule la corée peut en fournir.


Une petite note, comme ça, tranquille, histoire de situer?
Team plus petite la sign

#572 L'utilisateur est hors-ligne   OrsonZ 

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  Posté 22 avril 2012 - 16:58

C'est mieux un avis qu'une note, AMHA.

-_-

(et par pitié, arrêtez de quoter le message qui vous précède. Primo, on voit très bien que vous répondez au message précédent. Deuxio, ça alourdit la page)

EDIT: bon là ok, nouvelle page, mais attention, hein...bon...
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darklinux dit :

Rien a dire ...au contraire


#573 L'utilisateur est hors-ligne   JLP 

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Posté 22 avril 2012 - 17:15

Voir le messageOrsonZ, le 22 avril 2012 - 16:58 , dit :

C'est mieux un avis qu'une note, AMHA.


Ah merde, j'ai encore quoté :sweat:

Une note c'est mieux qu'un avis, amha
(je ne lis pas vos posts, j'ai pas que ça à foutre)

nan mais je déconne, hein...
Team plus petite la sign

#574 L'utilisateur est hors-ligne   Bomaz 

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Posté 22 avril 2012 - 17:37

A chaud au déboté du cul : 5/6.
Bisoux :)
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#575 L'utilisateur est hors-ligne   JLP 

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Posté 22 avril 2012 - 18:15

Merci :)
Je vais essayer de me zieuter ça.
Team plus petite la sign

#576 L'utilisateur est hors-ligne   Evil Seb 

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Posté 23 avril 2012 - 09:12

Pour contrebalancer un peu sur THE UNJUST, je serais moins sévère que Mark même si le film à de gros défauts.


Polar. Coréen. Les deux mots les plus à la mode en cette année 2011. Après Kim Jee woon et Na Hong jin, c’est au tour de Ryoo Seung wan de se lancer dans le grand bain, bien qu’il ait déjà souvent, dans le passé, trempé sa caméra dans le sang du polar avec notamment Die Bad ! et No Blood No Tears, mais toujours avec sa touche personnelle et son style propre. Cette fois, il change quelque peu son fusil d’épaule et emprunte, pour la peine, le scénariste de I Saw The Devil, Park Hoon jung, afin de donner plus de corps et un côté plus "sérieux" à son histoire. Avec The Unjust, Ryoo fait passer son cinéma dans l’âge adulte en signant une histoire plus noire, plus politique, plus sinueuse. Bref, on sent, qu’avec ce métrage, il avait envie de réaliser ce qu’on appelle notoirement un grand film. Et il y parvient. Enfin... presque car malgré d’énormes qualités, The Unjust se classe toutefois un (voir plusieurs) cran en-dessous de ses deux prédécesseurs. La faute à un scénario un peu alambiqué, un choix de casting étrange et une mise en scène moins immersive et un peu trop « standard ».

Une fois de plus, Ryoo Seung wan offre un des rôles principaux à son frère Ryoo Seung Beom qui, s’il est très crédible dans le registre de la comédie et de la baston, l’est un peu moins dans la peau d’un juge d’instruction. Plus proche, dans son interprétation, d’un étudiant en seconde année de droit, le frangin sonne faux dans les relations avec ses collègues. Face à lui, on retrouve l’excellent Jeong-min Hwang qui, avec son rôle de flic hard boiled et magouilleur, vampirise littéralement l’écran. Les deux hommes vont se livrer un étrange face à face et se retrouver impliqués dans une histoire de meurtre, de complot politique et judiciaire à laquelle viennent se mêler un entrepreneur en bâtiment véreux, des yakuzas et des histoires familiales compliquées. De quoi complexifier une intrigue qui, sur papier, l’était déjà pas mal.

Le début du film est un véritable tourbillon d’informations dans lequel on nous présente une myriade de personnages et les relations qu’ils entretiennent les uns avec les autres. Pendant la première heure, le spectateur paumé tente de jongler avec les personnages, leurs grades, leurs relations, leurs noms et leur implication dans cette affaire. Enfin, dans la deuxième partie, les liens deviennent plus clairs et l’histoire peut enfin prendre son envol en déroulant son scénario retors et à tiroirs. Dans cette histoire, tout le monde a les mains sales et personne ne s’en cache. Ryoo dépeint un milieu affairiste, corrompu dans lequel tout le monde possède des informations compromettantes sur tout le monde. Celui qui s’en tirera le mieux est celui qui saura au mieux utiliser ces informations. S’ensuit une énorme lutte d’influence entre deux organismes raides et statiques : la police et le pouvoir judiciaire symbolisé par ce jeune procureur aux dents longues et ce flic n’hésitant pas à fricoter avec le pègre locale pour arriver à ses fins. Et les meurtres dans tout cela ? Et bien ils passent au second plan au profit de la lutte que se livrent les divers protagonistes. Chose étrange et parfois déstabilisante pour un public non-averti, Ryoo distille quelques scènes de pure comédie sensées faire respirer les spectateurs et alléger le propos. Reste que celles-ci sont mal intégrées et coupent souvent la tension instaurée par les échanges musclés entre les différents personnages. Sur ce coup-là, le réalisateur manque complètement la cible.

C’est dans la dernière demi-heure que The Unjust prend vraiment son envol avec la résolution de plusieurs enjeux annexes à l’intrigue principale, combinée à la chute personnelle des deux héros qui n’hésitent pas à s’abaisser à pratiquer des manœuvres de plus en plus limites afin de s’élever hiérarchiquement. La fin justifie les moyens semble-t-il. Pendant ce temps là, le suspect, un pauvre petit truand choisi parmi un tas de petites frappes, trinque et sert de punching ball aux deux parties plus soucieuses de mettre des bâtons dans les roues de la partie adverse que de résoudre véritablement l’affaire. Il faudra attendre la révélation finale assez inattendue et bien amenée pour se rendre compte de toute l’inutilité de ce déploiement d’énergie et de bassesse. Car ce que veut montrer The Unjust, ce n’est pas la manière de résoudre une enquête en arrêtant le vrai coupable, mais la meilleure façon de boucler un dossier afin de se faire mousser et d’en tirer une petite gloriole personnelle. Sur le fond, les intentions sont louables. Pour ce qui est de la forme, le constat est tout autre. Ryoo semble souvent dépassé par son sujet et moins à l’aise que d’habitude derrière sa caméra, moins virtuose, moins virevoltant comme si le film, une typique œuvre de scénariste, était trop lourd à porter pour ses épaules.

Comme souvent en Corée du Sud, esthétiquement il n’y a absolument rien à redire : propre, magnifiquement éclairé et très bien mis en scène, le métrage peine toutefois à trouver la touche de son cinéaste. Il manque l’intensité dramatique aussi, la tension ne s’installe jamais vraiment empêchant le film de vraiment décoller. Reste un bon polar mais au vu du sujet et du réalisateur aux commandes, on est en droit d’en attendre un peu plus de ce The Unjust...

3.5/6

Quand j'aurais le temps je vous parlerais de HINDSIGHT, excellent mélopolar signé par le réal de IL MARE.
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#577 L'utilisateur est hors-ligne   Scalp 

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Posté 23 avril 2012 - 18:42

Pour encore plus contrebalancer.

The Unjust Ryoo Seung-wan - 2010

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C'est beau de voir un cinéaste qu'on aime bien grandir, Ryoo Seung-wan n'a pas l'aura de ses glorieux compatriotes ( et oue pas de Cannes pour lui ) mais il est entrain de se forger une belle petite filmo et dire qu'après son second film No Blood No Tears il avait été comparé à tort à ce médiocre Guy Ritchie, il a ensuite fait un sympathique film de boxe ( quoiqu'un peu longuet ), un excellent film d'action ( City of Violence ), une comédie d'action sympa ( Arahan ) et une comédie d'action pas sympa ( Crazy Lee ), ici il s'essaye au polar ultra sérieux et bien sombre, on sent qu'il est ambitieux et il réussit avec brio, on sait qu'il est capable d'en faire des tonnes en réal ici il a compris que le sujet demandait une réal sobre.

Le script est une belle petite pépite, alors j'ai lu que c'était alambiqué et chaud à comprendre dans la première heure, faut ptet pas abuser, la complexité du film entre guillemet c'est qu'il y a 2 storylines qui se croisent avec plein de personnage, la première c'est un flic ( un peu ripoux ) qui court après sa promotion et pour y arriver on lui propose de fabriquer un coupable pour un tueur en série ( le vrai coupable ? étant abattu froidement dès la première minute du film ) et pour ça il va donc utiliser des méthodes qu'on enseigne pas à l'école de police, la seconde storyline c'est un procureur un peu véreux ( il a des connections avec le milieu ) et arriviste qui est pote avec un mafieux ( mafieux concurrent d'un autre mafieux qui va faire avancer l'intrigue ), bon c'est un peu le bordel à expliquer mais à l'écran c'est bien raconter et quand les 2 storylines vont vraiment se rencontrer ( en gros après une heure de film ) on assiste à un drôle de jeu où tout le monde à des dossiers compromettant sur tout le monde, le film prend un coté assez jouissif vu qu'on ne peut pas deviner où ça va s'arrêter, la fin est sans concession et bien sombre, ici pas de moral bien pensante.

Rarement un film tournant autour d'une enquête sur un tueur en série aura été aussi original, l'enquête bein c'est torché en 5 minutes, le coupable ? on s'en fout si il est coupable ou pas, l'important c'est d'avoir un gars à foutre en prison.
Le film est une vrai plongé dans les arcanes de la police et de la justice où tout les coups sont permis pour arriver à ses fins et où les rapports de force ne sont jamais définitif.
Un tel sujet aurait put être complétement foiré sans une narration exemplaire, ainsi ici malgré la somme d'information à assimiler, jamais on est perdu, on comprend toujours ce qui se trame et chaque personnage est utile à l'avancé du récit ( ça se perd pas en digression inutile ) et pour une fois les 2h sont essentiel et ce que j'ai le plus aimé dans le film c'est la perception que l'on se fait des personnages, chaque décision prise nous fait revoir notre jugement ainsi les 2 perso principaux sont tour à tour : attachant, détestable, pathétique, menaçant.

La réal comme je l'ai dit est assez sobre, c'est filmé dans un très beau scope qui met bien en avant cette ville vertigineuse, là où à HK on a un coté étouffant ici on a vraiment un coté vertigineux avec ces hommes perdu au milieu des immenses building ( on voit vraiment que le réal a bossé ses cadres en s'amusant beaucoup à isoler ses persos en jouant beaucoup sur la profondeur de champ ), on pourra ptet seulement regretté que les passages clés du film ne soit pas plus marquant ( enfin la fin est très réussit quand même avec la mort d'un des persos ), j'avais vu un film coréen qui fasse penser à du Lumet, maintenant c'est fait.
Comme c'est la norme en Corée, la photo est somptueuse ( très belle scène nocturne ).

Ryu Seung-beom ( le frère du réal ) prouve ici qu'il a vraiment une grande palette de jeu après souvent avoir jouer les débiles il a passé à la vitesse supérieur avec No Mercy où il interprétait un tueur sans pitié, ici il est parfait en procureur arriviste toujours sûr de lui, HWANG Jeong-min qui joue le flic ripoux est carrément charismatique et il prouve que le réservoir d'acteur de talent coréen est immense, le reste du cast c'est des têtes plus ou moins connu et ça fait le job.

Un film original absolument pas comparable avec les autres polar coréen par contre outre Lumet on pense un peu au méconnu City Hall et même à Ellroy, c'est dense et intéressant, non vraiment un bon petit polar.

4,5/6

#578 L'utilisateur est en ligne   Mark Chopper 

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Posté 23 avril 2012 - 20:21

Nan mais Ellroy, carrément...

Chez Ellroy c'est dense, mais jamais brouillon et chiant.

D'accord pour le côté américain 70's, mais sans la maîtrise ! Et Ryu Seung-beom, jamais je ne l'ai trouvé crédible.

Enfin bon, les goûts et les couleurs... J'ai jamais caché que ce cinéaste, Crying Fist mis à part, me semblait surestimé.
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#579 L'utilisateur est hors-ligne   Bomaz 

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Posté 10 mai 2012 - 21:31

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Going by the book
Un officier de police très pointilleux sur le réglement est choisi pour incarner le voleur dans un entrainement à taille reelle visant à redorer le blason de la police et à enrayer une vague de braquage. Mais le policier veut bien faire son boulot quoiqu'il en soit.

Une excellent comédie policière, qui décortique un braquage de A à Z, qui joue avec une très bonne caractérisation des personnages, aidée par de très bons acteurs. On ne se fait pas chier une minute, et on suit avec attention et beaucoup d'intérêt les péripéties de ce pauvre bougre très intelligent qui veut bien faire.
un bon 4,5/6
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#580 L'utilisateur est hors-ligne   Bomaz 

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Posté 13 mai 2012 - 16:09

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A bloody Aria (2006)
Mouaip, voilà ce que le ciné coréen n'a pas de meilleurs à offrir. Ca bouffe au ratelier OldBoy et autres films de vendetta.
Alors certes, l'image est joli, les fights avec le lycéen sont vraiment excellents et les acteurs tirent bien leu épingle du jeu, mais c'est tout ce qu'il y a de positif. C'est parfois musicalisé comme du plus belle la vie, on ne voit pas où ça va (ça qu'on ait vraiment envie de savoir où ça va en plus). Ca use d'ultra violence pour un propos lourdaud et au final inintéréssant.
Bref, pas mémorable.
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#581 L'utilisateur est hors-ligne   Evil Seb 

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Posté 25 mai 2012 - 18:46

HINDSIGHT

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« Polar coréen ». « Song Kang-ho ». Voila deux termes qui, mis ensemble, sont synonymes de qualité. Une fois de plus, c’est le cas. Pour ceux qui ne le remettent pas, Song Kang-ho est l’acteur fétiche de Bong Joon-ho que l’on a pu voir dans Barking Dogs, Memories Of Murder, The Host. Mais qui a aussi tourné pour Kim Jee-won (Le Bon, La Brute et le Cinglé, Quiet Family, The Foul King) et Park Chan-wook (JSA, Thirst, Sympathy for Mr Vengeance). Il est tout simplement le visage de ce nouveau cinéma coréen en vogue depuis une quinzaine d’année maintenant. Beaucoup le compare aussi au Robert De Niro coréen. Le De Niro de la grande époque j’entends. Cette fois, il offre son visage poupin et jovial au réalisateur Lee Hyun-seung aussi discret que talentueux. Lee est surtout connu en Europe pour avoir réalisé « Il Mare », excellent mélodrame fantastique. Le mélo, il aime ça Lee Hyun-seung et il en remet une bonne couche dans Hind Sight, mais cette fois il le camoufle sous les atours du polar coréen pour mieux le tordre, le modeler et l’avoir à sa pogne.

Hind Sight comment par une rencontre anodine, de celle qu’Hollywood nous en assène par paquet de douze chaque mois. Un homme et une femme que tout sépare partagent un même plan de travail lors de cours de cuisine collectif. Sauf que lorsqu’on est un ancien gangster, aussi légendaire que mystérieux, retiré des affaires, rien n’est jamais dû au hasard. Cette jeune fille est trop touchante, trop belle, trop opposée à lui que pour être honnête. Sous la camera de Lee Hyung-seun né une histoire impossible qui va se finir tragiquement. On le sait dès le départ mais l’important n’est pas là, l’important n’est pas la fin, mais la construction de l’histoire. S’il se glisse dans le costume du polar, le film est avant tout l’histoire d’une rencontre improbable et impossible entre un quarantenaire et une petite minette. Par petite touche, coup de pinceau après coup de pinceau, Lee construit cette relation à l’image d’un peintre pointilliste. C’est l’assemblage de toutes petites choses insignifiantes qui va donner un résultat grandiose. Ces petites choses sont distillées avec savoir faire par un réalisateur qui maitrise son sujet sur le bout des doigts. Un exemple vient de l’utilisation intelligente du téléphone portable nouvelle génération qui, d’abord présenté comme un fossé entre les deux futurs amoureux, va s’avérer un objet essentiel à leur relation. Des petites choses dans le style, Hind Sight en regorge.

Mais on à beau connaitre le sujet et le style comme sa poche, dans ce genre de relation, la complicité des comédiens est primordiale. Avec Song Kang-ho aucun problème on sait d’avance qu’il sera crédible et excellentissime dans son rôle. La bonne surprise vient de Shin Se-kyong qui, du haut de ses vingt ans tient la dragée haute à son partenaire et rend crédible et attachant ce personnage un peu paumé. Leur alchimie est palpable dès les premières images à un point tel qu’on à l’impression parfois de revoir la Jeon Ji-hyun de My Sassy Girl. Leur relation ca se développer crescendo pour atteindre son apogée dans un presque final à la beauté et à la puissance incroyable. Le film est construit de manière intelligente, partant du couple central pour se déployer cercles concentriques tout autour d’eau. A l’image des ondes provoquées par un gallet frappant la surface de l’eau. Tout autour d’eux des choses se passent, s’organisent contre leur gré. C’est ici qu’intervient la partie « polar » de « mélopolar ». Bien que très peu familier du genre, le réalisateur excelle dans cette partie aussi même si elle s’avère moins originale et plus balisée que le côté mélo.

L’intrigue s’articulant autour de la succession d’un gang, des intrigues qui en découlent auxquelles sont mêlés les deux héros. L’image est soignée « à la coréenne », les truands arborent tous de magnifique costumes noires et les armes blanches sont de sorties. La réalisation de Lee est classieuse, posée et moins tape-à-l’œil que chez certains de ses collègues. Le grain de l’image rappelle le néo polar européen ou américain avec des emprunts au cinéma de Michael Mann et au Drive de NWR. Le film est aussi très lumineux, très propre, un peu trop parfois, ce qi tranche avec la noirceur habituelle du cinéma coréen. Lee préfère joué sur les subtils changements d’ambiances et de colorimétries pour souligner ses effets. Chaque image tend vers la perfection mais contient en elle une profonde mélancolie. Tout est très beau mais on sait que cela va finir mal. Traduire ça par l’image c’est là tout le talent de Lee Hyun-seung. Et en effet la fin arrive, inévitable, inéluctable et se traduit par le plus bel acte d’amour qu’on puisse imaginer. Les deux heures de films qui ont précédées tendent vers cet instant. La finalité du film, la scène qui va mettre fin à tous les enjeux et conflits ébauchés jusqu’ici. Un modèle d’écriture. Qu’une dernière scène totalement artificielle et creuse vient gâcher. Le film dure trois minutes de trop, trois minutes qui viennent gâcher ce qui était jusque là un excellent film. C’est trop con…

Hindsight n’est pas parfait, il possède de nombreux défauts, est trop propre, trop classique, trop balisé. C’est une histoire qu’on a déjà vue et lue des dizaines de fois qui, dans ses grandes lignes, ne réserve aucunes surprises, on devine la presque fin passé la première demi-heure mais c’est un film qui excelle dans les détails, les petites choses. Porté par un couple d’acteur extraordinaire et une ambiance douce amère propre au cinéma coréen, on se laisse embarquer dans cette histoire mêlant joliment polar et romance. Une madeleine de Proust pour tout ceux qui, comme moi, ont grandi avec les mélopolars hongkongais découvert dans les années 90. Hind Sight se rapproche énormément du Beyond Hypothermia de Patrick Leung mais avec les spécificités et l’esthétique coréenne. Le film laisse le temps au personnage de se développer que ce soit dans l’action ou dans la comédie. J’ai insisté sur la romance mais rassurez vous le côté polar est lui aussi bien présent, les deux faces de la même pièce s’équilibrant parfaitement. Lee a bien compris que les scènes d’action seront plus fortes si on s’est attachés aux protagonistes et prends donc le temps de les travailler avant de les jeter au milieu des coups de feu et autres lames aiguisées. Le résultat donne un film puissant, classique et touchant. Tout autant mélodrame poignant que polar enragé, Hind Sight est un polar coréen pour ceux qui ont aussi un cœur.

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#582 L'utilisateur est hors-ligne   Fusako 

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Posté 24 juin 2012 - 20:39

Bon je crois que ça a pas été posté avant mais pour ceux qui s'intéressent au cinéma du Kimchistan depuis fin Mai la KOFA (Korean Film Archive) propose un jolie paquet de films d'entre 49 et 96 dont 7 en HD, ils sont tous en VOSTA :
http://www.youtube.com/user/KoreanFilm

Citation

Le centre des archives des films coréens (KOFA) a décidé de franchir le pas et de passer les vieilles bobines en numérique. Comment ? En signant avec le géant américain Google un contrat pour la diffusion gratuite sur Youtube de 70 films sud-coréens à la demande à partir du mois de mai prochain (www.youtube.com/koreanfilm). Le tout, avec des sous-titres anglais. Un excellent moyen de promouvoir le cinéma coréen mais aussi de dynamiser l’image d’une Corée qui se transforme malheureusement petit à petit en « Pays du Samsung » à l’étranger. Dans le cadre de cette diffusion exceptionnelle, sept films seront en format HD (Haute Définition), comme The Barefooted Young (1964) du réalisateur Kim Kee-Duk. Parmi la liste de films à la demande, tous seront issus de la période 1949-1996.

Source : http://www.encoreedu...Coree+du+Sud%29
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#583 L'utilisateur est hors-ligne   Big Paul Castellano 

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Posté 03 juillet 2012 - 13:51

Je comprend pas, la semaine prochaine je vais voir le nouveau film de YIM Pil-sung /KIM Jee-woon "Doomsday Book" et je ne vois ce film nulle part, pas de trace dans la filmo des deux réalisateur sur imdb !

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Citation

Seok-woo, chercheur solitaire, se rend à un blind date, avec au menu barbecue, fille sexy et zombies; le robot RU-4 atteint une forme d’illumination, provoquant peur et respect dans un monde où les machines ont remplacé le travail humain; une famille aisée s'enferme dans un abri antiatomique suite à l'annonce d'un météore se dirigeant vers la Terre...

Doomsday Book est composé de ces trois récits, tissés autour d’une thématique commune et plus qu’actuelle : la fin du monde. Chaque segment du triptyque s’apparente à un genre différent (l'horreur burlesque, la science-fiction, l'humour). On retrouve aux commandes deux noms costauds du cinéma coréen, Kim Jee-woon (I Saw The Devil) et Yim Pil-Sung (Antartic Journal).


http://www.doomsdaybook.kr/
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#584 L'utilisateur est en ligne   Mark Chopper 

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Posté 03 juillet 2012 - 14:55

Hum hum... Tu comptes le voir où ? A Séoul ? Parce que sinon je ne vois pas comment.
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#585 L'utilisateur est hors-ligne   Big Paul Castellano 

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Posté 03 juillet 2012 - 20:41

Voir le messageMark Chopper, le 03 juillet 2012 - 14:55 , dit :

Hum hum... Tu comptes le voir où ? A Séoul ? Parce que sinon je ne vois pas comment.


http://www.nifff.ch/

C'est dans ma ville en plus j'en profite ; )
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