Mad Movies: La violence au cinéma - Mad Movies

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La violence au cinéma Violence et gore au cinéma

#31 L'utilisateur est hors-ligne   Marvin0062 

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Posté 04 février 2012 - 19:38

Bonsoir,

Je suis étudiant en cinéma en master 1 à Nancy (54) et je dois faire un mémoire. J'ai donc choisi d'étudier la violence au cinéma dont la problématique est la suivante: "Quelles sont les raisons d'aimer les films violents?". Je tourne donc vers vous (amateur de films d'horreur, fantastique :) ) pour m'expliquer un peu votre goût pour ce genre de film.

Merci à vous! :)

#32 L'utilisateur est hors-ligne   CHARLTON HESTON 

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Posté 04 février 2012 - 20:29

Voir le messageMarvin0062, le 04 février 2012 - 19:38 , dit :

Bonsoir,

Je suis étudiant en cinéma en master 1 à Nancy (54) et je dois faire un mémoire. J'ai donc choisi d'étudier la violence au cinéma dont la problématique est la suivante: "Quelles sont les raisons d'aimer les films violents?". Je tourne donc vers vous (amateur de films d'horreur, fantastique :) ) pour m'expliquer un peu votre goût pour ce genre de film.

Merci à vous! :)


Definition de la violence recherché? quel genre de film? Sinon c'est un peu comme definir une arme dangereuse,c'est casse-gueule.

On peut aimer un film malgre sa violence(qui peut se rencontrer dans tout les genre,du western au fantastique,en passant par le polar ou le film de guerre etc...),il ne doit par contre guere il y en avoir qu'on adore juste pour celle-ci,ca me parait donc une question mal poser.

Perso je n'aime pas"les films violents"en soi,mais des scenes violentes faite avec efficacité on un pouvoir certains et offre des emotions puissantes quant elles sont reussies,et ca peut aussi bien étre graphique avec du gros rouge qui tache que du hors-champs qui laisse imaginer le pire.
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#33 L'utilisateur est hors-ligne   seri Z 

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Posté 04 février 2012 - 21:02

Je suis d'accord la violence pour elle même n'a pas vraiment d'intérêt, ce qui me plait personnellement c'est le traitement de la violence par le langage cinématographique. Comment celui ci créé un "sentiment" de violence (par le montage par exemple, la suggestion, De Texas Chainsaw à Mad Max), ou comment il utilise la violence pour illustrer un propos (Noé), comment elle est mise en scène (Peckinpah, Penn) ou comment il en parle, lorsque c'est le sujet du film (Bronson par exemple) tout ça c'est tellement vaste (et mes exemples pas forcément bien choisis). Il y a des films qui parlent de la violence sans passer par sa représentation, d'autres films qui utilisent sa représentation à l'image pour parler d'autre chose... Un film violent, c'est un film qui utilise des images de violence, ou un film qui traite de la violence ? C'est vraiment large quoi... Un panier dans lequel on peut mettre Festen, Cannibal Holocaust ou La Horde Sauvage me semble un chouia grand...
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#34 L'utilisateur est hors-ligne   francesco 

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Posté 04 février 2012 - 21:15

Voir le messageMarvin0062, le 04 février 2012 - 19:38 , dit :

Quelles sont les raisons d'aimer les films violents ?
Je pense que la principale est la fonction cathartique du spectacle de la violence.

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Ensuite, il peut y avoir une dérive dans la démarche ; où la fascination remplace la catharsis, mais cette question est déjà moins facile à traiter.
"Toutes les femmes de ta vie / En moi réunies / Ton âme soeur, ton égérie / Parfois ta meilleure ennemie.
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#35 L'utilisateur est hors-ligne   OrsonZ 

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Posté 04 février 2012 - 21:15

Voir le messageseri Z, le 04 février 2012 - 21:02 , dit :

Un panier dans lequel on peut mettre Festen [...]

Oh p'tain! C'est exactement le film auquel je pensais en lisant le sujet.
Une de mes plus grandes et violentes claques émotionnelles.
J'en menais pas large à la sortie de salle.

Pour info je déplace le sujet dans "Débats".
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darklinux dit :

Rien a dire ...au contraire


#36 L'utilisateur est hors-ligne   Zoran Reznik 

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Posté 04 février 2012 - 21:32

Voir le messagefrancesco, le 04 février 2012 - 21:15 , dit :

Voir le messageMarvin0062, le 04 février 2012 - 19:38 , dit :

Quelles sont les raisons d'aimer les films violents ?
Je pense que la principale est la fonction cathartique du spectacle de la violence.

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Ensuite, il peut y avoir une dérive dans la démarche ; où la fascination remplace la catharsis, mais cette question est déjà moins facile à traiter.


La frontière entre catharsis et fascination me semble poreuse... si elle existe ailleurs que dans un argumentaire de conscience idéaliste coupé de la réalité.
Je pense que le cinéma a été inventé pour filmer la violence. C'est le seul art qui puisse la représenter telle qu'elle est, sans passer par la métaphore ou la suggestion.
On peut même dire du cinéma que c'est en quelque sorte l'apologie de la violence.


Après est-ce qu'on parle uniquement d'ultraviolence ? De violence physique (plus large) ? Psychologique (encore plus large) ? Sociale ? etc...

#37 L'utilisateur est hors-ligne   seri Z 

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Posté 04 février 2012 - 21:37

Métaphore et suggestion, ça me semble pourtant les mamelles du cinéma... Et si l'on parle d'ultraviolence et du film qui a popularisé le terme, difficile de rejeter "métaphore et suggestion" amha.
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#38 L'utilisateur est hors-ligne   francesco 

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Posté 04 février 2012 - 21:56

Voir le messageZoran Reznik, le 04 février 2012 - 21:32 , dit :

La frontière entre catharsis et fascination me semble poreuse...
Cela dépend si tu choisis de te placer dans un référentiel de considérations morales (où les "raisons" de s'exposer à la violence dans le contexte d'une fiction sont d'établir les limites -morales- que le spectacle de la violence fait ressortir) ou non (et là effectivement, on passe dans la fascination & la recherche de l'exacerbation des émotions & des passions pour elles même avec peut être parfois un jeu + ou - délibéré de confusion entre réalité et fiction).

D'ailleurs, par extension, cette idée des films d'horreur finalement conformistes & "moraux" qui reprennent la fonction qu'avaient auparavant "les contes de fées" (cathartique donc, et pas fascinatoire) n'est-elle pas un sujet de discussion fort trivial (pour pas dire une "tarte à la crème") ?
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#39 L'utilisateur est hors-ligne   Zoran Reznik 

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Posté 04 février 2012 - 22:34

Voir le messageseri Z, le 04 février 2012 - 21:37 , dit :

Métaphore et suggestion, ça me semble pourtant les mamelles du cinéma...


Oui mais elle ne lui sont pas spécifiques.
C'était déjà le crédo des peintres, des écrivains, des poètes, des musiciens, des danseurs... qui n'avait que ces moyens détournés pour l'exprimer.
Seul le film peut la montrer telle qu'elle est (ou du moins de s'en rapprocher au point de nous faire croire qu'on la regarde telle qu'elle est).
Je ne dis pas que c'est "mieux" ou plus important que la métaphore ou que la suggestion... il y a une relation de complémentarité.
Même si j'ai tendance à penser qu'un film ne s'exprimant que métaphoriquement court à l'échec.

Voir le messageseri Z, le 04 février 2012 - 21:37 , dit :

Métaphore et suggestion, ça me semble pourtant les mamelles du cinéma... Et si l'on parle d'ultraviolence et du film qui a popularisé le terme, difficile de rejeter "métaphore et suggestion" amha.


De quel film tu parles ?

Sinon Francesco, on est d'accord, je me plaçais du point de vue du spectateur idéal. Celui qui rejette ardemment toute considérations morales pouvant entraver l’expérience cinématographique. Pour que la catharsis fonctionne à fond il faut nécessairement qu'il y ait fascination, donc confusion momentanée entre la réalité de l'écran et la réalité disons "objective".
Je laisse la sociologie aux spécialistes. :sweat:

#40 L'utilisateur est hors-ligne   seri Z 

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Posté 04 février 2012 - 22:38

Voir le messageZoran Reznik, le 04 février 2012 - 22:34 , dit :

De quel film tu parles ?


Orange mécanique
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#41 L'utilisateur est hors-ligne   Paullux 

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Posté 04 février 2012 - 23:08

Tu as ici un excellent topic( :closedeyes: ) créé par une personne de qualité, qui te permettra de voir si des étudiants madnautes ont travaillé sur des sujets susceptibles de t'intéresser.

La qualification de "films violents" doit vraiment être précisée. De nos jours, on entend ce terme pour qualifier des films de piètre qualité qui n'ont que de l'explosion et du gunfight à exhiber. Les films auteurisants qui dépeignent des réalités très dures, parfois avec une économie d'effet, ne seront pas forcément et spontanément taxés de films violents alors qu'ils ont un effet bien plus tenace sur le spectateur.

Outre la dimension cathartique héritée du théâtre, la violence a pu être l'occasion de moments de bravoure, où toutes les techniques cinématographiques (lumière, angle, maquillage, avec bien sûr effets spéciaux en tous genres) sont mises à profit. C'est le déballage ponctuel de l'artillerie lourde.


Faut voir aussi à quels genres le terme de violence cinématographique peut renvoyer : on revient sur l'amour du spectateur moyen pour l'épique (historique ou non), le tragique etc. bref comme au théâtre, les genres dits nobles sont des genres de violence.

#42 L'utilisateur est hors-ligne   Corvis 

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Posté 04 février 2012 - 23:10

Moi j'aime les films violents parce que ça m'inspire pour mes sorties du week-end :)
Si en plus y'a du viol j'achètes le dvd cash.
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#43 L'utilisateur est hors-ligne   Infiltrator 

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Posté 05 février 2012 - 01:17

Ca me parait un peu casse gueule de "nous" demander pourquoi on aime les "films violents" (qu'est ce?), je vois pas trop ce qu'on pourrait apporter de plus que les millions de textes sur le sujet déjà rédigés par différents spécialistes dans leurs domaines respectifs (que ce soit de l'attirance pour la violence en fiction ou de ses modes de représentations). Parce qu'a part gnagna catharsis et lalala fascination...

Comme souligné par tout le monde, ça semble beaucoup trop général comme approche et ça aurait bien besoin d'être précisé (quoi, quand et/ou où). Parce que je vois pas trop comment tu vas te retrouver avec autre chose qu'une longue suite de banalités si tu restreins pas ton champ d'action pour explorer plus en détail un champ particulier. Genre (c'est un exemple pourri que j'improvise), j'aurais plus l'impression d'apprendre quelque chose si tu te penchais sur "les représentations de la violence physique dans le cinéma indien contemporain" ou sur "l'évolution de la société française à travers les polémiques publiques autour de films ayant fait scandale après-guerre".
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Un balai dans le cul / Il a souvent tort / C'est pour ça qu'il pue / le brave Infiltrator

#44 L'utilisateur est hors-ligne   Clint 

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Posté 05 février 2012 - 02:09

La véritable violence au cinéma ne peut être que psychologique comme dans ORANGE MECANIQUE, MALT, L'EXORCISTE, BRAZIL ou encore VOL AU-DESSUS D'UN NID DE COUCOU. C'est l'impact émotionnel et cérébral qui compte. C'est ça qui fait mal.

Le gore, la tripaille et la trouille, c'est pour les enfants.
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#45 L'utilisateur est hors-ligne   UnderConstruction 

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Posté 05 février 2012 - 02:17

Voir le messageInfiltrator, le 05 février 2012 - 01:17 , dit :

Comme souligné par tout le monde, ça semble beaucoup trop général comme approche et ça aurait bien besoin d'être précisé (quoi, quand et/ou où). Parce que je vois pas trop comment tu vas te retrouver avec autre chose qu'une longue suite de banalités si tu restreins pas ton champ d'action pour explorer plus en détail un champ particulier.


En même temps, la question incite à l'énumération, pas à l'explication d'un quelconque phénomène.

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