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La violence au cinéma Violence et gore au cinéma
#1
Posté 08 avril 2007 - 13:10
Je me présente sous le pseudonyme de Paquita mais en vrai je m'appelle Aurore et je suis étudiante aux Beaux-arts de Valence, option design graphique.
Actuellement, je prépare mon projet de diplôme et je lance cette nouvelle discussion afin de passer un appel à témoins qui vous est directement destiné.
Je m'adresse donc à vous, amateurs et amatrices d'angoisse, pour recueillir vos avis personnels.Dans le cadre de mes études, je m'intérresse aux communauté de fans de films d'horreur et moi-même étant une fan, j'aimerais savoir qu'est-ce qui vous pousse à regarder ce genre de cinéma.Qu'est-ce qui vous plait dans le fait de vous faire peur ou l'attrait pour les images de violence fictive et le gore.
Là où certains sont terrorisés ou écoeurés par ces types de films, d'autres sont fascinés et recherchent le frisson...
Je voudrais donc votre avis sur la question.
Pour moi, tout est bon à prendre, je suis autant interressée par vos histoires personnelles, vos anecdotes et avis concernant des films ou des images qui vous auraient terrorisés, ou vos peurs en général.Je ne fais pas de sondage ou une étude sociologique, mais simplement une recherche de témoignages, même succints.
Vous n'aurez qu'à répondre sur le forum ou en message privé, ou bien si vous préférez, envoyez moi vos messages à l'adresse suivante: nennielove@hotmail.fr
Voilà, j'espère que mon sujet vous interresse et que cela vous encouragera à me répondre.Dans tous les cas, grâce à vous mon travail ne pourra qu'avancer.Nul doute que chacune de vos réponses me sera d'une aide très précieuse.
J'attends vos réponses avec impatience. Merci
Bisous de Paquita
#2
Posté 08 avril 2007 - 13:34
Je continue d'apprécier ces films même si je suis plus difficilement impressionable aujourd'hui, j'aime voir l'homme tester ses limites, je ne regarde pas ces films juste pour voir du sang qui tâche et de la violence gratuite (même si je dois le rconnaître ça peut être jouissif).
voila, je repasserais pour approfondir plus tard.
#3
Posté 08 avril 2007 - 16:13
#5
Posté 08 avril 2007 - 16:23
Puis, on y prend gout ou pas, c'est une question de sensibilité.
De plus, certains de ses films font directement echo avec ce que vivent les jeunes spectateurs, à savoir la peur de changer ou de voir changer les autres (grandir en fait). Nombre de films peuvent etre pris comme une metaphore de la puberté.
Par exemple, Joss Whedon ne cache pas que Buffy a été une therapie de ce qu'il a vecu quand il etait au college.
#6
Posté 08 avril 2007 - 18:48
Maintenant le film d'horreur définit un nombre considérable de films et de sous catégories qui vont du film de fantômes nippons au giallo Italien donc il faut savoir de quoi on parle exactement.
Même si j'aime tous les genres je vais détailler un en particulier :

la demoiselle en détresse...
le slasher
Le film typique qu'affectionne les adolescents, le teen movie dans son sens noble.
Ce sous-genre prend naissance avec le film culte Halloween de John Carpenter. Il oppose en principe un tueur à un groupes d'adolescents qui seront pour la plupart décimés dans des morts violentes.
La jeune fille aux attributs sexuels bien développés est confrontée à un être repoussant qui cherche à lui enfoncer son joli joujou (couteau, hache, tronçonneuse..) dans son anatomie. On comprend tout de suite à travers cette ambiguité sexuelle que ce genre fascine les adolescents qui sont eux-mêmes confrontés à leurs premières expériences.
Parmis les adolescentes joyeusement trucidés on remarquera que plus leurs sexualité est exacerbée moins elles ont de chances de finir en vie.
Pour ma part ce que j'apprécie particulièrement et qui dépasse ce sous-genre c'est l'émergence du héros, lorsque la violence enfouie en chacun de nous se révèle et que l'héroïne ne se contente plus de fuir ou de crier bêtement mais choisit d'affronter sa peur.



Cette violence légitimée par toutes les horreurs qu'aura fait subir le tueur sanguinaire à son groupe d'amis va lier l'héroïne à ce tueur, il aura été le révélateur de sa renaissance...
Elle parvient à franchir cette étape douloureuse (comme peut l'être l'adolescence), une sorte de rite de passage où tous ne peuvent pas être reçus.
Voila ce que je peux en dire rapidement en espérant que ça te serve.
#7
Posté 08 avril 2007 - 19:34
Tout gamin vers 5 où 6 ans je me trouvais dans une réunion familiale dans un hôtel à la Shining dans le Sud Ouest de la France, et dans une grande salle de bal, les trois quatre enfants que nous étions, jouions seuls dans la pièce. Un poste de TV diffusait un film d’Hitchcock (un en noir et blanc et avec Grace Kelly, bien que je sois pas très sur mais l’actrice était blonde lol)
Et je me suis trouvé terrifié par le film alors que les autres enfants, tous un peu plus âgés que moi, ne furent pas particulièrement troublés. (en y repensant je crois me souvenir que la derniere scene que j'ai regardé de ce film est: la femme est sur le péron de sa maison et un gars viens la menacer avec un fusil... mais je n'en mettrait pas main a couper... Si cela rappelle quelquechose a quelqu'un faites moi signe merci)
Je me souvient précisément de cette peur « panique » et le fait de me cacher les yeux pour ne pas voir rendait l’expérience encore plus forte car la bande son était semble t-il encore plus terrifiante que les images ou était-ce mon imagination ? Je crois me souvenir que l’intervention de mère mit fin à ce cauchemar éveillé.
Quelques temps plus tard un de mes premiers souvenirs de film au Cinéma furent Greystoke.
Des les premières bobines j’avais tellement la pétoche que je filais sous les sièges pour ne pas voir les singes. La encore, la bande son (les cris d’animaux, les coups de feu etc.…) ne firent qu’amplifier cette trouille. Le film semblait interminable.
Ma mère, pourtant présente, ne jugea pas bon cette fois ci de mettre fin à mon calvaire.
Malgré cela, le cinéma fut une chose qui m’attira comme un aimant, dès 6 ans (CP) ma réponse à « que voulez vous faire plus tard quand vous serez grand fut systématiquement : Acteur/réalisateur ou comme Papa (Bien qu’il n’ait rien a voir avec le milieu du Cinéma)
Je devins fans des Films de Spielberg, Lucas, Dante et un peu tout les films d’aventure et de SF, d’action, Fantasy de l’époque.
Plus tard en grandissant, les vidéos clubs ont explosés ainsi que l’offre de films d’horreurs, slasher (Les Freddy, Vendredi 13 etc…) pourtant c’est un style que j’ai toujours soigneusement évité au profits de films cités plus haut. Et cela était lié directement à cette peur premiere devant le film d’Hitchcock.
Ce n’est que vers la fin de mon adolescence que j’ai découvert les Carpenter, Cronenberg etc… et que j’ai progressivement commencé à regarder des films « horreur ».
Dans ceux-ci j’y trouvait moins un coté horreur qu’un coté subversif et un peu anti-establishment je pense.
Maintenant, la peur, l’angoisse sont des sensations que je recherche plus volontiers.
Un dernier exemple en date fut « la chambre du fils » qui me mit une sérieuse pression,
Mais sorti de la vision j’avais un bon gros sourire et un sorte d’énergie en moi.
Voila, ma petite histoire, livrée un peu brute de décoffrage
#8
Posté 08 avril 2007 - 21:00
Ensuite,je n'aime pas les films gores que pour le gore,mais quand y'a du gore j'dois avouer que c'est jouissif,et nous éprouvons tous une fascination morbide pour ces choses là,sauf que certaines personnes essaient de se convaincre que non en disant que c'est pour les psychopathes.
Puis il y'a aussi tout ce que dit Kitano,en fait,je pense que la majorité des gens vont être d'accord avec lui,en tout cas je le suis (sauf que c'est pas vraiment la "crise" qui me pousse à en regarder).
Puis quand on regarde des films de ce genre,qu'on est passioné par ce cinéma,et qu'on apprécie les bons,on a un peu le sentiment d'appartenance à une sorte de communauté un peu en marge si je puis dire. Sentiment qui malgré tout ,on ne peut pas le nier,et agréable.
#9
Posté 11 avril 2007 - 14:22
Dés lors, et aussi loin que peuvent remonter mes souvenirs, j'ai donc toujours eu une espèce de peur/fascination pour tout ce qui était considéré comme « morbide ». Dans les foires ou autres fêtes foraines, le « train fantôme » était le passage obligatoire, les squelettes à gagner dans les jeux : le graal à absolument posséder. Ma mère, devant une pression totale (la pauvre), cédait toujours à mes caprices et se retrouvait à acheter des revues comme Mad, Toxic ou Vendredi 13 à son fils, à peine en age de lire les articles. D'ailleurs les articles, à l'époque, je m'en branlais à fond les ballons. Moi ce que je voulais, c'était voir ces photos de monstres dégeu !
Auto psycho de comptoir part 2 : sans doute dans le but de me réapproprier, de vaincre mes angoisses morbides en les sublimant de manière ludique, dans un réflexe inconscient de vouloir renforcer, désensibiliser (illusoirement) mon caractére assez anxieux et timide ; ou j'en sais rien moi, hein, laissez moi tranquille…
Brefle ma fascination pour l'horreur fait partie intégrante de ma vie depuis toujours. Bien avant d'avoir vu mon premier film d’horreur, d'ailleurs.
Tout ça, si j'ai le temps, je le raconterai plus tard.
(Dites donc, ça fait du bien tout ça ! Et c’est moins cher qu’un psy !

- Fear me... I've killed hundreds of Time Lords
- Fear me. I've killed all of them...
#10
Posté 11 avril 2007 - 21:05
C'est marrant mais c'est un trait de caractère (une faiblesse?) que je partage.
Et qui m'a construit (en bien ou en mal) jusqu'à maintenant et que je peine à surmonter chaque jours.
Dis-donc c'est vrai que ça fait du bien...
#11
Posté 12 avril 2007 - 06:42
Bisous de Paquita
faudrait peut être rallonger l'appât qui me semble fort mince pour l'instant si tu veux recueillir des informations si personnelles!!
Dés lors, et aussi loin que peuvent remonter mes souvenirs, j'ai donc toujours eu une espèce de peur/fascination pour tout ce qui était considéré comme « morbide ». Dans les foires ou autres fêtes foraines, le « train fantôme » était le passage obligatoire, les squelettes à gagner dans les jeux : le graal à absolument posséder. Ma mère, devant une pression totale (la pauvre), cédait toujours à mes caprices et se retrouvait à acheter des revues comme Mad, Toxic ou Vendredi 13 à son fils, à peine en age de lire les articles. D'ailleurs les articles, à l'époque, je m'en branlais à fond les ballons. Moi ce que je voulais, c'était voir ces photos de monstres dégeu !
Auto psycho de comptoir part 2 : sans doute dans le but de me réapproprier, de vaincre mes angoisses morbides en les sublimant de manière ludique, dans un réflexe inconscient de vouloir renforcer, désensibiliser (illusoirement) mon caractére assez anxieux et timide ; ou j'en sais rien moi, hein, laissez moi tranquille…
Brefle ma fascination pour l'horreur fait partie intégrante de ma vie depuis toujours. Bien avant d'avoir vu mon premier film d’horreur, d'ailleurs.
Tout ça, si j'ai le temps, je le raconterai plus tard.
(Dites donc, ça fait du bien tout ça ! Et c’est moins cher qu’un psy !
Je pense que Mac Ready a touché un point essentiel de la génèse..........
#12
Posté 14 avril 2007 - 17:38
En tout cas vous dépasser les autres de loin et allègrement.Merci encore à tous pour votre aide et continuer à vous exprimer, pour me raconter ce que vous voulez...
PS: désolée si mon sujet n'est pas formulé de manière assez attrayante mais c'est ma première fois! bisous
#13
Posté 14 avril 2007 - 19:22
http://www.mad-movies.com/forums/index.php...=16723&st=0
#14
Posté 16 avril 2007 - 23:49
#15
Posté 17 avril 2007 - 01:17
J'avais entendu Aja exprimer son amour du cinéma d'horreur des 70's à la télé en expliquant que ces films étaient comme des tours de grand huit, des films qui vous attrapaient aux tripes. Je pense que ce n'est pas plus compliqué que cela, sinon que nous avons une certaine inclinaison pour l'horreur, car tous les genres peuvent provoquer ce sentiment...
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