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Western - PAN !


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1298 réponses sur ce sujet

#1041 Doc Personne

Doc Personne

    Wookie

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Posté 22 March 2012 - 19:56 PM

Y a une règle sur ce topic, toujours se méfié d'un film dont Prof vante les mérites :closedeyes:

Il y en a une autre : toujours donner une chance à un film que tu descends. ;)

#1042 profondo rosso

profondo rosso

    Bluette Prof

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Posté 22 March 2012 - 21:46 PM




Y a une règle sur ce topic, toujours se méfié d'un film dont Prof vante les mérites :closedeyes:

Il y en a une autre : toujours donner une chance à un film que tu descends. ;)



Non mais Scalp faut assumer ta curiosité et le fait de tomber sur un film que tu n'as pas accroché sans venir m'accuser à chaque fois quoi sinon évite juste quand j'en dis du bien j'ai les oreilles qui sifflent à force :mrgreen:. Ceci dit c'est marrant comme tu as une grille de lecture super stricte si le film daigne proposer autre chose que ce que tu attends tu le démolis. Très grand western pour ma part, ceci dis tu devrais sans doute plus accrocher le Henry King et la suite de Fritz Lang qui sortent moins des clous vu qu'il ne faut surtout pas être trop aventureux apparemment...

#1043 Scalp

Scalp

    Booby Lapointe

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Posté 23 March 2012 - 14:24 PM

Je suis pas strict, j'aime bien de western mineur, c'est juste que là Ray confirme une nouvelle fois tout le mal que je pense de lui :mrgreen:

#1044 profondo rosso

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    Bluette Prof

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Posté 23 March 2012 - 15:27 PM

Ray c'est très inégal (il y a en a un où on était d'accord sur la nullité c'est La Maison dans l'ombre et ne vois jamais Traquenard :mrgreen:) il y en a même de très réputés que je n'aime pas comme Les Amants de la nuit surtout à cause du rythme très chiant mais il a signé quelques très bonnes chose quand même. Et puis la réal assure toujours même quand le film est mauvais, l'ouverture du Jesse James elle dépote, et la scène où il paie les dettes de la vieille puis va récupérer son fric :mrgreen: j'avais trouvé ça génial. Le Henry King est plus une illustration classique du mythe peut être que tu accrocheras plus ça anticipe déjà un peu les thèmes de La Cible Humaine en plus soft. Il y a pas de mal mais faut arrêter de me citer dès que t'aime pas un film j'y suis pour rien moi :mrgreen:

#1045 Cooper

Cooper

    Calimero

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Posté 23 March 2012 - 15:31 PM

Je me permets d'intervenir pour rétablir la vérité, la maison de l'ombre et Traquenard c'est très bien.

#1046 Scalp

Scalp

    Booby Lapointe

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Posté 23 March 2012 - 16:06 PM

Il y a pas de mal mais faut arrêter de me citer dès que t'aime pas un film j'y suis pour rien moi :mrgreen:


Bein écoute on est 2 et demi sur le topic donc forcément ça tombe sur toi :mrgreen:

#1047 titus pullo

titus pullo

    Gremlins

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Posté 23 March 2012 - 16:55 PM


Il y a pas de mal mais faut arrêter de me citer dès que t'aime pas un film j'y suis pour rien moi :mrgreen:


Bein écoute on est 2 et demi sur le topic donc forcément ça tombe sur toi :mrgreen:

Il est tres bien le JESSE JAMES de Ray,comme ca on est 3 sur ce topics!

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#1048 Scalp

Scalp

    Booby Lapointe

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Posté 24 March 2012 - 11:18 AM

La Première Balle Tue Russel Rouse - 1956

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Un tocard se révèle être un gunfighter de premier ordre et à la fin un gros méchant arrive pour un duel

J'y allais un peu à reculons car bon un western avec Glenn Ford c'est rarement des réussites ( sauf les Daves bien entendu ) car entre Le Déserteur de Fort Alamo et le Jour des Apaches c'est pas la joie, là en plus sous la direction d'un réal inconnu ( ou presque ) c'était pas tentant et au final ça s'avère regardable, on peut le considérer comme une suite à la Cible Humaine de King. En effet ici on retrouve un ancien gunfighter qui vit paisiblement dans une petite ville mais son passé de tireur ultra rapide va refaire surface, tout comme le King ça discute beaucoup et ça tire très peu mais faut avouer que c'est quand même nettement moins bien dialogué que le King ( quoi tout les dialogues qui se rapporte au flingue et comment on tire sont très bien ), c'est bien moins subtile, bien moins interprété ( dans l'ensemble ) et surtout beaucoup plus convenu ( on sait exactement comment tout va se dérouler et la morale bien pensante est ici un peu trop envahissante ) enfin c'est pas chiant à suivre et Ford se révèle très bon ( malgré un bon personnage en carton ).

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Bien entendu la scène de l'église est bien pensante, plein de bons sentiments ( et va y que ça jure devant dieu ) et bien nase, pis malheureusement elle dure un peu trop longtemps ( une grosse vingtaine de minutes ) mais la séquence où Ford pète un cable et retrouve son instinct de tireur est très réussit.

La réal est un peu pauvre, y a quelques plans qui surnage mais là aussi par rapport au King ça fait pâle figure ( le film était blindé de plan séquence maitrisé, ici on a des plans séquence mais c'est des plans fixe ), par contre le duel final est visuellement intéressant, bon c'est sans risque mais Rouse joue habillement et efficacement avec son montage et son échelle de plan pour rendre la scène dynamique et réussit.
Le N/B est pas des plus convaincant, le réal ne l'utilise même pas en fait.
Sinon y a aussi une scène complétement hors sujet ( mais impressionnante c'est vrai ), une scène danse acrobatique qui dure 5 minutes, pas tout les jours qu'on voit ça dans un western.

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Glenn Ford que j'ai toujours bien critiqué bein ici je trouve qu'il a un de ses meilleurs rôles, il fait vraiment un bon taf, il est même habité par le personnage ( malheureusement son perso est mal écrit, on nous dit qu'il déteste les armes à feux mais dès la première scène du film on le voit s'entrainer en cachette ), Vinnie Harold le bad guy est s'éloigne un poil des stéréotypes de ce genre de perso, on a pas l'habitude d'avoir un homme de cet corpulence pour un rôle de gunfighter ultra rapide, le perso féminin de Jeanne Crain est bien cliché et guère convaincant ( elle fait pas grand chose à part tirer la tronche et chouiner )

Western de série qui malgré pleins de défaut se révèle tout de même regardable ( c'est pas du Nicholas Ray quoi ), mais ici encore une fois c'est vraiment à conseiller qu'au fan du genre ou au fan de Ford ( malheureusement ça existe ), mais le mieux sur un sujet identique ça reste quand même de voir la Cible Humaine.

3/6



#1049 Scalp

Scalp

    Booby Lapointe

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Posté 24 March 2012 - 22:59 PM

Duel dans la Sierra George Sherman - 1958

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Western plutôt original avec une intrigue de polar ( encore plus surprenant quand on voit que c'est Sherman qui réalise, un des spécialistes du western pro indien ), un gunfighter est engagé pour retrouver un homme disparu depuis 30 ans et il va donc mener son enquête au Mexique, qui est donc cet homme et pourquoi a t'il disparu ( perso j'ai pas vu venir la révélation ), voilà l'enjeu du film et c'est rare dans un western, bon c'est pas un script spécialement génial mais l'enquête est sympa et le bad guy suave et sympathique c'est toujours un truc que j'aime bien et ici tout comme dans Shotgun le duel final a une issue final original avec un emploi d'arme peu commun.
Les dialogues sont plutôt sympa et j'aime bien la scène avec Johnny Ringo, quand ils parlent du destin des tueurs à gages, très bonne séquence où ça fait référence à Jesse James et Pat Garret.

Sherman a une certaine maitrise du scope et après son excellent Tomahawk il le prouve ici encore une fois, il signe ici d'ailleurs avec l'intro du film, la meilleure scène de sa carrière, avec l'arrivée en ville d'un tueur tout de noir vêtu, il passe devant une tombe déjà creusé, un autre tueur l'attend ( avec un super plan sur son flingue à crosse blanche ), le duel est hors champ ( quand ça tire, c'est le trou de la tombe qui est cadré ) et ça fonctionne vraiment bien, sur la forme, c'est du très grand Sherman ( tout comme les films de Boetticher ça a surement dut inspirer les réal italiens ), le reste du film malheureusement ne sera pas du même niveau, bon c'est pas mal filmé loin de là ( le scope est très bien utilisé sur les merveilleux extérieurs ), c'est juste pas réellement marquant.

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Jock Mahoney je l'avais jamais vu avant ( enfin dans un premier rôle tout du moins ) et il est vraiment pas mal, clairement il dégage un truc, du coup maintenant quand je verrais Mahoney au casting je me pencherais sur le film ( du coup je suis bien content d'avoir Joe Dakota en stock ) et dans les bonus on apprend qu'il était cascadeur avant d'être acteur ( doublure de Errol Flynn et Gregory Peck entre autre ), Gilbert Roland est pas mal dans son rôle de mexicain gay, Linda Cristal n'a que sa poitrine à mettre en avant et elle le fait plutôt bien, le reste des seconds rôles sont pas mémorable.

Dans la filmo de Sherman ( un bon gars donc ) on est loin des grosses réussites comme Tomahawk ou même au Mépris des Lois, mais c'est bien meilleurs que les Rebelles. Ca reste tout de même un western à ne conseiller qu'au fan du genre qui y trouveront leur compte.

4/6



#1050 Zoran Reznik

Zoran Reznik

    Wookie

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Posté 25 March 2012 - 00:25 AM

La Mission du Commandant Lex André De Toth - 1952

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Pas génial ce western, second De Toth vraiment pas bien même avec Les Massacreurs du Kansas.
Ca part plutôt d'une bonne idée avec Gary Cooper en soldat nordiste renvoyé de l'armée pour infiltrer le camp sudiste ( bon c'est un twist de milieu de film mais le titre français spoile bien le truc mais même sans ça on grille le truc facilement, on suit ici carrément la naissance du contre espionnage us ) et trouver qui est le traitre qui refourgue des tuyaux au sudiste, donc sur le papier c'est alléchant, un western d'infiltration ça peut le faire mais voilà c'est d'une mollesse qui ferait passer John Ford pour Michael Bay ( bon je suis un poil méchant y a quelques scènes énergique honorable mais le jeu 2 de tension de Cooper nous endort ), sur le même thème mieux vaut mater le Charles Bronson qui lui au moins jouait vraiment sur le suspens, ici malgré plein de péripétie, le suspens ne fonctionne pas.
Gary Cooper a déjà été bien plus convaincant ( Le train, Vera Cruz ou le Jardin du Diable notamment ), là il tout mou et ne livre pas une prestation marquante, le reste du casting c'est de l'acteur de troisième zone pas très bon ( mention à l'actrice qui joue la femme du Coop, bien mauvaise ).
Une série B des 50 complétement oubliable et pour les moments les westerns de De Toth à part La Chevauchée des Bannis bein c'est pas bien.

2/6


Vu et bon là autant être clair d'entrée Scalp raconte n'importe quoi, à croire qu'il s'est trompé de film car pour trouver ce De Toth "mou" faut l'avoir regarder au ralenti. Ça n'arrête pas, le montage est hyper nerveux, De Toth va a l'essentiel et donner de la force aux scènes clés (la dégradation), les péripéties et rebondissements sont réguliers, l'interprétation solide et les scènes d'actions exécutées avec métier, réel souci topographique (le final sorti d'un Mann/Stewart) et superbes ruades/courses de canassons, le tout dans des décors tantôt enneigés, tantôt désertiques (putain de travelling filé avec le fuyard au 1er plan et Coop' au fond dans le climax), tantôt enflammés.
De Toth ici épaulé par un Steiner en grande forme, je suis pas fan des BO de westerns Warner en général mais là c'est du bon score martial efficace.

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Pour l'histoire c'est plus ou moins un remake du NORTHERN PURSUIT de Walsh qui change le contexte de WWII pour celui de la guerre civile américaine.
Pas un chef d'oeuvre (De Toth regrette qu'on lui ai coupé 40 mn pour ramener le tout au format B alors qu'il visait le A) mais un modèle de série B qui fait bien plaiz (bien meilleur que les quelques Boetticher que j'ai pu voir :mrgreen: ).

Je sais pas à quel Bronson Scalp fait référence, si c'est celui auquel je pense (un téléfilm avec Bronson en mode Columbo dans un train) ça confirmerait qu'il avait décidé de dire n'importe quoi ce jour là.

#1051 Scalp

Scalp

    Booby Lapointe

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Posté 25 March 2012 - 07:45 AM

Tu te profondorosise.

#1052 Zoran Reznik

Zoran Reznik

    Wookie

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Posté 25 March 2012 - 11:38 AM

Tu te profondorosise.


Attendons un peu de voir comment ça va évoluer dans les prochaines semaines avant de tirer un diagnostic définitif, c'est peut-être passager. :closedeyes:

#1053 Scalp

Scalp

    Booby Lapointe

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Posté 25 March 2012 - 11:43 AM

Regarde le Ray, le diagnostic sera alors définitif.

#1054 Zoran Reznik

Zoran Reznik

    Wookie

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Posté 25 March 2012 - 12:21 PM

Regarde le Ray, le diagnostic sera alors définitif.


Justement, ça me fait peur. :unsure:

#1055 Scalp

Scalp

    Booby Lapointe

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Posté 25 March 2012 - 19:23 PM

L'attaque de la Malle Poste Henri Hathaway - 1951

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Perdus au milieu de nulle part, dans un relais de diligences, deux hommes attendent le passage des convois. Mais ils sont pris en otage par un gang souhaitant attaquer le prochain convoi…

Hathaway avant d'être un yesman ( plutôt incompétent ) de Wayne pour qui il torchera les mauvais True Grit et 4 fils Elder mais pas mauvais bougre il torchera aussi une daube pour Mitchum : 5 cartes à abattre, il était donc un bon réalisateur ( Nevada Smith nous le rappellera un peu ), et ici c'est du niveau d'un Jardin du Diable, pour l'époque le film se montre violent ( on tire sur une gamine, du coup la censure aimait pas trop et dans les bonus Tavernier se demande comment la scène a put être filmé car les impacts de balle sont vraiment proche du bébé :mrgreen: ).

Encore une fois on est plus proche du film noir que du western avec ici un vrai huis clos, et pour un bon huis clos faut des bons persos et surtout un script bien écrit ( signé Dudley Nichols l'homme qui a écrit Stagecoach ) qui maintient notre intérêt et ici les 2 sont au rendez vous, la bande de bad guy est éloigné des clichés ( déjà c'est pas une bande, c'est juste 4 gars qui se sont évadés ensemble de prison, du coup la confiance ne règne pas entre eux ), bon Jack Elam nous fait du Elam, un vrai méchant donc, mais les 3 autres bad guy ne sont pas spécialement des mauvais gars ( le chef est même très ambivalent avec un coté good guy qui fait qu'on ne peut jamais prévoir ses réactions ), le huis clos psychologique fonctionne et le scénariste joue vraiment avec nous et les infos qu'ils nous donnent ( chaque info ou élément sera utilisé à un moment ou à un autre et on ne tombe pas dans de la péripétie débile ), y a un coté très Hitchockien dans ce film ( avec pleins d'objet semé à gauche à droite à dissimuler aux méchants : une lettre ( tout les scènes avec ce papier sont vraiment bien et la conclusion est génial ), un colt, un couteau, un trou et même une gamine :mrgreen: )
L'histoire d'amour obligatoire de ce genre de film passe plutôt bien et se révèle pas chiante.

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La réal d'Hathaway est très classe, tellement éloigné de ses boulots avec Wayne, il joue admirablement avec son N/B, y a un plan ( j'ai pas trouvé de photo ) avec Jack Elam en arrière plan dans la pièce plongé dans l'obscurité on ne voit que son visage éclairé, le coté huis clos est très réussit avec un aspect étouffant vraiment bien retranscrit avec cette malle poste perdu au milieu de nul part, il utilise aussi très bien la profondeur de champ, la maison de par sa géométrie fait qu'Hathaway peut vraiment jouer sur la profondeur de champ, la pièce étant vraiment grande, Hathaway démontre ici une gestion de l'espace qu'on ne lui connaissait pas, les scènes de violence sont bien marquante et brutal ( pour l'époque bien entendu ) et l'absence de musique renforce la sécheresse de ces séquences ( Hayward qui se fait étrangler par Elam c'est pas drôle à voir ).
Les morts ici sont aussi éloigné des codes du genres, en gros les 3/4 des morts ici c'est une balle dans le dos, la dernière mort c'est un gars qui tombe, donc ici pas de duel héroïque, pas de gunfight homérique non juste des actions "normal".

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Tyrone Power est un héros plutôt atypique pour le genre, c'est un gars normal, pas un pistoléro, non juste un pauvre gars qui apprend son métier durement ( et pas efficacement comme on nous le fait comprendre ) et qui veut juste survivre, et il ne tuera personne et ne fera pas d'action héroïque, il joue très sobrement et s'en sort vraiment bien, Jack Elam c'est un de mes bad guy préféré malheureusement il a pas eu énormément de rôles où il pouvait jouer et montrer que c'était pas seulement une trogne, ici il peut jouer, il a un rôle plus important qu'habituellement et il trouve un de ses meilleurs rôles, il est génial en truand névrosé, sadique et sans pitié ( on jubile quand on le voit menacer et tirer sur la gamine de 2 ans :mrgreen: ) mais aussi complétement stupide, il a rarement été aussi détestable qu'ici et il est vraiment au sommet de son art ( et c'est un de ses tous premiers films ), Hugh Marlowe en chef de gang mystérieux est lui aussi très bon, Susan Hayward est pas spécialement convaincante dans son rôle de femme forte, y avait nettement mieux à l'époque, les 2 autres bad guy sont très bien avec 2 gars qu'on a pas l'habitude de voir dans ce genre de film.

Sur la dizaine d'Hathaway que j'ai vu pour le moment c'est vraiment celui que je préfère et sur le même thème c'est meilleur que le sympathique Boetticher qu'est L’homme de l’Arizona, en tout cas j'ai hâte de découvrir la Fureur des Hommes qui a bonne réputation, Hathaway l'homme qui fait des bons westerns quand il ne dirige pas John Wayne.

4,5/6



#1056 Scalp

Scalp

    Booby Lapointe

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Posté 27 March 2012 - 17:19 PM

La Fureur des Hommes Henry Hathaway - 1958

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Western de traque avec Don Murray poursuivit par un homme ( et ses hommes ) voulant venger la mort ( accidentelle, mais ça y s'en fout le méchant ) de son fils, la traque prend une tournure original dans le sens où toutes les personnes que croise le héros lui apportent leurs aides et ici tout comme dans l'attaque de la malle poste, le héros est un peu atypique, ici on a un homme non violent qui ne veut pas tuer ses poursuivants mais qui sera obligé ( et en plus c'est un as de la winchester et y a d'ailleurs un plan très Chow Yun Fat dans le film avec Don Murray qui plonge comme dans un film de Woo tout en tirant avec son fusil ). Ici on a pas une traque très palpitante, le héros passant son temps à esquiver ses poursuivants et certaines rencontre tirent un peu en longueur ( la fin avec la fifille est un peu soulante ).

Le script est signé Wendell Mayes a qui on doit Autopsie d'un Meurtre ( et la Colline des Potences aussi ), donc bon c'est un gars qui sait écrire et là c'est vrai que le film est plutôt bien écrit avec notamment un méchant loin d'être caricatural, RG Armstrong en patriarche qui veut vengeance n'en fait pas trop et on se rend compte que son personnage est conscient de ce qu'il fait, d'ailleurs le film a un vrai rapport avec le "bien" et le "mal", on a donc de la bonne petite bondieuserie ( mais pas chiante du tout ), le héros est profondément croyant et quand il est obligé de tuer, il est pris de remord.
J'ai bien le passage avec le vieux dans sa caravane qui veut aider le héros et lui conseil de tirer dans le dos des méchants.

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Filmé dans un très beau scope, le film a une bien de la gueule et une nouvelle fois on apprécie grandement les magnifiques décors naturels de Lone Pine, le cadre est soigné et Hathaway signe ici peut être la meilleure scène d'action de sa carrière avec un final à 3 vs 1 habillement mis en scène ( grosse maitrise de l'espace là ), et le 1 vs 1 de milieu de film est vraiment bien fichu avec un découpage vraiment soigné et un décors très bien utilisé qui donne une mort sacrément efficace avec une vrai dramaturgie efficace ( la réaction de Murray est vraiment bien foutu ).

Don Murray que je connaissait pas est très bien en pied tendre coincé, son manque de charisme est parfait pour ce rôle, Diane Varsi en garçon manqué qui voudrait bien se prendre une bite est un peu soulante, RG Armstrong ( habitué de Peckinpah ) en chef de meute qui veut sa vengeance est très bon, Dennis Hopper dans un de ses premiers films sort une bonne prestation de fils à la recherche du respect de son père, mais la rencontre Hopper/Hathaway a fait des étincelles avec un plan reshooté 85 fois et Hathaway qui dira à Hopper était fini, mais contre toute attente Hopper sera réutilisé dans Fils de Kathie Elder et True Grit et là les retrouvailles furent plus calme ( d'ailleurs Hopper fut le seul acteur présent aux funérailles de Hathaway ), dans le reste du casting on retrouve des trognes habituels Jay C. Flippen et Harry Coney Jr.

Moins bon que l'Attaque de la Malle poste et Jardin du Diable, mais à peu près du même niveau qu'un Nevada Smith.

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4/6



#1057 Scalp

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Posté 28 March 2012 - 17:06 PM

Les 5 Hors la loi Vincent McEveety - 1968

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Western ( qui se voudrait ) psychologique qui traine énormément en longueur et qui rate a peu près tout ce qu'il essaye. On a donc Stewart shérif honorifique d'une petite ville perdu sans histoire mais voilà que 5 hors la loi mené par Henry Fonda débarque et ils vont foutre le dawa dans la ville, sur une trame similaire on est loin, très loin de l'excellent film de De Toth qu'est la Chevauchée des Bannis, ici le suspens ne fonctionne pas, les scènes de tension ne fonctionnent pas, le réal peine à instaurer un semblant d'ambiance et vu que le film se repose sur une ambiance qu'il n'a pas bein on s'emmerde.
Quand on a Henry Fonda et James Stewart c'est très con de leur donner aussi peu de scène en commun et Fonda est d'ailleurs bien sous exploité et tout les évènements sont bien peu passionnant à suivre.

La réal est plutôt anecdotique, on retiendra 2 scènes : celle où Brooke Bundy ( et son regard qui sent la bite ) se déshabille face caméra ( vous affolez pas, c'est cadré uniquement sur son visage), et l'arrivée de Stewart en ville à la fin, le reste du film est pas bien, entre le scope inutile et le décors mal exploité c'est pas terrible et puis dans ce genre de film où on attend le climax pendant 1h30 c'est mieux d'avoir un climax à la hauteur qu'un truc tout plan plan.

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La seule qualité est donc son casting, malheureusement comme je l'ai dit Henry Fonda est terriblement sous exploité, en tout cas c'est un rôle qui annonce le Leone et finalement malgré ce que la légende dit, Henry Fonda avait donc déjà joué un bad guy, car ici c'est vraiment un vrai bad guy même si au début du film c'est un peu le good guy des hors la loi plus le film avance plus il devient méchant, James Stewart est très bon et il ne tombe pas dans le cabotinage auquel il peut céder lorsqu'il interprète ce genre de perso, ici il est très sobre et très bon dans le rôle de ce shérif malgré lui qui n'ose pas prendre les armes, dans les seconds rôles on a ce bon vieux Jack Elam qui pour l'occasion s'est fait un petit look de barbu et on a un chouette casting féminin.

Western tout mou, mal écrit, pas spécialement bien réalisé, à voir seulement si on est archi fan du duo d'acteur.

1/6



#1058 Scalp

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    Booby Lapointe

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Posté 29 March 2012 - 19:25 PM

L'Homme des Vallées Perdues George Stevens - 1953

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Un western avec une énorme réputation ( genre il est classé 3ème dans un sondage des meilleurs westerns US ), donc forcément quand on mate ça on met le niveau d'exigence au maximum et ça va j'en sors pas déçu, alors j'y vois pas le chef d'oeuvre du genre mais on est clairement devant un bon film.
Ici on est devant l'archétype du western us un héros solitaire sort de nul part, règle le problème et repart tout seul, et tout ça avec mise en avant des valeurs cher à John Ford ( apologie des valeurs familiale et du travail de la terre ) avec beaucoup de naïveté et de manichéisme ( les gentils fermier travailleur contre le méchant propriétaire terrien qui passe son temps au saloon, même si c'est vrai qu'il est dans son droit de les virer ), une figure héroïque presque légendaire à la bonté presque hors norme, un bad guy stylé et sans pitié, l'originalité du récit ( car il y en a une ) c'est de raconter l'histoire via la regard d'un enfant ( qui peut souler à la longue mais bon ça passe ) et vu que c'est selon le point de vue de l'enfant tout est caricaturer à l'extrême : Alan Ladd et son flingue clinquant, la baston homérique dans le saloon ( qui dure bien au moins 5 grosses minutes ) et bien entendu le gunfight final, ici on a une vision idéalisé du héros et donc forcément le méchant est un être lui aussi caricaturer et là on a le Mal à l'état pur, je trouve que cette approche est une manière intelligente de jouer avec les clichés du genre.

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La vie à la ferme a forcément un coté petite maison dans la prairie mais c'est pas gênant ( en plus c'est très réaliste avec un gros soucis du détail ), ça ne fait qu'amplifié les morts du film car ici quand on sort son colt c'est uniquement pour tuer et le premier mort arrive très tard dans le film ( avant ça on s'est foutu sur la gueule à coup de bourre pif ) mais quand il arrive c'est pas beau à voir ( pour l'époque c'est rare de voir un tel recul après un coup de colt dans le bide ) et d'ailleurs Peckinpah a reconnu avoir été influencé par ce film et quand on voit ce meurtre dans une ville boueuse on ne peut être que convaincu ( et Peckinpah a pas été le seul a avoir été influencé par ce film car Pale Rider en est une sorte de remake ).

Le personnage féminin est plutôt réussit, déjà ici on est loin des canons en vigueur des autres westerns, et j'ai bien aimé le traitement de ce personnage qui se retrouve attiré vers Shane mais elle résiste par "devoir" conjugale et la relation entre Shane et cette femme est très bien mise en scène avec en point culminant une excellente scène de dialogue filmé tout simplement en champ contre champ mais qui s'avère sacrément efficace :

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Ici on a vraiment un triangle amoureux admirablement traité ( sans solution en fait ), pas niais et pas chiant.

La réalisation de Stevens est clairement très pensé, à plein de moment il film donc selon le point de vue du gamin et le point culminant est vraiment la bagarre du saloon, gros morceaux épique où les cascadeurs ( et Ladd et ses 20 cm de moins que Ben Johnson, son adversaire ) du film se foutent sur la gueule en pétant tout le mobilier, j'aime bien aussi l'intro et la fin à la mise en scène qui se fait échos ( une entré de champs et une sortie de champs ).
Bon par contre la meilleure scène du film n'est pas une scène avec le point de vue du gosse, c'est l'exécution de Elisha Cook Jr. avec Jack Palance qui le défie en profitant de son statut de sudiste ( et ce petit élément est bien amené dès la première scène où il se fait vanner par ses amis via des petits airs de chanson sudiste ) comme j'en ai parler plus haut quand la mort frappe c'est pas beau à voir, la scène est d'une efficacité redoutable ( tout est parfait dans cette scène mais le petit truc en plus c'est clairement Palance ).
Le climax final surdécoupé ( enfin pour l'époque ) est un très gros morceaux de mise en scène, enfin c'est l'avant gunfight qui est surtout surdécoupé, car une fois dans le saloon le montage se fait plus poser ( enfin on a quand même des enchainements de plan pré Leone ) mais le duel entre les 2 gunfighter tient toute ses promesses ( et en plus il reprend la même ligne de dialogue que lorsque Palance tue Cook Jr : "Prove it"
La photo du film a gagné un oscar et c'est amplement mérité tant ce cinémascope est vraiment de toute beauté ( bon ça se voit pas forcément sur les screens que j'ai posté ).

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"That’s my kind of game Joe, maybe you ‘re a match for Ryker, but you’re no match for Wilson"


Alan Ladd en héros mythique, j'ai pas été impressionné, sa prestation est même un peu terne ( enfin on a échappé à Montgomery Clift donc on va pas trop se plaindre ) alors il joue juste ( tout en sobriété ) mais je sais pas en cowboy j'ai vraiment du mal ( sa petite taille est vachement pénalisante je trouve ) et je trouve qu'il a pas le charisme nécessaire pour interpréter un personnage comme ça, Van Helfin ( dans un rôle où Holden a été envisagé ) en fermier travailleur et acharné est bien meilleur ( et ça confirme tout le bien que je pense de lui depuis Tomahawk ), Jean Arthur comme je l'ai dit on est loin des Yvonne Carlo ou Virginia Mayo, ici on a une femme sans charme et au physique quelconque, et elle campe son rôle de femme au foyer avec conviction, Ben Johson a un petit rôle sympa, Elisha Cook Jr ( Mr Olson en personne ) est très bien en sudiste un peu bas du front, le gamin est pas trop soulant mais il a quand même une tête à claque mais il joue juste, et puis on a Jack Palance dans ce qu'il fait de mieux : LE bad guy par excellence et là ça rigole pas, alors c'est clairement du personnage caricatural mais putain cte classe qu'il a, le charisme qu'il dégage avec son visage taillé à la serpe, la prestance qu'il impose ( faut le voir avec ses colts qui penche en avant, c'est vraiment un personnage cinématographique qui d'ailleurs est l'inspiration de Morris pour son perso de Fil Defer dans Lucky Lucke ) et dès qu'il ouvre la bouche on est sous le "charme", son arrivé sur son cheval est mythique ( et pour l'anecdote ça a été filmé comme ça car Palance ne savait ou n'arrivait pas a aller au trot et au galop ), on regrette qu'il ait si peu de scène ( il arrive déjà qu'après 1h de film ) et il s'est fait volé l'oscar par Sinatra.

Un bon western mais faut passer outre le coté premier degré qui pourrait laisser pas mal de monde sur le carreau, en tout cas c'est un très beau western, pis bon un film qui a inspiré Leone, Peckinpah et Clint ça se mate.

"Shane ! Come back"

4,5/6



#1059 profondo rosso

profondo rosso

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Posté 30 March 2012 - 01:30 AM

Le Jardin du Diable de Henry Hathaway (1954)

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Trois passagers d'un bateau se trouvent coincés dans une petite bourgade du Mexique après une avarie de machines. Alors qu'ils prennent un verre, une femme aux cheveux roux surgit et les supplie contre récompense de secourir son mari bloqué au fond d'une mine par un éboulement. Les trois hommes ainsi qu'un client du bar acceptent. Ils l'accompagnent dans une région isolée aux mains des Apaches.

Hathaway réalise un des plus singuliers westerns des années 50 avec ce Jardin du Diable où le déroutant scénario de Frank Fenton nous emmène de surprise en surprise. Le film démarre comme un western d'aventures picaresque façon Vera Cruz (réalisé cette même année 1954 et où Gary Cooper campe un personnage assez proche) où trois hommes coincés dans une bourgade mexicaine acceptent de suivre une femme dont le mari est coincé dans une mine d'or. Tout les archétypes sont là, personnages comme décors spectaculaire pour mener un récit mouvementé. Gary Cooper est ici un homme droit mystérieux et taciturne sur son passé, Cameron Mitchell serait plutôt le jeune chien fou à la gâchette facile et le grand Richard Widmark aux antipodes de ses rôles de psychotique est le désinvolte posant un regard distancié sur le danger. On comprend déjà que l'on est ailleurs avec le personnage de Susan Hayward qui ne tombe dans aucun clichés du genre (la vamp, la femme effacée et aimante) pour composer une femme à poigne qui ne lève pas un regard sur les hommes ayant accepté de l'accompagné. Seul compte pour de sauver son époux enseveli et aucun obstacle ne se posera en travers de sa route. Une scène définit cette détermination lorsqu'elle traverse la première et en sautant à cheval et sans la moindre hésitation la crevasse d'un chemin sinueux en flanc de montagne. Ce passage accompagne aussi le basculement du film dans un territoire inconnu, autant dans l'espace traversé que par la tournure de l'intrigue.

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Le rythme et l'atmosphère sont des plus étranges. Hathaway effectue un grand écart étonnant avec ces cadrages amples dévoilant toute la majesté des somptueux et très variés décors naturels contrebalancé par une caméra statique qui instaure progressivement une ambiance des plus oppressantes. On ne sait pas vraiment ce que l'on doit craindre le plus, les indiens tapis dans l'ombre dont c'est le territoire ou alors les passions des protagonistes que ce soit l'appât du gain ou l'attirance pour Susan Hayward. Pas d'action donc mais une tension sourde où l'on explore les failles des personnages et devine dans quel travers ils tomberont lorsque les choses se gâteront. L'interprétation est exceptionnelle au sein du trio vedette. Gary Cooper taiseux et droit comme la justice fait passer une gamme d'émotions subtiles à un personnage dont on ne saura rien jusqu'au bout. Richard Widmark est lui fascinant en homme lucide sachant lire l'esprit des autres et qui malgré cela se montrera prêt à céder à une Susan Hayward ambiguë. Hathaway saisit magnifique la séduction et le pouvoir de conviction de cette femme sensible mais prête à capable de pousser les hommes à leur perte si besoin.

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L'arrivée à la mine et les retrouvailles avec son mari l'éclaire sous un nouveau jour où on saisit toutes les nuances du script de Fenton. On a là des êtres vide de toute humanité dans leur simple quête de richesse et finalement les plus attachants seront ceux qui sauront se sacrifier où survivre pour une plus noble cause. Le mari (Hugh Marlowe) saura ainsi rendre tragiquement à son épouse l'abnégation qu'elle a mis à le sauver, Richard Widmark exprimera sa flamme au travers du hasard d'un jeu de carte (même si une belle scène de de déclaration aura précédé) et Gary Cooper dans la belle scène finale rejoindra Susan Hayward dans un soleil couchant sachant lui aussi où est l'essentiel.

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L'action est entièrement soumise à cette évolution des personnages et n'arrive finalement que dans les tous derniers instants du film. Là Hathaway récompense notre attente avec un sacré morceau de bravoure où une course poursuite nerveuse s'enchaîne avec une embuscade en montagne. L'ennemi indien n'est qu'un prétexte et un révélateur qu'Hathaway film comme des silhouettes indistinctes et sans visages, une menace omniprésente dont les flèches peuvent surgir de partout amenant une dimension fantastique et psychologique appuyée. Formellement c'est somptueux de bout en bout et un des Hathaway les plus aboutis visuellement où les images marquantes sont multiples. Vraiment surprenant dans sa manière de contredire un argument attendu, un superbe western pour peu qu'on accepte d'être happé dans son étrangeté. 5/6

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#1060 Scalp

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    Booby Lapointe

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Posté 30 March 2012 - 13:18 PM

Les 2 dernières captures elles tuent :wub: , faut que je lui redonne sa chance à celui là, j'avais été un poil déçu la première fois, je vais voir si le blu ray vaut le coup.




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