J'ai la migraine.
Nan mais peut être que
"Blow Out" est un peu plus personnel que
"Scarface" pour le coup, mais bon après on parle de création artistique, c'est en aucun cas une science exacte, faut pas voir le terme comme un statut immuable marquée au fer rouge sur l'échine de tel ou tel réal.
Le débat est intéressant, mais c'est pas pour autant qu'il faut accorder au mot une définition définitive qu'il n'aura de toute façon jamais.
Ça reste une notion très floue au cinoche, là-dessus je crois qu'on est tous d'accord, et comme toutes les "étiquettes" (parce c'en est une, quelle que soit la définition qu'on lui prête) il faut aussi savoir la relativiser. Enfin c'est qu'un mot quoi.
C'est comme le débat (c'est le même quand j'y pense) : ce film Y est-un film d'auteur ? Ou encore : ce film X (bon ça va hein) est-il un film commercial ? (paske ça aussi c'est gentiment indémerdable comme débat)
Certains répondront
"oui bien sûr", d'autres
"non connard", après on s'en fout peut être aussi un peu au fond.
On a tellement de termes qui veulent tout et rien dire dans ce domaine (je vais pas déterrer le "film viscéral" ou autre "cross over", parce que sinon on risque de coucher là

) que voilà, faut pas voir dans mon discours une volonté de figer une définition précise, après j'accorde peut être au scénario une dimension un peu plus importante que certains, ou pas, mais aucunement au dépend des autres aspect, mais ça c'est implicite je veux dire, tant il serait absurde de minimiser l'importance de la réalisation pour... un réalisateur.
J'entends par là que ce n'est pas parce que je veux mettre l'accent sur l'importance de la phase d'écriture que j'en néglige nécessairement celle de la mise en scène. Je dis ça parce que j'ai l'impression que c'est peut être un peu comme ça que certains de mes propos ont pu être reçus.
Edit@Cerise : mais j'ai pas dit que le gars devait écrire le scénar du premier au dernier mot, je parlais juste d'implication dans le processus d'écriture, au sens large du terme, qu'il l'écrive seul, à deux, à 4, ou qu'il procède à de tels changements sur un scénar pré-écrit qu'il finisse par se l'approprier d'une certaine manière. Mais après je crois qu'on se noie un peu dans un verre d'eau avec ce débat... Mieux vaut effectivement raisonner en terme d'"œuvres personnelles" qu'en terme d'"auteur", ça a fait sûrement plus sens à l'échelle du cinéma, mais encore une fois je crois pas que ce soit si important ces sempiternelles questions de terminologie, ça permet surtout aux critiques qui n'ont rien d'intéressant à écrire sur un bousin de noircir malgré tout leur papier. Faut pas se leurrer.