Mad Movies: Western - PAN ! - Mad Movies

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Western - PAN !

#1051 L'utilisateur est hors-ligne   Scalp 

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Posté 25 mars 2012 - 08:45

Tu te profondorosise.

#1052 L'utilisateur est hors-ligne   Zoran Reznik 

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Posté 25 mars 2012 - 12:38

Voir le messageScalp, le 25 mars 2012 - 08:45 , dit :

Tu te profondorosise.


Attendons un peu de voir comment ça va évoluer dans les prochaines semaines avant de tirer un diagnostic définitif, c'est peut-être passager. :closedeyes:

#1053 L'utilisateur est hors-ligne   Scalp 

  • Booby Lapointe
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Posté 25 mars 2012 - 12:43

Regarde le Ray, le diagnostic sera alors définitif.

#1054 L'utilisateur est hors-ligne   Zoran Reznik 

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Posté 25 mars 2012 - 13:21

Voir le messageScalp, le 25 mars 2012 - 12:43 , dit :

Regarde le Ray, le diagnostic sera alors définitif.


Justement, ça me fait peur. :unsure:

#1055 L'utilisateur est hors-ligne   Scalp 

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Posté 25 mars 2012 - 20:23

L'attaque de la Malle Poste Henri Hathaway - 1951

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Perdus au milieu de nulle part, dans un relais de diligences, deux hommes attendent le passage des convois. Mais ils sont pris en otage par un gang souhaitant attaquer le prochain convoi…

Hathaway avant d'être un yesman ( plutôt incompétent ) de Wayne pour qui il torchera les mauvais True Grit et 4 fils Elder mais pas mauvais bougre il torchera aussi une daube pour Mitchum : 5 cartes à abattre, il était donc un bon réalisateur ( Nevada Smith nous le rappellera un peu ), et ici c'est du niveau d'un Jardin du Diable, pour l'époque le film se montre violent ( on tire sur une gamine, du coup la censure aimait pas trop et dans les bonus Tavernier se demande comment la scène a put être filmé car les impacts de balle sont vraiment proche du bébé :mrgreen: ).

Encore une fois on est plus proche du film noir que du western avec ici un vrai huis clos, et pour un bon huis clos faut des bons persos et surtout un script bien écrit ( signé Dudley Nichols l'homme qui a écrit Stagecoach ) qui maintient notre intérêt et ici les 2 sont au rendez vous, la bande de bad guy est éloigné des clichés ( déjà c'est pas une bande, c'est juste 4 gars qui se sont évadés ensemble de prison, du coup la confiance ne règne pas entre eux ), bon Jack Elam nous fait du Elam, un vrai méchant donc, mais les 3 autres bad guy ne sont pas spécialement des mauvais gars ( le chef est même très ambivalent avec un coté good guy qui fait qu'on ne peut jamais prévoir ses réactions ), le huis clos psychologique fonctionne et le scénariste joue vraiment avec nous et les infos qu'ils nous donnent ( chaque info ou élément sera utilisé à un moment ou à un autre et on ne tombe pas dans de la péripétie débile ), y a un coté très Hitchockien dans ce film ( avec pleins d'objet semé à gauche à droite à dissimuler aux méchants : une lettre ( tout les scènes avec ce papier sont vraiment bien et la conclusion est génial ), un colt, un couteau, un trou et même une gamine :mrgreen: )
L'histoire d'amour obligatoire de ce genre de film passe plutôt bien et se révèle pas chiante.

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La réal d'Hathaway est très classe, tellement éloigné de ses boulots avec Wayne, il joue admirablement avec son N/B, y a un plan ( j'ai pas trouvé de photo ) avec Jack Elam en arrière plan dans la pièce plongé dans l'obscurité on ne voit que son visage éclairé, le coté huis clos est très réussit avec un aspect étouffant vraiment bien retranscrit avec cette malle poste perdu au milieu de nul part, il utilise aussi très bien la profondeur de champ, la maison de par sa géométrie fait qu'Hathaway peut vraiment jouer sur la profondeur de champ, la pièce étant vraiment grande, Hathaway démontre ici une gestion de l'espace qu'on ne lui connaissait pas, les scènes de violence sont bien marquante et brutal ( pour l'époque bien entendu ) et l'absence de musique renforce la sécheresse de ces séquences ( Hayward qui se fait étrangler par Elam c'est pas drôle à voir ).
Les morts ici sont aussi éloigné des codes du genres, en gros les 3/4 des morts ici c'est une balle dans le dos, la dernière mort c'est un gars qui tombe, donc ici pas de duel héroïque, pas de gunfight homérique non juste des actions "normal".

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Tyrone Power est un héros plutôt atypique pour le genre, c'est un gars normal, pas un pistoléro, non juste un pauvre gars qui apprend son métier durement ( et pas efficacement comme on nous le fait comprendre ) et qui veut juste survivre, et il ne tuera personne et ne fera pas d'action héroïque, il joue très sobrement et s'en sort vraiment bien, Jack Elam c'est un de mes bad guy préféré malheureusement il a pas eu énormément de rôles où il pouvait jouer et montrer que c'était pas seulement une trogne, ici il peut jouer, il a un rôle plus important qu'habituellement et il trouve un de ses meilleurs rôles, il est génial en truand névrosé, sadique et sans pitié ( on jubile quand on le voit menacer et tirer sur la gamine de 2 ans :mrgreen: ) mais aussi complétement stupide, il a rarement été aussi détestable qu'ici et il est vraiment au sommet de son art ( et c'est un de ses tous premiers films ), Hugh Marlowe en chef de gang mystérieux est lui aussi très bon, Susan Hayward est pas spécialement convaincante dans son rôle de femme forte, y avait nettement mieux à l'époque, les 2 autres bad guy sont très bien avec 2 gars qu'on a pas l'habitude de voir dans ce genre de film.

Sur la dizaine d'Hathaway que j'ai vu pour le moment c'est vraiment celui que je préfère et sur le même thème c'est meilleur que le sympathique Boetticher qu'est L’homme de l’Arizona, en tout cas j'ai hâte de découvrir la Fureur des Hommes qui a bonne réputation, Hathaway l'homme qui fait des bons westerns quand il ne dirige pas John Wayne.

4,5/6

#1056 L'utilisateur est hors-ligne   Scalp 

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Posté 27 mars 2012 - 18:19

La Fureur des Hommes Henry Hathaway - 1958

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Western de traque avec Don Murray poursuivit par un homme ( et ses hommes ) voulant venger la mort ( accidentelle, mais ça y s'en fout le méchant ) de son fils, la traque prend une tournure original dans le sens où toutes les personnes que croise le héros lui apportent leurs aides et ici tout comme dans l'attaque de la malle poste, le héros est un peu atypique, ici on a un homme non violent qui ne veut pas tuer ses poursuivants mais qui sera obligé ( et en plus c'est un as de la winchester et y a d'ailleurs un plan très Chow Yun Fat dans le film avec Don Murray qui plonge comme dans un film de Woo tout en tirant avec son fusil ). Ici on a pas une traque très palpitante, le héros passant son temps à esquiver ses poursuivants et certaines rencontre tirent un peu en longueur ( la fin avec la fifille est un peu soulante ).

Le script est signé Wendell Mayes a qui on doit Autopsie d'un Meurtre ( et la Colline des Potences aussi ), donc bon c'est un gars qui sait écrire et là c'est vrai que le film est plutôt bien écrit avec notamment un méchant loin d'être caricatural, RG Armstrong en patriarche qui veut vengeance n'en fait pas trop et on se rend compte que son personnage est conscient de ce qu'il fait, d'ailleurs le film a un vrai rapport avec le "bien" et le "mal", on a donc de la bonne petite bondieuserie ( mais pas chiante du tout ), le héros est profondément croyant et quand il est obligé de tuer, il est pris de remord.
J'ai bien le passage avec le vieux dans sa caravane qui veut aider le héros et lui conseil de tirer dans le dos des méchants.

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Filmé dans un très beau scope, le film a une bien de la gueule et une nouvelle fois on apprécie grandement les magnifiques décors naturels de Lone Pine, le cadre est soigné et Hathaway signe ici peut être la meilleure scène d'action de sa carrière avec un final à 3 vs 1 habillement mis en scène ( grosse maitrise de l'espace là ), et le 1 vs 1 de milieu de film est vraiment bien fichu avec un découpage vraiment soigné et un décors très bien utilisé qui donne une mort sacrément efficace avec une vrai dramaturgie efficace ( la réaction de Murray est vraiment bien foutu ).

Don Murray que je connaissait pas est très bien en pied tendre coincé, son manque de charisme est parfait pour ce rôle, Diane Varsi en garçon manqué qui voudrait bien se prendre une bite est un peu soulante, RG Armstrong ( habitué de Peckinpah ) en chef de meute qui veut sa vengeance est très bon, Dennis Hopper dans un de ses premiers films sort une bonne prestation de fils à la recherche du respect de son père, mais la rencontre Hopper/Hathaway a fait des étincelles avec un plan reshooté 85 fois et Hathaway qui dira à Hopper était fini, mais contre toute attente Hopper sera réutilisé dans Fils de Kathie Elder et True Grit et là les retrouvailles furent plus calme ( d'ailleurs Hopper fut le seul acteur présent aux funérailles de Hathaway ), dans le reste du casting on retrouve des trognes habituels Jay C. Flippen et Harry Coney Jr.

Moins bon que l'Attaque de la Malle poste et Jardin du Diable, mais à peu près du même niveau qu'un Nevada Smith.

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4/6


#1057 L'utilisateur est hors-ligne   Scalp 

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Posté 28 mars 2012 - 18:06

Les 5 Hors la loi Vincent McEveety - 1968

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Western ( qui se voudrait ) psychologique qui traine énormément en longueur et qui rate a peu près tout ce qu'il essaye. On a donc Stewart shérif honorifique d'une petite ville perdu sans histoire mais voilà que 5 hors la loi mené par Henry Fonda débarque et ils vont foutre le dawa dans la ville, sur une trame similaire on est loin, très loin de l'excellent film de De Toth qu'est la Chevauchée des Bannis, ici le suspens ne fonctionne pas, les scènes de tension ne fonctionnent pas, le réal peine à instaurer un semblant d'ambiance et vu que le film se repose sur une ambiance qu'il n'a pas bein on s'emmerde.
Quand on a Henry Fonda et James Stewart c'est très con de leur donner aussi peu de scène en commun et Fonda est d'ailleurs bien sous exploité et tout les évènements sont bien peu passionnant à suivre.

La réal est plutôt anecdotique, on retiendra 2 scènes : celle où Brooke Bundy ( et son regard qui sent la bite ) se déshabille face caméra ( vous affolez pas, c'est cadré uniquement sur son visage), et l'arrivée de Stewart en ville à la fin, le reste du film est pas bien, entre le scope inutile et le décors mal exploité c'est pas terrible et puis dans ce genre de film où on attend le climax pendant 1h30 c'est mieux d'avoir un climax à la hauteur qu'un truc tout plan plan.

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La seule qualité est donc son casting, malheureusement comme je l'ai dit Henry Fonda est terriblement sous exploité, en tout cas c'est un rôle qui annonce le Leone et finalement malgré ce que la légende dit, Henry Fonda avait donc déjà joué un bad guy, car ici c'est vraiment un vrai bad guy même si au début du film c'est un peu le good guy des hors la loi plus le film avance plus il devient méchant, James Stewart est très bon et il ne tombe pas dans le cabotinage auquel il peut céder lorsqu'il interprète ce genre de perso, ici il est très sobre et très bon dans le rôle de ce shérif malgré lui qui n'ose pas prendre les armes, dans les seconds rôles on a ce bon vieux Jack Elam qui pour l'occasion s'est fait un petit look de barbu et on a un chouette casting féminin.

Western tout mou, mal écrit, pas spécialement bien réalisé, à voir seulement si on est archi fan du duo d'acteur.

1/6

#1058 L'utilisateur est hors-ligne   Scalp 

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Posté 29 mars 2012 - 20:25

L'Homme des Vallées Perdues George Stevens - 1953

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Un western avec une énorme réputation ( genre il est classé 3ème dans un sondage des meilleurs westerns US ), donc forcément quand on mate ça on met le niveau d'exigence au maximum et ça va j'en sors pas déçu, alors j'y vois pas le chef d'oeuvre du genre mais on est clairement devant un bon film.
Ici on est devant l'archétype du western us un héros solitaire sort de nul part, règle le problème et repart tout seul, et tout ça avec mise en avant des valeurs cher à John Ford ( apologie des valeurs familiale et du travail de la terre ) avec beaucoup de naïveté et de manichéisme ( les gentils fermier travailleur contre le méchant propriétaire terrien qui passe son temps au saloon, même si c'est vrai qu'il est dans son droit de les virer ), une figure héroïque presque légendaire à la bonté presque hors norme, un bad guy stylé et sans pitié, l'originalité du récit ( car il y en a une ) c'est de raconter l'histoire via la regard d'un enfant ( qui peut souler à la longue mais bon ça passe ) et vu que c'est selon le point de vue de l'enfant tout est caricaturer à l'extrême : Alan Ladd et son flingue clinquant, la baston homérique dans le saloon ( qui dure bien au moins 5 grosses minutes ) et bien entendu le gunfight final, ici on a une vision idéalisé du héros et donc forcément le méchant est un être lui aussi caricaturer et là on a le Mal à l'état pur, je trouve que cette approche est une manière intelligente de jouer avec les clichés du genre.

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La vie à la ferme a forcément un coté petite maison dans la prairie mais c'est pas gênant ( en plus c'est très réaliste avec un gros soucis du détail ), ça ne fait qu'amplifié les morts du film car ici quand on sort son colt c'est uniquement pour tuer et le premier mort arrive très tard dans le film ( avant ça on s'est foutu sur la gueule à coup de bourre pif ) mais quand il arrive c'est pas beau à voir ( pour l'époque c'est rare de voir un tel recul après un coup de colt dans le bide ) et d'ailleurs Peckinpah a reconnu avoir été influencé par ce film et quand on voit ce meurtre dans une ville boueuse on ne peut être que convaincu ( et Peckinpah a pas été le seul a avoir été influencé par ce film car Pale Rider en est une sorte de remake ).

Le personnage féminin est plutôt réussit, déjà ici on est loin des canons en vigueur des autres westerns, et j'ai bien aimé le traitement de ce personnage qui se retrouve attiré vers Shane mais elle résiste par "devoir" conjugale et la relation entre Shane et cette femme est très bien mise en scène avec en point culminant une excellente scène de dialogue filmé tout simplement en champ contre champ mais qui s'avère sacrément efficace :

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Ici on a vraiment un triangle amoureux admirablement traité ( sans solution en fait ), pas niais et pas chiant.

La réalisation de Stevens est clairement très pensé, à plein de moment il film donc selon le point de vue du gamin et le point culminant est vraiment la bagarre du saloon, gros morceaux épique où les cascadeurs ( et Ladd et ses 20 cm de moins que Ben Johnson, son adversaire ) du film se foutent sur la gueule en pétant tout le mobilier, j'aime bien aussi l'intro et la fin à la mise en scène qui se fait échos ( une entré de champs et une sortie de champs ).
Bon par contre la meilleure scène du film n'est pas une scène avec le point de vue du gosse, c'est l'exécution de Elisha Cook Jr. avec Jack Palance qui le défie en profitant de son statut de sudiste ( et ce petit élément est bien amené dès la première scène où il se fait vanner par ses amis via des petits airs de chanson sudiste ) comme j'en ai parler plus haut quand la mort frappe c'est pas beau à voir, la scène est d'une efficacité redoutable ( tout est parfait dans cette scène mais le petit truc en plus c'est clairement Palance ).
Le climax final surdécoupé ( enfin pour l'époque ) est un très gros morceaux de mise en scène, enfin c'est l'avant gunfight qui est surtout surdécoupé, car une fois dans le saloon le montage se fait plus poser ( enfin on a quand même des enchainements de plan pré Leone ) mais le duel entre les 2 gunfighter tient toute ses promesses ( et en plus il reprend la même ligne de dialogue que lorsque Palance tue Cook Jr : "Prove it"
La photo du film a gagné un oscar et c'est amplement mérité tant ce cinémascope est vraiment de toute beauté ( bon ça se voit pas forcément sur les screens que j'ai posté ).

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"That’s my kind of game Joe, maybe you ‘re a match for Ryker, but you’re no match for Wilson"


Alan Ladd en héros mythique, j'ai pas été impressionné, sa prestation est même un peu terne ( enfin on a échappé à Montgomery Clift donc on va pas trop se plaindre ) alors il joue juste ( tout en sobriété ) mais je sais pas en cowboy j'ai vraiment du mal ( sa petite taille est vachement pénalisante je trouve ) et je trouve qu'il a pas le charisme nécessaire pour interpréter un personnage comme ça, Van Helfin ( dans un rôle où Holden a été envisagé ) en fermier travailleur et acharné est bien meilleur ( et ça confirme tout le bien que je pense de lui depuis Tomahawk ), Jean Arthur comme je l'ai dit on est loin des Yvonne Carlo ou Virginia Mayo, ici on a une femme sans charme et au physique quelconque, et elle campe son rôle de femme au foyer avec conviction, Ben Johson a un petit rôle sympa, Elisha Cook Jr ( Mr Olson en personne ) est très bien en sudiste un peu bas du front, le gamin est pas trop soulant mais il a quand même une tête à claque mais il joue juste, et puis on a Jack Palance dans ce qu'il fait de mieux : LE bad guy par excellence et là ça rigole pas, alors c'est clairement du personnage caricatural mais putain cte classe qu'il a, le charisme qu'il dégage avec son visage taillé à la serpe, la prestance qu'il impose ( faut le voir avec ses colts qui penche en avant, c'est vraiment un personnage cinématographique qui d'ailleurs est l'inspiration de Morris pour son perso de Fil Defer dans Lucky Lucke ) et dès qu'il ouvre la bouche on est sous le "charme", son arrivé sur son cheval est mythique ( et pour l'anecdote ça a été filmé comme ça car Palance ne savait ou n'arrivait pas a aller au trot et au galop ), on regrette qu'il ait si peu de scène ( il arrive déjà qu'après 1h de film ) et il s'est fait volé l'oscar par Sinatra.

Un bon western mais faut passer outre le coté premier degré qui pourrait laisser pas mal de monde sur le carreau, en tout cas c'est un très beau western, pis bon un film qui a inspiré Leone, Peckinpah et Clint ça se mate.

"Shane ! Come back"

4,5/6


#1059 L'utilisateur est hors-ligne   profondo rosso 

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Posté 30 mars 2012 - 02:30

Le Jardin du Diable de Henry Hathaway (1954)

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Trois passagers d'un bateau se trouvent coincés dans une petite bourgade du Mexique après une avarie de machines. Alors qu'ils prennent un verre, une femme aux cheveux roux surgit et les supplie contre récompense de secourir son mari bloqué au fond d'une mine par un éboulement. Les trois hommes ainsi qu'un client du bar acceptent. Ils l'accompagnent dans une région isolée aux mains des Apaches.

Hathaway réalise un des plus singuliers westerns des années 50 avec ce Jardin du Diable où le déroutant scénario de Frank Fenton nous emmène de surprise en surprise. Le film démarre comme un western d'aventures picaresque façon Vera Cruz (réalisé cette même année 1954 et où Gary Cooper campe un personnage assez proche) où trois hommes coincés dans une bourgade mexicaine acceptent de suivre une femme dont le mari est coincé dans une mine d'or. Tout les archétypes sont là, personnages comme décors spectaculaire pour mener un récit mouvementé. Gary Cooper est ici un homme droit mystérieux et taciturne sur son passé, Cameron Mitchell serait plutôt le jeune chien fou à la gâchette facile et le grand Richard Widmark aux antipodes de ses rôles de psychotique est le désinvolte posant un regard distancié sur le danger. On comprend déjà que l'on est ailleurs avec le personnage de Susan Hayward qui ne tombe dans aucun clichés du genre (la vamp, la femme effacée et aimante) pour composer une femme à poigne qui ne lève pas un regard sur les hommes ayant accepté de l'accompagné. Seul compte pour de sauver son époux enseveli et aucun obstacle ne se posera en travers de sa route. Une scène définit cette détermination lorsqu'elle traverse la première et en sautant à cheval et sans la moindre hésitation la crevasse d'un chemin sinueux en flanc de montagne. Ce passage accompagne aussi le basculement du film dans un territoire inconnu, autant dans l'espace traversé que par la tournure de l'intrigue.

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Le rythme et l'atmosphère sont des plus étranges. Hathaway effectue un grand écart étonnant avec ces cadrages amples dévoilant toute la majesté des somptueux et très variés décors naturels contrebalancé par une caméra statique qui instaure progressivement une ambiance des plus oppressantes. On ne sait pas vraiment ce que l'on doit craindre le plus, les indiens tapis dans l'ombre dont c'est le territoire ou alors les passions des protagonistes que ce soit l'appât du gain ou l'attirance pour Susan Hayward. Pas d'action donc mais une tension sourde où l'on explore les failles des personnages et devine dans quel travers ils tomberont lorsque les choses se gâteront. L'interprétation est exceptionnelle au sein du trio vedette. Gary Cooper taiseux et droit comme la justice fait passer une gamme d'émotions subtiles à un personnage dont on ne saura rien jusqu'au bout. Richard Widmark est lui fascinant en homme lucide sachant lire l'esprit des autres et qui malgré cela se montrera prêt à céder à une Susan Hayward ambiguë. Hathaway saisit magnifique la séduction et le pouvoir de conviction de cette femme sensible mais prête à capable de pousser les hommes à leur perte si besoin.

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L'arrivée à la mine et les retrouvailles avec son mari l'éclaire sous un nouveau jour où on saisit toutes les nuances du script de Fenton. On a là des êtres vide de toute humanité dans leur simple quête de richesse et finalement les plus attachants seront ceux qui sauront se sacrifier où survivre pour une plus noble cause. Le mari (Hugh Marlowe) saura ainsi rendre tragiquement à son épouse l'abnégation qu'elle a mis à le sauver, Richard Widmark exprimera sa flamme au travers du hasard d'un jeu de carte (même si une belle scène de de déclaration aura précédé) et Gary Cooper dans la belle scène finale rejoindra Susan Hayward dans un soleil couchant sachant lui aussi où est l'essentiel.

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L'action est entièrement soumise à cette évolution des personnages et n'arrive finalement que dans les tous derniers instants du film. Là Hathaway récompense notre attente avec un sacré morceau de bravoure où une course poursuite nerveuse s'enchaîne avec une embuscade en montagne. L'ennemi indien n'est qu'un prétexte et un révélateur qu'Hathaway film comme des silhouettes indistinctes et sans visages, une menace omniprésente dont les flèches peuvent surgir de partout amenant une dimension fantastique et psychologique appuyée. Formellement c'est somptueux de bout en bout et un des Hathaway les plus aboutis visuellement où les images marquantes sont multiples. Vraiment surprenant dans sa manière de contredire un argument attendu, un superbe western pour peu qu'on accepte d'être happé dans son étrangeté. 5/6

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#1060 L'utilisateur est hors-ligne   Scalp 

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Posté 30 mars 2012 - 14:18

Les 2 dernières captures elles tuent :wub: , faut que je lui redonne sa chance à celui là, j'avais été un poil déçu la première fois, je vais voir si le blu ray vaut le coup.

#1061 L'utilisateur est hors-ligne   profondo rosso 

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Posté 30 mars 2012 - 15:06

Oui faut retenter c'est vrai que c'est spécial, les 40 premières minutes je me demandais vraiment où ça allait ça anticiperais presque certains western étrange des 70's. Par contre visuellement oui Hathaway en forme olympique la claque.

#1062 L'utilisateur est hors-ligne   Scalp 

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Posté 30 mars 2012 - 15:38

La Chevauchée de l'Honneur Leslie Fenton - 1949

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On va faire court, alors c'est pas bien, y a pas grand chose à sauver, pourtant ça part d'une bonne idée de départ ( enfin faut quand même plus de 30 minutes pour y arriver ) c'est donc 3 truands pas spécialement méchant qui se sépare, 2 vont devenir Texas Ranger presque par hasard et le 3ème va continuer sa vie de hors la loi et bien entendu ils vont finir par se foutre sur la gueule ( a noter que c'est un remake d'un film des 30's de King Vidor ).
Pourquoi ça fonctionne pas ? bein les personnages sont guère intéressant à suivre, l'histoire d'amitié qui devrait rendre le final marquant est complétement foiré ( autant à cause de l'écriture que des acteurs ) et la réal est d'une mollesse terrible ( putain on se tape des transparences bien moche pour des séquences de dialogues à cheval ), on sauvera tout de même les 20 dernières minutes un peu plus inspiré avec enfin une mise en scène un poil travaillé, mais bon la dramaturgie est au abonné absent.

William Holden que j'aime bien habituellement est ici vraiment pas génial, il livre même une piètre prestation, mais c'est rien comparé à Macdonald Carey, le méchant du film, c'est un rôle très typé pour des gars comme Widmark ou Dureya et là bein Carey est jamais convaincant, il fait même un peu peine à voir, à force de vouloir a tout prix faire aimer son personnage, le reste du casting est complétement anecdotique.

J'espère que ce de même Fenton, Smith le taciturne c'est meilleur car là on est vraiment devant un western avec quasiment rien à sauver ( comme les Wayne des 60's en fait :mrgreen: ).

1/6

#1063 L'utilisateur est hors-ligne   Scalp 

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Posté 30 mars 2012 - 19:24

Le Relais de l'Or Maudit Roy Huggins - 1952

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Unique film en tant que réal de Roy Huggins et c'est plutôt pas mal ( genre meilleur que 90% des westerns de Walsh :closedeyes: ) mais bon ça reste anecdotique faute à une seconde partie de métrage nettement moins convaincante que le début.

L'intro avec cette embuscade tendu dans Lone Pine pour piquer un chargement d'or est d'une très grande efficacité, d'ailleurs je préfère la première partie du film à ciel ouvert, plus prenante que le seconde partie du film en huis clos, en fait le pitch de départ est plus exploité à partir de ce moment là, à savoir des sudistes attaquent un convoi d'or ( attaque militaire donc ) or la guerre est fini ce qui de fait les transforment en hors la loi, si c'est aspect est bien retranscrit pendant 30 minutes, dès que le huis clos démarre, c'est un tout autre film qui commence et cet aspect disparait ( les méchants du film en ont rien à foutre que ce soit des sudistes ou des hors la loi, ce qu'ils veulent c'est l'or ) et malheureusement il est moins intéressant à suivre et nettement plus convenu ( ceux qui doivent mourir meurt, tout les gentils survivent, la fin c'est même un trop plein de bon sentiment ), et pis c'est carrément écrit à l'arrache avec des persos qui font un peu n'importe quoi, heureusement qu'on a Lee Marvin, car dès qu'il est à l'écran il se passe quelque chose, il a façon de prendre le cadre qui fait qu'on reste les yeux rivé uniquement sur lui et puis il a la meilleure réplique du film après qu'il ai abattu un homme froidement Scott lui dit "What’s happened to you ? Is it that easy to kill a man ?" et lui il répond "Well, isn’t it ? What else we been doing for the past five years ?".

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La réal dans l'ensemble est plutôt pas mal, on a une grosse bagarre à main nue entre Scott et Marvin, enfin plutôt leur doubleur, qui sont tricard à chaque plan ( on voit même leur visage limite en gros plan ) mais c'est bien la seule scène d'action "raté" du film car les autres sont vraiment efficace, l'intro comme je l'ai dit est vraiment efficace, la poursuite de diligence aussi et le climax final pluvieux a plutôt de la gueule ( beau travail sur la photo lors de cette séquence ), bon par contre le huis clos est vraiment pas génial on est loin de la maitrise d'Hathaway dans l'Attaque de la Malle poste, Huggins peine à instaurer un climat oppressant si important dans un huis clos ( c'est aussi à cause du manichéisme primaire du film ).

Randolph Scott a comme toujours le beau rôle et il campe un sudiste juste et loyal qui arrivera même à pécho la petite yankee du film et comme il joue toujours sur son registre très sobre mais charismatique, Lee Marvin dans un western ( et dans n'importe quel film en fait ) c'est toujours un plus indéniable et là comme d'hab il fait le show, bon dès ses premières scènes on sait très bien qu'il ne terminera pas la film ( il abat froidement un gars qui tentait de s'enfuir et tue l'homme qui leur a mentit ), le reste du casting est correct mais ça manque quand même d'un bon gros bad guy et puis faut se taper la tête à claque Claude Jarman Jr ( le fils de Wayne dans Rio Grande ).

Western de série regardable mais le premier tiers du film est tellement réussit qu'on ne peut être que déçu par le huis clos peu transcendant qui suit.

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3,5/6


#1064 L'utilisateur est hors-ligne   Zoran Reznik 

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Posté 31 mars 2012 - 04:24

Je l'ai vu celui-là si je me trompe pas (j'ai tendance à confondre les R.Scott), d'accord avec ton avis, dans le genre, c'est parfaitement honnête, un cran en dessous de L'Homme de l'Arizona de Boetticher quand même.

#1065 L'utilisateur est hors-ligne   Scalp 

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Posté 01 avril 2012 - 22:13

Chevauchée avec la Diable Ang Lee - 1999

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Pour commencer ce film est un véritable évènement car c'est le seul film où Jonathan Rhys Meyers joue bien et ça c'est un putain de miracle.
Ang Lee signe donc ici un surprenant western, et sa carrière faite de haut et de bas trouve ici un de ses points culminants, il livre ici tout simplement le meilleur film sur la civil war et un des seuls qui suit vraiment la guerre de l'intérieur et contrairement a pas mal de western du même genre il n'est pas pro sudiste ( en même temps les actions des Bushwhackers sont très controversés ) et évite par la même tout manichéisme.

On suit donc le parcours de Jack Roedel ( un ado hollandais ) qui va entrer dans les Bushwhackers ( les sudistes qui combattent l'ennemi à l'intérieur de leur terre, ici c'est pas la guerre mais la guerilla faite d'embuscades et coup de putes, c'est vraiment une autre guerre différentes des Gettysburg et cie ), il décide de se battre non pas par conviction mais par amitié pour son meilleur ami qui a vu son père se faire buter sous ses yeux, et on suit donc son parcours qui va le voir comprendre qu'il ne se bat ptet finalement pas du bon coté ( mais plus par esprit de vengeance ), il va se lier d'amitié avec un noir ce qui remettra en cause ses convictions, et l'histoire d'amitié est bien écrite ( vraiment habilement amené et très bien conclue ).

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Le film a un drôle de rythme avec des longs passages intimistes pas spécialement des plus réussit, alors si la dernière demi heure fonctionne plutôt bien ( on a eu le temps de vraiment s'attacher au perso et on veut connaitre l'issue finale ), le passage hivernal dans la cabane au fond des bois est pas vraiment intéressante à suivre, alors c'est utile pour l'évolution des personnages ( de Roedel et Holt ) mais c'est clairement pas passionnant ce qui fait que le film n'a jamais le souffle épique qu'il pourrait, l'approche intimiste est louable mais encore faut il qu'elle soit entièrement réussit et là c'est pas le cas, l'aspect romanesque étant vraiment superficiel et casse vraiment le rythme.

Un film qui traite des Bushwhackers se doit bien entendu de parler de Quantrill ( qui comme tout le monde le sait était le big boss et qui avait sous ses ordres les frêres James et Younger et qui est ici montré comme un bon psychopathe ) et du raid sur la ville de Lawrence et on assiste à un pillage sanglant d'une petite ville, c'est sans concession ( la scène se termine avec un gamin de 8 ans qui tue un homme à terre ) et le coté stupide de cette guerre est clairement mise en avant, par contre par rapport au bouquin Lee édulcore un peu le propos, il ne s'attarde pas sur les nombreuses exactions des Bushwhackers ( c'est traité via 1 plan et 2 lignes de dialogues : le coup des scalps de noirs ).

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La réal est sans risque, alors c'est bien filmé, bien cadré ( quoique au vu des paysages automnales et hivernal ça manque vraiment de beaux plans ), y a pas de reproche à faire là dessus mais Ang Lee se contente quand même du minimum pour ce genre de film, il réalise quand même des scènes d'action efficace mais le combat final entre nordiste et sudiste aurait largement put être plus épique ( la scène est beaucoup trop courte ) mais bon dans l'ensemble c'est quand même bien fichu et j'aime bien ce genre de scène où ça se flingue au colt à bout portant, les scènes d'actions sont vraiment sèche ( meilleur plan du film le passage où Wright abat 2 nordistes avec son shotgun ), l'attaque de la maison est vraiment sympa avec une fuite dans les bois où ça tire dans tout les sens, non vraiment c'est clairement efficace mais y manque le petit truc en plus pour que ce soit marquant.
La reconstitution d'époque a de la gueule.

Sur le papier on est clairement pas devant un casting bandant et contre toute attente tout le monde s'en sort admirablement, Tobey Maguire bien piètre acteur au demeurant se révèle parfait pour le rôle de personnage naïf qui va s'affirmer au fil du récit ( la scène à Lawrence où il tient tête à Pit est vraiment bien, de loin la meilleure séquence de la carrière de ce mauvais acteur qu'est Maguire ), Skeet Ulrich ( le gars qu'on annonçait quand même comme le nouveau Tom Cruise ) trouve ici son meilleur rôle, Simon Baker et Jim Caveziel n'ont pas des rôles très causant mais ils imposent une vrai présence ( et on regrette vraiment de pas avoir plus de scène avec Caveziel et le passage avec Baker à Lawrence est vraiment bien ), Jeffrey Wright lui aussi livre ici sa meilleure performance dans un rôle pas facile qui aurait vite pu devenir cliché, Jewel ( très agréable chanteuse à la base ) s'en sort très bien, et comme je l'ai dit le tocard d'anglais est ici très bien en tueur juvénile et sans pitié complétement zinzin, sa dernière scène où il veut juste rentrer chez lui malgré que la ville soit aux mains des nordistes est vraiment excellente ( c'est le sudiste rebelle dans la plus pur tradition qui préfère la mort à l'humiliation ), ce face à face final on l'a attendu pendant toute la dernière demi heure et Lee nous prend habilement à contre pied.

Malgré quelques longueurs évidente et un aspect dramatique un poil envahissant, le film se révèle bon grâce à des acteurs convaincant et une histoire intéressante à suivre ( y a finalement peu de film qui traite de ce sujet bien précis ) et pis voir Jonathan Rhys Meyers qui joue bien ça n'a pas de prix ( ça laisse un espoir pour Ryan Gosling ).

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4,5/6


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