Ima, Soko ni Iru Boku 
fin
C’était trèèèèèès beau, trèèèèèès triste et trèèèèèès bien.
Non franchement cette série, qui mise beaucoup sur l’affection que l’on peut avoir avec les personnages, fonctionne très bien de cette manière. On pourrait lui reprocher de forcir le trait souvent (les méchants sont vraiment des gros fils de putes), mais la balance avec le manichéisme qui en prend un coup en montrant ces gamins qui n’hésitent pas à tuer femmes et enfant pour leur rêve, ça passe plutôt bien et on espère que le héros va pas avoir d’embrouille.
Il y a même un côté pervers dans cette peinture d’un monde cruel, avec ce jeune héros fougueux et optimiste à l’excès, qui se fera brisé à force de crasses et de coup de poignards dans le dos. Un monde imaginaire finalement très proche de du notre, de ses tyrans et de ses militaires engagés contre leur gré ou pour des promesses utopiques. En même temps, c’est une vraie série de SF « à l’ancienne », avec la visite d’une planète inconnue, sa faune géante cheloue et sa flore désertique, ses habitants, son empire et ses croyances.
Les épisodes finaux sont vraiment mortels, malgré un enchainement de body count expéditifs assez conséquent. Le dernier notamment, alors qu’on avait une petite baisse de rythme sur les précédents épisodes, paye son rythme de folie et ses conclusions qui s’enchainent sans avoir le temps de se reposer. Le petit Shu est vraiment un super personnage, toujours motivé et énergique même après avoir vu les exactions de l’armée dominante. Et c’est ce choc qui nait de la venue de ce sang frais et indépendant dans ce monde blasé et fataliste qui fait le sel de la série.
La réalisation, même si elle accuse un peu l’âge, reste vraiment bonne. Un excellent travail sur les doublages, notamment Ishii Kôji, qui fait tellement vivre cette crapule de Hamdo qu’on a des envies de meurtre à chaque fois qu’il ouvre la bouche.
Le format de la série est parfait, vu qu’avec plus d’épisode ça n’aurait plus grand-chose à raconter. La musique, très 80’s, est discrète et c’est pas plus mal, car cette ambiance de désolation n’aurait pas eu la même gueule avec les trémolos constants.
Vraiment content d’avoir voulu revoir cette série, vu que je savais que j’avais loupé un truc en ne la continuant pas.
Hen Zemi 
fin
Les deux derniers épisodes de la (première ?) saison avec plein de pipi caca (de nez). Pas de doute, on est bien dans Hen Zemi.
C’est jamais avare en trucs craspecs et l’épisode du miel d’oreille était là pour le prouver une fois de plus. Y’a bien des trucs qui passent à force de vouloir repousser les limites du graveleux et du scato mais parfois c’est pas drôle et juste crado (comme le dernier Jackass 3D quoi).
Globalement c’est rigolo et frais quand ça pioche dans les travers sexuels et parce que c’est pas frileux ça fait souvent mouche. Cela dit le format est bien adapté parce qu’un épisode de 25 minutes sur une envie pressante de pisser dans une bagnole aurait pas forcément été judicieux (et cette conclusion est comment dire… Hum). Le milieu de la série reste le meilleur truc parce qu’ils avaient réussit à trouver la balance entre développement des persos, blagues crades et humour random, mais dans les derniers ils se sont un peu mangé à retomber dans leurs travers du début (choquer pour choquer).
Mais passé ça, s’ils font une deuxième saison je regarderais sans problème.
Kamisama no Memochô 04
Pas très convaincu non plus par cette histoire de stalker de la patronne du resto, qui joue sur le registre humoristique mais qu’est pas très drôle (pas du tout en fait, c’est con). Pour l’instant l’espèce de détective virtuel et un prétexte vu que les enquêtes réelles sont au premier plan, et on se demande si la petite Alice va vraiment servir à quelque chose un moment donné, vu que ses assistants font tout le taff.
En l’état y’a rien de honteux, c’est juste que c’est moyen intéressant. Je me donne encore 2 épisodes et puis salut si pas de progrès.