Mad Movies: David E. Kelley - Mad Movies

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David E. Kelley

#31 L'utilisateur est hors-ligne   Ced 

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Posté 24 août 2006 - 22:01

ou l'épisode ou tout le monde danse dans les chiottes...

aaaaaaaah ally...


"He's fat, he's scouse, he'll rob your fucking house, it's Wayne Rooney, Wayne Rooney."

#32 L'utilisateur est hors-ligne   darklinux 

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Posté 25 août 2006 - 10:32

Jai regardé deux épisodes de Boston Public hier ont balancais entre le neo-black power féministe et le reéac avec le proviseur adjoint ... a vomir

#33 L'utilisateur est hors-ligne   Batman Begins 

  • Agnès Jaoui
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Posté 01 septembre 2006 - 23:22

J'ai décidé d'essayer Boston Public depuis quelques temps pour voir ce que ça valait, et ce que valait l'écriture du 'sieur David E Kelley -parce que Ally McBeal j'en ai d'assez mauvais souvenirs-.

Et donc, au cours des derniers épisodes vu par votre serviteur, j'ai pu assister à beaucoup d'histoires de coeurs, d'homosexualité gênée, de parent d'élève avec un crochet à la place de la main (!), de beaux sentiments mais surtout énormément de passages chantés huh.gif

Alors je ne sais pas qu'est-ce que c'est que ce lycée où la moitié des professeurs chantent à n'importe quel occasion, mais il me sembre qu'Ally McBeal contenait déjà beaucoup de ce genre de trucs (remember l'épisode de Noël...).
Ces "instants musicaux", en plus d'être d'une mièvrité dégoulinante, me semble totalement hors de propos, (et hyper-nazes AMHA).

Donc, c'est pas glorieux, pas folichon pour deux sous, MAIS (car il y a un mais) :



Tout à fait kawaii comme dit notre cher meuf ;-)

#34 L'utilisateur est hors-ligne   sygbab 

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Posté 05 septembre 2008 - 23:05

Quelle déception... Moi qui avais l'intention de créer mon troisième topic - ce qui relevait de l'exploit - sur l'un des génies (d'aucuns diront que le mot est fort, mais j'assume complètement : malgré d'énormes défauts et des scories récurrentes dans ses séries, l'homme en est assurément un) pour parler de l'un des showrunners les plus prolifiques et hyperactifs depuis une vingtaine d'années à la télévision américaine, afin d'avoir des avis croisés sur ses différentes oeuvres qui forment un tout cohérent avec des thèmes qui se retrouvent sans cesse... Et ben ça tombe à l'eau avec le dépoussiérage de ce topic qui trainaît dans les abysses du forum.

Ceci dit, l'optique reste la même, et je vais pouvoir en profiter pour faire part de ma découverte de Picket Fences, entamée il y a peu, mais prévue de longue date. Découverte qui s'accompagne d'un plaisir immense à voir évoluer les habitants de la tranquille petite ville de Rome, Wisconsin, qui au fur et à mesure n'est plus à l'abri des multiples atermoiements secouant la population, voyant poindre l'intolérance, l'injustice, la violence, la haine et même le meurtre. Le principal atout de DEK est de s'appuyer sur des personnages principaux influents dans la communauté qui lui permettent de développer des intrigues dans tous les domaines : policier, juridique, médical, scolaire, politique, religieux. Mais il ne s'arrête pas à cela et développe un éventail de thèmes qui touchent le quotidien de chacun et sont toujours d'actualité, comme la question sur l'euthanasie, la transsexualité, la condamnation de la société sur la base d'une simple présomption... Ce brassage n'est pas fait n'importe comment et pour que le tout ait plus d'impact DEK expose une multitude de points de vue opposés afin de considérer tous les aspects du problème.

L'intérêt de la série vient aussi du fait que la galerie de personnages est variée, et que ceux-ci, attachants et brossés de manière impeccable, sont en constante évolution en fonction des événements auxquels ils sont confrontés. Leurs réactions ne sont pas linéaires, et tous ont leur faiblesse et certains sujets plus sensibles que d'autres. Cela n'en rend leurs débats que plus passionnants, d'autant que l'interprétation est d'une solidité à toute épreuve, même au niveau des enfants. D'ailleurs, Justin Shenkarow, qui montrait déjà un potentiel énorme dans Eerie, Indiana et en était le ressort comique, est ici tout bonnement exceptionnel. DEK renforce cette composante de la série en en faisant également une chronique familiale qui apporte son moments d'engueulades, de réconciliations, et de scènes fortes en émotion car les moments touchants ne sont pas rares.

C'est d'ailleurs assez étonnant de remarquer qu'à ce moment-là DEK apportait une importance primordiale au développement des personnages en tant que partie essentielle de la réussite de son show, car ce n'est pas son intérêt principal plus tard, avec sa fameuse tendance à la kelleyrisation, sa tendance la plus fâcheuse. Ceci dit, je ne suis pas assez avancé dans la série pour savoir si elle en présente déjà les prémisses. Ce qui est sûr, c'est que l'ensemble des thèmes abordés et sa façon de mettre les pieds dans le plat préfigurent de la suite de sa carrière. Il n'est jamais trop tard pour découvrir une (très) bonne série.

#35 L'utilisateur est hors-ligne   simidor 

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Posté 06 septembre 2008 - 12:21

C'était sympa ally mcbeal, pas mal de bons persos, très originale et bien écrit (et niveau zik y'avait pas que Vonda Shepard, y'avait Al Green, Barry White, Tina Turner...).
Et puis ça donnait la pêche, maintenant y'a peu de séries aussi toniques et qui se prennent aussi peu au sérieux.
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#36 L'utilisateur est hors-ligne   sygbab 

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Posté 08 septembre 2008 - 00:25

Fin du visionnage de la première saison de Picket Fences et ça se confirme : c'est une sacrée bonne série. Outre l'introduction de thèmes toujours aussi ancrés dans le quotidien et aussi passionnants dans les débats qu'ils génèrent - et rien n'est épargné -, DEK gère parfaitement l'évolution des personnages par le biais de leurs interactions, et renforce encore et toujours l'attachement que l'on éprouve pour eux. Pour cela il s'appuie sur la continuité et fait de multiples allusions aux épisodes passés afin de créer un microcosme uni et cohérent. Et il n'hésite pas à secouer son petit monde pour ébranler des certitudes, remettre en question des relations, pousser les personnages à bout et les confronter à des situations qui nécessitent énormément d'efforts pour finalement y voir clair. En tout cas, le moins que l'on puisse dire, c'est que Rome s'enfonce de plus en plus dans l'intolérance, l'ignorance, la violence, et qu'il devient difficile d'y remédier.

Ce qui m'épate c'est la capacité de DEK à gérer dans ce show une galerie de personnages hauts en couleur, dotés d'un caractère bien trempé. Plus que Wambaugh qui est l'archétype de l'avocat qui gagne presque tout le temps (comme plus tard John Cage et Alan Shore, dans des styles cependant complètement différents), j'apprécie tout particulièrement le juge Bone qui fait preuve d'une lucidité et d'une justesse à toute épreuve. DEK se permet même en fin de saison de le faire sortir de sa cour à plusieurs reprises, afin d'en faire un membre comme les autres de la communauté. Mais de toute façon il n'y a pas de déchets, les personnages, principaux comme secondaires, ne sont pas unidimensionnels et bénéficient toujours d'une interprétation remarquable.

Ah, et si le titre français complètement débile provient de l'épisode qui aborde le sujet des OVNI... C'est encore plus lamentable que je ne le pensais, donc j'espère que ce n'est pas le cas. A art ça, cette série est un régal.

#37 L'utilisateur est hors-ligne   sygbab 

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Posté 22 septembre 2008 - 00:25

Et j'ai fini la saison 2. Et attention, parce que je vais quand même pas mal spoiler.

Si je m'en étais arrêté au premier tiers, j'aurais pu dire que c'était moins bien écrit que lors de la première saison, moins intense, moins passionnant. Mais la barre est vite redressée, et ce qui nous est offert par la suite hausse encore le ton, et ceci toujours pour les mêmes raisons que précédemment : les problèmes moraux, religieux, juridiques, scolaire et familiaux sont toujours présents, et DEK pousse toujours plus loin en mettant en place des situations bien compliquées sur lesquelles il est dur de statuer. C'est d'ailleurs pour cela qu'il introduit un nouveau DA en la personne de John Littleton, intègre et opposant une vraie résistance à Wambaugh qui avait la fâcheuse tendance à gagner bien trop facilement ses procès. Il y a donc plus de poids du côté de l'accusation, et c'est une bonne chose. Cela met également en avant le principe même du système judiciaire qui se veut être une opposition entre deux parties qui finit par aboutir à la vérité, mais qui est ici souvent remis en cause car il est souvent plus question de gagner que de faire éclater la vérité. Wambaugh est souvent montré du doigt parce qu'il défend les meurtriers et autres délinquants, sa morale est considérée comme inexistante, et le personnage se prend quelques belles claques quand il apprend ce que les autres pensent de lui.

Malgré une combustion spontanée de Bill Pugen après sa condamnation pour le meurtre de son agresseur qui semble être un prémisse des mauvaises habitudes que développera ensuite DEK (parce que dans le genre pirouette scénaristique pour se débarrasser d'un personnage qui sera de toute façon compliqué à gérer, ça se pose là), les autres bénéficient toujours d'un développement aussi intéressant. Maxine se retrouve influencée par son psy qui joue avec ses émotions, Kenny est engagé avec Rachel Harris qui devient la nouvelle maire, toujours en désaccord avec Jimmy, Gil doit sans cesse concilier la médecine et sa foi... Sans oublier les enfants Brock, avec Kimberly confrontée à la cruauté des adolescents quand le sujet de conversation est le sexe, Zachary qui veut devenir juif, ou Matthew qui se fait tirer dessus par un de ses camarades de classe. Même les personnages secondaires tels que Carter Pike ou Howard Buss sont suivis avec intérêt. Cette évolution se fait, comme généralement, par le biais d'interactions écrites avec justesse mais travaillées également dans les attitudes et les non-dits. L'épisode le plus représentatif de cela voit le père de Gil arriver en ville, se faire verbaliser par Max parce qu'il a brûlé un stop puis se faire arrêter, puis de fil en aiguille cela se termine par un dîner où chacun explose à tour de rôle en disant à voix haute ce qu'il a sur le coeur. Et rend de ce fait les personnages encore plus attachants.

C'est tout de même une série assez particulière qui concilie plusieurs aspects qui pourraient paraître disparates, mais qui sont présents au quotidien dans notre vie. Et en liant ainsi des sujets aussi divers et variés permet de mutliplier les ambiances ; on peut basculer très facilement du simple drama familial à une sordide histoire de meutre selon les épisodes, en passant par des questions médicales flirtant avec les limites de la morale et proposées au juge Bone, qui rend toujours des verdicts éclairés et intègres. Avec les limites que ça implique en ce qui concerne l'intégrité, comme l'appuie également les délibérations du jury contenant Jimmy, qui se voie libérer un jeune dealer noir coupable de la mort de deux agents de police. C'est tout de même assez casse-gueule de faire cohabiter procès, interventions médicales, intrigues policières et familiales, mais quand c'est bien écrit, c'est un régal.

Finalement, pour une petite ville tranquille, il se passe toujours quelque chose à Rome, et c'est toujours intéressant. Et ça donne envie de continuer.

#38 L'utilisateur est hors-ligne   sygbab 

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Posté 17 octobre 2008 - 01:18

Triple post, mais j'y peux rien si personne n'écrit dans ce topic. ^^

Je viens de terminer la saison 3 de Picket Fences, et j'en fais mon petit rapport. C'est drôle mais cette saison représente déjà beaucoup plus l'esprit de DEK, en ce sens que le côté farfelu commence à prendre plus d'importance, que la preuve par l'absurde ou les situations extrêmes se font plus fréquentes, et que les prémisses du processus désormais appelé la kelleyrisation pointent le bout de leur nez. Des exemples ? Pour le farfelu, un épisode tournant autour de vaches donnant naissance à des humains, ce qui ne manque pas de laisser bouche bée quand on découvre le pot-aux-roses et de se demander ce qu'on est en train de regarder dans la série. La kelleyrisation ? Ginny retrouvée dans son freezer au bout de 6 épisodes sans la voir (quoique sur ce coup il s'en sort plutôt bien sur le thème des personnes âgées qui meurent dans l'indifférence générale), Ed Lawson dont il se débarrasse aussi, assassiné par sa femme qui le met... dans leur freezer (oui c'est le délire de DEK dans cette saison, qui participe au côté farfelu).

J'ai quand même trouvé qu'il y avait une rigueur moindre par rapport aux années précédentes, d'ailleurs la continuité est moins accrue (il y a moins de références aux épisodes passés). Le plus gros reproche que l'on puisse faire à la saison, et celui-ci n'est pas des moindres, c'est le thème majeur du début de la saison, à savoir le séisme provoqué dans la petite communauté de Rome par la venue de 400 étudiants noirs en provenance d'un quartier gagngréné par des gangs. Les habitants de la ville en font tout un fromage, demandent du temps pour s'ajuster, évoquent les difficultés futures que cela posera, et la tension monte au point d'opposer la police à la Garde Nationale sous les ordres de Gil qui est maire régente depuis la mort d'Howard, ce qui tourne assez court d'ailleurs. Et ensuite ? Bah plus grand-chose, si ce n'est deux ou trois mentions dans les épisodes suivants, et ensuite on n'en parle plus du tout. Comme si les indésirables avaient disparu, et que la ville suivait sa petite vie tranquille, comme si de rien n'était. Franchement dommage. Dans le même ordre d'idée, on peut dire que la position de maire d'Ed Lawson, personnage détestable au plus haut point, est un coup dans l'eau car il se retrouve mort peu de temps après, et c'est The Dancing Bandit qui prend se place le temps d'une nouvelle élection...

Par contre, à côté, c'est toujours aussi solide dans le traitement de sujets compliqués, comme l'euthanasie, et les relations entre les personnages sont toujours décrites à la perfection. Ca avance sur tous les fronts, que ce soit entre Kenny et Max qui arrêtent enfin de se voiler la face et se lancent dans une relation, Wambaugh dont les choix sont toujjours au centre des critiques mais qui est souvent loué pour ses qualitées humaines, et même le juge Henry Bone que l'on voit beaucoup plus souvent en dehors de son tribunal participer à la vie de la communauté, prendre position, et qui est développé sur le plan personnel. Et puis bien sûr, la famille Brock est toujours au centre des attentions dans une année difficile et tendue, où Jimmy et Gil, non contents d'être à plusieurs reprises en gros désaccord, doivent également gérer des enfants qui grandissent et dont les opinions prennent plus de poids. On a également droit à l'épisode traditionnel avec Lydia, la mère biologique de Kimberly et ex-femme de Jimmy, et le dîner familial qui se termine en engueulade et sert de forum pour que chacun livre ses quatre vérités.

Continue également le travail entamé depuis le début de la série sur la ville de Rome, bien sous toutes apparences, dont la moralité devient de plus en plus floue, permissive, et donnant lieu à toujours plus de crimes, de violence. Malheureusement pour les habitants et le pauvre Jimmy qui en arrive à se sentir inadéquat car son département est parfois débordé par les évènements, mais heureusement pour laisser place aux affrontements entre Wambaugh et Littleton sans lesquels une partie du charme serait amputée. Mais DEK réussit tout de même à rendre un vibrant hommage à la ville et à ses habitants dans le final de la saison 4, pour terminer sur une note d'espoir positive après le choc provoqué par la mort du Père Garrett, décédé des suites des blessures causées par plusieurs balles d'uzis tirées à bout portant par un jeune venu le voler dans le confessionnal, afin de régler ses dettes envers ses bookies (exemple-type des situations extrêmes dont je parlais).

Somme toute, outre la grossière erreur que j'ai évoquée, ça reste très très bon.

Plus qu'une saison.

#39 L'utilisateur est hors-ligne   sygbab 

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Posté 20 octobre 2008 - 17:22

Et voilà, fini Picket Fences... Et ça se termine sur une saison plutôt décevante, car il y a beaucoup trop de changements pour que cela tienne encore la route aussi solidement qu'auparavant. Ce qui fait la différence, c'est surtout que DEK n'est plus que consultant, et a passé les commandes de la série à deux nouveaux showrunners qui collaborent, et qui en conséquence prennent des décisions pour apporter leur touche à la série, qui ne sont pas toutes de bon aloi. La police change d'uniforme et Jimmy se retrouve en civil, Kenny et Max rompent, Kimberly part à l'Université (et est très mal gérée, mais c'est une autre histoire) et ils préfèrent se concentrer sur les personnages en lru inventant des histoires abracadabrantes qui n'ont malheureusement pas le petit grain de folie que DEK ait si bien insuffler. Certes les relations sont encore bien écrites et restent tout à fait crédibles, mais l'impact n'est pas le même, et du coup le travaile effectué sur eux paraît moins abouti.

Mais si cela n'était pas suffisant, l'événement qui fait mal est le départ de Littleton pour Chicago après être revenu de blessure car il s'était pris une balle. Après cela, la série perd un grand capital, qui faisait partie de son charme : les procès. On voit plus souvent le juge Bone avec Carter - qu'il loge après que celui-ci ait brûlé sa maison accidentellement - qu'au tribunal. Exit, les affrontements Wambaugh - Littleton. Et tout ce qui va avec, car les questions morales, politiques, religieuses ou encore scolaires sont évacuées. Sans être dur, j'irais jusqu'à dire que la série perd son âme. Ce sentiment s'accroit lors des deux seuls épisodes écrits par DEK (dont le fameux dîner familial traditionnel où tout le monde engueule tout le monde, toujours aussi jouissif) : d'un seul coup, les personnages retrouvent leur verve, les thèmes sont plus incisifs, l'écriture plus rythmée, les dialogues bien mieux ciselés, et le grain de folie refait apparition (le Pape témoind d'un meurtre et démoli par Wambaugh quand il témoigne, ça vaut son pesant d'or).

C'est bien dommage donc, car c'est la dernière saison qui est la moins passionnante, malgré le capital sympathie des personnages qui compte quand même énormément. Et l'épisode final est un peu facile, avec un gros happy end général qui oblige les scénaristes à prendre de gros raccourcis, en esayant également de nous faire croire qu'ils vont séparer Gil et Jimmy, sans que ce soit convaincant. Ca n'enlève rien aux trois premières saisons, et au fait que ce soit une série à voir.

#40 L'utilisateur est hors-ligne   Lurdo 

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Posté 27 octobre 2008 - 01:58

Ça a probablement été dit dans le topic news, mais je le remets là, ça évitera d'avoir un syg qui post tout seul pendant 12 pages...

CITATION("un site de news tv quelconque")
NBC has scored the big win over CBS for David E. Kelley’s new scripted legal drama. NBC and CBS were both looking to add the Kelley’s new upcoming show to their slates.

The new untitled series takes place in Chicago and will center on a father and daughter team who partner up together to run their own law practice. Presuming Kelley adds his signature touch to the drama it should be a great mix of comedy and drama. Not much else has been revealed but I’m sure the show will successfully pick up some great ratings for the network.

Currently the creator is finishing up on the last season of Boston Legal.


Voilà. Donc après la fin de Boston Legal, une nouvelle série du même genre pour Kelley, avec un père et sa fille qui ouvrent leur cabinet d'avocat. En espérant que ça ne lorgne pas trop vers certaines aspects de Eli Stone, qui a déjà un père et une fille travaillant dans le même cabinet d'avocats.
"Mediocrity is excellent to the eyes of mediocre people."

#41 L'utilisateur est hors-ligne   Gary 

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Posté 27 octobre 2008 - 02:15

Oh mais je ne crois pas que ça gêne Sygbab particulièrement de poster tout seul. ^^

Ceci dit, quand j'aurais le temps, je lirais ces (interminables) posts sur Picket Fences, série qui m'avait paru bien sympathique à l'époque (et effectivement, sans les procès, la série ne doit plus être la même). smile.gif

#42 L'utilisateur est hors-ligne   sygbab 

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Posté 27 octobre 2008 - 03:38

Faudra aussi penser à lire ceux que je vais écrire sur The Practice, puisque je suis dans ma période DEK et que j'enchaîne directement sur cette série, dont je viens de terminer la saison 2 (je me suis dit que ce n'était pas trop la peine de faire un bilan après la saison 1 étant donné qu'elle ne comporte que 6 épisodes ; là, au moins, sur les deux saisons réunies, l'ensemble des 34 épisodes permet d'avoir une vision globale plus précise).

La première remarque concernant ce show, c'est qu'on est bien loin d'un Picket Fences ou d'un Ally Mac Beal au niveau de l'ambiance. Ici, peu de place au loufoque, à 'lhumour, aux personnages doux dingues. C'est un monde beaucoup plus noir que nous dépeint DEK, celui des avocats qui défendent les criminels, qu'ils soient dealders, meurtriers, violeurs. Ou plutôt, devrais-je dire, un monde gris, peuplé de compromis et de remises en question, qui le plus souvent n'a aucune noblesse. Un monde complexe, qui apporte son lot de situations révoltantes et de manoeuvres douteuses, mais que DEK réussit à brillamment décrire. Les procès sont variés et si leur déroulement est forcément elliptique, ils apparaissent bien réalistes grâce notamment à l'aspect un peu crasseux du show, que ce soit de par la photographie, les locaux presque insalubres de la firme Donnell ou encore les tribunaux qui apparaissent un peu vieux. Toutes les procédures sont explorées, les termes techniques du milieu judiciaire et juridique deviennent familiers, tout ce qu'il est possible de mettre en oeuvre pour servir au mieux les intérêts d'un client est exploité.

Pour appuyer son propos, DEK se base sur des personnages guidés par l'éthique, même si parfois ils lui tordent légèrement le cou sans pour autant la violer. Certes, la réputation de la firme de Bobby n'est pas forcément celle dont on puisse rêver, mais les personnes qui la peuplent sont profondément humaines et intègres. C'est pour cela que l'on finit par s'attacher à eux même si à longueur de temps ils défendent des criminels, car comme le dit Bobby dans la première saison, il arrive parfois que les avocats aient une personne réellement innocente et c'est à ce moment-là que leur travail prend tout son sens, car ils ont la possibilité de faire en sorte que leur vie ne soit pas entravée par une condamnation injuste. Un Bobby qui est ambitieux, collant toujours à l'éthique, mais prêt à tout pour obtenir l'acquittement de ses clients. Et qui se pose rarement de questions sur son rôle, sans doute car dans le cas contraire il ne serait plus capable de donner le meilleur de lui-même pour sauver des personnes qui ne le méritent pas.

Son leadership incontesté finit par être secoué par Lindsay vers la fin de la saison 2, ce qui aboutit à un partenariat et donc à un changement de statut de la firme. Une Lindsay qui a beaucoup évolué : mise en confiance par son premier procès devant un jury qu'elle remporte, elle devient ensuite redoutable mais perd également son innocence, sa vision idéaliste se voyant brisée à cause des clients dealers qu'elle doit défendre coûte que coûte. Elle finit d'ailleurs par tirer un trait sur ce genre d'affaires, car sa conscience est trop ébranlée. Mais ça ne tue pas son assurance. Outre cela, sa relation avec Bobby est très bien écrite. L'autre personnage ébranlé à plusieurs reprises durant la saison 2 est Eugene, qui remet en cause ce qu'il accomplit en faveur des violeurs notamment. Il reste que c'est un invroyable avocat, capable de gagner des procès qui semblent perdus d'avance grâce à des contre-interrogatoires incisifs et efficaces. Il possède également une présence qui marque les esprits, et malgré ses doutes se bat pour une juste cause : en faisant à tout prix respecter les règles que doit suivre la police, il s'assure que moins d'innocents soient condamnés.

Je n'oublie pas non plus Jimmy qui est l'élément comique de la série mais de manière discrète, qui est licencié de sa banque pour avoir effectué un prêt illégal à Bobby avant d'être engagé par ce dernier, et qui finit par se transformer en avocat efficace et plutôt doué alors qu'il partait de zéro. Ou Ellenor et Rebecca, qui possèdent également des personnalités bien trempées. Ce qui est aussi intéressant c'est d'avoir introduit Helen en saison 2, non seulement car cela permet d'avoir un pied du côté du DA, mais aussi parce que sa relation avec Bobby apporte son lot de conflits d'intérêt et rend les procès plus piquants quand ils doivent s'opposer. C'est donc une galerie de personnages qui tiennent la route, et qui créent une solide cohésion d'ensemble.

Souvent, comme déjà évoqué précédemment, les actions commises par Bobby et ses collègues sont difficilement justifiables moralement, mais elles le sont légalement. Tout le monde n'a pas les tripes pour cela, et le meilleur épisode pour le montrer est le cross-over avec Ally Mac Beal, en deux parties. La réaction d'Ally, en travaillant aux côtés de Bobby sur sa première affaire de meurtre, est plus qu'éloquente : cela la rend malade de voir jusqu'où est prêt à aller ce dernier pour faire bénéficier à ses clients de la liberté. C'est également une occasion pour DEK de montrer que si elles se déroulent dans le même univers, ses deux séries n'ont rien à voir avec l'autre.

Pour le moment c'est hautement addictif, les personnages sont écrits de très belle manière et évoluent sans cesse, la continuité est assurée et les thèmes abordés collent parfaitement à l'esprit de la série. A suivre.

#43 L'utilisateur est hors-ligne   sygbab 

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Posté 31 octobre 2008 - 13:24

The Practice - Saison 3

Pour cette saison, DEK a choisi une formule plus feuilletonnante avec des procès qui courent sur plusieurs épisodes et des affaires qui s'entremêlent, afin de renforcer la cohésion d'ensemble et d'assurer une solide continuité. Les 11 premiers épisodes sont ainsi denses, et leurs répercussions sont évoquées pendant toute la deuxième partie même si celle-ci fait preuve de plus de concision par rapport aux procès qui y sont proposés. Cela permet une immersion complète dans ce microcosme juridique qui, une fois de plus, est vraiment à mille lieux de celui d'Ally Mac Beal, à tel point qu'on peut vraiment se demander si les deux firmes travaillent dans la même ville. Car c'est toujours aussi sombre, avec peu de moments de répit pour les personnages ; et ils s'en prennent vraiment plein la gueule au cours de ces 23 épisodes.

Une année compliquée donc, car la firme de Bobby et ses comparses subit plusieurs coups durs assez importants dans des affaires qiu font la Une des journaux. Le professeur de droit est déclaré coupable du meurtre d'un psycho qui les minaient moralement lui et sa femme (mais à force de persévérance Lindsay réussit à réduire les charges et la peine de prison), Evelyn Manfield, accusée d'avoir tué un bébé qu'elle gardait en le secouant trop fort n'est pas cquittée non plus. Mais cela ne va pas mieux avec les affaires qu'ils gagnent : à cause d'une technicalité, le tueur avéré d'une nonne qu'il a découpée en morceaux repart libre, ce qui leur vaut les foudres de l'opinion publique. La firme Donnell, Doll, Young & Frutt est donc dans l'oeil du cyclone, et est même poursuivie en justice. En effet, lors du procès de George Vogelman, accusé d'avoir décapité une jeune femme avec qui il avait passé la nuit dans un motel, Eugene transfère la possibilité de culpabilité sur son frère. Leurs actes lors des procès pour défendre leurs clients sont fortement remis en question, et c'est une bonne chose car DEK ne choisit pas la facilité et étaye toujours le propos principal de la série en dévoilant toutes les zones d'ombre que comporte le travail d'un avocat défendant les criminels, avec les conflits moraux qui s'y associent.

Dans cette histoire c'est surtout Eugene qui trinque, puisque non seulement il doit se défendre lors de ce procès contre la firme, mais cette tactique lui est également reprochée lors de l'audience qui suit la demande de garde exclusive qu'a effectuée son ex-femme. En effet, son fils s'est retrouvé impliqué dans une affaire de drogue, et elle considère que le travail d'Eugene est une mauvaise influence pour leur fils, incapable de différencier le bien du mal à cause des compromis que doit faire son père. Tout ceci est dans la continuité de la saison précédente, car les doutes et les dilemnes moraux d'Eugene ne sont pas nouveaux, ça ne fait que les exacerber. Dans le même ordre d'idée, et histoire d'être tout à fait clair sur ce que ce travail fait aux gens qui l'exercent, on peut également constater la perte d'innocence de Rebecca, qui est enfin devenue avocate après avoir pris des cours du soir pendant 5 ans. Pleine d'entrain et d'optimisme, elle se comporte comme un chevalier blanc volant au secours des victimes du système, mais elle perd au fur et à mesure quelques illusions.

Comme si cela ne suffisait pas, l'ambiance dans les bureaux est plus que tendue à cause de cette histoire de partenariat. Ellenor est frustrée car elle ne peut pas apporter à la firme un nouveau client car cela ne correspond pas aux attentes de Bobby, ni à celles de Lindsay. Or, les deux sont engagés dans uen relation amoureuse après s'être longtemps tournés autour, mais possèdent également tout le pouvoir - même s'ils n'en abusent pas - puisque Lindsay possède un vote et Bobby deux, plus le droit de décider en cas d'égalité. Et ça ne s'arrange pas lorsqu'elle découvre que Lindsay gagne deux fois plus qu'elle, ce qui amène à une gigantesque bagarre générale alors que des clients sont sur les lieux : bonne image pour la firme. La situation finit par se tasser, mais il est intéressant de voir que malgré l'amitié forte qui les lie, les questions d'argent peuvent mal tourner. En tout cas, parfois Ellenor est vraiment détestable, mais elle a ses bons moments.

Groupe tellement lié d'ailleurs qu'il est difficile de s'y intégrer, et Lucy Hatcher, nouvelle assistante, en fait l'expérience. Malheureusement, si DEK l'évoque, il l'évacue également très rapidement et ne développe pas vraiment la pauvre Lucy. Elle reste sympathique et fait son apparition au générique, mais elle ne prend pas une importance prépondérante pour le moment. J'espère qu'elle ne fera pas les frais de la tendance de DEK à multiplier les personnages sans savoir tous les gérer en même temps. Pour le reste c'est assez juste, jusque dans la relation Lindsay - Helen qui connaît quelques remous car le fait d'être colocataires n'efface pas tout le temps le fait d'être adversaires dans le système judiciaire. D'ailleurs, ce n'est pas non plus une bonne année pour Helen qui reste marquée par l'affaire du tueur de nonne qu'elle ne peut pas condamner. Cela se manifeste de manière extrême lorsqu'elle est en train de perdre un autre procès quand un fils censé témoigner contre son père pour le meurtre de sa mère se rétracte au dernier moment et se parjure. Elle est quasiment sur le point de le condamner pour 20 ans avant de revenir à la raison.

En conclusion, je réitère ce que je disais au tout début : une saison difficile pour les personnages, qui prennent des coups qui vont laisser des traces. Encore 5 saisons comme ça ? Ce n'est pas sur les rotules qu'ils vont finir à ce rythme. La suite promet, même si je suis dubitatif concernant le cliffangher de fin de saison. J'espère que ce sera bien utilisé.

#44 L'utilisateur est hors-ligne   Lurdo 

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Posté 01 novembre 2008 - 05:39

J'y pense que maintenant, mais c'est vrai que ça serait plus à sa place dans ce topic.

Dont acte:

Boston Legal 5x06:

J'ai eu peur en voyant le previously avec Catherine la vieille folle, vu que je peux pas blairer le perso, mais en fait, ça passait plutôt pas mal, puisque c'est Shirley qui s'est chargé de la remettre en place. Un épisode franchement sympa, bien rythmé, avec une c-story amusante pour Katie, Jerry & Sack, une b-story poilante pour Alan & Denny au Far West ("un mouton excl.gif "), et des pistes pour la fin de série.
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#45 L'utilisateur est hors-ligne   sygbab 

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Posté 04 novembre 2008 - 10:42

The Practice - Saison 4

Gros soulagement : l'arc George Vogelman ne dure pas très longtemps puisqu'il est clôturé dans les trois premiers épisodes, et ce n'est pas plus mal. DEK réussit à se sortir d'une situation un peu délicate et gère plutôt bien le cliffangher de la fin de saison dernière, afin de pouvoir rapidement passer à autre chose. Une saison qui par la suite est moins feuilletonnante dans le sens où nombre de procès se déroulent sur un seul épisode, mais qui propose quelques épisodes en plusieurs parties centrés sur de grosses affaires de meurtre ; on voit notamment une partie de la firme se déplacer à deux reprises dans d'autres Etats (une fois en Californie, une fois en Pennsylvanie) pour tenter de libérer deux personnes faussement accusées. Malgré tout, la continuité est toujours très forte (il n'est pas rare que des références soient faites aux épisodes des précédentes saisons), et elle est surtout assurée au niveau thématique.

En effet, si la plupart des procès proposés à l'écran sont des affaires de meurtre, c'est parce que DEK a décidé de se pencher de plus près sur le fonctionnement du système judiciaire américain, ou plutôt ses dysfonctionnements. Un homme se balade avec le corps d'une femme qu'il a tuée dans le coffre de sa voiture ? La fouille de son coffre a été effectuée en violation de ses droits constitutionnels, donc il est libéré alors que tout le monde sait pertinemment qu'il est coupable. Bien d'autres exemples suivront, et c'est le moral des DA qui est en berne. Elle se fait remonter le moral par Richard Bay - DA introduit en début de saison, dont la rivalité avec Ellenor est hilarante puisqu'ils sont tout le temps en train de se chercher des poux -, qui délivre lors d'un dîner un speech mémorable sur l'héroïsme des DA en les comparant à un chevalier blanc se dotant de son épée et montant son destrier afin de pourfendre les vilains et d'assurer la sécurité des faibles et des innocents, pendant que tout le monde dans le restaurant le regarde hébété. Helen, qui gagnait très souvent ses procès, commence à trouver de plus en plus difficile d'obtenir des condamnations car sa réussite est moindre. Au point que dans le 4.10 Day In Court, elle explose totalement après le verdict d'un jury en les incriminant directement, jugeant qu'e le suspect est libéré pour raison de folie du jury. C'est de toute façon un procès qui cristallise tous les mauvais côtés du système judiciaire américain, et notamment ce qui devrait normalement en faire la force, son fonctionnement compétitif qui amène plus souvent à en faire une question de victoire ou de défaite au détriment de la vérité, le véritable objectif à la base...

Dans le même épisode s'oppose au discours d'Helen celui de Bobby qui produit une clôture aussi puissante en insistant sur le fait que si effectivement le système n'est pas parfait, il faut toutefois en passer par les procès pour déterminer si une personne est innocente ou non, car parfois les faits peuvent être complètement différents de qu'il paraît. Certes, cela veut dire qu'il y aura forcément des personnes coupables acquittées et remises en liberté, mais plutôt que de chercher à condamner à tout prix, ce qui lui semble important est d'empêcher à tout prix que des personnes innocentes soient emprisonnées. Les deux affaires pour lesquelles une partie du cabinet se déplace hors Massachussets soulignent d'ailleurs à quel point c'est important pour lui, et pour ses associés. Voir Ellenor se batre pendant trois semaines de procédures en procédures, de motions en motions, d'appels en appels pour finalement rendre la liberté à un jeune homme attendant depuis 12 ans dans le couloir de la mort après avoir été injustement puni pour un crime qu'il n'a pas commis parle de soi-même, prouvent définitivement qu'ils ne sont pas pourris comme ce que leur réputation laisse penser. Si jamais ce n'était pas suffisant, les états d'âme d'Eugene donnent encore plus de poids à cette assertion. Ce dernier est de plus en plus dégoûté de son travail et doit à chaque fois de détacher complètement de ses émotions lorsqu'il entre dans l'arène. Il est en pilote automatique, comme un robot, et cela le détruit petit à petit.

Au niveau du développement des personnages, quelques petites touches sont ajoutées ici et là, et concernent surtout le couple Bobby - Lindsay qui connaît quelques remous à propos de leur mariage et des difficultés de Bobby à exprimer les sentiments qu'ils gardent au fond de lui, mais tout finit de très belle manière avec un mariage sur le terrain du Fenway Park, domaine des Boston Red Sox. Au passage Bobby aura eu le temps de se faire enlever par un home sorti de 12 ans de prison qui a été condamné à cause d'une négligence de Bobby, qui plus tard dans la saison va également faire une énorme connerie en acceptant un deal juste avant que le jury ne délivre son verdict, qui acquittait son client... Pour le reste, il n'y a pas grand-chose à signaler, si ce n'est qu'à chaque fois que Lucy est au centre de l'histoire elle est victime de pervers : dans la saison précédente on avait découvert qu'un voyeur avait disposé une caméra filmant sa douche, cette fois-ci le cousin de Bobby, dentiste de son état, lui a mordu le sein pendant qu'elle était anesthésiée... D'accord, Marla Sokoloff est wub.gif , mais quand même. Par contre, Richard apporte pas mal de dynamisme et une petite touche d'humour pas désagréable, modifie un peu les interactions, et permet de développer un peu plus ce qui se passe du côté des DA.

Pour l'instant, c'est toujours aussi passionnant.

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