Mad Movies: Vos films d'Aventures de chevet - Mad Movies

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Vos films d'Aventures de chevet En avant ! A l'abordage ! Sus à l'ennemi !

#481 L'utilisateur est hors-ligne   dj fest 

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Posté 13 mars 2012 - 17:01

Non mais moi je suis sympa, j'aide notre ami Scalp à tenir ses dossiers à jour, fais pas la gueule.
Mourir, c'est pour les idiots.

Charlie Sheen

#482 L'utilisateur est hors-ligne   Scalp 

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Posté 13 mars 2012 - 18:11

Non mais je voulais pas être trop méchant, aimer Cobra ça doit pas être facile à vivre.

#483 L'utilisateur est hors-ligne   Scalp 

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Posté 06 avril 2012 - 18:46

Les Révoltés du Bounty Lewis Milestone - 1962

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Film tiré d'un fait historique célèbre ( la mutinerie du Bounty donc ), qui a même eu droit à 3 versions, la première avec Gable et une autre avec Gibson, j'ai pas vu les 2 autres versions mais je doute qu'elle soit aussi bien que celle là ( je vois mal Gibson être aussi bon que Brando et vu la durée des films je vois pas ce qu'ils ont pu coupé tant j'ai trouvé que tout est utile au récit ).
La durée du film me faisait peur, 3h quoi et finalement ça passe tout seul ( j'aurais même pas cracher sur 30 minutes de plus ), le film est découpé en 3 partie bien distincte quasiment d'égale durée et on ne s'ennuie jamais, chaque partie étant intéressante à suivre.
La première partie est donc ce voyage d'Angleterre jusqu'à Tahiti pour récolter des plantes, le voyage est long et dur, d'autant plus que le Capitaine Blight choisit le Cap Horn comme itinéraire pour finalement capituler en plein Cap, la vie sur les bateaux c'est vraiment un truc que j'aime au cinéma, je m'emmerde jamais devant ce genre de séquence ( sauf ptet dans 1492 :closedeyes: ) et on s'attache très rapidement aux nombreux personnages.

La seconde partie qui voit arriver l'équipage sur Tahiti est nettement plus léger avec un vrai moment de repos et c'est un beau moment languissant qui sait aussi être drôle : la danse du Capitaine et la voix off qui nous explique que les tahitiennes elles kiffent le cul ( et encore plus avec les blancs ), du coup les rustres marins sont sur un véritable paradis terrestre où ils passent leur temps à jouer et baisser ( tu m'étonnes qu'ils veuillent déserter ).
Cette partie est esthétiquement vraiment très belle avec des paysages naturels qui font rêver.

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La 3ème partie est tout aussi bonne avec donc cette fameuse mutinerie, bon ça prend bien 20 minutes pour qu'elle éclate mais c'est admirablement amené et toute la séquence est vraiment réussit ( la tension était déjà bien présente lors des 2 premières heures mais dans les minutes qui précèdent la mutinerie c'est vraiment superbement retranscrit ), Lewistone a vraiment eu raison de prendre son temps car quand la scène arrive on est vraiment à 100% du coté des mutins
Le seul défaut du film c'est la dernière demi heure du film un poil moins réussit je trouve, alors c'est tiré d'une histoire vraie donc on allait pas foutre un combat de navire mais bon vu que la vérité historique a pas été complétement respecté pourquoi pas un climax final pétaradant, enfin à la place on a Brando qui déprime mais bon les 10 dernières minutes sont vraiment belle ( tant sur le fond que sur la forme ) qu'on oublie ce léger égarement d'une 20 de minutes.

La réal en scope ( et technicolor de toute beauté ) est maitrisé, alors y a très peu de grande séquence où on est ébahit par le talent de Milestone ( premier film que je vois de lui d'ailleurs ) qui film ça de manière très classique mais c'est bourré de plan plus beaux les uns que les autres, les séquences maritimes sont vraiment énergique et dynamique ( la tempête de la première heure est vraiment réussit ), il donne vraiment un gros souffle épique à cette aventure et puis quand il arrive sur Tahiti comme les hommes du navire il se calme et prend son temps avec une réal languissante et des très belles compos de plan.

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Le casting est emmené par un grand, un immense même Marlon Brando génial en dandy arrogant qui va ouvrir les yeux, je suis loin d'avoir vu tout ses films mais là je trouve qu'il livre vraiment un des ses meilleures prestations ( déjà y s'efface derrière le perso on ne voit jamais Brando mais bien Christian, et il joue avec un accent anglais plutôt réussit ), il arrive a exprimé toute les contradictions de ce personnage, officier de la marine anglaise qui respecte son pays et ses règles mais qui se devra de mener la mutinerie mais il n'assumera jamais son geste ( c'est vraiment un personnage complexe et on sent que Brando s'est investit à fond dans le rôle ), son rôle demande une grande palette de jeu et il y arrive tellement facilement ainsi son personnage passe vraiment par toute les émotions, mon passage préféré c'est quand le Capitaine lui ordonne d'aller coucher avec la fille du chef, j'adore le jeu de Brando lors de cette séquence, enfin il est parfait du début à la fin et comme dans le film il va emballer Tarita Teriipaia ( la jolie actrice ) et comme à son habitude il va un peu foutre le bordel sur le film ( tension entre lui et Howard et un second réal est crédité pour le film ).

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Trevor Howard dans le rôle du méchant Capitaine Blight est lui aussi parfait, le rôle est pas facile car c'est un peu unidimensionnel mais entre 2 moments odieux il arrive par moment à rendre son personnage émouvant, un capitaine pour qui la fin justifie les moyens et il sera prêt à toute les atrocités pour mener à bien sa mission, l'humanisme n'est clairement pas une de ses qualités, les seconds rôles sont tous très bien ( on reconnait entre autre Gordon Jackson ( le gars qui se fait niquer à cause d'une erreur de langue dans la Grande Evasion ) et bien entendu Richard Harris, on s'attache vraiment à cette équipage qui va en baver et puis on a aussi tout plein de petites tahitiennes peu farouche au physique agréable.

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La BO de Bronislau Kaper en rajoute énormément mais pour ce genre de film d'aventure j'aime bien quand ça en fait des tonnes.

Du grand film Hollywoodien d'aventure comme on en voit plus, alors si ça atteint pas l'excellence d'un Lawrence d'Arabie ( les films était d'ailleurs tout les 2 nommés aux oscars de 1963 ) on est quand même clairement devant un très très bon film du genre ( curieux échec critique et publique à sa sortie d'ailleurs ) et puis bon Brando quoi. Je tenterais les 2 autres version par curiosité.

5/6

#484 L'utilisateur est hors-ligne   Scalp 

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Posté 09 avril 2012 - 17:32

Les Mutinés du Téméraire Lewis Gilbert - 1962

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Décidément je kiffe vraiment ce genre de film, pour le moment sur la petite dizaine que j'ai vu, j'en ai trouvé aucun mauvais, celui là vient se classer dans la moyenne haute avec Master & Commander, Capitaine sans Peur et Révoltés du Bounty.
Réalisé par Lewis Gilbert, un gars spécialement doué a qui on doit quelques James Bond, il signe ici son meilleur film avec tout ce qu'il faut d'aventure, de personnages intéressant et de bons cadrage pour que le film soit vraiment plaisant.

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On pense forcément au Bounty sauf qu'ici les rôles sont inversés, c'est le second qui est une pute et le Capitaine un bon gars ( tout en restant un officier anglais plein de principes ) et le second ira très loin dans les combines pour mener à bien son projet qui est de prendre le commandement du navire.

Y a une certaine violence assez surprenante pour l'époque ( un gamin se fait fouetter, Quayle qui tue froidement son ancien pote ), on est clairement pas devant un film de bisounours.
Le seul défaut du film finalement c'est ptet sa durée, 1h30 pour un récit comme ça c'est ptet un peu court et finalement pas assez ambitieux, j'aurais aimé que ça dure au moins 30 minutes de plus, enfin ça permet au film d'être très rythmé car il a plusieurs storyline à suivre ( toute très bien développé ) : la préparation des mutins, le duel entre les 2 officiers ( avec au centre l'utilisation du fils du capitaine ) et la menace français bien présente ( y veulent carrément envahir l'Angleterre ).

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La réal est très efficace, les scènes de canonnade sont bien brutal et l'abordage est carrément réussit ( c'est autre chose qu'une certaine daube avec Depp ) et moi quand je vois un abordage c'est comme quand je vois Donnie Yen foutre des coups de latte, je suis tout content, et comme c'est la norme dans ce genre de film on a des très beaux plans en scope des bateaux sous fond de coucher de

Alec Guinness en Capitaine ça impose le respect, c'est la classe anglaise, là il joue a peu près dans le même registre que dans Kwaï et il est vraiment bon, Dirk Bogarde avant que le film commence j'avais des doutes, me disait qu'il ne pourrait pas tenir tête à Guinness et en fait il s'en sort vraiment bien dans son rôle de gars qui aimerais bien prendre le pouvoir et qui est habile en coup de pute pour ça, Anthony Quayle ( le gars qui jouait le gladiateur dans Chute de l'empire Romain ) est très bien et y a même une scène où il assomme un gars en le soulevant et en lui éclatant la tête contre un mur, et puis truc tout con mais les français c'est des vrais français donc quand ça parle français y a pas d'accent à la con.

Bon film d'aventure avec tout ce qu'il faut de combat maritime et de personnages bien joué pour que ce soit passionnant à suivre, surprenant que ce film soit tombé dans l'oublie.

4,5/6

#485 L'utilisateur est hors-ligne   profondo rosso 

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Posté 11 avril 2012 - 02:08

Mogambo de John Ford (1953)

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Victor Marswell capture des animaux africains pour les zoos du monde occidental et dirige des safaris. Arrive une Américaine invitée là par un maharadja, lequel est déjà reparti pour son pays... et avec laquelle Victor prend le temps d'une amourette. Survient un couple d'Anglais dont le mari anthropologue veut aller étudier les gorilles, et dont la femme est assez jolie pour donner à Marswell de bonnes raisons de diriger cette expédition risquée. Entre ces deux femmes et les dangers de l'Afrique, de beaux paysages de la terre et des cœurs...

Au début des années 50, l'immense succès des Mines du Roi Salomon fait de l'Afrique la nouvelle terre promise des studios pour leurs production spectaculaires et dépaysantes où suivront Les Neiges du Kilimandjaro (1952) d'Henry King, African Queen (1951) de John Huston ou un peu plus tard le Hatari (1962) d'Howard Hawks. Mogambo s'inscrit totalement dans cette veine, la MGM étant allé déterrer le pitch de La Belle de Saigon (1932) pour en offrir un remake transposé en Afrique. Particularité originale, Clark Gable reprend son rôle de chasseur bourru et séducteur du film original vingt ans plus tard, tout comme le scénariste John Lee Mahin à l'écriture des deux versions (et particulièrement porté sur l'aventure exotique à l'époque puisqu'on lui doit le script de La Piste des éléphants l'année suivante). Les partenaires féminines changent elles par contre avec Ava Gardner reprenant le relai sulfureux de Jean Harlow tandis que Grâce Kelly (remplaçant Gene Tierney initialement choisie par Ford mais déjà atteinte par ses troubles mentaux) tient elle le rôle autrefois tenu par Mary Astor. John Ford plutôt réticent au départ est finalement séduit par la richesse des personnages et du trio de rêve dont il dispose pour les incarner dont son vieil ami Clark Gable.

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Quiconque viendra chercher un grand récit d'aventures spectaculaire et mouvementé ne pourra que ressortir déçu de Mogambo, ce n'est pas le souci premier de Ford. Les aléas du climat, la faune luxuriante et les décors naturels somptueux sont ici entièrement soumis à des tourments bien humains. Ici c'est un triangle amoureux entre le chasseur Victor Marswell (Clark Gable) dont le cœur est partagé entre la gouailleuse américaine Eloise Honey Bear Kelly et l'anglaise distinguée mais ardente Linda Nordley (Grâce Kelly). Les deux figures féminines sont en tous points opposées, Ava Gardner a déjà vécue et connu trop d'hommes alors que Grace Kelly pas assez, rapidement mariée et vivant dans un cocon protecteur.

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Gable représente un attrait bien différent pour chacune d'elle : un rustre attachant qui parle le même langage qu'elle pour Gardner tandis que Grace Kelly y voit une figure d'homme viril en tout point supérieur à son époux anthropologue falot incarné par Donald Sinden. Si elle apparaît comme le personnage le plus frivole au départ, Ava Gardner s'avère très touchante par les fêlures qu'elle dévoile progressivement et par la douleur de son dépit amoureux lorsqu'elle voit Gable s'attacher à Grace Kelly. Cette dernière offre une belle prestation également, rivalisant de sensualité avec Gardner dans un registre différent par l'expression d'un désir refoulé sous ses bonnes manières. La longue séquence où elle se perd dans la jungle et où Gable va la chercher est un sommet d'érotisme où Ford avec un rien (un échange qui dérape, un jeu de regard) instaure une ambiance moite à souhait.

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Dès lors le rythme et les morceaux de bravoures se font au gré des déchirements de ce triangle amoureux, le romantisme n'étant pas forcément où l'on s'y attends. La rencontre Gable/Gardner est enlevée et naturelle dans l'assouvissement de son désir avec une belle scène de baiser devant un crépuscule africain. Entre Gable et Kelly, Ford joue donc plus sur la retenue, les regards brûlants et coupables des deux amants. Le dilemme ainsi posé, la réelle aventure peut commencer (l'argument lançant le safari étant totalement soumis à ses relations conflictuelles). Le film fit sensation à l'époque pour son usage spectaculaire de stock-shots de documentaires animaliers qui donne à voir l'Afrique comme rarement jusqu'alors avec une faune bariolée, une jungle étouffante et une savane s'étendant à perte de vue magnifiée par la somptueuse photo de Robert Surtees et Freddie Young.

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On devine parfois les artifices de studios mais les acteurs donnent néanmoins de leurs personnes (le tournage fut très éprouvant et mouvementé) notamment Ava Gardner qui a de nombreuses scènes en contact direct avec les animaux. Ford instaure une ambiance immersive par quelques choix judicieux comme l'absence de musique autres que les rythmes tribaux africains. L'intégration des stock-shots ou des bruitages au déroulement de l'action est faite avec brio. Pour le plus spectaculaire, on retiendra le mémorable duel psychologique entre Clark Gable et un gorille hargneux.

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En plus subtil, on retiendra que les nombreux affrontements d'animaux entraperçu ou les cris entendus au loin sont le plus souvent rapportés à une dispute pour les faveurs d'une femelle, sorte d'écho plus naturel à la situation des personnages. Ford retrouve aussi ses motifs visuels les plus identifiables comme ces cadrages de portail, ici à travers l'embrasure d'une tente où Grace Kelly à l'extérieur et sous une lumière bleuté signifie le fossé qui la sépare désormais de son mari dans l'obscurité à l'intérieur.

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La prise de conscience finale se fait donc à la suite d'un assaut animal qui remet les choses en perspective pour Gable. Vieillissant avec noblesse, il impose une présence aussi désinvolte que passionnée et fait passer tous les écarts de son personnage par son flegme attachant. C'est donc sans discussion qu'on accepte le beau final romantique et dénué du moindre cynisme en dépit de tout ce qui s'est déroulé. Une belle réussite pour Ford, une de plus. 4,5/6

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Les regards de grace Kelly là il y a de quoi rendre fou son homme quand même :mrgreen:

#486 L'utilisateur est hors-ligne   Scalp 

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Posté 15 avril 2012 - 19:09

Revolution Hugh Hudson - 1985

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Très moyen, pendant plus de la moitié du film me suis même dit que j'allais foutre 0, puis après 1h de film c'est enfin intéressant à suivre et enfin visuellement ça ressemble à quelque chose.
Bon alors le réal a des circonstances atténuante, le studio la pressé pour que le film concurrence Mission et soit présentable aux oscars, et les merdes se sont enchainé sur le plateau ( intempéries, Pacino malade et atteint d'une pneumonie et il arrêtera même sa carrière pendant 4 ans suite à ce film ).
Le gros soucis du film c'est que c'est tout simplement pas écrit, c'est ambitieux que de vouloir montrer la guerre d'indépendance à travers les yeux d'un père et son fils engagé de force, malheureusement entre ellipse, sentiment de crédulité poussé très loin, histoire d'amour complétement WTF ( Kinski elle voit Pacino 2 fois 30 secondes et après ils sont amoureux pour la vie <_< dans le genre love story bidon ça concurrence Drive ), séquence hors sujet avec Kinski et sa famille, Sutherland a un perso de bad guy qui aurait pu être génial mais malheureusement c'est pas du tout exploité.

La première heure est assez pénible à suivre, c'est pas captivant, on se fout de Pacino et son gamin et les intermèdes avec Kinski sont chiant mais dès que Pacino va sauver son fils ( grosse scène mytho où il infiltre la base anglaise ) le film devient bien avec une séquence de course poursuite avec des Hurons ( ou des Iroquois ), et après cette scène Pacino y devient pote des gentils indiens qui parlent français et y devient même comme Daniel Day Lewis dans Mohicans, y court comme lui et tire aussi bien au fusil ( alors qu'au début du film c'est un gros gland ).

La réal c'est comme le film en fait, ça débute après 1h de film ( le premier jolie plan du film arrive après 58 min, j'ai mit pause pour vérifier vu que je me suis fais la réflexion ) et la course poursuite en forêt est très bien, de même que Pacino qui bute de l'anglais à la fin, mais alors la première heure qui se voudrait épique bein c'est nase, les scènes de guerre sont vraiment pas fameuse.

Pacino est un mistcast total, bon c'est pas mal joué car c'est le Pacino de la grande époque et qu'il joue pas mal mais putain on croit jamais à son personnage, le gamin qui joue son fils est pas trop mal, Kinski est pas terrible, Sutherland est bien mais bon il a 4 répliques et on le voit vraiment trop peu.

Sur la même époque on est loin de Sur la Piste des Mohawks, Dernier des Mohicans et même Patriot, mais bon la moyenne pour les bonnes séquences de la 2ème h.

3/6

#487 L'utilisateur est hors-ligne   profondo rosso 

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Posté 21 avril 2012 - 13:28

La Mousson de Clarence Brown (1939)

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En Inde, Tom Ransome, un haut fonctionnaire bourgeois mène une vie opulente entre ses conquêtes et son ancienne épouse Lady Edwina Esketh. Celle-ci fait la connaissance d'un jeune médecin indien, le major Rama Safti, et s'éprend de lui. La ville de Ranchipur est dévastée par un tremblement de terre, des inondations et d'une épidémie de peste.

Voilà du grand et beau mélodrame romanesque dont Clarence Brown a le secret avec ce superbe The rains came qui le voyait adapter le roman à succès de Louis Bromfield paru deux ans plus tôt. Comme le titre l'indique, c'est bien le climat qui détermine la tonalité du récit qu'on peut ainsi diviser entre sécheresse et mousson. La sécheresse de la première partie est autant due à la température qu’au cœur des personnages qui se dissimulent derrière des masques. On découvre ainsi le quotidien de la communauté étrangère établie dans cité de Ranchipour. Entre réception et dîners mondain, les personnalités se distinguent. Le blasé jouisseur Tom Ransom (George Brent) qui va croiser la route d'une ancienne amante Edwina (Myrna Loy, rôle au départ prévu pour Marle Dietrich) désormais mariée, le médecin indien dévoué à sa cause Rama Safti (Tyrone Power) ou encore la jeune Fern (Brenda Joyce) rêvant d'une vie plus excitante. Le destin va lier ces quatre être lorsqu'Edwina va tenter de séduire Safti par jeu et que Fern va tomber amoureuse du pourtant peu recommandable Ransom.

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Toute ces relations sont vouées à l'échec tant chacun semble ancré dans ses certitudes bonnes ou mauvaise et le film déroule une ambiance lascive et sensuelle (le doux échange dans l'obscurité entre Myrna Loy et George Brent, le regard de ce dernier qui change sur Fern lorsqu'elle apparaît plus femme en mettant une tenue épousant ses formes) moite. Le tournage qu'on devine pour large part effectué en studio rend vraiment bien l'atmosphère indienne si particulière dépeinte par Louis Bromfield et s'équilibre bien entre pittoresque et respect du cadre dépeint que ce soit par la direction artistique somptueuse de William S. Darling et George Dudley ou la prestation pleine de noblesse de Tyrone Power (tout à fait crédible en jeune indien) et Maria Ouspenskaïa plus vraie que nature en charismatique Maharani. On est ainsi loin de la vision colonialiste et impérialiste d'autres film de cette période se déroulant dans ce cadre comme Gunga Din ou Les Trois Lanciers du Bengale, sans être appuyé.

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Une extraordinaire séquence de catastrophe naturelle fait basculer l'intrigue. Un moment apocalyptique et terrifiant filmé avec virtuosité par Clarence Brown où d’impressionnants effets spéciaux nous montrent une population locale décimée par un tremblement de terre puis une inondation dévastatrice. La mousson est là et avec elle les carcans imploser pour révéler la vraie nature des personnages dans l'adversité. C’est un torrent de sentiments qui se déchaîne à travers le doux rapprochement entre Ransom baissant la garde face au regard admiratif de Fern et surtout la passion aussi intense que platonique de Tyrone Power et Myrna Loy. Celle-ci, si hautaine et détachée dans la première partie devient bouleversante dans son sacrifice total à celui qu'elle aime et qui lui fait découvrir la satisfaction à secourir autrui.

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Quand à Tyrone Power, son masque de perfection s'estompe peu à peu pour le rendre plus humain quand il s'abandonne enfin voyant son amour lui échapper. Les contradictions qui animent les personnages entre devoir et aspirations personnelles, détachement et sincérité sont magnifiquement capturées par la mise en scène de Brown. Toutes les nuances de la photographie (qui devient immaculée sur le visage de Myrna Loy à l'agonie) ou des choix de mises en scène rendent finalement ces moments dramatiques plus intenses que le morceau de bravoure qui donne son titre au film. La chanson lourde de souvenirs revenant lors du couronnement final indique un retour de ce romanesque vers u nouveau règne des apparences mais le visage troublé et ému de Tyrone Power laisse comprendre que quelque chose a changé. Entre temps, la mousson est passée... 5/6

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Et en bonus la grosse scène de catastrophe naturelle du film garantie sans CGI et qui fait son petit effet



#488 L'utilisateur est hors-ligne   heatmann 

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Posté 28 avril 2012 - 09:37

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6/6


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voila, don rodrigo le chevalier , apres etre devenue une icone , et enfin et definitivement une legende immortel .....

[justify]De toute les grand fresque historique que Hollywood a produite lors de sont age d’or c’était, El cid est mon préférer du genre . Dur d’être donc complètement objectif , mais j’essayerai un peu , pas beaucoup quand même !
El cid est un film qui n’est pas sans défaut , bien que ca dure plus de 3heures , le sujet est tellement epic et vaste que le scénario fait souvent appelle a des ellipses assez large et puis le rythme n’est pas plus soutenue sur la durée comme on en a l’habitude avec le renouveau des swords n’ sandals post-gladiator . ici on est presque dans l’épopée humaine au proportion immense monter comme des actes théâtraux .

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El cid c’est avant tout la parcoure absolument fascinant et romanesque d’une figure historique datant du 12em siècle . alors le traitement est hollywoodien , un héros d’une bravoure , justesse , droiture et un honneur sans borne , une aventure que cette humaniste d’anthony mann ne pouvais pas réduire a un simple portrait fidèle et scolaire du Cid , il y a des livre et des court scolaire pour ca , ici on est dans la grande débauche de moyen et l’évasion devant un moment de cinéma qui , plus le film avance , et plus représente et place sont personnage principale dans un cadre légendaire , avec même un fin hyper explicite sur ce point , avec une emphase formel qui fait définitivement du Cid , une légende a raconter de génération en génération comme un beau livre .
Don Rodrigo Diaz de vivar est un patriot espagnole qui se bat pendant la reconquete de l’Espagne catholique devant les invasion Maurs , bien que médiéval , l’opposition des camp et la situation géographique fait de la vie de Don rodrigo un véritable croisade . Heston trouve ici a mon sens sont plus beau rôle car fait pour lui , du sur mesure , une interprétation débordante de charisme , heston le male par excellence porte ici tout le destin d’un pays sur ces épaules, même le roi s’agenouille devant sont Cid . un personnage hautement digne , pragmatique et dévouer , une philosophie politique et guerrière datant d’un autre temp. , ca tombe bien El cid n’est pas a critiquer ou comparer avec nos mœurs contemporaine , Mann évite a tout prix donc la lecon d’histoire inutile , et privilégies les grand moment en équilibrant sa fresque en 2 partie plutôt égale et complémentaire .

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Ainsi pendant plus d’1h30 on suit des intrigue de château , les relation dans la court du rois . comment les querelle entre seigneur espagnole qui doivent s’unifier devant l’occupation moors . la désignation du « champion du roi » , les passation de pouvoir , le statut changeant de Don rodrigo qui devient petit a petit un figure populaire folklorique et obtient le grade abstrait et respecter de Cid …
Le jeu de chat et souris meurtrier entre heston et sa future femme sophia loren qui tisse une relation complexe et importante , romantique par certain aspect , mais aussi explosive et original . les enjeu géopolitique donc et la dynamique social du 12em siècle sont mis en place avec une gallérie de perso vaste et un scénario tres riche , proposant toujours un renouvellement des enjeu et une complexités entre destin personnel , conflit revanchard et construction d’un empire . Mann fait pendant 90 minute de l’intimiste très dramatiser , des dialogue très littéraire , des sentiment exacerbes , les superlatif sont aussi utiliser que l’introspection est proscrit , et tout ça dans le plus épique et spectaculaire des cadre .

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La 2em partie , apres l’exode du Cid et une intermission judicieusement poser , fait enfin éclater toute l’impacte estomaquante du destin de Don rodrigo . de toute les grande production démesurer du genre , El cid est de loin le film qui offre le plus sentiments de grandeur , Epic au delà de tout les autre film épique . une échelle de proportion dans sa reconstitution qui atteint les limite de l’imagination . évidemment tout est garnie de réel figurant par millier , des scène de foules d’une amplitude vertigineuse . le siège de valence , sa liberation , sa defense , et l’assaut sur les plage pour repousser les Maurs au final c’est des grande scène de bataille qui ont servit de reference pour le future renouveau du genre . discours motivateur , actes heroique , ça catapulte allégrement , voles de flèches , chevauches au sabre ect…leur développement , leur aboutissement , toute valeur stratégique , tout ceci est expliquer avec rigueur et on se retrouve devant une sorte de « risk » ( le jeu de plateau ) live , ou plutôt age of empire , vue par les conteur et forgeur d’imaginaire de tout ce qu’Hollywood a de meilleur a offrir . les moment de bravoure s’enchaîne dans un souffle qui force le respect .

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La mise en scene de Mann est autant classique que rigoureuse , il sait faire parler les moyen qu’il avait entre les mains pour concretiser ces ambition debordante , on pourrait mater le cid sans le son qu’on comprendrait tout pareil et prendra une claque presque similaire . un album photo de screen en serait le pitch parfait pour resumer cette creation artistique qui tire le meilleur partie de sont support visuel . l’essence du cinema lorsque c’est juxtaposer sur une histoire si enivrante et des personnage si épatant .
Les decors sont aussi imposant que le reste , des château grandeur nature , des forteresse qui remplisse le cadre , chaque aspect de la production design flatte l’œil et permette une évasion et retour dans le temp. total . si la chute de l’empire romain fut plus qu’évidente comme étant la base du revival du péplum avec scott qui s’en sert pour sont gladiator , il doit sûrement admirer Anthony mann , puisque des parallèle presque aussi proche peuvent être tisser entre El cid et kingdom of heaven qui en est la version de scott ( milius aussi il cite souvent El cid d’ailleurs dans ces film ) . Alors je comprend qu’on puisse trouver le film un poil statique par moment , mais sérieux la dernière heure atteint un gigantisme qui me troue toujours autant le cul et reste incomparable avec toute autre production ( a part red cliff j’avoue ) .

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Les thèmes de tolérance et la grande compassion du cid donne au film un message de bonter, comme les tout bon perso légendaire qui se respecte . tout les second rôles sont au diapason , pas une seule fausse note , tout les perso musulmans sont hyper classe et les relation avec le cid rende vraiment le film très attachant , en plus du coter spectaculaire et impressionnant sur la forme , et le passionnant récit entre trahison familiale shakespearienne qui transpire dans l’acting et l’écriture et négociation international , on a aussi un gros gros capital sympathique et coup de cœur , c’est dur de rejeter le film si on aime déjà le genre et autre film de l’époque . heston est pleinement habité par l’aura de son personnage et forme avec loren un couple mythique . Loren est gracieuse , un peu une lady Marianne en plus tourmenter , une femme qui propose une palette d’émotion large et une force de caractère parfaitement retranscrite par l’actrice .
Le cid est donc l’archétype de l’homme juste au sens le plus noble du terme et c’est ici un des thème fondamental du partie pris de Mann dans le film . Alors qu’on débarque milieu des guerres de religions lors de l’intro du film, Don rodrigo va tendre la main au peuple arabe , il épargne la vie de deux musulmans condamnes a mort , et ce , contre la volonté du roi d’Espagne, pour le bien de sont pays. Il aura de cesse de tisser des liens d’amitiés entre chrétiens et musulmans.

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Porteur de valeurs de paix, profondément humaniste, le Cid est un exemple de droiture, de noblesse et de loyauté. Luttant contre l’obscurantisme religieux, il est la synthèse ultime du chevalier héroïque. le score et sont fameux main thème chevaleresque . El cid possède ce coter majestueux qui ne vieillit pas , comme un tableau , un tenture qui représente la quintessence de la superproduction , Une œuvre multi couche , un soucis du détail splendide .. j’aime ce film au plus haut point . ca vaut donc a peut prêt 9 , parc que bon heston qui se fight au glaive ca n’as pas trop ete répéter , mais bon avec le bonus cœur , pouf 10[/justify
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#489 L'utilisateur est hors-ligne   Ed Wood 

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Posté 06 mai 2012 - 18:03

+1
c'est un véritable chef d'oeuvre, le film qui représente le mieux le Moyen Age au cinéma avec la Chair et le sang. Une fresque d'une ampleur vertigineuse et d'une beauté iconique universelle. Sublime
Spielberg, Cameron, Verhoeven, Raimi, Jackson, Del Toro, Pixar, Wachowski bros, Tarantino, Woo, McTiernan...
Ca c'est du cinema!

#490 L'utilisateur est hors-ligne   profondo rosso 

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Posté 16 mai 2012 - 01:50

J'ai parlé de l'original un peu au dessus maintenant le remake !

La Mousson de Jean Negulesco (1955)

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1938. En Inde la Maharani de Ranchipur fait ses derniers adieux à son défunt mari, le Mahârâja Man Singh Bahadur. Quelques dignitaires ont fait le déplacement pour les obsèques. Parmi eux, Lord Albert Esketh et sa femme, Lady Edwina. Cette dernière va tomber amoureuse du Dr Rama Safti, un jeune homme autrefois adopté par les suzerains de la région, et que la Maharani considère comme son propre fils. Une idylle que refuse la veuve, et que les éléments déchaînés vont mettre à mal.

The Rains of Ranchipur est la seconde adaptation du roman de Louis Bromfield et constitue donc un remake de The Rain Came, fabuleuse version réalisée par Clarence Brown deux ans après la parution du livre. Pour la Fox qui produit le film, on est là dans une démarche proche de celle de la MGM lorsqu'elle remaka La Belle de Saigon pour en faire le Mogambo de John Ford. Il s'agit donc de revisiter un ancien classique en le revisitant à l'aune des techniques et éléments en vogue du moment, ici le cinémascope et le visuel monumental qui en découle, l'exotisme tapageur magnifié par le technicolor flamboyant. On le saisit dès l'ouverture où Negulesco multiplie les vues grandioses de cités et paysage à perte de vue, fait déambuler les personnages dans des palais gigantesque et luxueux.

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L'histoire est sensiblement la même que l'original mais avec plusieurs modifications essentiellement dues à la présence de Lana Turner qui monopolise bien plus l'attention que Myrna Loy chez Clarence Brown qui avait réalisé un vrai film choral. On en est loin ici où l'histoire d'amour entre l'ingénieur alcoolique joué par Fred MacMurray et la jeune Joan Caulfield (George Brent et Brenda Joyce dans l'original) est nettement plus en retrait et moins intéressante la faute notamment à la prestation un peu transparente de Joan Caulfield. L'attention sera donc essentiellement portée sur Lana Turner et ses amours coupables avec le Docteur Safti. Le personnage de Lady Edwina est d'ailleurs nettement plus chargé ici dans ses mœurs dissolues : mariée à son époux uniquement pour son titre de noblesse, elle lui mène la vie dure par ses infidélités qu'il ne peut discuter puisqu'il dépend d'elle financièrement.

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Invités à la cour de la Maharani de Ranchipur, elle jette son dévolu sur le vertueux et innocent Docteur Safti (Richard Burton), futur héritier et dévoué à son peuple. Lana Turner excelle dans ce registre de séductrice vénéneuse et sans cœur, que ce soit le début du film dans le train où elle humilie son mari (Michael Rennie) ou encore la séduction tout en œillades brûlante qu'elle fait auprès de Richard Burton. Le problème survient quand l'histoire d'amour surgit et qui si elle fonctionne paraît bien fade pour qui a vu le film de Clarence Brown. Dans le film de 1939, Rafti bien que troublé par les avances d'Edwina ne cède pas car devinant l'égoïsme de cette dernière. Ce n'est que dans la dernière partie lorsqu'Edwina ayant elle-même connu la souffrance se dévoue aux autres qu'elle éveille des réels sentiments chez Rafti. La prestance et la noblesse dégagée par Tyrone Power et l'intensité dégagée par Myrna Loy y était pour beaucoup.

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De plus la mise en scène de Brown regorgeait d'idée prodigieuse (cette allumette éteinte qui plonge l'image dans l'obscurité, Myrna Loy qui découvre qu'elle est empoisonnée...) transcendant encore la prestation des acteurs. Jean Negulesco n'a pas ce talent et fait finalement reposer l'évolution des personnages par le seul dialogue, Lana Turner devenant amoureuse éperdue d'une scène à l'autre sans que l'on ait trop vu la transition, tout comme Richard Burton qui lui cède bien trop facilement. On sent d'ailleurs Burton prêt à amener sa personnalité avec un Rafti plus dur par rapport à l'interprétation bienveillante de Tyrone Power mais cela ne sera qu'esquissé. L'histoire d'amour fonctionne donc néanmoins mais on est plus devant un mélo exotique conventionnel que face au drame poignant de Clarence Brown.

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La scène de catastrophe naturelle résume à elle seul le fossé qui sépare les deux films. Elle est aussi spectaculaire dans les deux œuvres mais là où chez Negulesco on a le sentiment d'une démonstration du département des effets spéciaux, avec Brown on a un vrai point de vue sur cette apocalypse aquatique en marche bien plus douloureuse et intense par les choix du réalisateur, la capture bien plus terrifiante de cette panique ambiante. Le seul vrai démarcage se situe dans la conclusion et est assez discutable. Le choix entre devoir et passion constitue l'enjeu final dans chaque film mais là où en 1939 ces responsabilités sont vues comme nécessaires malgré les sacrifices, elles sont un poids et presque une source de culpabilité en adoptant le seul point de vue égoïste de Lana Turner comme en témoigne le dialogue final avec la Maharani.

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La fin de The Rain Came était un déchirement où le héros abandonnait tout douloureusement à sa patrie et là ce serait plutôt le renoncement d'une Lana Turner jamais soucieuse de ce qui l'entoure qui l'emporte (même si la séparation finale est très belle). Un choix assez curieux tout de même. Donc chez Brown on aura eu un film d'une vraie subtilité porté par un regard personnel (et probablement plus fidèle au livre) quand Negulesco propose une production façonné par le studio et phagocytée par sa star. Ceci dit le film est fort dépaysant, romanesque et agréable à suivre si on ne connaît pas le premier film dont la connaissance biaise un peu l'avis au désavantage de son remake. 4/6

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#491 L'utilisateur est hors-ligne   profondo rosso 

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Posté 18 mai 2012 - 13:09

Outcast of the Island de Carol Reed (1952)

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En Malaisie, dans la seconde moitié du XIXe siècle, le Capitaine Lingard fait la connaissance d'un homme de mauvaise réputation, Willems, qui est rejeté par la communauté blanche. Il décide de lui donner une nouvelle chance en le recommandant à un commerçant. Mais Willems file à nouveau un mauvais coton. A cause de sa passion pour Aïssa, une indigène, il trahira ses bienfaiteurs et alliés.

Carol Reed réalise là une puissante adaptation du second roman de Joseph Conrad, Le Paria des iles. Dans cet ouvrage comme dans les plus célébrés Au cœur des ténèbres et Lord Jim, il est question d'un homme qui en s'enfonçant et se perdant dans la jungle y exacerbe les démons qu'il y a emmené avec lui. Dans Au cœur des ténèbres, Kurtz façonnait un monde à l'image de sa mégalomanie et de son dégoût la civilisation, Lord Jim y résolvait fatalement sa culpabilité et son besoin d'héroïsme. Willems, héros de ce Outcast of the Island s'enfoncera tout autant si ce n'est que le chaos qu'il sèmera n'est même pas animé par la noble cause des héros précités.

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Trevor Howard délivre une interprétation des plus intenses pour ce personnage méprisable. Willems est un homme peu digne de confiance et flambeur qui en quelques heures va tout perdre. Après un coup fourré de trop il perd sa place de bras droit d'un puissant importateur en Malaisie et est aussitôt quitté par sa femme et abandonné par ses "amis" qu'il a tant de fois méprisé et pris de haut. Une dernière chance lui est pourtant offerte lorsque son ancien mentor le Capitaine Lingard (Ralph Richardson) le prend sous aile et lui délivre le secret de sa réussite : la connaissance d'un périlleux raccourci pour une île isolée au milieu des récifs où il commerce et fait vivre une peuplade paisible. Laissé là pour se remettre d'aplomb, Willems va détruire ce paradis. Reed tout en conservant l'imagerie et le dépaysement souhaité pour un tel spectacle d'aventure instaure d'emblée un climat étouffant. La scène d'ouverture nous plonge dans cette atmosphère portuaire au cadre surchargé d'activité, de commerce de véhicules de population et de tentations. Notre héros flambeur ne peut que s'y perdre comme le montrera sa déchéance à venir. C'est une même logique qui anime Reed lorsque le récit se déroule ensuite dans l'île et sa communauté sauvage. Le réalisateur n'a de cesse de filmer en insert les jeux bruyants de la multitude d'enfants autochtones qui renvoi Willems tout d'abord à son isolement et ennui puis à l'obsession qui lui sera fatale, la belle et sensuelle Aissa, fille du chef local.

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Carol Reed filme longuement les déambulations communes, le jeu de cache-cache et les regards de plus en plus brûlant et insistant entre Willems et Aissa dans le quotidien de l'ile. Cet aspect étouffant prend un tour plus concret à travers le désir tenace de Willems renforcé par le mystère dégagé par la sensualité d'Aissa dont le mutisme suggère autant (et jusqu'au bout) un sentiment similaire qu'une forme de manipulation. La belle va en effet servir d'instrument pour faire trahir à nouveau tous ses principes à Willems, les chefs du village souhaitant communiquer le parcours du raccourci à d'autres commerçants et rompre ainsi l'équilibre instauré par Lindgard. Le cadre exotique devient donc une prison à ciel ouvert où seules les caresses d'Aissa parviendront à apaiser Willems, la relation entre eux étant plus dépeinte comme une addiction qu'une histoire d'amour. Hormis la figure de droiture incarnée par le Capitaine Lingard (Ralph Richardson parfait de noblesse bienveillante et grimé pour avoir l'apparence du vieux loup de mer alors qu'il avant encore la quarantaine) et sa fille jouée par Wendy Hiller, aucun personnage à sauver notamment l'ambitieux et détestable Almayer (Robert Morley). Les trois personnages étaient d'ailleurs les héros de La Folie Almayer, premier livre de Conrad qui forme une trilogie avec Le Paria des iles et La Rescousse paru bien plus tard.

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Le film fait preuve d'une sensualité marquée pour illustrer la liaison entre Willems et Aissa, que ce soit les mouvements de cette dernière capturé dans toute leur lascivité durant ses activités ordinaires ou lorsque les amants s'abandonnent enfin à leu pulsions. Cela donnera un des plus beaux moments du film lorsque Willems n'en pouvant plus se dirige dans la nuit du côté de l'ile où vit Aissa, la cherchant du regard avant que la silhouette de celle-ci se dessine sous le pont d'une rambarde. L'on n'en verra guère plus (la censure anglaise veille) mais l'effet est diablement efficace et l'ellipse fait fonctionner l'imagination. Ainsi animée par ce seul attrait physique, cette relation est vue comme une malédiction (ce qui est explicitement souligné le temps d'un dialogue) qui va détruire le héros mais aussi tout ce qui l'entoure. La conclusion est d'une terrible noirceur à travers un saisissant échange entre Lingard et Willems qui n'aura même pas l'honneur d'une fin sacrificielle comme Kurtz ou Lord Jim. Bien au contraire, il sera condamné à errer dans le chaos qu'il a provoqué et désormais méprisé de celle qu'il a tant poursuivie. 5/6

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#492 L'utilisateur est hors-ligne   Scalp 

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Posté 19 mai 2012 - 18:29

Billy Budd Peter Ustinov - 1962

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Belle déception, bon c'est pas un mauvais film mais je m'attendais vraiment à mieux ( bon déjà je m'attendais à un film d'aventure épique et à la place on a un huis clos tout mou ), si tout ce qui touche à la vie sur un navire est plutôt réussit ( enfin ici c'est quand même vite limité à tout le monde vs Ryan ), le film souffre d'un énorme défaut à mes yeux c'est beaucoup trop bavard et du bavardage vraiment pas passionnant, on pourrait rapprocher le film des Révoltés du Bounty et sans comparer l'aspect épique du Brando qui fait que le film est bien entendu meilleur, je trouve aussi que le film est bien mieux écrit et l'aspect psychologique plus finement amené que dans ce Billy Budd à l'écriture bien balourde ( faudrait que je relise Moby Dick mais de mémoire c'est quand mieux écrit que ce truc ) de plus tout ce qui était potentiellement intéressant ne dure que trop peu de temps ( genre la réaction de l'équipage à la sanction final, c'est torché en 2 minutes ).

Le film se divise en 2 partie bien distincte, la première se résume à un affrontement psychologique entre Robert Ryan ( en tortionnaire sans aucune nuance, on comprend pas trop le personnage ) et les hommes d'équipage et plus particulièrement Billy Budd ( Terrence Stamp dans son premier rôle ) qui est l'exact opposé du personnage de Ryan, Budd est un jeune garçon analphabète d'une bonté extrême qui voit le mal nul part ( en gros il est super niais ), la scène de dialogue central entre les 2 personnages est d'ailleurs la meilleure scène du film, par contre l'aspect manichéen est ici pas gênant car ça renforce l'injustice de la décision du Capitaine.

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Le film est en scope, cool, mais en N/B et là pour le coup je comprend pas trop ce choix qui n'apporte rien de concret visuellement, et à part quelques plans serré nocturne où on a le visage de Ryan magnifiquement éclairé y a pas grand chose à retenir de ce film très statique à la réalisation bien plate et on a une scène d'action pour le climax final et sa durée est hors norme : 30 secondes ( pour de vrai ).

Le casting sauve le film de l'ennui total, ainsi voir Robert Ryan en méchant diabolique c'est assez jubilatoire ( on en vient même a espérer qu'il soit encore plus méchant ) et il livre une excellente prestation ( vraiment à ranger dans ses meilleurs rôles ), Terrence Stamp en jeune homme à la naïveté surhumaine, Peter Ustinov s'est donné un rôle et il est bien meilleur acteur que réalisateur, et en checkant la filmo de David McCallum je viens de me rendre compte que c'est lui le doc de NCIS, j'avais jamais fait gaffe pourtant c'est un acteur avec lequel j'ai grandit avec vu le nombre de fois que j'ai vu la Grande Evasion.

Un film assez balourd qui veut disserté sur la loi et le sens de justice et qui au final arrive juste à être ennuyeux et puis bon je ressors frustré de pas avoir vu de combat maritime aussi quand même :closedeyes:

2/6

#493 L'utilisateur est hors-ligne   Scalp 

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Posté 20 mai 2012 - 08:59

Hidalgo Joe Johnston - 2002

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A mes yeux clairement le film qui a acheté une crédibilité à Johnston parce que bon jusqu'à ce film sa filmo qu'on aime ou pas c'était pas glorieux ( Jumanji au bout de 1 jour le film avait déjà vieillit, Jurassic 3 c'est le pire du lot c'est dire le niveau d'une franchise très moyenne, Rocketeer j'ai jamais eu le courage de le mater ) donc ça partait pas spécialement bien et puis avec ce bon petit film d'aventure à l'ancienne il a montré qu'il pouvait être un bon raconteur d'histoire et que son style académique était très agréable, depuis il a enchainé avec Wolfman qui est son meilleur film et Captain America ( qui malgré les réserves que j'ai sur ce film est à mes yeux le plus beau marvel visuellement ).

Ici c'est donc du film d'aventure familiale dans toute sa splendeur, ça véhicule des valeurs simple et universel ( cliché donc ) : le courage, l'entraide, la bonté mais le héros n'est pas pour autant naïf ainsi quand il peut achever son adversaire, il hésite pas une seule seconde et puis la relation qu'il a avec son canasson est pas lourde ( ça rappel d'ailleurs un peu War Horse je trouve ).
Alors bien entendu niveau histoire c'est sans aucune surprise avec son méchant identifiable grâce à sa barbe perfide, tout est bien balisé avec le héros qui va se faire accepter dans l'adversité et gagner le respect des autres concurrents mais c'est bien traité, sans lourdeur, les punchlines un peu second degré fonctionne, le vieux sidekick est pas chiant, l'histoire d'amour balourde qu'on aurait pu avoir et ici éviter avec brio, non le film est très bien équilibré et on ne voit pas passé les 2h15, c'est très bien rythmé ( entre la course, les attaques de pillard, un enlèvement, une tempête de sable, le plan des méchants franchement y a de quoi faire ), bon y a des trucs pas très utile ( mais vu que c'est tiré d'une histoire vrai on peut pas trop le reprocher ) ainsi je trouve que le trauma lié à Woonded Knee pas très utile au film, ça apporte pas grand chose au personnage et la fin est quand un peu trop abusé.

Je suis dégouté de pas avoir le dvd car j'aurais pu faire une tonne de screen de toute beauté, on sent bien le tribut à Lawrence d'Arabie ici, alors oui c'est le genre de plan qu'on voit des tonnes de fois mais moi j'aime vraiment tout ses plans sur fond de couché de soleil avec les personnages en ombre chinois, c'est juste beau, les plans des chevauchées sans CGI sont vraiment belle ( dommage par contre de foutre des léopards en CGI, belle idée de merde ça ), les séquences d'actions sont classique et efficace ( j'aime bien celle pour aller délivrer la princesse ) et elles durent même plus longtemps que celle de Cap America ( et une fois de plus ça me fait regretté la seconde heure de ce métrage )

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Le casting est porté par le toujours très bon Viggo ( aussi convaincant en cow boy solitaire qu'en membre de la mafia russe ), d'ailleurs quand j'ai revu le film me souvenait pas qu'il jouait un vrai cowboy du farwest, je croyais que ça se déroulait en 1900 mais non Appaloosa n'était donc pas le premier rôle de cowboy de Viggo et on a une bonne galerie de second rôle Omar Sharif ( belle prestance rien à redire ) , Saïd Taghmaoui ( dans un rôle qu'il a l'habitude d'avoir dans les prod us c'est à dire l'arabe de service ) y a même l'excellent Jk Simmons en Buffalo Bill.

BO très inspiré de James Newton Howard qui donne encore plus de souffle aux merveilleux plans de Johnston.
Du beau film d'aventure old school ( oue je sais dès que c'est old school j'aime ) qui ne pète pas plus haut que son cul ( ras le cul de ces films post moderne essayant de délivrer des messages sur la situation actuel ), typiquement le genre de film que je peux voir et revoir sans problème.

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4/6


#494 L'utilisateur est hors-ligne   titus pullo 

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Posté 20 mai 2012 - 19:39

Voir le messageScalp, le 20 mai 2012 - 08:59 , dit :

Hidalgo Joe Johnston - 2002

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A mes yeux clairement le film qui a acheté une crédibilité à Johnston parce que bon jusqu'à ce film sa filmo qu'on aime ou pas c'était pas glorieux ( Jumanji au bout de 1 jour le film avait déjà vieillit, Jurassic 3 c'est le pire du lot c'est dire le niveau d'une franchise très moyenne, Rocketeer j'ai jamais eu le courage de le mater ) donc ça partait pas spécialement bien et puis avec ce bon petit film d'aventure à l'ancienne il a montré qu'il pouvait être un bon raconteur d'histoire et que son style académique était très agréable, depuis il a enchainé avec Wolfman qui est son meilleur film et Captain America ( qui malgré les réserves que j'ai sur ce film est à mes yeux le plus beau marvel visuellement ).

Ici c'est donc du film d'aventure familiale dans toute sa splendeur, ça véhicule des valeurs simple et universel ( cliché donc ) : le courage, l'entraide, la bonté mais le héros n'est pas pour autant naïf ainsi quand il peut achever son adversaire, il hésite pas une seule seconde et puis la relation qu'il a avec son canasson est pas lourde ( ça rappel d'ailleurs un peu War Horse je trouve ).
Alors bien entendu niveau histoire c'est sans aucune surprise avec son méchant identifiable grâce à sa barbe perfide, tout est bien balisé avec le héros qui va se faire accepter dans l'adversité et gagner le respect des autres concurrents mais c'est bien traité, sans lourdeur, les punchlines un peu second degré fonctionne, le vieux sidekick est pas chiant, l'histoire d'amour balourde qu'on aurait pu avoir et ici éviter avec brio, non le film est très bien équilibré et on ne voit pas passé les 2h15, c'est très bien rythmé ( entre la course, les attaques de pillard, un enlèvement, une tempête de sable, le plan des méchants franchement y a de quoi faire ), bon y a des trucs pas très utile ( mais vu que c'est tiré d'une histoire vrai on peut pas trop le reprocher ) ainsi je trouve que le trauma lié à Woonded Knee pas très utile au film, ça apporte pas grand chose au personnage et la fin est quand un peu trop abusé.

Je suis dégouté de pas avoir le dvd car j'aurais pu faire une tonne de screen de toute beauté, on sent bien le tribut à Lawrence d'Arabie ici, alors oui c'est le genre de plan qu'on voit des tonnes de fois mais moi j'aime vraiment tout ses plans sur fond de couché de soleil avec les personnages en ombre chinois, c'est juste beau, les plans des chevauchées sans CGI sont vraiment belle ( dommage par contre de foutre des léopards en CGI, belle idée de merde ça ), les séquences d'actions sont classique et efficace ( j'aime bien celle pour aller délivrer la princesse ) et elles durent même plus longtemps que celle de Cap America ( et une fois de plus ça me fait regretté la seconde heure de ce métrage )

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Le casting est porté par le toujours très bon Viggo ( aussi convaincant en cow boy solitaire qu'en membre de la mafia russe ), d'ailleurs quand j'ai revu le film me souvenait pas qu'il jouait un vrai cowboy du farwest, je croyais que ça se déroulait en 1900 mais non Appaloosa n'était donc pas le premier rôle de cowboy de Viggo et on a une bonne galerie de second rôle Omar Sharif ( belle prestance rien à redire ) , Saïd Taghmaoui ( dans un rôle qu'il a l'habitude d'avoir dans les prod us c'est à dire l'arabe de service ) y a même l'excellent Jk Simmons en Buffalo Bill.

BO très inspiré de James Newton Howard qui donne encore plus de souffle aux merveilleux plans de Johnston.
Du beau film d'aventure old school ( oue je sais dès que c'est old school j'aime ) qui ne pète pas plus haut que son cul ( ras le cul de ces films post moderne essayant de délivrer des messages sur la situation actuel ), typiquement le genre de film que je peux voir et revoir sans problème.

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4/6


Le premier role de cowboy de Viggo c est dans YOUNGUNS 2 , il aide Pat Garret , sinon donne sa chance a ROCKETEER , si tu a aime CAPTAIN AMERICA . En plus Jennifer CONNELY y est sublime !

#495 L'utilisateur est hors-ligne   seri Z 

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Posté 22 mai 2012 - 18:25

Voir le messageScalp, le 06 avril 2012 - 18:46 , dit :

Film tiré d'un fait historique célèbre ( la mutinerie du Bounty donc ), qui a même eu droit à 3 versions, la première avec Gable et une autre avec Gibson, j'ai pas vu les 2 autres versions mais je doute qu'elle soit aussi bien que celle là ( je vois mal Gibson être aussi bon que Brando et vu la durée des films je vois pas ce qu'ils ont pu coupé tant j'ai trouvé que tout est utile au récit ).


4 versions, tu oublies celle avec Errol Flynn !

Alors je viens de la revoir, cette version de 1984, réalisée par l'australien Roger Donaldson dont on ne peut pas dire que la filmographie soit des plus passionnantes. Les premières images, un carton noir, sur le thème de Vangelis m'ont replongé immédiatement dans mon adolescence lorsque j'avais découvert le film, me mettant de bonne humeur, une bonne humeur qui ne me quittera pas pendant 2 heures et quart ! J'avais un peu oublié les images, mais ce thème, je le connais par coeur, la faute à la compilation Vangelis Thèmes qui passait en boucle dans mon walkman à cause du end titles de blade runner présent dans une version nettement plus classe que celle du disque du film. Bref, l'introduction qui débouche sur cette succession d'images maritimes magnifiques m'a fait remarqué à quel point j'avais oublié que ce film était splendide, le scope impeccable sublimant le navire et les décors paradisiaques de Tahiti. Un film lumineux qui te donne l'impression d'être dehors en plein soleil alors que t'es enfermé chez toi et qu'il est 3h du matin ! Envoutant de bout en bout...
J'avais aussi oublié que le casting était à ce point impressionnant, bordel, Anthony Hopkins, Mel Gibson, Laurence Olivier, Daniel Day Lewis et Liam Neeson, ça a une sacré gueule ! Sinon rien à redire sur l'histoire, elle est connue, mais reste édifiante. J'avais juste jamais noté l'ambiguité entre Bligh et Fletcher, donnant une couleur différente à la colère de Bligh, teintée d'une jalousie évidente.
Je vais me faire la totale des 4 versions, le prochain c'est le Brando que je pense n'avoir jamais vu, ou alors je l'ai complètement oublié.

PS : j'ai récupéré une version 2 CDs de la bande originale de Vangelis, le second CD est fascinant, on dirait une version alternative du score de Blade Runner... OK certains pourront trouver ça kitch, mais sur moi ça marche à mort, j'aimerai bien le voir en salle celui là !

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