Mad Movies: Westerns - PAN ! - Mad Movies

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Westerns - PAN !

#1156 L'utilisateur est hors-ligne   Scalp 

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Posté 22 juillet 2012 - 10:57

Le Barrage de Burlington George Sherman - 1948

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Western qui a le mérite de se dérouler dans un contexte original : le monde des bucherons mais finalement l'histoire reste la même que pour les films avec éleveurs de bétails puisqu'on y retrouve toujours la lutte entre les gros et les petits, en fait le film fait beaucoup penser au Forbans de Jesse Hibbs qui lui se déroulait dans le monde des prospecteurs.
Sherman retrouve ici les acteurs de Bandits de Grands Chemins : Yvonne ( toujours aussi belle ), Dan Dureya et John McIntire, mais le premier rôle est tenu par Rod Cameron ( plutôt bon par rapport aux autres films que j'ai vu de lui ).
Le film se laisse suivre grâce au duo De Carlo/Dureya qui porte le film malheureusement ils n'ont pas tant de scènes que ça, mais toute leurs scènes sont excellente ( et très bien dialogué avec un Dureya une nouvelle fois méchant suave adepte du bon mot ), on a donc la belle Yvonne dont le but est d'être la plus riche du coin et de vivre avec Cameron malheureusement son plan ne fonctionnera pas, ça se suit mais y a rien de réellement bien à ressortir du film, c'est très routinier et y très peu de rebondissements et d'action.

Sherman ne livre pas son meilleur travail de réal, on retient peu de choses, il est capable de composer des beaux plans mais pas ici, après on a quelques bagarres à mains nues plutôt violente mais ça fait peu.

Western ( enfin pas vraiment ) réservé à un public plus que réduit, à voir pour les acteurs.

3/6

#1157 L'utilisateur est en ligne   profondo rosso 

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Posté 07 août 2012 - 14:58

The Bravados de Henry King (1958)

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Le cow-boy Jim Douglass traque quatre hommes, de passage près de son ranch en son absence lorsque sa femme fut violée et assassinée. Il les retrouve alors qu’ils ont été emprisonnés par le shérif d’une petite ville. Sur le point d’être pendus, les bandits réussissent à s’échapper grâce à l’aide d’un complice. Les habitants et Jim se lancent à leur poursuite.

Dernier western réalisé par Henry King, The Bravados signe aussi l'aboutissement de thématiques développée dans deux de ses autres incursions marquantes dans le genre, Le Brigand bien-aimé (1939) et La Cible Humaine (1959). Les deux films montraient deux personnages embarqués sur le chemin d'une vie hors-la-loi, pour une noble cause ou par accident et qui finissaient par y perdre leur âme. Le Brigand bien-aimé, biographie romancée de Jesse James explorait l'ensemble de ce cheminement tandis que le très noir La Cible humaine se penchait uniquement sur la fin où le pistolero Gregory Peck las d'une vie de violence ne pouvait désormais plus échapper au destin promis par la voie qu'il avait emprunté. The Bravados est dans cette veine en suivant l'odyssée vengeresse de Jim Douglass, traquant impitoyablement les quatre hommes responsable du viol et du meurtre de son épouse.

Le début du film tant par ses situations que par le jeu monolithique de Gregory Peck semble illustrer un point de non-retour pour notre héros. Taciturne et glacial, il ne semble vivre que dans la perspective de voir les quatre criminels morts, son regard ne s'animant que lors du bref face à face où il ira les identifier en prison. La brève rédemption possible entrevue pour Douglass se voit d'ailleurs éteinte par l'évasion des malfrats (avec une incohérence énorme le complice extérieur s'évaporant totalement du récit une fois son aide accompli) qui le relance dans sa traque. Henry King orne Peck d'une aura quasi surnaturelle en ange noir de la vengeance que rien ne détournera de son but, préfigurant le Clint Eastwood de Pendez les haut et court ou Josey Wales. Il apparait à ses ennemis de manière spectrale (lorsqu'il surgit à l'arrière d'un Lee Van Cleef en embuscade pour le tuer), semble invulnérable lorsqu'il s'apprête à abattre son bras vengeur tel ce moment où il chevauche entre les arbres échappant au balles tirées en vain par son adversaire. Les exécutions sont également impitoyables, avec un Peck le regard fou se faisant juge, jury et bourreau malgré les supplications de ses ennemis. L'habituellement peu charismatique Stephen Boyd s'avère ici le plus abject d'entre eux, violeur au regard torve (avec un moment très malsain où il malmène une jeune fille prise en otage) dont on n’a aucun mal à imaginer coupable du crime dont on l'accuse.

C'est d'ailleurs là que le bât blesse, le film est particulièrement convaincant dans l'escalade vengeresse mais inégal dans la voie de la rédemption qu'emprunte le script dans sa dernière partie. Les derniers instants remettent quelque peu en cause la culpabilité des victimes de Peck, aussi abjectes soit-elles. Seulement les rebondissements son assez grossièrement amenés et le personnage de Joan Collins, garde-fou de Peck durant ses exactions est des plus transparents. Pire, elle le poussera même finalement au crime durant une scène contredisant ainsi le pivot paisible et l'avenir qu'elle peut représenter pour lui. Malgré la belle ironie de la séquence finale (Peck applaudi par la foule pour des tueries pour lesquelles le remord le ronge désormais), la conclusion est un peu poussive malheureusement. Sur un sujet similaire, le chef d'œuvre de Boetticher Decision at Sundown était bien plus radical et dans une optique plus rédemptrice le futur Josey Wales d'Eastwood est bien plus réussi. Prenant malgré tout et une nouvelle fois formellement somptueux, notamment la photo de Leon Shamroy sur les stupéfiantes scènes nocturnes bleutées. 4/6

#1158 L'utilisateur est hors-ligne   Scalp 

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Posté 12 septembre 2012 - 21:24

La Porte du Diable Anthony Mann - 1950

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Mann c'est mon réal préféré de western naphta, du coup pour ce film j'avais placé la barre haute et je dois dire que je suis un peu déçu, alors si formellement le film est inattaquable ( putain mais quel photo !!! ), l'interprétation et le script sont loin d'être du niveau de la réal, alors bien entendu le partie pris de faire un western pro indien à cette époque reste couillu mais bon ça n'en fait pas pour autant un grand film.
Sortie la même année que la Flèche Brisée, je comprend que le Mann ai moins bien marché, le duo Stewart/Chandler tirait vraiment le film vers le haut ( même si c'était un film plus bisounours dans l'esprit ) alors qu'ici Robert Taylor est loin de faire des étincelles, je trouve même qu'il plombe le film par son interprétation, Chandler la même année avait prouvé qu'un acteur blanc pouvait être convaincant dans un rôle d'indien, Taylor prouve une fois de plus qu'il était loin d'avoir le talent de sa femme de l'époque ( Barbara Stanwick, c'était pour la minute Voici de cette critique ), ici jamais on ne croit à son personnage d'indien et à part les séquences au début avec son père son interprétation est vraiment neutre.

L'histoire avec ces indiens du Wyoming qui vont se faire déposséder de leur terre est pas captivante ( faute et je le répète à un interprète principal beaucoup trop fade ) et c'est dommage car on sent une réel volonté d'évité le manichéisme primaire ( le héros se détruit par son arrogance, le gentil éleveur de mouton prend les armes, c'est l'ami shérif qui va mener l'assaut, l'avocate trahit sa parole, l'histoire d'amour est plus que secondaire ) et d'aller loin dans le pessimiste ( jamais Mann n'enjolive les choses comme c'était courant à l'époque ) mais voilà perso quand j'aime pas le perso principal j'arrive pas à m'intéresser plus que ça à l'histoire.

Heureusement qu'a la réal on a Mann car franchement sans lui ce film serait tombé dans l'oubli, dès son premier western il démontre son savoir faire, pour ce film il continu son duo avec Alton et on a des magnifiques plans en noir/blanc tout droit sorti des films noirs de Mann, visuellement c'est clairement virtuose, de même les scènes d'actions sont bien dans le style très sec de Mann et de ce fait ça vieillit très bien, Mann joue aussi très bien de la profondeur de champ en collant souvent un personnage en très gros plan sur un coté de l'écran, non vraiment la réal ici c'est du lourd.

Outre Taylor le casting ne recèle pas d'acteur très coté, on retrouve tout de même Louis Calhern très convaincant en crapule et Edgar Buchanan très bon dans son rôle de shérif tiraillé par son amitié et son devoir de shérif.

Loin d'être du niveau des meilleurs Mann, ça reste tout de même plus que regardable car admirablement réalisé, pis je suis content j'ai encore trouvé une inspiration de Charlier pour son Blueberry dans ce film.

4/6

#1159 L'utilisateur est en ligne   stan corben 

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Posté 30 septembre 2012 - 18:45

La Chevauchée de la vengeance
1959

Un chasseur de primes capture dans le désert un hors-la-loi recherché. Celui-ci compte sur son frère pour venir le libérer avant qu'ils atteignent la ville.

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Bon autant l'écrire tout de suite, c'est pas terrible. Rien n'est à sauver de ce western - sauf la photo - au casting alléchant et au pitch sympa. Seulement au bout de quelques minutes, le doute s'installe lorsque les scènes d'action s'évaporent systématiquement dans de fausses joutes verbales. Pour exemple, l'histoire se passe sur le territoire des Mescaleros, et ces derniers n’apparaissent que 4 minutes pour finalement ne pas contribuer à créer une zone dangereuse pour nos protagonistes...

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Je me suis emmerdé pendant tout le film avec des persos aux enjeux tellement nébuleux et des scènes guère intéressantes, que je me demandais si des scènes n'avaient pas disparus. Et puis la fusillade finale, je vous en parle pas...

Avec un histoire aussi mal écrite et des scènes de tension aussi molles qu'une saucisse de Strasbourg, ça donne le genre de film à éviter.


2/6.

#1160 L'utilisateur est en ligne   profondo rosso 

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Posté 30 septembre 2012 - 20:52

Ah ben alors Stan, pourtant c'est un des tout meilleurs Boetticher si ce n'est le meilleur si tu n'accroches pas celui-là ça va être dur d'apprécier les autres si c'est le premier que tu vois. A tenter peut-être Sept hommes à abattre qui verse un peu plus dans l'action (vu que c'est ce qui t'as manqué sur celui là) et que tu accrocheras sans doute plus. Dommage en out cas tuerie pour moi ce Boetticher...

#1161 L'utilisateur est en ligne   stan corben 

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Posté 30 septembre 2012 - 21:01

Voir le messageprofondo rosso, le 30 septembre 2012 - 20:52 , dit :

Ah ben alors Stan, pourtant c'est un des tout meilleurs Boetticher si ce n'est le meilleur si tu n'accroches pas celui-là ça va être dur d'apprécier les autres si c'est le premier que tu vois. A tenter peut-être Sept hommes à abattre qui verse un peu plus dans l'action (vu que c'est ce qui t'as manqué sur celui là) et que tu accrocheras sans doute plus. Dommage en out cas tuerie pour moi ce Boetticher...

Oups, j'étais peut-être fatigué alors... mais je vais tenter Sept hommes à abattre. Merci pour l'aiguillage.

#1162 L'utilisateur est hors-ligne   Scalp 

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Posté 30 septembre 2012 - 21:19

7 Hommes à Abattre c'est bien meilleur, pas de doute là dessus.

#1163 L'utilisateur est hors-ligne   Scalp 

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Posté 09 octobre 2012 - 22:12

Fort Yuma Lesley Selander - 1955

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Petit western de série pas trop désagréable, sur un pitch à la John Ford ( on suit un régiment de cavalerie qui doit se rendre dans un fort et le début est donc assez chiant, pendant plus de 35 minutes y se passe rien de notable à l'écran ( à part 2 histoires d'amour insipide ), heureusement la seconde partie du film est bien meilleur ) Selander va d'ailleurs livrer une oeuvre plutôt sans concession ( le héros est raciste et bute de l'indien sans pitié ) avec en point culminant une embuscade indienne vraiment sympa et surprenante ( on s'attend pas à voir mourir certains perso de manière aussi violente ).

Plutôt violent donc ( enfin surtout pour l'époque bien entendu, d'ailleurs le film a subit des coupes, la censure ayant juger le film trop sanglant ), Selander livre une dernière demi heure réussit ( on pense un peu à Fort Bravo de Sturges ) où il se sert très bien de ses décors naturels, par contre dommage le combat final avec la charge de cavalerie est vraiment moins sympa que l'embuscade.

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Petit budget oblige ici pas de star à l'affiche, l'acteur le plus connu c'est Peter Graves et on peut pas dire que ce soit une star du genre, il campe le héros raciste et il s'en sort pas trop mal, les seconds rôles font tout juste le boulot et aucun acteur ne sort du lot.
De Selander j'ai tout de même préféré Shotgun, enfin ça reste sympa pour la seconde partie du film, mais c'est vraiment réservé qu'au fan hardcore du genre.

3,5/6

#1164 L'utilisateur est en ligne   stan corben 

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Posté 13 octobre 2012 - 14:43

Une balle signée X
1959 de Jack Arnold.

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John Gant, un tueur à gages consciencieux, veille, après chaque méfait, à ne pas se faire arrêter. Il invoque régulièrement devant ses juges le droit à la légitime défense. A son arrivée dans la petite ville de Lordsburg, les habitants sont terrorisés. Personne ne sait quelle sera sa cible. Les habitants tentent de s'organiser, mais les esprits s'échauffent. La coopération a du mal à fonctionner. La mauvaise conscience de chacun refait surface. Le docteur Canfield et sa fiancée, Anne, tentent de ramener le calme...


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Honnête série B, qui ne s’embrasse d'aucunes sous intrigues pour arriver à ses fins. C'est direct précis et efficace - et ça ne dure que 1 h15-. J'ai trouvé ça très sympathique à suivre, grâce à une grande fluidité dans la narration. Bon, c'est sur que niveaux fusillades c'est assez limité, mais l'histoire n'en demande pas plus.
Dans le rôle principal, j'aurais plus vu une tête d'affiche que Audie Murphy. il s'en tire correctement mais le film aurait gagné en force avec un A.Quinn ou G.Peck...

Au final, pas un grand western, vite oubliable, mais un bon petit moment...
Comme dirait certains : juste pour les aficionados.

3.5/6.


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#1165 L'utilisateur est hors-ligne   Banda Terrorista 

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Posté 15 octobre 2012 - 18:09

Quelqu'un a vu "Per un dollaro a Tucson si muore" (1964, Cesare Canevari) ? Par le réalisateur de "L'ultima orgia
del Terzo Reich" ("Bourreaux SS", en français).

Sinon j'aime beaucoup "Garringo" et "Cjamango" :)
"The Dark Side of MTV" : clips détournés visionnables sur :

http://www.thedarksi...tv.blogspot.be/

#1166 L'utilisateur est hors-ligne   Paullux 

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Posté 18 octobre 2012 - 10:09

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L'Ange des Maudits - Fritz Lang - 1952



Vu sur ma cope fatiguée FSF.

Bon je triche je savais que ce serait super, dès le générique on est plongé dans l'épique et dans le récit mis en abîme avec cette superbe ballade de Chuck-A-Luck.
L'itinéraire du protagoniste nous emmène sur une quête de vengeance entrecoupée du mystère que représente Altar (sublime, magnifique Marlene), avec ce parallèle qui se dessine entre la brune vertueuse salie et tuée par les acolytes de cette blonde flamboyante. Le piège de la vengeance se referme petit à petit, maintenant la tension du film.

L'intrigue est quand même bien menée, sans vraiment de temps mort, avec cette conscience de faire du western tout en déjouant pas mal d'attentes (car tout ce beau monde masculin est quand même sacrément émasculé), le tout relevé de dialogues souvent drôles.

Techniquement, c'est hyper maîtrisé, sans surprise, j'ai adoré les scènes de cabaret et les scènes nocturnes.

Le cast masculin est un peu en deçà à mon avis, mais ça ne rend Marlene que plus magistrale :wub:



5/6

#1167 L'utilisateur est hors-ligne   Scalp 

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Posté 24 novembre 2012 - 09:38

L'Ange des Maudits Fritz Lang - 1951

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3ème et dernier western de Lang après Frank James ( pas encore vu ) et le sympathique Western Union ( avec lequel il partage les mêmes qualités visuelles ), ce lui là est celui qui a la meilleure réputation des 3 ( c'est aussi le seul où il avait vraiment les pleins pouvoirs ) et c'est amplement mérité.

J'ai trouvé ce western plutôt original avec 2 parties bien distincte ( alors si c'est une classique histoire de vengeance, la construction de l'histoire et son traitement font que c'est original ), dans la première on assiste à un meurtre ( et viol ) et le mari part à la recherche des tueurs mais c'est va être plus long que prévu et la piste qu'il trouve le ramène à un indice mystérieux : "Chuck-a-Luck" et une drôle de femme chanteuse de saloon nommé Altar Keane qu'on nous présente via des flashback et des chansons pleines de mélancolie ( mais pas soulante, faut le souligner ). C'est sympa à suivre, puis la seconde partie est une sorte de whodunit avec notre héros arrivant dans un ranch où séjourne des brigands et il va devoir trouvé qui a tuer sa femme ( par contre Lang fait une erreur en nous montrant dès la première scène le tueur, le film aurait gagné a cacher ce suspens, ça aurait rendu la seconde partie encore plus intense mais la tension psychologique fonctionne tout de même ) mais il va petit à petit se transformer lui aussi en brigand ( toujours assoiffé de vengeance ) et voir que certains tueurs sont quand même sympa et que Marlène Dietrich est un appel au sexe pour tout ces truands, en fait le déroulement de l'histoire fait carrément plus penser à un film noir qu'a un western ( enquête + whodunit c'est pas trop des trucs de western ça ).
La fin est très réussit et évite finalement les clichés du genre et on y retrouve la fatalité cher à Lang avec une fin bien sombre.

Lang réussit à faire un film visuellement sublime alors que la plupart des décors sont en studio et que ça sent à plein nez le carton pâte, et bein Lang contourne ses aspects cheap en jouant beaucoup avec la luminosité ce qui donne lieux à pleins de plans super beau et crépusculaire :

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On a aussi droit à une baston à main nue sacrément violente qui m'a rappelé le face à face de Connery et Shaw dans Bons Baisers de Russie, à savoir un truc bien violent, filmé caméra à l'épaule avec des acteurs qui se sautent dessus et un décors qui volent en éclat, le gunfight final est lui aussi bien sympa, énergique comme il faut.

Arthur Kennedy c'est un second rôle que j'aime bien et c'est rare de le voir avoir un premier rôle comme ça, ici il est très convaincant dans son personnage et on ressent bien la rage qui l'habite ( bon par moment c'est peu limite du surjeu mais ça passe ), Mel Ferrer est pas trop mal dans son rôle de truand classe mais il est un peu trop effacé pour le personnage, Marlène Dietrich ( dont je me rend compte que j'ai pas vu tant de films ) et quand à elle parfaite de bout en bout et dès que la caméra est sur elle y se passe quelque chose, elle me fait penser à Barbara Stanwick, à savoir que c'est pas forcément une beauté mais on est quand même fasciné par ce qu'elle dégage et Lang a d'ailleurs fait ce film pour elle, il voulait lui donner un rôle et on sent bien que ce qui l'attire dans ce film c'est bien le personnage de Dietrich mais comme souvent avec Lang le tournage se passa mal et Dietrich en garda un mauvais souvenir.

Un beau western presque crépusculaire j'ai envie de dire et ce film vient se ranger dans les grandes réussites de Lang ( même si on retient que ses films noirs, franchement ce western a pas à rougir de la comparaison avec le reste de sa filmo ).

4,5/6

#1168 L'utilisateur est en ligne   profondo rosso 

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Posté 24 novembre 2012 - 14:53

J'avais bien kiffé ce Lang aussi, le ton et l'ambiance sont assez unique pour un western. Le Retour de Frank James tu peux y aller, c'est moins bon mais ça tue aussi (bon faut voir le Jesse James d'Henry King avant quand même !).

#1169 L'utilisateur est hors-ligne   Scalp 

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Posté 24 novembre 2012 - 15:45

Oue enfin Jesse James je connais par coeur donc pas un drame si je vois pas le King avant ( par contre c'est Lang hein, pas Welles ;) )

#1170 L'utilisateur est en ligne   profondo rosso 

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Posté 24 novembre 2012 - 16:00

Ah oui j'étais en train de parler de Welles ailleurs du coup j'ai l'ai remis ici :mrgreen: . Le Lang est une suite directe du King même en connaissant l'histoire c'est quand même pas mal de le voir avant je pense pour la continuité et mieux apprécier le traitement différent de Lang. Et puis le film est super (tu devrais préférer au Nicholas Ray :mrgreen: )

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