Mad Movies: Heat - Michael Mann (1995) - Mad Movies

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Heat - Michael Mann (1995)

#211 L'utilisateur est hors-ligne   JEF Byos 

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Posté 02 décembre 2011 - 08:44

Voir le messagethirdeyemachine, le 02 décembre 2011 - 01:40 , dit :

Il n'y a finalement que peu de films que j'arrive à regarder sans ennui de ce cinéaste... et Heat n'en fait hélas pas partie.

Ah, tiens, moi Heat c'est un des seuls Michael Mann que j'arrive à regarder sans bailler.
Engage.

#212 L'utilisateur est hors-ligne   thirdeyemachine 

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Posté 02 décembre 2011 - 10:37

Voir le messageJEF Byos, le 02 décembre 2011 - 08:44 , dit :

Voir le messagethirdeyemachine, le 02 décembre 2011 - 01:40 , dit :

Il n'y a finalement que peu de films que j'arrive à regarder sans ennui de ce cinéaste... et Heat n'en fait hélas pas partie.

Ah, tiens, moi Heat c'est un des seuls Michael Mann que j'arrive à regarder sans bailler.


héhéhé ;)
et bien moi il fait partie de ceux qui m'endorment.
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#213 L'utilisateur est hors-ligne   Doc Sidious 

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Posté 02 décembre 2011 - 10:59

Je l'avais vu au ciné avec une grosse envie de pisser... comme il n'y avait pas de pub, ça à été un véritable supplice,
gros gachage de film.

Le l'ai revu à la TV et c'est assurémént un des meilleurs de Mann,
mais je préfèrerais toujours Manhunter.

#214 L'utilisateur est hors-ligne   JuLpM 

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Posté 02 décembre 2011 - 11:03

P'tin j'arrive pas à poser ce que je veux dire. Je voulais répondre à thirdeye, mais au final crotte j'arrive pò.

Au contraire de ce que tu dis, je trouve que les personnages sont tous obsédés par quelque chose qui les caractérise finalement, Pacino par son taff, Kilmer par sa nana, DeNiro par se barrer (je fais de mémoire donc ptêtre j'me gourre un peu). L'ambiance que Mann pose va dans le sens de ces personnages, froids, qui semblent presque monochromatiques parfois.
Le jeu du chat et de la souris des deux monstres du ciné qu'on ne présente plus est assez admirable, jusqu'à cette fameuse scène de la brasserie, qui marque le point de non-retour entre les deux persos.
Moi j'ai beaucoup apprécié ce film, et à la revoyure encore plus. C'est froid, sombre, inéluctable, ça tergiverse pas.
Enfin merde c'est quand même un monument de ciné c'te péloche! Non?

(donc, avec un peu plus de réflexion:)
thirdeye, tu t'attaques à un monument, il faut que tu développes ton avis sur le truc, parce que clairement sinon tu vas te faire descendre. Le forum c'est un moyen d'échanger, mais sur ce type de films si tu sors trois phrases et puis s'en va, ça va gueuler. (s'plus facile de dire "trop d'la balle" et point, en général c'est plus facile d'encenser que de défoncer, va savoir pourquoi).
Je me répète un peu, mais ce que tu dis sur le film, trop froid, je trouve que c'est un point fort de l'ambiance du film. Que tu trouves qu'il n'y ait pas de vie dans ces persos, je suis pas d'accord, et pourtant, on dirait qu'ils sont presque plus humains certains (désincarné me vient à l'esprit) (mais Pacino surtout, DeNiro cherchant un échappatoire pour vivre justement). Tout ça pour ça dis tu, bah ouais, mais quel ça quoi. Non?

#215 L'utilisateur est hors-ligne   thirdeyemachine 

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Posté 02 décembre 2011 - 11:15

Voir le messageJuLpM, le 02 décembre 2011 - 11:03 , dit :

P'tin j'arrive pas à poser ce que je veux dire. Je voulais répondre à thirdeye, mais au final crotte j'arrive pò.

Au contraire de ce que tu dis, je trouve que les personnages sont tous obsédés par quelque chose qui les caractérise finalement, Pacino par son taff, Kilmer par sa nana, DeNiro par se barrer (je fais de mémoire donc ptêtre j'me gourre un peu). L'ambiance que Mann pose va dans le sens de ces personnages, froids, qui ne semblent presque montrer qu'un aspect de leur personnalité, celle qui les fait avancer.
Le jeu du chat et de la souris des deux monstres du ciné qu'on ne présente plus est assez admirable, jusqu'à cette fameuse scène de la brasserie, qui marque le point de non-retour entre les deux persos.
Moi j'ai beaucoup apprécié ce film, et à la revoyure encore plus. C'est froid, sombre, inéluctable, ça tergiverse pas.
Enfin merde c'est quand même un monument de ciné c'te péloche! Non?


je comprends ton point de vue et je sais qu'il est partagé par la majorité. Mais vois tu, quand tu parles de ce côté froid, c'est justement ce qui me gêne dans la majorité des films de Michael Mann. Le fait aussi que Michael Mann ne montre qu'un aspect de leur personnalité (je te cite), cela ne me les rend pas du tout attachants. Je me fous de ses personnages, dans la quasi totalité de ses films. Il n'y a que dans Le dernier des mohicans, Le sixième sens (curieusement) et Collateral où je n'ai pas ressenti ce malaise...

Voir le messageJuLpM, le 02 décembre 2011 - 11:03 , dit :

(donc, avec un peu plus de réflexion:)
thirdeye, tu t'attaques à un monument, il faut que tu développes ton avis sur le truc, parce que clairement sinon tu vas te faire descendre. Le forum c'est un moyen d'échanger, mais sur ce type de films si tu sors trois phrases et puis s'en va, ça va gueuler. (s'plus facile de dire "trop d'la balle" et point, en général c'est plus facile d'encenser que de défoncer, va savoir pourquoi).
Je me répète un peu, mais ce que tu dis sur le film, trop froid, je trouve que c'est un point fort de l'ambiance du film. Que tu trouves qu'il n'y ait pas de vie dans ces persos, je suis pas d'accord, et pourtant, on dirait qu'ils sont presque plus humains certains (désincarné me vient à l'esprit) (mais Pacino surtout, DeNiro cherchant un échappatoire pour vivre justement). Tout ça pour ça dis tu, bah ouais, mais quel ça quoi. Non?


Je me suis déjà fait descendre, et ça m'agace sérieusement, comme s'il était impossible/interdit de ne pas aimer un film sans devoir pondre un avis de 10 pages pour convaincre les forumeurs que "ah ben c'est clair qu'il n'a pas aimé le film !".

Pour le côté froid du film, et bien non, comme je l'ai dit plus haut : Non pour moi, c'est le gros défaut que je retrouve dans la majorité des films de Michael Mann. Ca me rend les personnages de ces films comme des enveloppes vides, inodores, sans saveur.

Bref, voilà, désolé.
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#216 L'utilisateur est hors-ligne   JuLpM 

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Posté 02 décembre 2011 - 11:22

Je te comprends tout à fait, moi c'est un style qui me plaît (l'ambiance froide). Ça colle à ses thématiques (pour le peu que j'ai vu de Mann s'entend.

Comment t'expliques ce manque d'immersion dans Heat alors que Collateral fonctionne pour toi, alors que (si mes souvenirs sont bons), ce côté froid est présent dans les deux, de manière assez similaire.

#217 L'utilisateur est hors-ligne   tsointsoin 

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Posté 02 décembre 2011 - 11:28

Dans collatéral, Jamie Foxx n'a pas ce côté froid (enfin si au début) je trouve. Ce qui équilibre mieux le film.
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Voir le messagetonton, le 21 février 2013 - 16:36 , dit :

Au jeu de la biscotte, Corvis est toujours content de perdre.

#218 L'utilisateur est hors-ligne   Doc Sidious 

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Posté 02 décembre 2011 - 11:29

Voir le messageJuLpM, le 02 décembre 2011 - 11:22 , dit :

Je te comprends tout à fait, moi c'est un style qui me plaît (l'ambiance froide). Ça colle à ses thématiques (pour le peu que j'ai vu de Mann s'entend.

Comment t'expliques ce manque d'immersion dans Heat alors que Collateral fonctionne pour toi, alors que (si mes souvenirs sont bons), ce côté froid est présent dans les deux, de manière assez similaire.


Peut-être l'empathie que l'on ressent pour le personnage de Jaimie Fox, on s'y attache car ce pourrait être nous,
contrairement à Heat où tout le monde est loin de nous (des flics et des gangsters)
(même si perso, Robert deNiro et son histoire d'amour qui va mal finir me touche)

#219 L'utilisateur est hors-ligne   thirdeyemachine 

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Posté 02 décembre 2011 - 11:31

Voir le messagetsointsoin, le 02 décembre 2011 - 11:28 , dit :

Dans collatéral, Jamie Foxx n'a pas ce côté froid (enfin si au début) je trouve. Ce qui équilibre mieux le film.


Voilà, il a répondu pour moi !
c'est exactement ça ! Jamie Foxx a un personnage bien plus fort, plus attachant. Rien que la scène où il transporte Jada Pinkett Smith dans sa voiture, au départ, on le ressent, son personnage.
Contrairement à ce personnage monolythique qu'il (dés)incarne dans Miami vice

Voir le messageDoc Sidious, le 02 décembre 2011 - 11:29 , dit :

Peut-être l'empathie que l'on ressent pour le personnage de Jaimie Fox, on s'y attache car ce pourrait être nous,
contrairement à Heat où tout le monde est loin de nous (des flics et des gangsters)
(même si perso, Robert deNiro et son histoire d'amour qui va mal finir me touche)


Voilà, le mot est laché : empathie ! Vous avez cerné d'où vient le problème pour moi, avec ce cinéaste !
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#220 L'utilisateur est hors-ligne   Doc Sidious 

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Posté 02 décembre 2011 - 11:38

Bon alors question pour thirdeyemachine : tu aimes Kubrick ?

Spoiler


#221 L'utilisateur est hors-ligne   thirdeyemachine 

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Posté 02 décembre 2011 - 11:49

Voir le messageDoc Sidious, le 02 décembre 2011 - 11:38 , dit :

Bon alors question pour thirdeyemachine : tu aimes Kubrick ?

Spoiler



ptit con ! :mrgreen:

alors Kubrick... comment dire... passé un temps, je me sentais obligé de dire ouais c'est génial... et puis j'ai grandi et j'ai osé ouvrir ma gueule. :P

Bon, trève de plaisanteries douteuses.

Je préfère Stanley Kubrick à Michael Mann, oui. Je n'aime pas TOUS ces films, en revanche, attention. Certains me touchent plus que d'autres, c'est certain.
Mais sur le plan de la mise en scène, je le trouve plus fou... Mais bon, ensuite, je ne sais pas s'il faut vraiment le comparer à Michael Mann... Alors...

Alors je dirais que si je prends un film de Kubrick où les personnages sont froids (au hasard, Barry Lyndon), la mise en scène est telle que je rentre quand même dans le film. Il n'y a pas de détails visuels qui me font penser que le film est décidément glacial et cadavérique comme chez Mann. Rien que la lumière, chez Kubrick (on pense inévitablement à la lumière des bougies, dans Barry Lyndon), est différente.

Enfin, pour les films de Gladiateurs, heu...
Non.
^^
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#222 L'utilisateur est hors-ligne   Palamède Charlus 

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Posté 02 décembre 2011 - 22:07

Voir le messagethirdeyemachine, le 02 décembre 2011 - 11:49 , dit :



Alors je dirais que si je prends un film de Kubrick où les personnages sont froids (au hasard, Barry Lyndon)
^^


On ne doit pas avoir la même définition de la froideur, car Barry n'est pas un mec froid. C'est un homme pathétique et manipulé, trouvé-je. Je ressens toujours ce qu'il ressent.

Pareil pour le perso de de Niro dans Heat : il veut paraître froid, fait le malin en se prétendant capable de rompre les ponts à tout instant pour se barrer mais fait demi-tour pour venger ses potes, et n'applique que trop tard son conseil avec sa bien-aimée. Tragiquement humain, donc.

Pitêtre une question d'empathie.

#223 L'utilisateur est hors-ligne   maclaine 

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Posté 02 décembre 2011 - 23:23

les réactions contre thirdeye sont injustifiées, le mec passe à côté de ce que je pense (comme une grande majoritée) être un monument du cinéma moderne, mais il a le droit de ne pas partager cet avis, et a des arguments (que je ne partage surement pas^^)

moi perso il n'y a que chez Mann et peu d'autres que je vois des personnages si humains...je repense au lien entre kilmer et de niro, cette scène soit disant hors sujet où pacino console une mère en détresse, chez mann c'est les regards qui en disent plus que des chiées de dialogues pour humaniser ses personnages (et c'est pour ça qu'il s'entoure d'un cast toujours royal)

à ça vous associez une mise en scène hypermillimétrée , un scénar a priori classique mais très bien construit en sans temps mort, et vous avez un très très grand polar (a peu de choses près, remplacez heat par collateral et ça tient aussi^^)
(un chouilla moins pour public enemies, mais un chouilla hein!)

#224 L'utilisateur est hors-ligne   Hotsu 

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Posté 30 janvier 2012 - 14:46

Suite à la discussion sur le topic Tarantino, je me suis amusé à réaliser cette video au sujet des ressemblances entre le braquage du fourgon blindé dans Heat et une longue séquence similaire dans Long Arm of the Law III de Michael Mak remontant à 1989, séquence que j'ai volontairement raccourcie au strict minimum dans la vidéo pour vous encourager à voir le film car cette scène précisément est longue et magnifique (dans un style cela dit moins virtuose et plus "B" chez Mak bien sûr, mais bien généreux et impressionnant donc absolument indispensable pour tout amateur d'action urbaine !)



Bon je trouve que l'inspiration me paraît plus ou moins évidente : outre les éléments flagrants (camion qui fonce dans un fourgon pour le braquer puis fusillade sanglante qui s'en suit), il y a une ressemblance dans le style visuel sec et nerveux, et surtout dans le décors : même lieu urbain "désertique" sous un pont type échangeur autoroutier, du coup l'inspiration me semble flagrante en tout cas ça m'avait vraiment frappé lorsque j'ai découvert le film de Mak.

De plus Michael Mann a déjà dit s'être inspiré de polars hong kongais (j'ai pas de liens vers des déclarations, cela dit) et notamment de Kirk Wong il me semble.
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#225 L'utilisateur est hors-ligne   molasar 

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Posté 10 mars 2012 - 02:32

Voir le messagethirdeyemachine, le 01 décembre 2011 - 15:26 , dit :

sans âme, des personnages inexistants


tu aurais parlé de Michael Bay, j'aurais compris, mais là :P
c'était pas si courant en 1995 (et encore plus en 2012...) des films "hollywoodiens" avec des efforts de caractérisation des personnages comme dans ce film, et pas seulement en ce qui concerne les têtes d'affiches mais aussi les seconds rôles: Kilmer, Sizemore, les rôles féminins, même le personnage campé par Dennis Hasybert qui a droit à quelques scènes fortes..

Voir le messagethirdeyemachine, le 01 décembre 2011 - 15:26 , dit :

Et puis 3 heures d'un film lancé sur les épaules d'une confrontation DeNiro / Pacino... pour aboutir à un dialogue très con dans une brasserie... j'appelle ça du foutage de gueule.


c'est pas un buddy movie non plus! :P


Voir le messagethirdeyemachine, le 02 décembre 2011 - 01:40 , dit :

Je ne parlerai pas de cette poursuite finale, (inter)minable, où on les voit se courir après pendant des plombes comme des retraités.


une des plus belles scènes du film pourtant...le montage, l'utilisation de la bande-sonore, le jeu sur les ombres et lumières, et ce plan final,
le seul où significativement les deux personnages partagent le même cadre...brrrr!

Voir le messagethirdeyemachine, le 02 décembre 2011 - 11:49 , dit :

Il n'y a pas de détails visuels qui me font penser que le film est décidément glacial et cadavérique comme chez Mann. Rien que la lumière, chez Kubrick (on pense inévitablement à la lumière des bougies, dans Barry Lyndon), est différente.


à la limite tu devrais tenter "Ali", la palette visuelle y est plus chaude que dans les thrillers de Mann...






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