Mad Movies: Le cinéma coréen - Seoul powa - Mad Movies

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Le cinéma coréen - Seoul powa

#31 L'utilisateur est hors-ligne   EricNS 

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Posté 14 avril 2007 - 16:41

CITATION(horseloverfat @ 14 4 2007 - 16:00) <{POST_SNAPBACK}>
Je l'avais bien aimé celui-là justement. C'était simple, déjà vu certes mais assez bien torché our rester regardable sans déplaisir, comme une patisserie simple, un croissant au beurre bien fait. C'est quoi déjà par contre le twix à la fin ? C'est pas avec la mère ou je sais plus quoi ?
J'arrive pas à remettre le truc.

C'est vraiment tordu comme twist. En fait l'héroine et la fille noyée s'inverse, l'une avait pris possession de l'autre. La mère (qui n'existe pas en fait) vomi de l'eau, puis celle qui s'est vraiment noyée (l'héroine donc) sort de la flaque pour récupérer son corps (celui de celle qui s'était noyée avant le twist). Enfin je suis pas certains...

J'envoie mon édition collector à celui qui arrive à résumer clairement ce twist!

Si tu trouvais ce film correcte tu devrais aimer, dans le même genre, Voice, The Doll Master et Bunshinsaba.
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#32 horseloverfat*

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Posté 14 avril 2007 - 17:07

tu veux pas recommencer en plus clair ?
c'est qui l'héroine pour toi déjà ?

là tu m'embrouilles en fait...

T'es sûr que la mère existe pas ? elle a pas pris posséssion du corps de la mère ?
ça me revient par tout petit bouts là...

#33 L'utilisateur est hors-ligne   quarx 

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Posté 14 avril 2007 - 17:11

CITATION(Dirty Flichty @ 14 4 2007 - 11:00) <{POST_SNAPBACK}>
Je sais pas si certains d'entre vous ont déjà été en Corée du Sud mais j'ai une question un peu concon : dans tous les films avec au moins une scène de cours en lycée sans exception, on a le droit à une scène de tabassage où le prof s'acharne violemment sur un ou plusieurs élèves. Avec ou sans objet (chaise, bâton,...). Le tout dans un but purement comique.

Tiens, j'aimerais également bien avoir la réponse à cette question, parce que c'est une récurrence qui m'a aussi fait tilter plus d'une fois.
Et le but n'est pas toujours comique non plus : dans Whispering Corridors 1 et sa suite ou Save the green planet (les premiers exemples qui me viennent en tête), ces humiliations et tabassages d'élèves sont vraiment violents et génèrent un réel malaise (bon, dans Save the green planet, la scène en question se passe fin 70's début 80's, mais quand même).

J'avais fait quelques recherches rapidos sur google, mais j'avais rien trouvé à ce sujet...

Y a bien un immigré coréen qui traine parmi les madnautes et qui pourrait nous éclairer, non ?? ninja.gif

edit : bon, ben j'ai quand même trouvé ce court article :
CITATION
Corée du Sud : remise en question des châtiments corporels
Face à la gravité de certains sévices infligés par les professeurs à leurs élèves (rester 30 minutes couché face contre terre, violente gifle entraînant des problèmes d’audition…), la pratique des châtiments corporels est remise en question en Corée du Sud. Nombreux sont ceux qui la considèrent aujourd’hui comme une atteinte aux droits de l’homme et luttent pour son interdiction. En 2000, la justice coréenne limitait les châtiments corporels à l’école. Mais la définition de ce qui est acceptable et de ce qui ne l’est pas est laissé à l’appréciation des établissements.
The Straits Times, 3 mai 2004,

Ainsi que ce (très) long rapport des Nations Unies :
http://www.unhchr.ch/huricane/huricane.nsf...37?opendocument
Mais là, j'ai pas le temps de le lire, je m'en vais festoyer...

#34 L'utilisateur est hors-ligne   EricNS 

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Posté 15 avril 2007 - 11:39

CITATION(horseloverfat @ 14 4 2007 - 17:07) <{POST_SNAPBACK}>
tu veux pas recommencer en plus clair ?
c'est qui l'héroine pour toi déjà ?

là tu m'embrouilles en fait...

T'es sûr que la mère existe pas ? elle a pas pris posséssion du corps de la mère ?
ça me revient par tout petit bouts là...

L'héroïne c'est Kim Tae-Kyeong (la fille, celle sur le poster). Je ne suis même pas certain que la mère n'existe pas. Je viens de me rematter la fin, et je suis incapable d'y voir clair unsure.gif
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#35 L'utilisateur est hors-ligne   Dirty Flichty 

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Posté 15 avril 2007 - 12:18

CITATION(quarx @ 14 4 2007 - 17:11) <{POST_SNAPBACK}>
edit : bon, ben j'ai quand même trouvé ce court article :
CITATION
Corée du Sud : remise en question des châtiments corporels
Face à la gravité de certains sévices infligés par les professeurs à leurs élèves (rester 30 minutes couché face contre terre, violente gifle entraînant des problèmes d’audition…), la pratique des châtiments corporels est remise en question en Corée du Sud. Nombreux sont ceux qui la considèrent aujourd’hui comme une atteinte aux droits de l’homme et luttent pour son interdiction. En 2000, la justice coréenne limitait les châtiments corporels à l’école. Mais la définition de ce qui est acceptable et de ce qui ne l’est pas est laissé à l’appréciation des établissements.
The Straits Times, 3 mai 2004,

Ainsi que ce (très) long rapport des Nations Unies :
http://www.unhchr.ch/huricane/huricane.nsf...37?opendocument
Mais là, j'ai pas le temps de le lire, je m'en vais festoyer...

Ah cool !
Je vais lire ça.
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#36 L'utilisateur est hors-ligne   EricNS 

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Posté 15 avril 2007 - 16:42

Encore quelques uns:


INTO THE MIRROR, Kim Seong-Ho, 2003

Un thriller fantastique sympathique et assez intelligent sur le thème du miroir. Le réalisateur est un architecte, cela se sent. Il utilise avec audace son décor, un centre commercial moderne, à la manière de l'Argento de L'oiseau au plumage de cristal et Tenebre. L'introduction est géniale, on y voit une jeune femme se faire attaquer par son propre reflet. Malheureusement Kim Seong-Ho n'arrive pas à surpasser cette introduction pendant le reste du film, sauf dans un plan final hallucinant. C'est frustrant. Le jeu fade de Yoo Ji-Tae (R-Point, Spider Forest, Natural City) pose également problème : ses expressions se limitent à la confusion et, bizzarement, l'ennui ! Alexandre Aja est en train de faire un remake. Vu son talent, ce ne sera pas difficile de faire mieux.



NATURAL CITY, Min Byeong-Cheon, 2003

Un budget énorme pour un plagiat de Blade Runner. C'est joli, les effets spéciaux sont d'un très haut niveau, les scènes d'actions sont bien construites, mais c'est totalement insipide et soporifique. Comme dans Into the Mirror, Yoo Ji-Tae plombe le film par son manque total d'implication. Il s'ennuie autant que le spectateur ! Ce film ne vaut que pour ses décors impressionnants et le joli visage de Seo Lin, la cyborg.



YESTERDAY, Jeong Yoon-Soo, 2002

Même en vitesse 16x ce polar SF a réussi à m'endormir. C'est un fatra de clichés vus, revus et revus. Ce n'est même plus de l'ordre du plagiat, mais de la farce. En plus c'est laid. A la poubelle ! Probablement le pire film sud-coréen que j'ai vu...



3-IRON, Kim Ki-Duk, 2004

Difficile de parler du cinéma sud-coréen sans inclure au moins un Kim Ki-Duk ! Je suis fan, faudra donc me pardonner mon enthousiasme... 3-iron (Locataires en VF) est pour moi sa plus belle réussite. Kim Ki-Duk se débarrasse de sa fascination pour la violence et de son symbolisme parfois lourd pour faire une oeuvre épurée, minimaliste et sincère. En ne prononçant aucun mots, les deux personnages principaux, Lee Seung-Yeon et Jae Hee, suscitent des milliers d'émotions. Leur histoire d'amour est magique et atteint même l'état de grâce dans les dernières minutes. Impossible de trouver des défauts dans 3-Iron : tout fonctionne, y compris la musique de Natascha Atlas, à priori totalement hors sujet. C'est pour moi un chef-d'oeuvre.



DITTO, Kim Jeong-Kwon, 2000

Reprend le même thême qu'Il Mare sorti la même année (qui copie qui?). C'est de nouveau une histoire d'amour entre deux époques, un mélodrame teinté de fantastique. Deux étudiants se contactent via une radio cibi et découvrent qu'ils vivent à 20 ans d'écart, l'un en 1979, l'autre en 1999. Ditto supporte malheureusement difficilement la comparaison avec Il Mare. C'est un film anecdotique et totalement dispensable. Yoo Ji-Tae y trimbale sa carcasse avec autant de lassitude que dans Into the Mirror et Natural City...



SECRET TEARS, Park Ki-Hyung, 2000

Une curiosité totalement inconnue par le réalisateur du très bon Whispering Corridors. Après l'avoir heurté avec sa voiture, une homme ramène une jeune fille de 15 ans chez lui. Elle est amnésique et apparemment muette. Il est obsédé par elle, quasiment hypnotisé. Une relation télépathique s'installe entre eux... La fille semble avoir des pouvoirs psychiques... Secret Tears est un film intimiste très lent. Park Ki-Hyung privilègie l'ambiance et l'esthétisme au dépend de l'histoire. Le résultat est assez envoûtant, pour peu qu'on se laisse bercer. J'aime beaucoup ce film qui m'a donné accès à un genre de cinéma envers lequel j'avais beaucoup d'à-priori, les films intimistes (en langage MAD : "les films de tapettes!"). Son atmosphère douce-amère et ambiguë est restée longtemps dans ma mémoire...
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#37 L'utilisateur est hors-ligne   Dirty Flichty 

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Posté 15 avril 2007 - 16:48

Si on s'y met tous, on peut presque faire l'intégrale des sorties depuis 99 ! Ouais !
J'en ai encore tout un gros paquet en stock (et en plus pas les mêmes que toi), faut juste que je m'y mette.
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#38 L'utilisateur est hors-ligne   Slimdods 

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Posté 15 avril 2007 - 17:53

Très sympa ce récapitulatif du ciné Coréen
Yahooooooooooo

#39 L'utilisateur est hors-ligne   EricNS 

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Posté 16 avril 2007 - 00:46

CITATION(Dirty Flichty @ 15 4 2007 - 16:48) <{POST_SNAPBACK}>
Si on s'y met tous, on peut presque faire l'intégrale des sorties depuis 99 ! Ouais !

Eh bein... faut que j'attaque alors !

d'autres films qui méritent le détour (va falloir que je ne dise pas trop de conneries, la plupart sont connus !) :



MY SASSY GIRL, Kwak Jae-Yong, 2001

My Sassy Girl est l'équivalent, en terme de statut, d' Amélie Poulain en France. Avec plus de 8 millions d'entrées, cette comédie est un des plus gros succès du cinéma sud-coréen. Elle a transformé Jeon Ji-Hyeon (Il Mare, Windstruck, Daisy) en la plus grande star du cinéma asiatique. Et c'est totalement justifié. Cette fille à un charisme dévastateur et une aisance inouïe. Devant la caméra de Kwak Jae-Yong, elle fait des ravages. Dans son rôle de fille sadique et totalement schizophrène elle est à la foi hilarante et émouvante. De quoi parle My Sassy Girl ? D'un petit gars timide et un peu mou qui tombe sur une folle dans le métro. Une dingue qui lui fera subir des trucs incroyables ! Rien de bien méchant, elle ne fait que le taquiner et le provoquer. Evidemment notre pauvre ami va tomber amoureux... C'est frai, c'est délirant, c'est même émouvant vers la fin. Du beau travail, copié ad nauseam mais jamais égalé, sauf peut-être par son remake (non officielle) du même réalisateur, Windstruck.



MEMENTO MORI, Kim Tae-Yong et Min Gyoo-Dong, 1999

Memento Mori est un beau film sur l'adolescence et la mort, artificiellement intégré à la série "Horror at High School", dont c'est le numéro 2. Par sa pudeur et son élégance fait penser parfois à Heavenly Creature de Peter Jackson ou Virgin Suicides de Sofia Coppola. Il raconte une histoire d'amour entre deux jeunes adolescentes qui conduira au suicide de l'une d'entre elles. La force du film est de mélanger un style réaliste et contemplatif. Dans sa majeur partie le film ressemble à un documentaire sur la vie d'une classe de lycée. On s'ennuie même. Puis brusquement il vire au requiem, avec des envolée lyriques ou des flashs symboliques (la sublime séquence dans l'eau). Le film souffre cependant d'une crise d'identité : les réalisateurs voulaient développer la relation amoureuse entre les deux héroïnes alors que la production souhaitait renforcer le côté fantastique/horreur. Les passages les plus explicites ont donc été censurés (notamment une scène dans un baignoire, visible dans l'édition uncut) et une fin plus fantastique, à la Carrie de De Palma, a été ajoutée. C'est dommage. On sent bien que la fin est bâclée et qu'elle s'intègre mal dans le reste...



THE LEGEND OF EVIL LAKE, Lee Kwang-Hoon, 2003

Avec un titre pareil ("la légende du lac méchant") fallait se méfier ! Pour résumer : c'est du sous Tsui Hark (période Chinese Ghost Story) mélangé à du Zang Yimou pour faire chic. Le scénario n'offre rien d'original. C'est à nouveau une variation "épique" de Roméo et Juliette. La seule particularité de Legend of Evil Lake est d'ajouter une touche de violence et d'horreur. Les scènes de possession, à la The Exorcist, sont d'ailleurs la partie la plus intéressante du film. La réalisation est assez impersonnelle, le film manque vraiment d'énergie et d'inventivité. Avec un peu d'indulgence, c'est néanmoins divertissant...



A TALE OF TWO SISTERS, Kim Ji-Woon, 2003

Deux jeunes filles se retrouvent dans une maison avec leur père et leur belle-mère. La belle-mère, hystérique et arrogante, semble les détester. Une tension s'installe. La maison devient le théâtre d'un drame... Il semble que A Tale of Two Sisters divise : certains y voient un film ennuyeux et opportuniste, d'autre un chef d'oeuvre de l'horreur "psychologique". A Tale of Two Sisters serait, pour les premiers, un film d'horreur "pour ceux qui n'aiment pas les films d'horreur". Ce film se draperait d'un voile auteurisant, comme s'il méprisait le genre dont il s'inspire. Je pense que c'est lui faire un mauvais procès. Le réalisateur Kim Ji-Woon a du talent (Foul King et A Bittersweet Life le prouve). Son film est intelligent et très bien construit. Le twist a, pour une fois, un sens. Kim Ji-Woon réussi a créé une ambiance oppressante très efficace. On pense parfois au Polanski de Le Locataire ou de Rosmary's Baby. Les acteurs sont tous excellents, surtout la belle-mère, Yeom Jeong-Ah. Même si on peut lui reprocher un manque d'originalité, un certain maniérisme et une lenteur injustifiée, A Tale of Two Sisters reste nettement supérieur a la plupart des films coréens du même genre. Il s'élève facilement, pour moi, au niveau de The Others d'Amenábar.



Au fait, un bon site pour des posters, photos, filmos : www.hancinema.net
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#40 L'utilisateur est hors-ligne   Aniya_san 

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Posté 16 avril 2007 - 12:51

Paradise Murdered de Kim Han-Min



The time: 1986. The place: a remote island off the southwest coast of Korea. The plot: when the inhabitants of Geukrak Island begin to disappear, the villagers decide to carry out an investigation of their own, led by Che Wu-song, a head doctor at a public health center.

The story of Kim Han-Min's debut feature, the thriller/comedy Paradise Murdered, might at first appear to resemble that of Memories of Murder : both films involve an elusive serial killer, both take place in the 1980s and the prime suspect in each is played by none other than Park Hae-il, the foul-mouthed out-of-work college graduate in The Host. But while Bong Joon-ho's movie was based on actual events, Kim's is a work of fiction, and in the former the case is never resolved, while at the end of Paradise Murdered, the criminal's identity is revealed...
ici

Trailer 1
Trailer 2

Voice of a Murderer de Park Jin-Pyo



Histoire vraie d'un kidnapping survenu en 1991 en Corée.

Trailer

Su de Choi Yang-il (Bones and blood)



Un drama/action à propos d'un type qui veut venger la mort de son frère jumeaux.

Trailer
Photos

3 films que j'attends smile.gif
Un très bon site sur le ciné Coréen http://koreanfilm.org/
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#41 L'utilisateur est hors-ligne   Evil Seb 

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Posté 16 avril 2007 - 14:12

Bon je m'y mets dés que j'ai le temps icon_mrgreen.gif

Sinon j'suis bien d'acord avec Dirty. Antartic Journal c'est un pur chef d'oeuvre!!
There are a lot of moviemakers I like, and there are others I hate. But what I hate the most is Spielberg. If i can kill Spielberg, i will kill Spielberg (Jodorowsky)

#42 L'utilisateur est hors-ligne   EricNS 

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Posté 16 avril 2007 - 18:44

Aux suivants !


HAPPY END, Jeong Ji-Woo, 1999

Un drame intimiste avec l'immense Choi Min-Sik (Old Boy). Ce film a fait parler de lui pour ses scènes d'amour assez explicites, qui ont choqué certains. Happy End est un film sur l'infidélité d'une grande pureté. Ce film mérite qu'on s'y attarde, rien que pour l'interprétation bouleversante de Choi Min-Sik dans le rôle du mari trahi. La musique de Beethoven, Schubert et Mozart lui donne énormément d'ampleur et d'intensité.



EVERYBODY HAS SECRETS, Jang Hyeon-Soo, 2004

Lee Byung-Hun (A Bittersweet Life) fait son frimeur dans cette comédie romantique assez réjouissante où Il drague trois soeurs en même temps. C'est un peu long, il n'y a aucun enjeu, mais quelques scènes sont assez marrantes et le casting est très sexy, ce qui arrange toujours les choses... L'avantage des comédies coréennes c'est qu'elles sont nettement plus délirantes et décomplexées que celle venant d'Amérique ou d'Europe.



SAMARIA, Kim Ki-Duk, 2003

Avec son sujet casse-gueule - la prostitution d'adolescentes - et son réalisateur imprévisible, on pouvait s'attendre au pire. Heureusement Kim Ki-Duk évite tous les pièges. Il ne tombe pas dans le voyeurisme abjecte ni dans le discours social moralisateur. Deux jeunes filles vendent leur corps pour se payer des fringues de luxe et des vacances en Europe. Pour elles, la prostitution est un jeu, un moyen facile de se faire de l'argent de poche. Elles ne réalisent absolument pas ce qu'elles font. Le père de l'une découvre, par hasard, l'activité secrète de sa fille... Dévasté, il partira dans une quête vengeresse. Kim Ki-Duk a l'intelligence de ne pas en faire un héros. Sa vengeance est démesurée et morbide. Elle ne résout absolument rien et le conduit seulement à sa perte. Samaria est un film sincère, dur et émouvant.



THE ISLE, Kim Ki-Duk, 1999

The Isle est le premier succès de Kim Ki-Duk sur la scène internationale. Ce film s'est surtout fait connaître par ses séquences chocs (les automutilations). Kim Ki-Duk y laisse libre court a son imagination, aucune censure ne vient brider ses fantasmes. Il rejoint là les délires d' Alexandro Jodorowsky ou de Takashi Miike. Certains ne seront absolument pas réceptif ("Il est taré ce gars, faut le soigner!") d'autres se laisseront emporter dans ce voyage dans les méandres de la cruauté. The Isle est provoquant, amoral, poétique, fascinant, vulgaire, élégant, dégoûtant,... Difficile de rester indifférent face à ce tourbillon d'émotions contradictoires (Attention : ce film s'adresse à un public averti).
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#43 L'utilisateur est hors-ligne   Prosopopus 

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Posté 16 avril 2007 - 19:15

CITATION(Dirty Flichty @ 13 4 2007 - 14:35) <{POST_SNAPBACK}>

Crying Fist (Jumeogi unda), 2005, Ryu Seung-wan, Corée du Sud
Crying Fist n'est pas un film sur la boxe mais un film sur deux êtres humains tentant de trouver la rédemption dans ce sport. Deux personnes déchirées, sans repères, considérées comme des parias. L'un par sa famille, sa femme surtout, l'autre par la société. Il n'y a rien au début du film qui peut nous faire apprécier ces individus. Et pourtant...
Gang est rejeté par sa femme et son fils qui a honte de lui. S'en foutant littéralement, préférant se saoûler et s'humilier en public (il le dit lui même : "Je n'ai plus aucun amour propre, alors pourquoi s'en faire ?"), il s'impose à nous comme une grosse ordure. Mais incarné par un Choi Min-sik resplendissant, on va se surprendre à croire en lui, à aimer cet homme affreux en apparence mais si fragile à l'intérieur. Yu vit, enfin passe de temps en temps, chez sa grand-mère. Son père, il ne le voit que très peu et n'a aucun véritable contact avec lui. A son arrivée en prison, il va vite comprendre que le comportement qu'il adoptait à l'extérieur est à oublier, comme si une nouvelle vie commençait. La boxe sera d'abord pour lui un exhutoire avant qu'elle ne lui serve à comprendre qui il est vraiment.
Gang se fait frapper pour de l'argent dans la rue. Yu apprend à vivre en prison. Gang a des problèmes avec sa famille. Yu ne la voit plus du tout. Pendant les 3/4 du films, on suit leur odyssée en montage parallère sans jamais qu'ils ne se rencontrent. Une façon simple mais efficace pour que la comparaison qui s'opère nous montre qu'ils ne sont pas si différents que ça. Ce sera la boxe qui les fera se rencontrer lors d'un championnat national. Tous deux pensant y trouver une chance de se racheter aux yeux de leurs proches et de la société. La détermination dont ils vont faire preuve pour y parvenir sera impitoyable, c'est là que tout va se jouer et il le savent tous les deux. Evidemment qu'ils vont se rencontrer en finale, évidemment que le match sera rude, si on suit leur parcours depuis le début, c'est bien pour cette raison. Mais peu importe qui sera le vainqueur, en étant arrivé là, ils ont tous les deux gagné.
On savait avec Die Bad que Ryu Seung-wan était talentueux mais avec Crying Fist il vient de montrer qu'il était un des réalisateurs sur qui il fallait compter en Asie. Les combats de boxe sont magistralement filmés, chacun d'une façon différente pour montrer l'évolution des personnages. Il s'autorise même un round complet en plan-séquence, chose absolument incroyable quand on sait à quel point les scènes physiques sont difficiles. Bourrin dans sa démonstration mais tendre dans sa volonté de dépeindre des laissés pour compte, il nous offre là un film fabuleux et émouvant. Choi Min-sik, lui, nous prouve que ses séances d'entrainement pour Old Boy n'ont pas été oubliées.


Très bon topic !

Par contre je suis plus mitigé sur Crying Fist. Le film s'enlise un peu dans le pathos, sorte de Zola à la coréenne mais avec de la baston (quoique il y en a de temps en temps chez Zola). Femme rejetée, alcoolisme, gosse qui pleure, ralentis, cris et hurlements, au bout d'une heure ça en rajoute un peu, en plus j'ai trouvé que le dénouement et les différentes péripéties des deux paumés étaient plutôt attendus. Cependant c'est sûr que c'est très bien réalisé, les deux acteurs boxent de façon incroyable et les matchs sont physiques et hargneux (surtout le premier du jeune en prison lorsqu'il se fait démonter la tête).
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#44 L'utilisateur est hors-ligne   Prosopopus 

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Posté 16 avril 2007 - 19:48

Je relance de :



Phone et Bunshinsaba (Incantations de par chez nous) de Byeong-ki Ahn. Je sais que c'est un peu stupide vu que je reproche à Crying Fist d'être téléphoné alors que ces deux films sont faits de poncifs. Je n'ai pas vu le nouveau film du réa, mais celui-ci se fait sa petite place dans le cinoche d'horreur. Ces deux là sont un peu connus mais je n'ai plus trop de souvenir du premier film, Nightmare.
Phone et Bunshinsaba reprennent les codes des films d'horreur à la japonaise avec fille à cheveux longs et noirs, musique crispante et autres scènes d'hystérie (toujours des femmes ou filles, en période d'abstinence sexuelle). Byeung-ki suit de très près Nakata en mélant à ces histoires de fantomes et de possession, la vision d'une Corée froide et moderne (dans Phone) ou provinciale et légèrement arriérée (dans Bushinsaba). Phone me semble plus maîtrisé que le second, les actrices jouent bien, notamment la gamine, l'histoire est plutôt bien traitée à défaut d'originalité, mais surtout, c'est techniquement et plastiquement très beau. Même si l'image est en dv, les éclairages bleus métalliques rajoutent au stress provoqué par le film, les effets visuels et sonores sont efficaces, et pis ça fait peur, en tous cas ça M'a fait peur. Vous me direz j'suis une chochote....
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#45 L'utilisateur est hors-ligne   Waco 

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Posté 17 avril 2007 - 23:30

Ce topic n'a qu'un seul défaut, son créateur. Pour tout le reste, c'est clairement d'utilité publique (surtout pour les gens comme moi qui, en dehors des grosses références, sont pas loin d'être paumés; sérieux, sur tous les films présentés ici, j'ai du en voir pas plus d'une dizaine, et encore).

Bravo et merci donc à Dirty Vichy et à tous les intervenants !

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