Mad Movies: Le soldat à l'écran - PAN ! - Mad Movies

Aller au contenu

  • (27 Pages)
  • +
  • « Première
  • 20
  • 21
  • 22
  • 23
  • 24
  • Dernière »
  • Vous ne pouvez pas commencer un sujet
  • Vous ne pouvez pas répondre à ce sujet

Le soldat à l'écran - PAN !

#316 L'utilisateur est hors-ligne   Zoran Reznik 

  • Wookie
  • Groupe : Members
  • Messages : 2 662
  • Inscrit(e) : 21-février 08
  • Profil:Homme
  • Location:Paname

Posté 21 janvier 2012 - 21:40

Voir le messageScalp, le 21 janvier 2012 - 21:29 , dit :

STFR sur le coffret ?


STFR, VF et allzone.

#317 L'utilisateur est hors-ligne   profondo rosso 

  • Bluette Prof
  • Groupe : Members
  • Messages : 22 326
  • Inscrit(e) : 24-février 03
  • Profil:Homme
  • Location:region parisienne

Posté 22 janvier 2012 - 03:22

Voir le messageZoran Reznik, le 21 janvier 2012 - 21:22 , dit :

Voir le messageprofondo rosso, le 18 février 2011 - 10:42 , dit :

Image IPB



Les textes de Prof m'ont convaincu d'acheter ce coffret Flynn (qui est presque un coffret Walsh, et je m’intéresse à Walsh depuis que j'ai lu "La Mise en scène comme langage" de Michel Mourlet, bref), trouvé en promo à 27€ sur les champs.

J'ai commencé par les 2 films les moins "réputés" du coffret, Desperate journey et Northern Pursuit.
Et je rejoins les avis de Prof, si le premier vaut surtout pour quelques morceaux de bravoure "over the top" qui ont en font quasiment l'ancêtre des actioner modernes (ah Reagan et sa sulfateuse sur tourelle pivotante et les boches qui tombent par dizaines... comme un parfum de Rambo 3) le 2e est vraiment très bien dans le genre, avec un excellent Helmu Dandine en bad guy, quasi-Bondien.
Les 2 films sont rythmés et plastiquement irréprochables, le top de la production Warner de l'époque, tout comme les copies, ce qui ne gâche rien.
Vraiment dommage que Desperate journey soit narré en dépit du bon sens avec ses aller-retour permanent entre humour campy et sermonage patriotique à la con, plus proche de Michael Bay que de John McTiernan, car y'a vraiment des séquences qui avoinent (le duel aérien, la poursuite et le sulfatage ramboesque sus-cité sont :blink: ).
Quoi qu'il en soit il me tarde de voir la suite du coffret.


Prépares ton 6/6 pour L'Ange des ténèbres de Milestone après vision il est entré cash dans mes 10 films de guerre favoris le final devrait bien te retourner ! Saboteur sans gloire bute aussi et j'imagine que tu connais déjà Aventures en Birmanie. Et oui carrément dommage que ça soit aussi bas du front Desperate Journey (Quand les aigles attaquent en moins assumé en fait) les morceaux de bravoure sont juste furieux (pareil le duel aérien du début m'a soufflé ces maquettes de ouf, il y a aussi une poursuite en voiture assez phénoménale). Du bon coffret qui défoule !

#318 L'utilisateur est hors-ligne   Scalp 

  • Booby Lapointe
  • Groupe : Members
  • Messages : 16 671
  • Inscrit(e) : 03-décembre 07
  • Profil:Homme

Posté 22 janvier 2012 - 09:19

L'enfer est pour les Héros Don Siegel - 1962

Image IPB


Don Siegel oblige me doutait que ça allait être sympa mais je m'attendais pas à ce que ce soit aussi bon, le film étant rarement cité parmi les meilleurs Siegel et pourtant c'est clairement un film de guerre majeur qui fait beaucoup penser au Attack de Aldrich et aux films de Sam Fuller, il y a ce même rapport à l'absurdité de la guerre ( loin donc de tout les autres films de guerre ) sans jamais tomber dans l'antimilitariste primaire du tout moisi Jarhead par exemple.

Sur un script minimaliste ( 6 hommes face à une escouade allemande ) Siegel livre un film de guerre désabusé et cynique où Steve McQueen bouffe l'écran en soldat tourmenté qui s'avère être une vraie machine à tuer qui n'a plus peur de la mort c'est le genre de personnage qui préfigure un peu le Jeremy Renner de Démineurs, quand le film débute son personnage croit que la guerre est finie, du coup il sombre de plus en plus dans la déprime et l'audestruction puis quand il apprend qu'il retourne au front il se sent revivre et redevient vraiment un homme avec des principes ( il ne boit plus notamment ), sans que ce soit exagéré, on le voit pas le sourire au lèvre, et c'est vraiment un personnage dans la pure veine des autres héros de Don Siegel.
On suit donc l'aventure d'un petit groupe de soldat sur la ligne Siegfried, ils vont se retrouver à 6 d'un coté d'un champ de mine et de l'autre coté y a une troupe allemande planqué dans son bunker, les 6 soldats vont donc tout mettre en oeuvre pour faire croire qu'ils sont tout un régiment et les astuces sont plutôt sympa ( le tank et le téléphone notamment ) elles apportent un peu de légèreté dans un film au N/B étouffant et à la dernière demi heure sans pitié.
McQueen le héros du film est loin d'être un héros exemplaire des films de guerres habituel, c'est pas un super soldat infaillible puisqu'il sera responsable de la mort de plusieurs de ses compagnons suite à des erreurs ( le passage du champ de mine on s'y attend vraiment pas ) et puis la fin tellement lourde de sens avec McQueen faisant une action héroïque totalement inutile ( vu le nombre de soldat participant à l'assaut ) que Siegel met parfaitement en scène via un très intelligent plan large ( une fois le bunker explosé, l'attaque continue, on ne s'attarde pas sur cette action héroïque et la caméra recule pour nous montrer que plus que de l'héroïsme c'était surtout de la stupidité ).

Visuellement ça a vraiment de la gueule, faut dire que Siegel film ça en N/B et qu'il est de toute beauté. Siegel sait filmé l'action et ici une fois de plus ça se voit, il sait admirablement géré les moments de tension ( la traversée du champs de mine est génial ) tout comme le gros canardage ( l'assaut final est vraiment réussit malgré le petit budget du film ) et puis les stocks shots habituel de ce genre de film ne sont pas ici trop gênant ( y a même un champ contre/champ très réussit ).
Siegel réussit surtout a filmé ça sobrement, ici pas de lyrisme ou de surdramatisation, quand on meurt on meurt pas besoin d'en faire des tonnes et le film se révèle vraiment violent ( pour l'époque bien entendu ).

Image IPBImage IPBImage IPB

Steve McQueen trouve ici un des ses meilleurs rôles ( c'est dire ), une fois de plus il a pas besoin de beaucoup parler pour faire vivre son personnage, on comprend tout avec très peu de choses et forcément il est très charismatique ( l'anti Ryan Gosling quoi ), dans le reste du casting on retiendra surtout James Coburn ( acteur de génie, c'est toujours utile de le rappeler ) dans un personnage effacé mais attachant et le gars qui vend toute la marchandise apporte un peu d'autodérision bienvenu et le polack est lui aussi bien sympa.
Au début du film la BO c'est typiquement le genre de BO qui en fait des tonnes comme j'aime pas puis elle se fait beaucoup plus discrète voir absente et c'est pas plus mal.
Très bon film de guerre à ranger avec Attack, Cote 465 et les Fuller, encore un film qui mériterait de sortir du relative oubli dans lequel il est tombé.

5/6

#319 L'utilisateur est hors-ligne   Zoran Reznik 

  • Wookie
  • Groupe : Members
  • Messages : 2 662
  • Inscrit(e) : 21-février 08
  • Profil:Homme
  • Location:Paname

Posté 22 janvier 2012 - 13:10

Dans mon Top 10 "Guerre" (et Top 3 "Siegel"), period.

Citation

il est très charismatique ( l'anti Ryan Gosling quoi )


:mrgreen:

#320 L'utilisateur est hors-ligne   Scalp 

  • Booby Lapointe
  • Groupe : Members
  • Messages : 16 671
  • Inscrit(e) : 03-décembre 07
  • Profil:Homme

Posté 22 janvier 2012 - 13:14

Me suis pris le coffret Errol Flynn sur ebay, trouvé à 22 € B)

#321 L'utilisateur est hors-ligne   Scalp 

  • Booby Lapointe
  • Groupe : Members
  • Messages : 16 671
  • Inscrit(e) : 03-décembre 07
  • Profil:Homme

Posté 03 février 2012 - 13:09

A L'aube du cinquième jour Giualiano Montaldo - 1969

Image IPB


Bon je commence par le truc qui fâche, tout le monde parle italien dans le film, et ça me gonfle dans les films de guerre quand les langues sont pas respecté.
Film de guerre sans bataille, l'action ( tiré donc d'une histoire vraie ) se déroule en Hollande juste avant le 8 mai 45, on suit donc un capitaine Canadien qui prend la direction d'un camps de prisonnier et il ne va pas tarder à s'opposer au colonel Allemand ( qui ne se considère par un perdant ) ce qui donne lieu à plusieurs séquences savoureuses ( super passage où l'allemand demande un ballon pour faire un match de foot en lui rappelant une défaite canadienne et le Capitaine le remet vite en place en lui parlant de LA défaite allemande et puis le canadien est un peu impressionner de voir que les Allemands font bien mieux tourné le camps que ses soldats ) et la partie centrale du film est donc un duel psychologique où se joue la vie de 2 soldats.

Enième film qui remet en question la stupidité de la guerre et des militaires d'ordre général ( jugement arbitraire, obéissance aveugle aux ordres, honneur militaire mal venu ) et le passage où le général donne l'ordre sans le donner de laisser les Allemands faire ce qu'ils veulent de leur prisonnier est un merveilleux exemple de l'hypocrisie des gradés qui ne pensent qu'a leur carrière, on pense donc forcément au Sentiers de la Gloire, mais plus qu'un film anti militaire c'est aussi et surtout un film anti nazi qui nous montre que l'idéologie nazi ne s'avoue jamais vaincu, voir la scène où les soldats tape jour et nuit sur leur gamelle, ici c'est pas pour réclamer à manger ou des couvertures comme dans tout film se déroulant dans un camp de prisonnier, non ici c'est pour demander des fusils pour tuer les 2 déserteurs.
Le film fonctionne car il prend le temps de nous montrer les 2 victimes et on s'est vraiment attaché aux 2 déserteurs ( alors que c'est des allemands quand même et qu'on les voit que réellement dans 4 scènes ) et j'aime bien comment le film bascule dans l'inéluctable, avec les 2 allemands qui ont vraiment sympathisé avec le caporal canadien qui les a pris sous son ailes, la rupture de ton est bien amené et on passe du bonheur à l'enfer ( l'arrivé des 2 soldats dans le camp allemand est superbement filmé, de loin la meilleure scène visuel du film car le reste c'est filmé sommairement ), la suite du film sera convenu, on sait où ça nous emmène mais la stupidité des 2 camps est bien montré sans privilégié un camps par rapport à l'autre, la faute vient des 2 cotés et pas seulement des méchants nazis ( même si ça reste des méchants nazis quand même :mrgreen: )

Image IPBImage IPBImage IPB

Le point noir du film c'est son casting, alors pour Franco Nero une nouvelle fois impeccable ( quoique c'est pas l'acteur qu'on attend en soldat allemand et même en soldat allemand il nous fait du Nero ) faut se taper un acteur assez insipide en premier rôle ( c'est pas Nero le premier rôle), Larry Johnson qui s'appelle le gars, bon il est pas mauvais mais il a juste pas la carrure, le reste des seconds rôles est tout juste correct, on retiendra quand même Bud Spencer juste là dans la première partie du film.

La BO de Morricone se fait discrète mais on reconnait bien là son style.
Bon film dans l'ensemble dont le propos est inattaquable mais bon le duel entre les 2 chefs aurait demandé 2 meilleurs acteurs pour que le film soit plus marquant, enfin ça reste très recommandable.

4/6

#322 L'utilisateur est hors-ligne   Edward Lionheart 

  • J'adore Resident Evil 5
  • Groupe : Members
  • Messages : 13 509
  • Inscrit(e) : 01-mai 09
  • Profil:Homme
  • Location:Back in Hammer Land

Posté 03 février 2012 - 13:40

Voir le messageScalp, le 03 février 2012 - 13:09 , dit :

Image IPB[/center]


Troublante ressemblance avec l'affiche de " Croix de fer " ... :o
Posted Image

#323 L'utilisateur est hors-ligne   Scalp 

  • Booby Lapointe
  • Groupe : Members
  • Messages : 16 671
  • Inscrit(e) : 03-décembre 07
  • Profil:Homme

Posté 03 février 2012 - 14:00

C'est de l'affiche mensongère en plus : pas de neige, pas de jeep qui explose.

#324 L'utilisateur est hors-ligne   Scalp 

  • Booby Lapointe
  • Groupe : Members
  • Messages : 16 671
  • Inscrit(e) : 03-décembre 07
  • Profil:Homme

Posté 04 février 2012 - 20:07

Aventures en Birmanie Raoul Walsh - 1945

Image IPB

Image IPB


Année de production oblige on est devant du beau film de propagande à la gloire des ces braves soldats ricain se battant dans le pacifique contre des méchants japonais sadique, non civilisé et sans pitié ( le message final du film est sans aucune ambiguïté ), bon par contre bon points pour le réal il montre pas comme des débiles.
Walsh envahit donc le jardin botanique de Los Angeles et il arrive vraiment à nous faire croire qu'on est au fin fond de la Birmanie ( malgré du stock shot pas très beau ) avec un décors tropical du plus bel effet.
Ce film est donc avant tout connu pour être l'influence majeur de Predator et il a influencé aussi bien le scénariste que McT, ainsi l'histoire est vraiment identique : une mission en pleine jungle too easy puis une menace ennemi invisible qui décime les troupes, on y retrouve même des petites idées qui seront repris dans Predator ( les japs qui imitent les soldats us pour s'infiltrer dans les lignes, la découverte de la boucherie sur des soldats et le canardage d'arbres ) la scène de la mission est construite de la même façon et en terme de réal j'ai même l'impression que McT s'en énormément inspiré, de même que les plans sur les visages dans l'avion qui rappel fortement la présentation de la team dans Predator.
Mais là où Predator était un film parfait le film de Walsh souffre de défauts, enfin surtout un défaut quasi insurmontable : sa durée, quand j'ai vu la durée sur la jaquette du dvd je croyais que c'était une erreur tant ça me paraissait trop et bein non le film dure bien 2h15 et forcément vu l'histoire le rythme en souffre, ainsi la présentation des lieux, personnages et de la mission s'étend sur plus de 30 minutes ( un peu long mais pas trop chiant ) ensuit le film a quelques baisses de rythme ici ou là ( franchement ça dure au moins 30 minutes de trop ) mais bon heureusement quand la menace japonaise est là le film est carrément génial, car la tension est vraiment présente et la menace peut venir n'importe où n'importe quand et la petite escouade diminue au fur et à mesure que le film avance ( bon y a trop de survivants à la fin à mon gout ) et le film est surprenant niveau violence ( y a une scène en hors champs qui fonctionne à merveille ).
On sent aussi que Walsh a voulu faire un film de soldat avec les craintes de ceux là, bon c'est pas encore du Fuller mais on s'y approche.

Image IPBImage IPBImage IPB

Sur la forme c'est pour le moment le meilleur Walsh que j'ai vu, l'attaque du camp est un modèle de découpage ( pour les moyens de l'époque bien entendu ), les attaques japonaise tiennent toute leur promesses et le climax final plein de tension est de loin la meilleur scène que j'ai vu dans Walsh, une attaque nocturne où les japonais attaquent aux couteaux et ça se fight au corps à corps puis une fusée éclairante lance véritablement les hostilités, franchement c'est génial, et on le sent vraiment à l'aise dans ce décors sur mesure.
La photo est vraiment belle et la "forêt" est vraiment magnifié.

La casting est emmené par un excellent Errol Flynn, c'est un acteur que j'ai pas vu depuis une éternité ( au moins 20 ans que j'avais pas vu un film avec lui ) et je suis surpris par autant de sobriété, Flynn étant pour moi associé à jeu qui en fait des tonnes et qui se la pète ( je me trompe peut être ) ici il est très bien en capitaine qui prend soin des ses hommes ( ça donne clairement envie de voir le reste des collaborations entre Walsh et Flynn ), le reste du cast y a quelques têtes plus ou moins connu, et tout les acteurs sont bons et les personnages bien caractérisé, on s'attache donc facilement à certains personnage.

En fait Walsh c'est un piètre réal de western :twisted: mais un bon réal quand il s'attaque à un autre genre, le message patriotique et propagandiste, époque oblige est pardonnable et ne porte pas préjudice au film.

Image IPB

4,5/6


#325 L'utilisateur est hors-ligne   Scalp 

  • Booby Lapointe
  • Groupe : Members
  • Messages : 16 671
  • Inscrit(e) : 03-décembre 07
  • Profil:Homme

Posté 03 mars 2012 - 14:28

Baïonnette au canon Samuel Fuller - 1951

Image IPB


Ce film m'a fait énormément penser au chef d'oeuvre de Don Siegel : L'enfer pour les Héros, c'est le même genre de situation en huis clos à ciel ouvert avec un petit groupe ( sacrifié pour la bonne cause ) qui doit se faire passer pour une armée entière ( on use de pleins de petit stratagème pour duper l'ennemi ), comme toujours avec Fuller avant d'être un film de guerre c'est surtout un film de soldat et on passe énormément de temps avec eux en suivant leur quotidien et leurs états d'âmes ( très bonne utilisation de la voix off, jamais rébarbative, le summum est atteint lors de l'attente avant l'attaque final où chaque soldat exprime ses dernières volontés ), on diserte sur la notion de sens du devoir, mais ici c'est pas du Mendes donc c'est jamais chiant et plus le film avance plus la mort est présente, la petite troupe diminuant de plus en plus et quand le plus coriace y passe, on se dit que tout le monde va mourir.
Le film est surtout centré sur un personnage, le caporal, un bon soldat mais qui ne veut surtout pas donner des ordres, il ne veut pas devenir le chef de l'escouade ( on l'apprend lors de l'une des premières utilisation de la voix off où il dit qu'il reste que 2 gradés devant lui avant qu'il ne devienne le chef ) et de soldat peut respecter il gagnera la faveur des hommes grâce à une action d'éclat aussi dangereuse qu'inutile.
L'originalité du film est qu'en plus de se déroulé en Corée ( bon ça on a déjà vu ) c'est qu'il se déroule dans des montagnes neigeuses ( très bien reconstitué en studio )

Fuller était un grand réalisateur qui savait rendre impressionnant ces films malgré leur petit budget et là j'ai encore été bluffé par les scènes de guerre vraiment immersive ( bon pour l'époque bien entendu, mais je trouve que ça vieillit bien quand même ), il gère a merveille les plans de grues et on a plusieurs morceaux de bravoure vraiment réussit : un plan séquence avec un Gene Evans ( me semble que c'est lui, c'est dur de retenir les noms ici y a personne de connu ) qui va buter un coréen planqué, la scène du champs de mine ( qui rappel ici fortement le Siegel ) tendu comme un string ( gros moment de mise en scène pure là ) et l'assaut final où ça canarde dans tout les sens.
A la photo on retrouve un des grands maitre l'époque avec Lucien Ballard et donc c'est vraiment un magnifique N/B.

Image IPBImage IPBImage IPB

Le casting composé d'inconnu ( enfin pour moi ) renforce le sentiment de mort qui plane, car vu qu'il y a pas de "nom" dans le casting on sent que tout le monde peut y passer à n'importe quel moment, la galerie de personnage est bonne on trouve tout ce qu'on doit y trouver dans ce genre de film ( le comique, le gueulard, le peureux, le doc ... et on s'attache facilement à eux ), y a quand même une trogne que j'ai déjà vu c'est celle du gars qui joue le sergent York, bon tronche bien charismatique, il est excellent en chef gueulard qui sait tour sur la survie en temps de guerre ( le passage des pieds est vraiment excellent ).

Et encore un bon petit film de guerre signé Fuller ( ma préférence va tout de même à j'ai vécu l'enfer en Corée ), y a pas à dire c'était un grand le gars.

Image IPB

4,5/6


#326 L'utilisateur est en ligne   Aniya_san 

  • Miyazaki is DOG !
  • Groupe : Members
  • Messages : 20 333
  • Inscrit(e) : 13-mars 03
  • Profil:Homme
  • Location:Dans la tête de John Crichton...

Posté 12 avril 2012 - 09:14

Image IPB

Act Of Valor, réalisé par Scott Waugh et Mike McCoy ( I ), et écrit par Kurt Johnstad (scénariste de 300), raconte la mission secrète lancée par une équipe de Navy Seals, pour retrouver un agent de la CIA qui a été enlevé. Les personnages sont fictionnels, mais l'histoire est inspirée de faits réels. Particularité du film : de vrais Navy Seals en activité ont été employés pour interpréter les rôles.



Bon c'était pas trop mal, l'histoire est sympatoche (digne d'un bon Call of Duty ^^), et les scènes d'actions sont assez bien foutu, la vue à la troisième personne met bien dans l'ambiance, les phases d’opérations sont bien décrites.
Après c'est assez patriotique, la voix off au début est chiante, puis on reconnait bien les vraies SEALS, comme acteur c'est pas trop ça.

3.5/6
Image IPB

#327 L'utilisateur est hors-ligne   BB_Vertigo 

  • Critters
  • Groupe : Members
  • Messages : 280
  • Inscrit(e) : 08-février 12
  • Profil:Homme
  • Location:Somewhere in the night

Posté 04 mai 2012 - 11:02

Image IPB

Sabotage à Berlin (Raoul Walsh – 1942)

Pas aussi réussi que "Aventures en Birmanie" tourné trois ans plus tard par le même duo Raoul Walsh-Errol Flynn, "Sabotage à Berlin" raconte également les aventures d'un commando perdu en territoire ennemi, sauf qu'ici les soldats sont perdus en plein milieu de l'Allemagne nazie.

La réalisation de Walsh est très efficace, la photo somptueuse et on a droit vers la fin du film à une poursuite en voitures impressionnante pour l'époque. Les personnages sont bien campés, chacun ayant sa personnalité propre, si bien qu'on est désolés lorsque l'un d'eux vient à mourir. Dommage que le méchant interprété par Raymond Massey manque de prestance.
L'ensemble se suit avec beaucoup de plaisir: les péripéties s'enchaînent à toute allure et je n'ai pas vu passer les 1h45 de métrage.

Un bon film de guerre.
Image IPB

#328 L'utilisateur est hors-ligne   profondo rosso 

  • Bluette Prof
  • Groupe : Members
  • Messages : 22 326
  • Inscrit(e) : 24-février 03
  • Profil:Homme
  • Location:region parisienne

Posté 25 juillet 2012 - 16:11

Les Ponts de Toko-Ri de Mark Robson (1955)

Image IPB

Dans le cadre de la guerre de Corée, un aviateur, le Lieutenant Harry Brubaker (William Holden) de la United States Navy pilotant un F9F-2 Panther (un des premiers avions à réaction) basé sur le porte-avions de l'US Navy USS Oriskany (CV-34), doit affronter ses peurs, entre quelques permissions passées auprès de sa femme Nancy (Grace Kelly), en particulier celle d'avoir à bombarder un objectif bien défendu en novembre 1952 : les ponts de Toko-Ri en Corée du Nord.

Un film de guerre qui comme la plupart de ceux produit dans les années 50 aux USA prend pour cadre la Guerre de Corée récemment achevée. Le ton ne s'y fait pas patriotique pour autant à travers cette ode au courage des pilotes avec le personnage de William Holden. On est loin du côté galvanisant d'autres film de guerre aérien de l'époque comme Flammes sur l'Asie et c'est plutôt le sens du devoir et l'obligation qui guide notre héros ici, plus que la cause d'une guerre aux enjeux flous comme le soulignera un dialogue avec l'amiral joué par Fredric March. L'ouverture est dans cet esprit en montrant une longue et laborieuse mission de repêchage de pilote écrasé en pleine mer. On ressent plus le danger, l'angoisse et la lassitude chez William Holden dont on apprendra qu'il a été mobilisé contre son gré. Plus tard l'émotion se disputera à la tension avec son épouse jouée par Grace Kelly venu le rejoindre au Japon où les quelques moments passés en famille n'altèreront pas la douloureuse attente pour la future et dangereuse mission à venir, la destruction des ponts de Toko-Ri.

Le récit fonctionne très bien tant qu'il joue sur cette peur et cette attente, avec un William Holden surprenant de fébrilité notamment lors de la belle scène de veille de départ en mission ou encore lors d'un périlleux atterrissage qui ne fait que renforcer ses craintes. Malheureusement Robson instaure un faux rythme un peu laborieux qui peine à amener la montée en puissante dramatique aboutissant à la mission finale. On ne ressent ni souffle épique, ni le désespoir latent que tout est joué à travers la mise en scène impersonnelle de Robson et l'émotion repose essentiellement sur les acteurs tous très bon notamment une Grace Kelly émouvante en une poignée de scène, Fredric March droit et solennel et bien sûr William Holden. Le fameux morceau de bravoure final est assez décevant malgré les moyens déployés avec les spectaculaires vues aériennes et les manœuvres des F9F-2 Panther prêtés par l'armée US (qui prêtera aussi le porte-avion USS Oriskany dernier des modèles Essex utilisés durant la Deuxième Guerre Mondiale) là aussi faute de vrai pic émotionnel. Cette séquence connaîtra pourtant une postérité étonnante puisque George Lucas reprendra son déroulement quasiment à l'identique pour un résultat autrement plus palpitant lors de l'attaque finale de l'Etoile Noire dans le premier volet de Star Wars en 1977. Pas déplaisant mais moyennement prenant donc. 3/6

#329 L'utilisateur est en ligne   Evil Touch 

  • J'ai plus de vie sociale
  • Groupe : Members
  • Messages : 5 766
  • Inscrit(e) : 10-mars 08
  • Profil:Homme

Posté 25 juillet 2012 - 16:17

Voir le messageprofondo rosso, le 25 juillet 2012 - 16:11 , dit :

Grace Kelly émouvante en une poignée de scène,


Elle n'a pas un rôle de plante quand même ?
Réduire Grace Kelly a jouer les utilités ce serait dommage......
Image IPB and you...........who da fuck you are ?

#330 L'utilisateur est hors-ligne   Edward Lionheart 

  • J'adore Resident Evil 5
  • Groupe : Members
  • Messages : 13 509
  • Inscrit(e) : 01-mai 09
  • Profil:Homme
  • Location:Back in Hammer Land

Posté 25 juillet 2012 - 16:26

En même temps si le film se veut un minimum réaliste , il est difficile de lui réserver beaucoup de place au sein du métrage , vu qu'à l'époque il est absolument impossible qu'elle soit elle-même pilote .
Qui plus est si le fameux Gruman F9F Panther était excellent dans le rôle de bombardier ou de destructeur de convoi , il était très largement inférieur sur le plan technique aux migs d'en face , ce qui amena le développement de la version upgradée , le F9F Cougar .
Spoiler

Posted Image

Partager ce sujet :


  • (27 Pages)
  • +
  • « Première
  • 20
  • 21
  • 22
  • 23
  • 24
  • Dernière »
  • Vous ne pouvez pas commencer un sujet
  • Vous ne pouvez pas répondre à ce sujet

1 utilisateur(s) en train de lire ce sujet
0 membre(s), 1 invité(s), 0 utilisateur(s) anonyme(s)