Si on s'y met tous, on peut presque faire l'intégrale des sorties depuis 99 ! Ouais !
Eh bein... faut que j'attaque alors !
d'autres films qui méritent le détour (va falloir que je ne dise pas trop de conneries, la plupart sont connus !) :
MY SASSY GIRL, Kwak Jae-Yong, 2001My Sassy Girl est l'équivalent, en terme de statut, d'
Amélie Poulain en France. Avec plus de 8 millions d'entrées, cette comédie est un des plus gros succès du cinéma sud-coréen. Elle a transformé
Jeon Ji-Hyeon (
Il Mare,
Windstruck,
Daisy) en la plus grande star du cinéma asiatique. Et c'est totalement justifié. Cette fille à un charisme dévastateur et une aisance inouïe. Devant la caméra de Kwak Jae-Yong, elle fait des ravages. Dans son rôle de fille sadique et totalement schizophrène elle est à la foi hilarante et émouvante. De quoi parle
My Sassy Girl ? D'un petit gars timide et un peu mou qui tombe sur une folle dans le métro. Une dingue qui lui fera subir des trucs incroyables ! Rien de bien méchant, elle ne fait que le taquiner et le provoquer. Evidemment notre pauvre ami va tomber amoureux... C'est frai, c'est délirant, c'est même émouvant vers la fin. Du beau travail, copié
ad nauseam mais jamais égalé, sauf peut-être par son remake (non officielle) du même réalisateur,
Windstruck.
MEMENTO MORI, Kim Tae-Yong et Min Gyoo-Dong, 1999Memento Mori est un beau film sur l'adolescence et la mort, artificiellement intégré à la série "Horror at High School", dont c'est le numéro 2. Par sa pudeur et son élégance fait penser parfois à
Heavenly Creature de Peter Jackson ou
Virgin Suicides de Sofia Coppola. Il raconte une histoire d'amour entre deux jeunes adolescentes qui conduira au suicide de l'une d'entre elles. La force du film est de mélanger un style réaliste et contemplatif. Dans sa majeur partie le film ressemble à un documentaire sur la vie d'une classe de lycée. On s'ennuie même. Puis brusquement il vire au requiem, avec des envolée lyriques ou des flashs symboliques (la sublime séquence dans l'eau). Le film souffre cependant d'une crise d'identité : les réalisateurs voulaient développer la relation amoureuse entre les deux héroïnes alors que la production souhaitait renforcer le côté fantastique/horreur. Les passages les plus explicites ont donc été censurés (notamment une scène dans un baignoire, visible dans l'édition uncut) et une fin plus fantastique, à la
Carrie de De Palma, a été ajoutée. C'est dommage. On sent bien que la fin est bâclée et qu'elle s'intègre mal dans le reste...
THE LEGEND OF EVIL LAKE, Lee Kwang-Hoon, 2003Avec un titre pareil ("
la légende du lac méchant") fallait se méfier ! Pour résumer : c'est du sous Tsui Hark (période
Chinese Ghost Story) mélangé à du Zang Yimou pour faire chic. Le scénario n'offre rien d'original. C'est à nouveau une variation "épique" de Roméo et Juliette. La seule particularité de
Legend of Evil Lake est d'ajouter une touche de violence et d'horreur. Les scènes de possession, à la
The Exorcist, sont d'ailleurs la partie la plus intéressante du film. La réalisation est assez impersonnelle, le film manque vraiment d'énergie et d'inventivité. Avec un peu d'indulgence, c'est néanmoins divertissant...
A TALE OF TWO SISTERS, Kim Ji-Woon, 2003Deux jeunes filles se retrouvent dans une maison avec leur père et leur belle-mère. La belle-mère, hystérique et arrogante, semble les détester. Une tension s'installe. La maison devient le théâtre d'un drame... Il semble que
A Tale of Two Sisters divise : certains y voient un film ennuyeux et opportuniste, d'autre un chef d'oeuvre de l'horreur "psychologique".
A Tale of Two Sisters serait, pour les premiers, un film d'horreur "pour ceux qui n'aiment pas les films d'horreur". Ce film se draperait d'un voile auteurisant, comme s'il méprisait le genre dont il s'inspire. Je pense que c'est lui faire un mauvais procès. Le réalisateur Kim Ji-Woon a du talent (
Foul King et
A Bittersweet Life le prouve). Son film est intelligent et très bien construit. Le twist a, pour une fois, un sens. Kim Ji-Woon réussi a créé une ambiance oppressante très efficace. On pense parfois au Polanski de
Le Locataire ou de
Rosmary's Baby. Les acteurs sont tous excellents, surtout la belle-mère, Yeom Jeong-Ah. Même si on peut lui reprocher un manque d'originalité, un certain maniérisme et une lenteur injustifiée,
A Tale of Two Sisters reste nettement supérieur a la plupart des films coréens du même genre. Il s'élève facilement, pour moi, au niveau de
The Others d'Amenábar.
Au fait, un bon site pour des posters, photos, filmos :
www.hancinema.net