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A Bout De Souffle - Jean-Luc Godard (1959)


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78 réponses sur ce sujet

#61 nicco

nicco

    Ghoulies

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Posté 21 September 2007 - 00:07 AM

CITATION(Kira @ 20 9 2007 - 19:48) <{POST_SNAPBACK}>
Libre à vous de saluer le travail d'un Tarantino ou d'un Scorsese qui doivent énormément à JLG. Jump-cut...


Juste pour apporter une petite précision sur la légende de JLG et ses jump-cuts : ce qu'il voulait apporter en priorité, c'était, comme il a été dit, la possibilité de tourner n'importe où, n'importe quand, etc.

Par contre, il n'avait pas l'intention de faire du jump-cut. Sur le banc de montage, sa monteuse, Cécile Decugis, trouvait que c'était bien beau tous ses élans libertaires et cette anarchie filmique, mais que c'était rudement chiant quand même et que ça manquait de rythme. Mais va faire des coupes dans des plans séquences toi, surtout si t'as pas d'inserts pour masquer. Donc elle a taillé dans le gras. Et a fait du jump-cut.

Deux ans plus tôt, à New York, un jeune acteur de théâtre décidait de filmer des impros de sa troupe, entièrement à l'épaule, là où il pouvait, et faisait fi des règles du montage en enlevant ce qui ne lui plaisait pas (ajoutons que les acteurs étaient noirs et que le sujet du film était la descrimination, c'était pas un truand et sa barbie faisant du tourisme quoi). Cela donnera Shadows, de Cassavetes père.
Ce film influencera fortement les instigateurs de la Nouvelle Vague. Ce film ne figurera presque jamais dans "l'histoire officielle" de la naissance de la Nouvelle Vague. Allez savoir pourquoi.


Sinon Alphaville, à part Anna Karina, c'est bien. smile.gif

#62 francesco

francesco

    Madnaute

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Posté 21 September 2007 - 15:18 PM

CITATION(nicco @ 21 9 2007 - 01:07) <{POST_SNAPBACK}>
Shadows, de Cassavetes père.
Ce film influencera fortement les instigateurs de la Nouvelle Vague. Ce film ne figurera presque jamais dans "l'histoire officielle" de la naissance de la Nouvelle Vague. Allez savoir pourquoi.
Que Shadows ait inspiré Godard pour A Bout De Souffle, je n'en sais rien du tout mais c'est théoriquement possible (si tu préfères mieux, c'est dans le champ des possibles).

Par contre, avancer qu'il a "influencé fortement les instigateurs de la Nouvelle Vague", en particulier dans sa phase de "naissance", est une thèse intrigante. Vu que tu rues dans les brancards de mes certitudes, j'ai pas pu m'empêcher de googler par curiosité & ca semble quand même être une hypothèse étrange étant donné que sous réserves de leur exactitude & sauf erreur de ma part, les informations recueillies indiquent que le film de Cassavetes est sorti dans un premier temps en 1957 (puis reshooté pour une ressortie en 1959), soit après (ou en même temps que) les films-pionniers qui marquent historiquement le genre (Et Dieu Créa La Femme & Ascenseur Pour L'Echafaud pour les plus connus). Au mieux, il s'inscrirait dans le mouvement (ou en marge, puisque par définition une des caractéristiques des films de la nouvelle vague est qu'ils sont francais -ou au sens large francophone puisque Godard est franco-suisse-), mais je comprend pas pourquoi tu laisses sous entendre que Shadows pourrait avoir une teneur matricielle. Peut être as-tu des informations supplémentaires qui expliquent ces apparentes incohérences (ou alors j'ai pas compris ce que tu veux écrire, désolé).

"Toutes les femmes de ta vie / En moi réunies / Ton âme soeur, ton égérie / Parfois ta meilleure ennemie.
Toutes les femmes de ta vie / Glamour ou sexy / L'héroïne de tes envies / Je suis toutes les femmes, tu vois, toutes les femmes de ta vie." (L5)


#63 Bret Gimson

Bret Gimson

    Impôt de Satan

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Posté 21 September 2007 - 16:08 PM

Un grand pas en avant pour le cinéma, mais un tout petit pour le divertissement! Peut-être un des films les plus originuls de tous les temps !

PLISSKEN-Interforum3.jpg
Zen fascists will control you
100% natural
You will jog for the master race
And always wear the happy face


#64 nicco

nicco

    Ghoulies

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Posté 21 September 2007 - 17:06 PM

CITATION(francesco @ 21 9 2007 - 16:18) <{POST_SNAPBACK}>
CITATION(nicco @ 21 9 2007 - 01:07) <{POST_SNAPBACK}>
Shadows, de Cassavetes père.
Ce film influencera fortement les instigateurs de la Nouvelle Vague. Ce film ne figurera presque jamais dans "l'histoire officielle" de la naissance de la Nouvelle Vague. Allez savoir pourquoi.
Que Shadows ait inspiré Godard pour A Bout De Souffle, je n'en sais rien du tout mais c'est théoriquement possible (si tu préfères mieux, c'est dans le champ des possibles).

Par contre, avancer qu'il a "influencé fortement les instigateurs de la Nouvelle Vague", en particulier dans sa phase de "naissance", est une thèse intrigante. Vu que tu rues dans les brancards de mes certitudes, j'ai pas pu m'empêcher de googler par curiosité & ca semble quand même être une hypothèse étrange étant donné que sous réserves de leur exactitude & sauf erreur de ma part, les informations recueillies indiquent que le film de Cassavetes est sorti dans un premier temps en 1957 (puis reshooté pour une ressortie en 1959), soit après (ou en même temps que) les films-pionniers qui marquent historiquement le genre (Et Dieu Créa La Femme & Ascenseur Pour L'Echafaud pour les plus connus). Au mieux, il s'inscrirait dans le mouvement (ou en marge, puisque par définition une des caractéristiques des films de la nouvelle vague est qu'ils sont francais -ou au sens large francophone puisque Godard est franco-suisse-), mais je comprend pas pourquoi tu laisses sous entendre que Shadows pourrait avoir une teneur matricielle. Peut être as-tu des informations supplémentaires qui expliquent ces apparentes incohérences (ou alors j'ai pas compris ce que tu veux écrire, désolé).


Je voulais simplement dire que l'improvisation, le filmage à l'épaule et les jump-cuts (soit les trois éléments qui ont fait la renommé de A Bout de Souffle et de Godard, bien que la Nouvelle Vague avait déjà débuté mais sans ces apports là), on les trouvait déjà dans d'autres films quelques années auparavant, en particulier Shadows, et qu'ils sont rarement mentionnés comme éventuels source d'inspiration, ou même comme simple illustration d'un mouvement plus international et spontané d'une certaine démocratisation du tournage.

Ce que je "sous-entends" juste (en fait je pose l'hypothèse), c'est qu'on dirait qu'il faille à tout prix que cela soit une exclusivité de la NV. Aimant bien remettre en question ce qu'on endoctrine, je me dit que de tels impasses sont chelous.


Et de toutes façons le jump-cut a été inventé par Méliès. dry.gif

#65 Gatsu

Gatsu

    Faut que j'aille dormir

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Posté 17 September 2010 - 10:51 AM

Test blu ray UK:

http://www.blu-ray.c...ay/8046/#Review

Test blu ray américain (Criterion):

http://www.blu-ray.c...y/12776/#Review

#66 Gallinacé ardent

Gallinacé ardent

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Posté 21 June 2011 - 03:43 AM

Bah Godard c'est bien dans son epoque : les 60s, la deconstruction des codes (comme en art contemporain quoi)...

Mais j'ai juste une petite question : y a-t-il de la misogynie chez Godard?

Parce que sur les quelques films que j'ai vus,
- A bout de souffle (beaucoup aime a la premiere vision (jeune), me suis fait chier sur la 2eme, donc je mets les participants au topic d'accord!) - d'ailleurs saviez-vous que quand ABDS est sorti en France, il etait interdit au moins de 18 ans? :o
- Pierrot le Fou (chiant mais interessant)
- Le Mepris (assez chiant)
- Et le segment dans Paris vu par... (ca c'est ok, meme si je prefere les autres segments).

eh ben a chaque fois on a un personnage de femme assez negatif (voire meme tres negatif). Sauf dans la derniere oeuvre citee, c'est toujours des histoires d'hommes qui courent apres une femme qui les laisse tomber, les trahit, sans trop de raisons apparentes... Des femmes-enfants qui font la moue, minaudent, chichiteuses, capricieuses et manipulatrices, toujours dans la parole et jamais dans l'acte (sauf lorsqu'il s'agit de laisser tomber l'autre comme une vulgaire chaussette). Des femmes peu aimables, qui reclament toujours des declarations verbales mais jamais de chair, pour qui l'amour passe par la parole et pas le corps, finalement. Des femmes mentales (meme si BB est en chair), en representation.

Notons quand meme dans A bout de souffle et Pierrot le Fou, la femme est directement responsable, par legerete, dedain ou inconsequence, de la mort de son copain...

Disons qu'a chaque fois, je n'ai pas du tout aime les modeles feminins de Godard. Alors je voudrais demander pour les bons connaisseurs de Godard sur le forum, si c'est constitutif des autres oeuvres du bonhomme (un theme qui reviendrait souvent)... meme si il y a certainement une part de vision contemporaine de la femme dedans (les 60s...)

Voili voila... (et de Godard, j'aime pas trop non plus les tunnels de dialogues en couple de la vie quotidienne dans le genre "je t'aime moi non plus" ad libidem... dans A Bout de souffle et Le Mepris)

(par contre j'ai applaudi quand Piccoli balance une trempe a Bardot! :P )
Fuck.

#67 tonton

tonton

    DJ Zero

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Posté 21 June 2011 - 10:00 AM

- A bout de souffle - d'ailleurs saviez-vous que quand ABDS est sorti en France, il etait interdit au moins de 18 ans? :o

Pierrot le fou aussi (pour anarchisme moral).

Sinon, au sujet de la femme dans les films de Godard, concernant "c'est toujours des histoires d'hommes qui courent apres une femme qui les laisse tomber, les trahit, sans trop de raisons apparentes", pour le coup j'ai l'impression que c'est l'inverse dans Pierrot le fou. Perso je ne vois pas de misogynie chez Godard (mais je ne suis pas un spécialiste). A la limite de la misanthropie, mais ça reste assez léger.
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#68 thirdeyemachine

thirdeyemachine

    J'ai plus de vie sociale

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  • Location:Perdu au milieu d'un grand brouillard, j'ai apparemment enfin trouvé la sortie nord...

Posté 21 June 2011 - 10:22 AM

Moi dans A bout de souffle, ce que j'aime bien, surtout... c'est son remake ! Parce qu'il y a Valérie Kaprisky dedans, quoi !!!! (d'ailleurs ça me fait penser que je me suis aussi fait La femme publique ce week end... et je me demande s'il y a un topic consacré à son réalisateur d'ailleurs...)
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#69 GrayWU

GrayWU

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Posté 23 February 2012 - 18:41 PM

C'est le premier Godard que je vois, apparemment c'est le plus accessible donc j'ai profité de l'offre Fnac 3BR = 30€ pour le pécho.

C'est sûr qu'à l'époque le truc a dû choquer pas mal de monde, suffit de regarder le petit livret proposé dans le BR pour voir que les critiques de l'époque étaient assez partagées entre une profonde admiration et une profonde haine pour ce cinéma bordélique, mais tellement libre.

S'il fallait résumer le film finalement, le mot "libre" conviendrait bien. Godard s'autorise tout, le film en devient immédiatement porté par une énergie, une fraicheur, une envie de tout envoyer chier, un peu à l'image du personnage de Belmondo qui lui aussi s'autorise tout. Il est évident que le film est bancal, le rythme est pas génial, ça tourne en rond des fois pour pas grand-chose. Mais c’est également évident que cette liberté créatrice permet à Godard de proposer des choses géniales. Les dialogues savoureux entre Belmondo et Seberg sonnent vrais, perso j’y ai cru comme à fou à eux deux. J’ai appris peu après avoir vu le film que Godard avec beaucoup improvisé et ça marche du tonnerre ! D’ailleurs je me demandais pourquoi dans les scènes dans la rue les gens faisaient que se retourner vers Belmondo qui marche, au début je pensais que c’était parce qu’ils reconnaissaient le tueur mais en fait je pense surtout que c’est parce qu’ils se posaient des questions sur ce qui pouvait bien se passer dans la rue (une caméra, Belmondo dans la rue, un tournage : WTF ?), après je peux me tromper hein.

Il y a des tas de petites trouvailles savoureuses comme Belmondo qui s’adresse aux spectateurs au début dans la voiture, les jump-cut (p’tain déjà que moi ça m’a choqué parce que ça agresse l’œil quand même, alors à l’époque les gars ont dû sauter au plafond), la scène dans la chambre où Michel veut convaincre Patricia de coucher avec lui aussi, ça dure 20-30 minutes, la discussion tourne un peu en rond et pourtant c’est savoureux, et c’est couillu surtout d’avoir réservé autant de temps pour aussi peu sur un film qui dure 90 minutes.

J’ai été un peu début finalement, je ne m’attendais pas à me retrouver devant un truc aussi anarchique. Le début par exemple, c'est un bordel sans nom entre Belmondo qui dit des choses aux spectateurs ou le meurtre qui dure 5 secondes et où on dirait qu'il manque des plans, bref les 10 premières minutes, Godard nous balance des trucs à la figure, on comprend pas toujours même tant l'enchaînement est bizzare. Le film a un capital sympathie énorme de par l’énergie qui s’en dégage, Belmondo est charismatique au possible, la fin est magique. J’ai eu l’impression de voir Godard s’amuser dans son laboratoire en fait, des fois ça marche puis des fois non. Mais ce film, à l'image de Michel, respire la vie, c’est indéniable.

4/6
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#70 fugazi

fugazi

    JarJar

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Posté 24 February 2012 - 23:48 PM

A chaque fois que je vois le début de ce film je suis frappé par sa fraicheur et son impertinence. Ca m'énerve toujours de lire les commentaires de fan de film mad parler de godard et de ces films et pour qui tous les films où ya pas de sang, de tension dramatique, de montage épileptique etje ne sais quel tique du cinéma contempatorain aveugleet débile, c'est chiant......... pourquoi parler de godard bordel !! Continuer à mater des films formatés pour vos yeux et vos oreilles.

#71 Miss-World

Miss-World

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Posté 25 July 2013 - 22:10 PM

Hier je me suis tapée une honte magistrale.
Mon chef me raconte une anecdote comme quoi il a été recruté comme comédien par Godard dans un café à l'âge de 22 ans ( Il a joué dans "Comment ça va ?").
Dans la conversation j'ose placer un : " Mais au fait il est mort quand Godard ?"..." Mais, euh il n'est pas mort :huh: ".

C'est plutôt la honte de ne pas savoir ça quand on travaille dans le cinéma...( surtout le pire c'est que je m'en suis souvenue après coup car il y a quelques mois j'ai vu une interview de lui.Oui ok... c'pas une excuse.) Bref, pour rattraper mon incommensurable erreur et me coucher moins con, j'ai décidé hier soir de mater A Bout de Souffle (la première fois je me suis endormie devant, irrecupérable j'vous dit).

Bref même si c'est pas ma came, j'ai regardé jusqu'au bout (...de souffle... :ninja::arrow:). Car tout de même ce film fait partie de l'histoire du Cinéma.

Et Godard c'était grave un keupon. À l'époque où tout les films se tournaient en studio, lui il a décidé de planquer des caméras dans les poubelles de Paris, et a filmé ses acteurs en extérieur (genre un impressionniste du cinoche). Parfois bon il ne la cachait pas d'où les regards interloqués des passants/figurants. Même si ce film est monté nimportnawak, le mec il a inventé un style. D'ailleurs aujourd'hui mon chef m'a fourni une petite explication à ce sujet.

Quand Godard a tourné A bout de souffle, le montage initial faisait 4 heures. Lorsqu'il a présenté ça au producteur, le mec il a halluciné et lui a dit "4 heures c'est trop long Coco Image IPB" Godard s'est pas démonté et a rétorqué " Bon allez tu veux combien alors?", "Ben j'sais pas 1h30/2h". Godard a donc foutu des grands coups de ciseaux dans sa péloche, ce qui donne ce montage totalement anarchique et la fameuse histoire des jump cut. Ce mec il a posé ses couilles sur la table et il a envoyé chier tout le monde. Après j'avoue que c'est dur de faire l'effort de s'immerger dans ABDS mais une fois que c'est fait, on y prend du plaisir.

Le film n'est pas exceptionnel en lui même, mais il a amorcé pas mal de choses pour la suite . Au début j'étais totalement déboussolé (la scène du meurtre est quasi illisible), mais finalement je pense que j'ai aimé la force des dialogues.

Bon aujourd'hui avec le décès de Bernadette Lafont, mon chef a encore profité pour me lyncher sur la Nouvelle Vague (hahaha trop nulle la fille qui a jamais maté de Godard...) J'assume :closedeyes:/> et je me rattraperai bientôt.
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#72 TAF

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    Leprechaun

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Posté 26 July 2013 - 09:25 AM

Cette histoire de coup de ciseaux fait partie de la légende, les coupes sont bien calculées.
La train de tes injures roule sur le rail de mon indifférence ! (George ABITBOL)

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#73 Miss-World

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Posté 29 July 2013 - 18:28 PM

Y' a pas de sujet sur le Mépris :( ?
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#74 = Olivier =

= Olivier =

    Leprechaun

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Posté 29 July 2013 - 19:09 PM

Alors à toi de le créer. B)

Film que je trouve personnellement passablement médiocre - Brigitte Bardot et son postérieur y sont pour beaucoup -, que j'aurais définitivement oublié s'il n'y avait pas cette ouverture que je classe parmi les plus belles scènes du cinéma.
On y voit le fameux Raoul Coutard, très grand chef opérateur de la Nouvelle Vague, réalisant un travelling avec un dernier plan magnifique, presque terrifiant, l'objectif tel un œil inquisiteur fixant le spectateur en contre-plongée.
Il y a également cette musique inoubliable de Georges Delerue (j'ai été étonné d'entendre le thème quasiment à l'identique dans L'Important c'est d'aimer d'Andrzej Żuławski), et puis, surtout, la voix de Godard. Sombre, désabusée, presque d'outre-tombe, alors que le texte qu'il récite - hormis la citation de Bazin, n'a finalement que peu d'intérêt.

Une leçon de cinéma.

Rien que pour cette scène et malgré la nullité du reste, je pourrais mettre un 6/6.

C’est d’après le roman d’Alberto Moravia. Il y a Brigitte Bardot et Michel Piccoli. Il y a aussi Jack Palance et Georgia Moll,et Fritz Lang. Les prises de vues sont de Raoul Coutard. Georges Delerue a écrit la musique et le son a été enregistré par William Sivel. Philippe Dussart s’est occupé de la régie avec Carlo Lastricati. C’est un film de Jean-Luc Godard. Il est tourné en scope et tiré en couleurs par GTC à Joinville. Il été produit par Georges de Beauregard et Carlo Ponti pour les sociétés Rome-Paris Films, Concordia, Compania Cinematografica-Champion à Rome.
« Le cinéma, disait André Bazin, substitue à notre regard, un monde qui s’accorde à nos désirs. » Le Mépris est l’histoire de ce monde.

TL;DR:

#75 Miss-World

Miss-World

    Gremlins

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Posté 29 July 2013 - 19:44 PM

Ce n'est pas Godard qui parle au générique de début. (d'après wikipédia)
Bon je vais créer un petit sujet, pas sûre qu'il ai du succès mais au moins il y en aura un.
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#76 = Olivier =

= Olivier =

    Leprechaun

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Posté 29 July 2013 - 20:00 PM

Ce n'est pas Godard qui parle au générique de début. (d'après wikipédia)


:blink:

Effectivement d'après Wikipedia il ne s'agit pas de la voix de Godard.

Après recherche:
EN LIGNE. Godard au travail
"Alain Bergala : Depuis plus de 20 ans nous sommes plusieurs à chercher désespérément qui dit le générique du Mepris. J’ai demande à peu près à tous les gens qui ont travaillé avec Godard à cette époque-là, et à Godard lui-même. À ce jour, personne n’a su me dire qui est cette voix."

Pourtant pour moi le doute n'est pas permis:

http://www.dailymotion.com/video/x5rnq9_generique-cinema-le-mepris-1963-jea_shortfilms
TL;DR:

#77 Evil Touch

Evil Touch

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Posté 29 July 2013 - 20:50 PM

Toujours cru/appris que c’était la voix de Godard....

Faudrait demander a Vaughan...

Si c'est pas lui c'est peut être Truffaut.........
Posted Image and you...........who da fuck you are ?

#78 = Olivier =

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    Leprechaun

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Posté 29 July 2013 - 21:06 PM

Bon, Ok, je m'incline. -_-
TL;DR:

#79 Miss-World

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Posté 30 July 2013 - 02:59 AM

Y a un sujet qui a été crée tout spécialement pour le Mépris les gars. Pendant que des trous du culs sont en train d'y troller ça serait bien qu'on y continue cette discussion intéréssante.

Merci. Bisou.
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