Jacques Audiard - Cinéaste Mad ?
#47
Posté 11 mai 2012 - 11:56
#48
Posté 13 mai 2012 - 16:35
01Syd, le 11 mai 2012 - 11:56 , dit :
Une photo de tournage qui donne une idée de ce à quoi ça ressemblait avant les effets numériques :
A part ça, en ce moment, Audiard fait la tournée des popotes pour vendre son film, c'est toujours intéressant... On peut par exemple trouver une interview de 50 min dans l'émission de radio éclectik : http://www.franceint...jacques-audiard
#49
Posté 14 mai 2012 - 12:11
Il évoque ses galères d'écriture, son passé de monteur, la collab avec son père, et bien sûr sa vision du cinéma
http://gasface.net/j...ew-un-prophete/
"Pour moi, le cinéma a une fonction pédagogique. Quand se pose la question de mettre en route un film, je pense toujours à un film « réaliste » : j’ai besoin de la réalité pour passer à côté… A priori, c’est ce qui m’intéresse : trouver des métaphores pour parler du réel. C’est vrai que ce point de vue n’est pas généralisé. Je suis toujours surpris de voir qu’aujourd’hui dans beaucoup de films, ce que font les gens pour gagner leur vie est passé sous silence. On ne sait pas comment ils vivent. C’est quelque chose qui me gêne énormément, parce que, sans vouloir faire dans le déterminisme à deux balles, il est évident que ce qu’on fait dans la vie, comment on se rend à son travail… tout ça fait qu’on va baiser d’une certaine façon, qu’on va s’adresser à son prochain, à son amoureuse d’une certaine façon… Et ça, ça m’intéresse beaucoup.
Si vous regardez du côté du cinéma italien, la comédie a toujours été ancrée dans le social. C’est ce qui en fait un genre formidable."
#50
Posté 18 mai 2012 - 23:34
Une histoire que Jacques Audiard nous a déjà racontés en bien mieux et qui s'appelait Sur mes lèvres. Un femme complexée (Emmanuelle Devos/Marion Cotillard) rencontre un gros rustre mal éduqué (Vincent Cassel/Matthias Schoenaerts) dont elle va tomber amoureuse, les deux vont unir leur force dans un but commun et au bout du chemin l'homme apprendra à "mériter" la femme et à l'aimer pour de bon. Alors que Sur mes lèvres s'inscrit dans le genre très calibré du polar, Audiard sous l'horlogerie de son scénario laissait la place au respiration, à l'inattendu et aux zones d'ombre dans un flou se mêlant idéalement à la rigueur de son écriture. On perd tout cet équilibre ici, tout est lourd et surligné ça fonctionne bien au départ avec des moments très touchant (le réveil de Cotillard, la première nage avec Ali) mais l'intrigue très lâche qui ne va nulle part (le film sportif, le film social avec la sous-intrigue des caméras de surveillance rien ne marche) fait perdre progressivement l'intérêt malgré les beaux personnages principaux. Le summum est atteint à la fin avec rebondissement que l'on voit venir de loin et qui enfonce le film dans le pathos le plus appuyé. Plus le film avance et plus il agace par cette lourdeur. Dommage car Marion Cotillard offre une magnifique interprétation, Matthias Schoenaerts refait son numéro de Bulhead de brutasse au coeur gros comme ça est plus inégal mais parvient à exprimer le caractère simultanément insensible et attachant de son personnage. Le moins bon Audiard de loin. 3/6
#52
Posté 19 mai 2012 - 02:17
profondo rosso, le 18 mai 2012 - 23:34 , dit :
Une histoire que Jacques Audiard nous a déjà racontés en bien mieux et qui s'appelait Sur mes lèvres. Un femme complexée (Emmanuelle Devos/Marion Cotillard) rencontre un gros rustre mal éduqué (Vincent Cassel/Matthias Schoenaerts) dont elle va tomber amoureuse, les deux vont unir leur force dans un but commun et au bout du chemin l'homme apprendra à "mériter" la femme et à l'aimer pour de bon. Alors que Sur mes lèvres s'inscrit dans le genre très calibré du polar, Audiard sous l'horlogerie de son scénario laissait la place au respiration, à l'inattendu et aux zones d'ombre dans un flou se mêlant idéalement à la rigueur de son écriture. On perd tout cet équilibre ici, tout est lourd et surligné ça fonctionne bien au départ avec des moments très touchant (le réveil de Cotillard, la première nage avec Ali) mais l'intrigue très lâche qui ne va nulle part (le film sportif, le film social avec la sous-intrigue des caméras de surveillance rien ne marche) fait perdre progressivement l'intérêt malgré les beaux personnages principaux. Le summum est atteint à la fin avec rebondissement que l'on voit venir de loin et qui enfonce le film dans le pathos le plus appuyé. Plus le film avance et plus il agace par cette lourdeur. Dommage car Marion Cotillard offre une magnifique interprétation, Matthias Schoenaerts refait son numéro de Bulhead de brutasse au coeur gros comme ça est plus inégal mais parvient à exprimer le caractère simultanément insensible et attachant de son personnage. Le moins bon Audiard de loin. 3/6
+1000
j'ai aimé le film mais tu resumes tres bien ... on a deja vu ca et en mieux avec sur mes levres.
j'aurais aimé que l'intrigue des gitans soit plus developpée ...
#53
Posté 22 mai 2012 - 10:04
Ceci dit Matthias Schoenaerts est dix fois meilleur que Cassel.
Par contre, j'ai beaucoup aimé le personnage de la soeur, Corinne Masiero, qui est décidément une des actrices françaises qui impressionnent le plus.
L'intrigue sociale est utile, qd mm.
Et j'ai adoré voir cette Côte d'Azur crade, dénuée de glamour, le Marineland et son toc.
#54
Posté 22 mai 2012 - 10:20
3/6
#55
Posté 22 mai 2012 - 10:24
Bruttenholm, le 13 mai 2012 - 16:35 , dit :
Y en a qui font un boulot sympa quand même.
Charlie Sheen
#56
Posté 22 mai 2012 - 10:36
#57
Posté 22 mai 2012 - 10:44
Evil Seb, le 22 mai 2012 - 10:20 , dit :
Je suis pas tout a fait d'accord. La boxe aurait vraiment merité d'etre plus mis en avant et Cotillard reprenant plus concretement le role de Bouli Lanners (que j'adore egalement
#58
Posté 22 mai 2012 - 10:55
Samy, le 22 mai 2012 - 10:44 , dit :
Evil Seb, le 22 mai 2012 - 10:20 , dit :
Je suis pas tout a fait d'accord. La boxe aurait vraiment merité d'etre plus mis en avant et Cotillard reprenant plus concretement le role de Bouli Lanners (que j'adore egalement
Oui la ok mais en l'état actuel du film, vu commenet l'intrigue est sous développée elle ne sert à rien. Il aurait fallu soit la densifier et l'amplifier soit carrément la virer.
#59
Posté 06 juin 2012 - 08:21
01Syd, le 11 mai 2012 - 11:56 , dit :
Le site "art of vfx" a interviewé le superviseur des effets spéciaux numériques du film : http://www.artofvfx.com/?p=2689 ... Y a pas mal de photos avant/après et une vidéo de making of.
#60
Posté 06 juin 2012 - 09:30
Bruttenholm, le 06 juin 2012 - 08:21 , dit :
01Syd, le 11 mai 2012 - 11:56 , dit :
Le site "art of vfx" a interviewé le superviseur des effets spéciaux numériques du film : http://www.artofvfx.com/?p=2689 ... Y a pas mal de photos avant/après et une vidéo de making of.
Han : super interessant, merci pour le lien! Mon pote avec qui j'ai été le voir se demandait justement comment ils avaient réussi un si bon effet à ce niveau.
Et lol : "Il faut que les moignons soient sexys"
C'est vrai qu'elle dégage une certaine sensualité tragique de "femme amputée" dans les scènes où on voit ces moignons, j'ai trouvé ça très troublant et en même temps ça m'a mis mal à l'aise qu'on nous invite à fantasmer sur une telle blessure.

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