Stephen Chow s'est barré à cause des fameux différends artistiques :
http://www.variety.com/article/VR111799763...yid=13&cs=1Là tout de suite le projet devient moins intéressant.
J'aimerais bien connaître ces "différents artistiques".
Bah ce ne sont que des hypothèses, mais il s'agissait du premier vrai film "américain" de Chow. Les films précédents avait surement été produits avec des sous d'Hollywood mais restent des œuvres avant tout asiatiques et destiné en premier lieu à ce marché. C'est un contexte très différent comme en témoigne la différence entre un Double Team et un Time and Tide, tous les deux financés par Hollywood: en Asie, t'as le droit de faire des "chinoiseries", mais si tu viens chez nous gars, on va te bliser à la Ivan Drago. Quand il faut faire un film "à l'américaine" pour "l'Amérique", on a vu que les réas chinois devait refaire leurs preuves (avec JCVD) pour ce "système" la en particulier quelque soit leur talent dans le leur (à HK).
Bref tout ça pour dire qu'on peut se douter que Chow n'avait pas beaucoup de "libertés". Quand on voit la différence entre l'humour cantonais (qui n'hésite jamais à verser dans le non-sensique et le très-gras) et américain... Peut être aussi une histoire d'ego: Quand tu t'appelles Stephen Chow, que t'es une mégastar dans ton pays, que t'as pu faire tes trucs en liberté et que depuis 15 ans les projets sont montés autour de toi, ça doit pas forcément être facile de se retrouver du jour au lendemain avec la lourdeur de la bureaucratie Hollywoodienne sur le dos qui te surveille comme un gosse. Mais peut être je me trompe sur toute la ligne et Chow est quelqu'un d'humble et modeste (je le connais pas en vrai hein): après tout il a bien accepté de jouer le rôle du
sidekick alors que sa grande spécialité c'est celui du
connard arrogant qui donne des leçons à tout le monde (qui devient moins arrogant à la fin mais qui continue de donner des leçons). C'est un peu comme si le vieux chauve tapotait sur la tête de Benny Hill. A l'instar de Bruce Lee, peut être Chow rêve t'il de voler la vedette au white devil...
Et puis la mégalo n'empêche pas de réussir à Hollywood et d'accepter la façon de faire: c'est bien ce qu'a fait Jackie Chan. Mais ça parait plus logique dans son cas que
Mister Feel Good, le gars qui s'est construit l'image du
role model pour les enfants du monde (voir ses lénifiants conseils à la fin du dessin animé à sa gloire), qui prend très a cœur son image public de gars sympa, bosseur, franc et positif... qu'il ait été capable de mettre son statut en sourdine, de se plier à la logique Hollywoodienne, au service de son immense ambition. Et j'imagine pas du tout Chow comme ça
Enfin bref, tout ça c'est de la bonne grosse psychologie de comptoir qui en dit plus sur la façon dont je perçois l'image publique des acteurs et leurs rôles que sur leur personne "IRL" (C'est toujours difficile de faire la part entre les rôles et l'acteur, même quand on le sait). Le prenez pas pour argent comptant. C'est d'ailleurs aussi, peut être, une histoire de blé tout simplement.