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Stanley Kubrick - Son chef d'oeuvre ?
#421
Posté 20 avril 2011 - 16:46
I have earned the Germans' trust.
They still do not realize I am a bear.
#422
Posté 20 avril 2011 - 18:02
Elrohir, le 20 avril 2011 - 16:46 , dit :
S'il est parti c'est parce que le tournage s'éternisait (pour le retournage des scènes de l'actrice remplacée ? je ne me souviens plus) et que ça coinçait pour son agenda. A l'époque il y a eu des rumeurs improbables à ce sujet (d'aucun imaginait que Kubrick tournait un film porno, et que Keitel avait été viré pour avoir éjaculé dans les cheveux de Kidman...)
#423
Posté 20 avril 2011 - 19:37
Elrohir, le 20 avril 2011 - 15:57 , dit :
Dead_Zombie, le 20 avril 2011 - 14:46 , dit :
Non mais ça va pas. Malgré son budget pharaonique, il a été rentabilisé très vite, au cinéma. Et il a bénéficié de nombreuses ressorties. Comme tous les films de Kubrick (même Barry Lyndon), le film a été rentable. D'ailleurs, c'est pour ça que la Warner lui a filé carte blanche pour son Napoléon dans la foulée.
Et bizarrement, il a eu le contrôle qu'il voulait dans tous ses films, sauf Spartacus. Mais il a reconnu que cette expérience lui a beaucoup servi finalement, puisque, n'ayant pas toutes les libertés techniques qu'il voulait, il a beaucoup travaillé avec les acteurs, alors qu'il avait tendance jusque là à privilégier la technique.
Pour les autres Kubrick, je sais pas, mais pour 2001, c'est dit explicitement par un des historiens les plus célèbres de ce film (c'est 2001 qui lui a donné envie de faire des images de cinéma plus grandes que la vie), un certain James C., qui, dans le documentaire sur le Blu Ray affirme dans son speech d'introduction que 2001 a été accueilli avec circonspection à sa sortie et qu'il n'a commencé à être rentable que plus de 20 ans après sa sortie.
Mais peut être que vous en savez plus que James, la Warner et les ayants droits de Kubrick qui ont probablement adoubé le documentaire ?
Je suis tout ouïe.
Par ailleurs, Kubrick avait tellement d'empathie pour son prochain qu'il faisait souvent subir à ces acteurs un véritable calvaire psychologique et physique lors de ces tournages.
Cruise a fini Eyes Wide Shut à genoux avec un ulcère à l'estomac.
Mais bon, c'était pour la bôôôôôté de l'art.
#424
Posté 20 avril 2011 - 20:06
#425
Posté 21 avril 2011 - 08:13
Dead_Zombie, le 20 avril 2011 - 19:37 , dit :
Pour les autres Kubrick, je sais pas, mais pour 2001, c'est dit explicitement par un des historiens les plus célèbres de ce film (c'est 2001 qui lui a donné envie de faire des images de cinéma plus grandes que la vie), un certain James C., qui, dans le documentaire sur le Blu Ray affirme dans son speech d'introduction que 2001 a été accueilli avec circonspection à sa sortie et qu'il n'a commencé à être rentable que plus de 20 ans après sa sortie.
Mais peut être que vous en savez plus que James, la Warner et les ayants droits de Kubrick qui ont probablement adoubé le documentaire ?
Je suis tout ouïe.
Par ailleurs, Kubrick avait tellement d'empathie pour son prochain qu'il faisait souvent subir à ces acteurs un véritable calvaire psychologique et physique lors de ces tournages.
Cruise a fini Eyes Wide Shut à genoux avec un ulcère à l'estomac.
Mais bon, c'était pour la bôôôôôté de l'art.
Faudrait que je revois ce documentaire, d'autant que je l'ai, mais j'en ai pas vraiment souvenir. D'après imdb, le film aurait coûté 10 M$ et aurait rapporté 190 M$ à travers le monde en 1984 (soit, 16 ans plus tard). 2001, c'est sans doute l'un des plus gros coups de la Warner en fait.
Après, si on veut parler de "calvaire psychologique", faut plutôt voir du côté de Shelley Duvall, où il a vraiment poussé le bouchon un peu loin.
seri Z, le 20 avril 2011 - 18:02 , dit :
C'est vrai qu'elle est sympa cette rumeur. Mais en fait, il me semble que, de mémoire, Harvey Keitel a craqué suite au tournage de la fameuse scène de la porte dans le bureau de Ziegler.
I have earned the Germans' trust.
They still do not realize I am a bear.
#426
Posté 10 mai 2011 - 19:40

Fiche technique :
Réalisé par Stanley Kubrick
Avec Malcolm McDowell, Patrick Magee, John Clive
Titre original : A Clockwork Orange
Long-métrage britannique , américain . Genre : Science fiction , Drame , Thriller
Durée : 02h16min Année de production : 1971
Interdit aux moins de 16 ans
Synopsis:
Au XXIème siècle, où règnent la violence et le sexe, Alex, jeune chef de bande, exerce avec sadisme une terreur aveugle. Après son emprisonnement, des psychanalystes l'emploient comme cobaye dans des expériences destinées à juguler la criminalité...
Ma critique:
Des couleurs flashies, une réalisation excentrique, des acteurs talentueux, des cadrages symboliques… et la 9ème de Ludwig Van !
Le moins que l'on puisse dire est qu'Orange mécanique ne manque pas de couleur. De l'orange, bien sûr, souvent utilisé sur les vêtements des personnes représentant le mal (comme le gars en fauteuil ou la cravate du docteur). Mais aussi du rouge dans les moments les plus violents ou du bleu pour les scènes où il est malade.
Ce film, qui à l'époque de sa sortie à choqué les critiques par sa brutalité et son côté phallique, ne montrent finalement pas cette horreur en directe mais use de cadrages pour laisser son imagination deviner le pire. Lors de l'assassinat de la femme dans le manoir qui valut à Alex son emprisonnement, on ne le voit que jouer avec l'œuvre d'art mais nous ne verront pas comment il l'utilise pour tuer. Cependant, un tableau montrant la partie de l'anatomie qui semblait visée nous laisse deviner la réalité. J'ai trouvé cela effrayant. Pourtant par la suite, lors des soins à l'institut, Kubrick nous montrera pourtant les images des films passés au malade, et on y verra des scènes d'une atrocité à peine masquée par l'autodérision.
Sous ses mises en scène que je trouve à mourir de rire pour la plupart, ce film pose de réelles questions sur notre société. La violence est elle une maladie que l'on peut soigner ? Dans le cas présent utiliser le mal pour chasser le mal ne semble pas être efficace. Il pose aussi la question sur la confiance que l'on porte au service de l'ordre, n'hésitant pas à montrer le côté caché des policiers et leur volonté d'utiliser leur statut pour assouvir une vengeance. Vengeance qui se retrouve aussi dans les actes de l'homme en fauteuil roulant donnant matière à réflexion sur le comportement humain que le rire provoqué est plus un rire jaune camouflant le malaise.
Ce film est effectivement glauque, malsain et misogyne, et la volonté de Kubrick à nous montrer cet aspect de la nature humaine sous un aspect aussi amusant, ne fait qu'appuyer le malaise.
Oh oui, j'étais guéri pour de bon !
#427
Posté 11 mai 2011 - 13:56
ça y est j'ai envie de le revoir
Cixi_Harkness, le 10 mai 2011 - 19:40 , dit :
Ce film est effectivement glauque, malsain et misogyne, et la volonté de Kubrick à nous montrer cet aspect de la nature humaine sous un aspect aussi amusant, ne fait qu'appuyer le malaise.
effectivement, on peut aussi voir le film comme une comédie noire extrêmement grinçante… un clown qui nous ferait la prise du veau qui tète pendant 2h20 en somme
(ps: merci pour l'effort critique Cixi
#428
Posté 12 mai 2011 - 12:14
#429
Posté 12 mai 2011 - 12:17
Celluloïd, le 12 mai 2011 - 12:14 , dit :
Je trouve cela vrai aussi. C'est peut être même ce qui donne au film ce côté si dérangeant.
#430
Posté 14 mai 2011 - 12:30

Date de sortie cinéma : 26 mars 1975
Réalisé par Stanley Kubrick
Avec Kirk Douglas, Ralph Meeker, Adolphe Menjou
Titre original : Paths of Glory
Long-métrage américain . Genre : Guerre , Drame
Durée : 01h28min Année de production : 1957
Synopsis:
En 1916, durant la Première Guerre mondiale, le général français Broulard ordonne au général Mireau de lancer une offensive suicidaire contre une position allemande imprenable, surnommée "La fourmilière". Au moment de l'attaque, les soldats tombent par dizaines et leurs compagnons, épuisés, refusent d'avancer...
Ma critique:
Quelle claque ce film !
Je ne m'attendais absolument pas à un humour aussi noir même de la part de maître Kubrick. Il est utilisé de tellement façon extrême que la réalité qui devrait nous sembler à des années lumière de ce comportement nous semble réellement crédible à en faire froid dans le dos.
Tout au long du film, j'ai espéré me réveillé devant une boutade, pourtant, ce final correspond à ce qui a dû se passer pendant la 1ère guerre. Et même pendant toutes les autres guerres, puisque les faits racontés ici peuvent être extrapolés à toutes autres époques au vu du fait que ce sont les comportements humains qui sont au cœur du film et que la nature humaine ne changera pas malgré ce que l'histoire nous enseigne.
Au même titre que David Lynch, j'apprécie chez Kubrick l'utilisation des couleurs et des lumières. Pourtant, comme David Lynch, il sait rendre un noir et blanc sublime par sa maîtrise de la pellicule donnant à son œuvre l'esthétique d'une véritable d'œuvre d'art.
Ce noir et blanc permet d'atténuer les atrocités de la guerre ce qui pour moi à eu comme effet d'en accentuer le côté psychologique des personnages. Le choix me parait donc évident.
Le tout servit par Kirk Douglas… que demander de plus.
#431
Posté 14 mai 2011 - 17:22
Et je ne trouve pas qu'il attenue les horreurs de la guerre. Certains plans de ce film semblent provenir de ces vieilles collections de cartes postales de la grande guerre,avec ses trous d'obus, ses arbres calcinés ou ses chevaux morts. Une force documentaire qu'on retrouve chez Kubrick lors de l'attaque de la base de Burpelson dans Dr Folamour par ex...
#432
Posté 21 mai 2011 - 20:47
Je ne sais quoi penser de ce film.
L'histoire est bien pensée, surtout la fin. Les personnages sont bien joué, les dialogues sont bien aussi. En fait, tout est bien.
Mais je ne me suis pas laisser porter par le film. Je ne sais pas si c'est cette voix off qui m'a tant gênée.
#433
Posté 21 mai 2011 - 21:48
Celluloïd, le 12 mai 2011 - 12:14 , dit :
Mouais.
Comme si la violence perpétré par les hommes n'était pas absurde,injuste et abjecte avant Orange Mécanique ou la civilisation "moderne".
C'est un peu la même thèse que les frères Cohen défendent dans No Country For Old Men et je suis pas d'accord du tout.
Genre la violence était plus noble dans l' ancien temps et aujourd'hui elle serait moins rationnelle, plus abjecte.
Je ne crois pas à cette fable d'un passé que l'on a pas connu qui serait meilleur ou d'un présent qui serait pire que jamais.
L'homme prend plaisir à nuire à son prochain par les moyens les plus sadiques qui soient depuis la nuit des temps.
Pour peu qu'on s'intéresse un peu à la nature humaine, Orange Mécanique ne nous apprend pas grand chose sur cette dernière.
Vu sous l’angle de la dark comedy, le film est efficace mais prophétique de rien du tout.
Malcom McDowell défendait ce point de vue pas plus tard qu'au dernier festival de Kahn.
Plus les choses changent, plus elles restent les mêmes.
#434
Posté 23 mai 2011 - 20:40
Je vote "Orange mécanique" car c'est vraiment celui qui m'a fait aimer son cinéma.

“There is no exquisite beauty… without some strangeness in the proportion.” Edgar Allan Poe
#435
Posté 23 mai 2011 - 23:22
Mais contrairement à de nombreux cinéastes, comme Kubrick a rarement réalisé deux films du même genre (ou abordé de la même façon) c'est difficile de choisir entre Barry Lyndon, 2001, Orange mécanique, Eyes Wide Shut, Shining, etc...
Pour moi, un des cinéastes majeurs du septième art !
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