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Walter Hill - Sa bio'


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216 réponses sur ce sujet

#181 profondo rosso

profondo rosso

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Posté 11 July 2011 - 00:29 AM

Le Bagarreur (1975)

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La Nouvelle-Orléans dans les années 1930, peu après la Grande Dépression. Chaney, un boxeur occasionnel, assiste à un combat clandestin à mains nues et propose une association au manager Speed. Chaney se révélant très doué, des combats de plus en plus "cotés" lui sont organisés...

Le temps d'un brillant début de carrière (les franches réussites furent moins manifestes passé l'excellent 48h hormis sans doute Extrême Préjudice) Walter Hill fut considéré comme le digne descendants des franc tireurs les plus brillants de l'âge d'or Hollywoodien, de Robert Aldrich à Samuel Fuller en passant par le plus contemporain Sam Peckinpah pour lequel il écrivit le scénario de Guet-apens. Ces comparaison flatteuse viennent de l'approche de Hill, aux antipodes des canons esthétiques expérimentaux et stylisés du moment. Le récit est construit de manière à aller d'un point A à un point B de façon linéaire et sans digression ni fioritures narratives, les émotions naissent de la mise en scène simple et épurée ainsi que d'une caractérisation des personnages laissant toujours une certaine place au mystère quant à leur nature qui se dévoile plus par leurs actes que par leur paroles. Toutes ces qualités étincèlent dans Hard Time, premier film de Hill et ceux à venir après.

L'histoire est donc ici des plus simple. Chaney (Charles Bronson) décide de s'associer au manager roublard et gouailleur Speed (James Coburn) sur le marché florissant en ces années de crise de la boxe clandestine. On assiste ainsi aux haut et bas de l'entreprise, de son lancement à sa conclusion, la tournure des évènements nous permettant de cerner progressivement les personnages. Charles Bronson est l'acteur idéal pour un réalisateur tel que Walter Hill. Peu disert, en apparence uniquement motivé par le gain et évitant toute forme d'engagement trop profond, son Chaney est également un être à la droiture imperturbable et jaugeant autrui en un regard (voir la scène où il refuse sans ménagement l'offre de Gandil). Bronson prolonge en quelque sorte la figure de son légendaire Harmonica d'Il était une fois dans l'Ouest, mais le motif de la vengeance et le voile de mystère qui le rendait si fascinant. Ici il semble être un simple produit de la Grande Dépression souhaitant juste survivre tranquillement du gain de ses combats, faisant un pas en arrière lorsque la possibilité d'une relation sentimentale plus poussée se profile.

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Comme souvent avec Charles Bronson, sous cet air taciturne se distille une profonde lassitude et mélancolie dans le geste et le regard qui permet de tout imaginer quand aux raisons de cette attitude et valant toutes les lignes de dialogues superflues. La facette plus chaleureuse est donc dégée par un excellent James Coburn, parfait en manager flambeur et risque tout. C'est par lui et ses problèmes financiers se développent finalement la facette dramatique d'une histoire aux enjeux réduits au strict nécessaire.

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Ce ton tout en retenue fonctionne également pour les différents combats émaillant le film. La simplicité de Hill (qui n'empêche pas une mise en valeur héroïque annonçant Les Guerriers de la Nuit voir les cadrages avantageux de Bronson gladiateur des temps modernes)y fait merveille, la caméra est au plus près des combattants, le découpage sert au mieux les mouvements et les différents coup portés (très bon montage de Roger Spottiswood) et quelques plans en plongée sur l'arène permettent de définir l'évolution des personnage dans le cadre de l'action. Bronson sec et affuté n'est que vélocité et précision enchaînant les esquives inattendues et les coup dévastateur (ce premier combat où il allonge un adversaire d'un coup de poing) mais Hill n'en fait pas un être indestructible pour autant et c'est bien son intelligence et sa tactique (le combat le plus dur en conclusion sera celui dont il n'a pu observer son adversaire au préalable) qui lui permettent de décimer des adversaires plus jeunes et imposants.

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Aucune musique où dramatisation exacerbée ne vient troubler les affrontements, l'émotion naît au rythme des halètements, des impacts de coup reçu et donné et des visages éprouvés des combattants. Cette absence d'artifice fait vraiment merveille notamment dans la tension extrême du dernier combat plus incertain. La belle conclusion est à l'image de la sobriété traversant tout le film, d'un sentimentalité diffuse mais bien présente et auréolant son héros d'une même opacité indéchiffrable. Belle entrée en matière pour Hill qui poussera ses principes à la quasi abstraction dans son second et meilleur film, l'excellentissime The Driver. 5/6

#182 Scalp

Scalp

    Booby Lapointe

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Posté 08 October 2011 - 10:42 AM

Driver Walter Hill - 1978

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Avant d'aller voir Drive, petite mise en condition en revoyant Driver qui reste un des classique du genre.
Ce Driver c'est vraiment un des meilleurs Hill, un vrai western urbain, un modèle d'épure qui rappelle 2 autres très grands film : Le Samourai et Le Solitaire, ici ça va même très loin dans l'épure puisque personne n'a de nom ( les personnages sont caractérisé par leur fonction : driver, flic, joueuse ).
Le héros faisant penser à 2 personnages du Mann et du Melville par son coté professionnelle à toute épreuve et mutique.
L'ambiance nocturne urbaine bien entendu est des plus réussit et on a rarement vu mieux depuis.

Hill emballe ça avec tout le talent qu'on lui connait et là c'est même son film le plus aboutit sur la forme, le film s'ouvre et se termine sur 2 monstrueuses courses poursuite en voiture qui sont parmi les meilleures du genre ( ça concurrence facilement French Connection et Bullit ), c'est vraiment 2 gros morceaux où le montage est un modèle d'efficacité, rien que pour ses 2 séquences le film se DOIT d'être vu, c'est énorme, la fin de la poursuite entre Driver et le mexicain c'est carrément bluffant avec une chorégraphie digne d'un fight avec les voitures qui se rentrent dedans dans un espace réduit sans jamais que ça fasse saccadé, c'est chorégraphié à la perfection et puis en bonus on a une petite séquence d'embauche ou le Driver montre ses qualités de pilotage en explosant une voiture, ça tue.

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Ryan O'Neal avant de voir le film j'avais des doutes, mais très vite il s'estompe, il en impose dans ce rôle quasi mutique et badass ( quand il doit buter il le fait sans pitié, j'adore sa confrontation avec le braqueur chauve : Image IPB), Bruce Dern au début on se dit oue super on nous sort le méchant flic antipathique prêt à tout pour arrêter le Driver puis la fin est tellement excellente qu'elle remet les choses en ordre ( j'avais peur de voir une fin bidon ) et le personnage est proche de celui de Hayden dans Chasse au Gang, c'est son meilleur rôle avec celui dans Posse, Adjani dans un rôle elle aussi mutique ( 10 lignes de dialogues à tout péter ) elle incarne la beauté froide par excellence et son personnage se révèle surprenant ( j'ai pas vu venir le petit twist ) et puis on se tape pas de love story bidon ( parait qu'un plan de baiser à été tourné mais que Hill l'a coupé au montage ), du coup Adjani est carrément pas soulante et c'est sacrément rare.

Le score minimaliste de Small est parfait ( y a quasiment pas de zic de tout le film et lors des courses poursuites on a aucun son à part des crissements de pneus ).

Bizarre que ce film reste aussi confidentiel, enfin en France ( pas de dvd édité ) genre c'est carrément plus ultime que le surcoté Guerrier de la Nuit, définitivement dans mon top 3 Hill ( avec Sans Retour et Bagarreur, dur de choisir entre ces 3 films par contre ) et de loin le meilleur script de Hill, le film est tellement bien écrit que les dialogues sont superflu, en 1h25 tout est dit.
Si son prochain film avec Stallone est seulement moitié bien que celui là ça sera bien regardable.

5/6



#183 thirdeyemachine

thirdeyemachine

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Posté 08 October 2011 - 15:12 PM

il s'agit là d'un film que je meurs d'envie de voir ! je me demande s'il n'est pas dispo chez les Introuvables (je ne parle pas forcément des dvd... ;)
Image IPBImage IPBwww.podsac.net

#184 Nosfé

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Posté 10 October 2011 - 15:49 PM

+1 à Thirdeye, encore un film dont les éditeurs DVD feraient bien de se rappeler. Espérons que le film de NWR soit une opportunité pour ça.
parce qu'un Import Anglais sans ST, c'est frustrant.

#185 Scalp

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    Booby Lapointe

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Posté 10 October 2011 - 16:18 PM

Sur le Z1 y a VOSTA ou VF.

#186 Zoran Reznik

Zoran Reznik

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Posté 10 October 2011 - 23:05 PM

Nuff said, également sur mon podium Hill (mais avec Extreme Prejudice et Dernier recours).

De la bombe de polar nocturne, vivement le blu ray (pourquoi pas surfer sur la sortie du Refn?! Aller on fait un voeu)

#187 Scalp

Scalp

    Booby Lapointe

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Posté 15 October 2011 - 08:13 AM

48 Heures de Plus Walter Hill - 1990

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Bon bein voilà j'ai vu ou revu tout les Walter Hill et bein celui là vient dans le top 3 en partant du bas avec Johnny Belle Gueule et Trespass ( bon j'ai zappé les films qui ont l'air bien pourri : Supernova, Crossroad et Comment claquer ... ).
Cette suite de 48h c'est donc tout pareil mais en tout moins bien, Hill continue du faire du buddy movie R rated, mais c'est en roue libre, on sauvera pas grand chose du film : l'intro une nouvelle fois très western et bien réussit où Hill pose ses bad guy en 2 plans ( l'ambiance de la séquence est vraiment réussit malheureusement le reste du film n'atteindra jamais le niveau de l'intro ), l'attaque du bus bien over the top et pis c'est tout, le reste c'est fonctionnelle et pas bien réalisé, le gunfight dans l'hotel c'est juste incompréhensible c'est monté en dépit du bon sens ( pourtant Hill les gunfight y gère habituellement ).
Ca dure 1h30 donc ça se traine pas trop, mais l'humour ne fonctionne plus, Murphy était déjà sur le déclin et il est loin d'atteindre le niveau du premier film, genre on nous ressort la scène du bar mais faut pas comparer tant ici c'est jamais drôle.
Le casting c'est simple à part Nolte et Murphy ( pas très bon en plus ) y a personne, les 2 acteurs ont dut piquer toute la thune du coup y en avait plus pour les seconds rôles du coup y a pas un seul acteur de connu, bon les bikers sont pas trop mal quand même.
Bon ça se regarde mais c'est pas glorieux.

2,5/6


Mon top Hill ( les 3 premiers c'est vraiment du kiff kiff ):

Driver
Sans retour
Le Bagarreur
Extrême préjudice

48 heures
Les Rues de feu
Le Gang des frères James
Les Guerriers de la nuit
Double Détente
Dernier Recours
Un seul deviendra invincible
Wild Bill

Geronimo
Les Pilleurs
Johnny belle gueule
48 heures de plus

#188 Scalp

Scalp

    Booby Lapointe

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Posté 23 February 2012 - 11:43 AM

Extrême préjudice Walter Hill - 1987

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Je continu les westerns avec l'un des tout meilleurs western "moderne" que le genre nous ai donné.
Voilà peut être bien le film qui résume le mieux le cinéma de Walter Hill, un ciné d'homme avec des affrontements de vrai mec qui portent le colt et leurs couilles ( et comme chez Peckinpah la femme ne sert pas a grand chose ). Un film de poussières et de sang.
Un des tout meilleurs de Hill avec Driver ( mais si vous savez le film qui fout la trique à Drive ) et bien entendu ]Le Bagarreur, ce Extrème Préjudice vient se placer juste derrière ce trio majeur et se place bien entendu largement devant les pourtant sympathique Double Détente ou Rues de Feu( non je n'ai pas oublié de cité les Guerriers de la Nuit, c'est juste que je trouve que c'est un de ces plus mauvais films :mrgreen: ).

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Sur une histoire de Milius ( qui a dut s'amuser à foutre le plus de flingue différent, car ici c'est vraiment un film où on retrouve un armement ultra diversifié, chaque perso à une arme différente, ça va de la bonne vieille winchester aux armes ultra récente comme le Steyr Aug et aux incontournable AK47 et M16 ), Hill nous livre un véritable western et il signe sa Horde Sauvage à lui ( alors bien entendu le climax final mais y aussi le plan du scorpion ) ou les voitures ont remplacé les chevaux mais ou on trouve encore des winchester.
Le script est finalement pas si mal entre le duel des 2 "frères" et le commando d'élite là on ne sait pas trop pourquoi, ça se suit avec plaisir et on ne s'emmerde pas entre les gunfight et c'est bien là l'essentiel et c'est en parti grâce aux acteurs tous plus burné les uns que les autres, par contre le film a un grosse réputation de film ultra bourrin alors qu'au final l'action est pas si omniprésente ( et c'est pas si violent que ça ).

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La réal Hill bein c'est du Peckinpah like comme souvent et c'est bien un des seuls réal ricains qui a sut "copier" le style de Bloody Sam sans être ridicule car Hill a compris qu'il ne pourrait jamais égaler la furie de Peckinpah et là où chez Peckinpah les ralentis étaient avant tout là pour mettre en avant une idée chez Hill ça reste un effet de style.
Ici on a donc des bonnes grosses séquences d'action qui font plaisir, alors j'aime beaucoup le climax final ( mais je le trouve un peu court finalement ) mais je préfère la scène d'intro ( Nolte qui débarque avec son poncho et sa winchester dans un vieux saloon mexicain ça le fait carrément ) et le gunfight de la station service que je trouve juste parfait en terme de réal ( bon on a du bad guy aveugle incapable de toucher Nolte alors qu'ils ont une puissance de feu bien supérieur mais ne chipotons pas ) avec des choix de plans toujours judicieux et avec le petit truc en plus qui fait plaisir ( ici le plan sur le pied arraché j'ai kiffé ).

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Comme dans tout les Walter Hill le casting c'est du bon gros bonhomme bien badass et sévèrement burné, c'est pas lui irait prendre Ryan Gosling, non chez Hill on a que des acteurs qui ont du charisme à revendre : Nick Nolte impassible tout le long du film est un cowboy tout droit sorti du passé, droit dans ses bottes, toujours armé de sa winchester, un homme un vrai et c'est rare de voir Nolte aussi sobre, ça fait plaisir du coup, Powers Boothe dans un beau rôle de salopard comme il sait si bien les faire et puis on a le casting du commando avec que de la trogne made in 80's , M.Ironside, W.Forsythe et Clancy Brown, autant dire qu'on jubile devant un tel casting, la touche féminine est apporté par la toujours agréable María Conchita Alonso.
Le score de Jerry Goldsmith ?? bein il est comme le reste du film : Burné.
Walter Hill c'était vraiment un bon gars ( oui je parle au passé, j'y crois pas à son retour avec Stallone, je crois bien que le père Hill il a perdu ses couilles il y a bien longtemps ) et ce genre de réal maitre de la série B manque vraiment au ciné d'aujourd'hui.

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"Et toi le sale jeune qui va voir du Guy Richie en trouvant ça fun, regarde donc du Walter Hill"

4,5/6



#189 Cfury

Cfury

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Posté 23 February 2012 - 18:40 PM

+1, celui là je le cale confortablement entre 48H, Les Guerriers...et Le Bagarreur (mais en réalité, dans tous les Hill j’arrive à trouver un truc qui me fascine*).
Par contre à quoi bon coller une référence à Refn, entre de la série B canada Dry et un pur kif de film d'action, t’as un peu déconné à mon sens...

J’avoue m’être toujours demandé la contribution réelle de Milius sur le script, le film étant largement plus marqué par la réminiscence de Peckinpah et de Walon Green que par les thèmes de JM. Sans aucun doute le film qui ressemble le plus à du Peckinpah de la part de Hill, en effet, il y’a toujours cette curiosité de se demander pourquoi il a attendu si longtemps pour lui rendre hommage (je suis pas d’accord sur les ralentis, évidemment le fait qu’ils interviennent principalement lors de l’assaut final peut prêter à confusion, mais son utilisation est aussi une idée de "cinéma" plus qu’un effet de style)
Et c’est aussi le plus westernien de ses films, c'est clair ; en fait celui qui n’emprunte pas seulement un plan ou des idées du western mais qui assume complètement son statut de "western moderne".
(si tu regardes le final du ...Yuma de Daves, ben c’est tout le climax des duels de fin de chez Walter Hill initié par 48H)
Bon par contre la "touche féminine" dixit tes mots, je suis pas sûr...
Quand tu regardes le traitement des femmes chez Hill –exception presque faite de Les Rues...- leur interet/fonction/rôle est proche du néant ; c’est tout le juice de Hill ça, du film d’action qui ne veut s’embarrasser d’aucun rôle fort de femme (le "Montre nous tes seins Sarita", lancé par Powers Boothe, c’est juste ultime !)

La musique de Goldsmith démonte, c’est clair.
Et si tu l’ecoutes isolé du film, tu captes à quel point sur certaines plages, c’est carrément de la musique de western (moderne donc, avec sa cohérence de sonorités électroniques). Bon par contre, t’as des compositions parfois sorties de Rambo II, l’originalité repassera, mais si le score est pas évident à la première écoute c’est un gros kiff quand t’es plongé dedans.
(de toute façon JG et les score d'action, le résultat est assez dingue)

*Brewster's Million j'arrive pas par contre, autant je sur-adore Pryor autant John Candy ça a été vachement dur, et puis la VF est une horreur totale.
Crossroads, je me souviens d'un truc sur le blues assez sympa

edit : oulah, je viens de lire que tu détestes Another 48H :angry:

edit : ah ouais son nouveau film pareil, mais parce que je pense qu'il n'a plus la pêche mais plutôt à cause de Stallone

edit : Putain mais t'aimes pas Les Pilleurs non plus :angry:
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#190 Scalp

Scalp

    Booby Lapointe

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Posté 23 February 2012 - 19:05 PM

Another 48H, t'abuses quand même c'est pas fameux du tout.

#191 Hartigan

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Posté 23 February 2012 - 20:26 PM

Ouais c'est naze mais pour Les Pilleurs c'est vrai que t'abuses ! :closedeyes:
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#192 Cfury

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Posté 24 February 2012 - 08:44 AM

C’est une photocopie du premier épisode, sans surprise, parce que les codes du genre –dont on peut attribué la paternité à Hill- avait déjà bien explosé en 10 piges.
et puis quand tu jettes un oeil sur son schéma, c’est simplement celui qu’a reproduit à l’infini Hill dans tous ses films d’action.
Le problème de Another 48H, à mon avis, tient plus du fait que son duo d’acteur soit dépassé au yeux du public (et que Murphy était une big star à ce moment là), que l’on s’y fasse réellement chier.
C’est un film de commande en plus, le seul de ses années 90 dans lesquels il y a tenté de réaliser un vrai western (tout le paradoxe de Hill, c’est de les avoir justement bien foirés !)
Sinon scalpa, les trognes de série B, elles y sont dans 48H De Plus, je sais pas ce qu’il te faut, Divoff, Ed O ross, l’indecrottable Brion James… sans déconner.
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#193 Scalp

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Posté 24 February 2012 - 08:49 AM

L'intro de 48h de plus est génial, elle laisse penser qu'on va avoir un putain de film pis après non comme tu dis c'est une photocopie du premier mais en tout moins bien, je préfère largement Double Détente.

#194 Cfury

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Posté 24 February 2012 - 08:58 AM

C'est ce que je te dis, c'est un problème d'acteurs.
Ce n'est pas nécessairement le duo, que ceux qui n'aiment pas ce film, avait envie de revoir. Parce que quand tu dis préférer Red Heat, ben... le truc est que celui là est juste une repompe à 48H.
Ce qui merde bien dans Another 48H, c'est la caricature de twist complétement baisé.
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#195 Scalp

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Posté 24 February 2012 - 09:19 AM

Bein le truc c'est que dans double détente je trouve que c'est mieux foutu les scènes d'action, tu compares les 2 gunfight de l'hôtel dans les 2 films et je trouve qu'il y a vraiment une énorme différence, pis bon dans Double Détente y a Gina Gershon :mrgreen:

#196 Cfury

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Posté 24 February 2012 - 13:44 PM

Non mais je kiffe aussi Double Detente
(Gershon elle passe l'arme à gauche rapide dedans)
(ce qui n'est pas plus mal)
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#197 BB_Vertigo

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Posté 28 February 2012 - 12:35 PM

Mieux vaut éviter de comparer 48 heures de plus au premier opus ou aux meilleurs films de Walter Hill.

J'ai pu le revoir récemment, après un premier visionnage décevant il y a pas de loin de 20 ans, et j'ai trouvé que c'était un bon petit polar de série, carré et bien rythmé.

Eddie Murphy ne tire pas la couverture à lui, même si cette fois son nom apparaît en premier au générique: les buddy movies où un des deux personnages n'est pas mis en avant par rapport à l'autre sont finalement assez rares.

Le film est desservi par son dénouement: non seulement, la révélation de l'identité du méchant s'avère décevante mais la fusillade finale manque d'ampleur (c'est sûr, le duel de bus à la fin de Double détente, ça avait plus de gueule!).

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#198 Scalp

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    Booby Lapointe

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Posté 28 February 2012 - 21:11 PM

Wild Bill Walter Hill - 1995

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"This town reminds me of something from the Bible."
"Which part?"
"The part right before God gets angry.


Parmi les nombreuses légendes l'ouest, Will Bill Hikock c'est vraiment l'un des plus badass, si Wyatt Earp était un tueur avec un badge que dire de Wild Bill pour qui tirer sur un homme à terre était pas trop un problème, il était du genre à tirer dans le tas ( il a abattu son adjoint lors d'une fusillade ).

Le film traite de sujet habituel de ce genre de film la fin des légendes, la vieillesse ( très bien traité avec Wild Bill amené a perdre la vue progressivement ), la démythification ( la légende se fait abattre par un gros tocard ), la rédemption, la fin d'une époque avec le début de la civilisation ( Deadwood étant le dernier bastion de ce vieil Ouest sans loi ) le ton mélancolique fait vraiment penser au chef d'oeuvre Peckinpah, bon ça atteint pas le niveau de Bloody Sam, faut pas exagérer quand même.
Hill a essayer d'être le plus proche possible de la réalité ( comme sur Deadwood et on voit bien que Hill a bossé sur la série ) bon par contre bizarre il a zappé LE détail sur la mort de Wild Bill : normalement y veut toujours s'assoir dos au mur pour ne pas exposé son dos à ses nombreux ennemis et ici c'est même pas mentionné

Niveau histoire on suit donc les derniers jours de Wild Bill à Deadwood et un vrai parfum de mort baigne le film, le tout entrecoupé de nombreux flashback bien granuleux en noir et blanc ( avec un blanc bien brulé ), la dernière demi heure avec une prise d'otage est un peu poussive, heureusement Wild Bill c'est pas 4 gars armé qui l'impressionne du coup ça reste marrant à voir.
Le film étant court ( 1h30 ) niveau rythme ça va très vite, y a pas de longueurs mais justement y avait moyen de faire durer un peu plus, j'aurais aimé avoir un peu plus de scène de Wild Bill dans Deadwood car finalement le script est quand même pas super ça manque un peu d'un réel fil conducteur ( car là le fil conducteur c'est le perso de Arquette et c'est bien nase comme idée )

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Sur la forme c'est un des Hill les plus recherché, il a bossé ses fondus et y en a quelques uns bien sympa et il innove beaucoup dans sa réal on y retrouve des trucs qu'ils avaient pas trop l'habitude d'employer : cadre de travers et caméra à l'épaule entre autre, le gunfight dans le bar est bien bandant avec Bill qui bute 4 gars en seul plan ( bonne idée de pas avoir fait de coupe de montage sur cette séquence ), car ici comme dans Deadwood auquel on pense forcément, quand on doit tuer quelqu'un on discute pas pendant 3 plombes et on a pas de gros plans sur les visages, quand ça dégaine c'est ultra rapide et ça fait pas dans la dentelle ça ressemble plus à de la barbarie qu'a des actes héroïques, par contre le gunfight final est vraiment bordélique avec des raccords bizarre, des plans encore plus de travers et un montage Greengrass avant l'heure, bon par contre la mort de Wild Bill est réussit, car on sait que ça va arriver et Hill fait bien monter la sauce sans en faire des tonnes?

Jeff Bridges est génial, franchement ici il est presque aussi bon que dans True Grit c'est dire, il campe un Wild Bill plus vrai que nature, il est très bon en icône vieillissante et dépressive qu'il faut quand même pas faire chier, Keith Carradine ( génial Wild Bill dans Deadwood ) campe lui Buffalo Bill ( enfin c'est plus du caméo qu'autre chose ), Bruce Dern que ça fait plaisir de revoir chez Hill ( après la tuerie Driver ) campe un perso bien fendard ( qui fait pas long feu mais ça donne un duo bien sympathique ), James Remar habitué de chez Walter Hill campe un hitman qui fait équipe avec Didier Drogba, dans les potes à Wild Bill on a John Hurt ( narrateur du film ) et James Gammon, Ellen Barkin éternel erreur de casting campe une bien mauvaise Calamity Jane ( encore plus quand on a vu Deadwood ), Diane Lane c'est toujours un plaisir de la voir, David Arquette fait lui aussi un peu de la peine dans un rôle absolument pas à sa mesure ( en plus on lui rajoute un petit trauma inutile et inventer pour justifier son meurtre ).

Au final c'est un film un peu bizarre, Hill tente pas mal de truc ici et tout ne fonctionne pas et on sent qu'il était vraiment ambitieux sur ce film ( mais la trop courte durée du film pénalise les ambitions je trouve ), il corrigera les erreurs commises en participant à la série Deadwood, mais bon moi je l'aime bien ce western, à la revoyure limite c'est même mon western préféré de Hill devant Broken Tail mais c'est vraiment un film qui peut laisser pas mal de monde sur le carreaux.

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4/6]



#199 CowboysFromHell

CowboysFromHell

    Wookie

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Posté 28 February 2012 - 21:21 PM

Tu m'as bien donné envie là ! Les screenshots ont de la gueule. Faudrait que jle choppe !
"You ain't got the Balls Son..."
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#200 heatmann

heatmann

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Posté 23 August 2012 - 08:49 AM

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EXTREME PREJUDICE

- Walter Hill 1987 -


5/6


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" I always thought it was a bad habit giving up your gun."



Un petit joyaux de cinéma hard boiled et de genre, complètement assumer dans sont machisme et ancrer dans des valeurs presque ancestrale avec se combat entre le bien et le mal et le cœur d’une femme au milieu. Déjà l’œuvre de walter Hill, sur toute sa carrière est déjà bien affirmé dans un style démonstratif droit au but, et ici on est témoin d’un alignement de planète entre plusieurs talents pour un résultat jouissif et stimulant.

Hill avait tâter différente approche, sous genre, époque, et ici il trouveras le parfait écrin pour laisser éclater toute sont énergie et sa hargne. Son style brut et efficace hériter de sont mentor Peckinpah est ici a sont paroxysme , une filiation éclatante , tout 2 cineaste des excès avec ses personnages typés et sa violence graphique ambiante . Oui, il signe ici sont wild bunch a lui, avec un face a face entre un Texas moite ou la loi est légèrement dépasser par sont époque , et le désert brûlant d’un Mexique picaresque presque encore coincer 100 ans en arrière . Une amitié virile , fraternel , un respect réciproque, tout les thèmes sont la , le carnage final jusqu’au boutiste a souhait en est la cerise sur le gâteau .

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Et avec un mec au idéologie et une vision comme john milius au scénario qui construit sont histoire autour d’un noyau réaliste de contre espionnage militaire, de figure de style exacerbes et de scène badass qui se succèdent les uns a la suites des autres, ça ne pouvait que donner rien de moins que l’un des sommet du western moderne burner flirtant avec la série B d’action charger a la testostérone et qui suinte la tequila, le molard , la sueur , le sable et le sang .

Extreme prejudice c’est l’ordre de mission pour aller buter le colonel kurtz dans apocalypse now , milius le reprend pour tisser autour une merveille de caractérisation de personnage et une intrigue moins linéaire qu’il n’y parait . En effet la narration garde le suspense quand on réel intention de la death squad d’ironside , ils évoluent au début du film en marge des enjeu principaux , leur couverture est obscure , leur hierachie militaire , leur discipline brouille les pistes , et puis tout culmine avec des objectif commun pour un long voyage final au sud de la frontière , un climax qui c’est vue justifier tout le long du film .

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Dans extrême préjudice les nombreuse scène d’action bien vénère , sanglante et mortelle , sont toujours justifier et on un but , que ce soit le braquage de la banque , l’embuscade a la station service ou toute les autres , pas de spectaculaire gratuit , ça fait mal , rentre dans le tas , toujours comme une mission a exécuter , il y a toujours une monter en puissance , des affrontement de regard , une rigueur pragmatique , qui superposer au contexte réaliste écrit par milius fond de ce film un fantasme concrétiser . hill gère a merveille sont rythme et en bon roublard il torche des gun fight lourd en bodycount et ionisation pictural et des séquence de tension purement atmosphérique avec brio ( geniallisime score de goldsmith ) .

La présentation en prologue du film de ces soldats officiellement mort et leur regroupement a l’aéroport , ou l’entrer de nolte dans le bar sous la pluie , c’est de la gourmandise visuel trop classe et il y en a beaucoup dans extrême préjudice .

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Le déferlement d’artillerie fait entièrement partie de l’identité du film , un florilège balistique qui peut être considérer comme un trait de caractère , les fusil , revolver et autre canon sont montrer brillant au soleil , d’ailleurs le direction artistique retranscrit parfaitement la chaleur plombant qui ajoute au malaise cynique de pessimiste de chaque instant , et ce , même dans les scènes d’intérieur , notamment tout ces bar enfumer .
Bien que les persos soit relativement classique et simpliste, il en reste pas moins que leur fonction et leur présence soit multiplier par des dialogues épurer qui n’appuie jamais la punchline mais qui sur un ton sec en disent long .
Et puis le casting enormissime de tough guy qui joue en retenue sur l’amertume, l’envie de justice et même de revanche fait que chaque rôle a un vrai impact dans l’histoire .
Nolte est un ranger anachronique droit comme une barre d’acier , fait de principe et éthique professionnel qu’il ne cesse d’étaler lors de ces dialogues. Sa relation face a Power booth est un régale , chacune de leur rencontre électrifie l’écran et le triangle amoureux n’est qu’une perche tendue pour allumer la mèche déjà bien embraser .
Une petite inversion des symbolique avec le bon sheriff en uniforme noir et le bad guy narco-traffiquant en costume blanc , et au milieu , la bande a Ironside , dans la zone grise forcement , entre le bien et le mal , ils sont en marge , une unité zombie comme ils sont d’ailleurs estampiller …
Voila , extreme prejudice c’est de la bombe , c’est tout ce que j’aime et bien plus encore , et cette enieme vision en bluray bien propre avec un longue et recente interview de hill et featurette n’a fait qu’emplifier le respect et l’admiration que j’ai pour cette œuvre , et je vais meme lui trouver une petite place dans mon top 100

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" It's a damn nice country here, I like it. A man can get away with anything, long as he just keeps paying his friends "


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