Mad Movies: Hard Boiled - John Woo (1992) - Mad Movies

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Hard Boiled - John Woo (1992)

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  1. Matrix? (37 votes [28.24%])

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  2. Infernal affair? (23 votes [17.56%])

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  3. 10 pains au choco? (21 votes [16.03%])

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  4. Les Die Hard? (13 votes [9.92%])

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  5. Paire De Chaussettes 2? (17 votes [12.98%])

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  6. Time And Tide (20 votes [15.27%])

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#226 L'utilisateur est hors-ligne   Gatsu 

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Posté 08 janvier 2011 - 13:33

Voir le messageAxel, le 08 janvier 2011 - 10:35 , dit :

En même temps Hard Boiled, ses personnages poupou avec un background et un sentimentalisme à fleur de peau digne des pires prod américaines des eighties.


:mrgreen:

Ca colle aussi bien avec un autre film, comme The Killer. Limite dans ce dernier c'est encore plus exacerbé et on peut être encore plus virulent.

#227 L'utilisateur est hors-ligne   Nosfé 

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Posté 08 janvier 2011 - 13:51

Voir le messageGatsu, le 08 janvier 2011 - 13:33 , dit :

Voir le messageAxel, le 08 janvier 2011 - 10:35 , dit :

En même temps Hard Boiled, ses personnages poupou avec un background et un sentimentalisme à fleur de peau digne des pires prod américaines des eighties.


:mrgreen:

Ca colle aussi bien avec un autre film, comme The Killer. Limite dans ce dernier c'est encore plus exacerbé et on peut être encore plus virulent.


Sauf que The Killer a une dimension plus ouvertement romantique qui est elle propre à son auteur, par rapport à un Hard Boiled qui m'a toujours gêné à lorgner justement sur l'entertainment à la ricaine, et perdait du coup une bonne partie de sa personnalité.
Pour moi, The Killer, c'est du Woo à 1000%, là où Hard Boiled ressemble par moment à "maintenant que je sais que je vais aux states, je vais m'amuser un peu, en refaisant une dernière fois chez moi tous ces trucs que les ricains aiment bien" (un bout de Die Hard, une pincée de Terminator, une zeste de Leathal Weapon)...

#228 L'utilisateur est hors-ligne   Gutburger 

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Posté 08 janvier 2011 - 13:57

Non mais niveau sentiment, ça passe ou ça casse avec Woo. Comme le disait Clint ça dépend surtout de ton humeur. The Killer, quand je le vois j'ai la gorge nouée (ça fonctionne quoi) mais je peux facilement me moquer et en rigoler tellement ça peut être ridicule si t'es pas dedans.
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#229 L'utilisateur est hors-ligne   Gatsu 

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Posté 08 janvier 2011 - 14:15

Voir le messageNosfé, le 08 janvier 2011 - 13:51 , dit :

Voir le messageGatsu, le 08 janvier 2011 - 13:33 , dit :

Voir le messageAxel, le 08 janvier 2011 - 10:35 , dit :

En même temps Hard Boiled, ses personnages poupou avec un background et un sentimentalisme à fleur de peau digne des pires prod américaines des eighties.


:mrgreen:

Ca colle aussi bien avec un autre film, comme The Killer. Limite dans ce dernier c'est encore plus exacerbé et on peut être encore plus virulent.


Sauf que The Killer a une dimension plus ouvertement romantique qui est elle propre à son auteur, par rapport à un Hard Boiled qui m'a toujours gêné à lorgner justement sur l'entertainment à la ricaine, et perdait du coup une bonne partie de sa personnalité.


Pour ma part, c'est ce que je recherche chez le cinéaste, de l'entertainment à l'américaine (pour ne pas dire du film d'action efficace et vain), parce que quand il s'y met dans ses trucs personnels, c'est d'un pompeux et d'un ridicule...

C'est un peu pour ça que je n'apprécie pas trop cette sorte de conditionnement consistant à valoriser automatiquement les "auteurs" d'une part et de fustiger les "faiseurs" d'autre part.

C'est bête et méchant, mais j'apprécie John Woo en tant que faiseur.

#230 L'utilisateur est hors-ligne   maclaine 

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Posté 23 mai 2011 - 20:23

j'ai relu le topic et merde envie de revoir le film d'action le plus dingue jamais réalisé avec die hard 3 et time and tide
quelqu'un peut me dire ce que valent les bonus de l'edition hk?

#231 L'utilisateur est hors-ligne   Sonate 

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Posté 24 mai 2011 - 00:04

Voir le messagemaclaine, le 23 mai 2011 - 20:23 , dit :

j'ai relu le topic et merde envie de revoir le film d'action le plus dingue jamais réalisé avec die hard 3 et time and tide
quelqu'un peut me dire ce que valent les bonus de l'edition hk?


'Tain, un de mes tout premiers dvd :blush: et je peux vous dire qu'elles en ont usé des platines, ces deux galettes !

Alors outre les traditionnelles filmos et autres bandes-annonces, tu trouveras sur le dvd bonus :

- une version alternative de la séquence de la maison de thé introduite par Christophe Gans : quelques inserts supplémentaires et un cut musical sensiblement différent... bref rien de révolutionnaire, juste de quoi se faire une idée du processus de montage.
- un entretien carrière avec Tony Leung (2002)
- une interview de Nicolas Saada (2002)
- un documentaire fourni (1h15) qui revient sur les moments de bravoure du film (heu... le film quoi) avec moult interviews : John Woo, Terence Chang, David Wu et Philip Kwok (2002)
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#232 L'utilisateur est hors-ligne   Elwray 

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Posté 05 mars 2012 - 20:07

Bon vu que je suis enfin en train de voir les films majeurs de John Woo (je m'étais limité à sa carrière ricaine jusqu'ici) et que je me prends baffe sur baffe en les regardant, ma ptite bafouille sur Hard Boiled donc :

je commence par la conclusion en fait :mrgreen: : déjà ça doit être l'un des plus grands films d'action que j'ai jamais vu !

Dès la scène d'intro je savais déjà que j'allais adorer ce film. Voir Chow Yun-Fat glisser sur une rembarde d'escalier tout en tirant avec ses deux flingues est le genre de pose et d'idées d'iconisations joussives dont Harboiled, et pas mal de film de Woo regorgent. Limite j'avais envie de lâcher un "Oh yeah" à pas mal de moments :lol: : le perso de Philip Kwok qui s'allume une clope avec une flamme qui crame une bagnole située dans l'entrepôt où il vient de faire un carnage avec sa fine équipe, le même personnage qui débarque en moto dans l'entrepôt et canarde à tout va, tout en glissant avec sa bécane sur le sol etc... Et quand les meilleurs idées de film d'action nous sont servies par la caméra de John Woo ça fait des étincelles ! Comme pour LA scène du film (qui fait déjà partie d'un climax de ouf-malade de + de 40 min) : le plan-séquence dans l'hôpital précédé par un plan où Woo filme la porte du couloir comme une menace avant de nous emporter pour 3min de canardage sur 2 étages !!

Bon j'arrive pas trop à structurer mes pensées quand je me prends des pelloches de ce genre en pleine face mais sinon les tons bleutés de la photo du film déboitent bien et j'aurais un seul petit reproche à faire au film : les persos du film ne m'ont pas provoqué autant d'empathie que dans d'autres films de Woo (nan nan j'ai pas chialé à la fin de The Killer, j'avais une poussière dans l'oeil :mrgreen: ). Et vu que les acteurs sont quand même énormes (Anthony "la grande classe internationale de tu peux pas test" Wong entre autres) malgré une écriture les concernant que j'ai trouvé moins rigoureuse (même pour Tony Leung, à part pour sa séquence énorme "je souris en chialant" ), ça n'enlève rien au fait que c'est le genre de films que j'aurais du voir bien plus tôt. Ne serait-ce que pour tester la glissade sur une rembarde d'escaliers quand j'en avais encore l'âge :mrgreen: (en + il y en avait une belle dans mon collège)

6/6 of course, et quand je serais grand je ferais tout comme Chow Yun-Fat :mrgreen:
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Ecoute ton ami Billy Zane, il est réglo lui, il essaye de te sortir d'un mauvais pas

#233 L'utilisateur est hors-ligne   Mark Chopper 

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Posté 10 avril 2012 - 20:52

A toute épreuve, de John Woo (1992)

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L'histoire : Peu de temps avant la rétrocession de Hong Kong à la Chine, un policier jure de venger son meilleur ami tué lors d'une fusillade. Son chemin croise alors celui d'un tueur à gages, avec qui il va entretenir une relation étrange, entre rivalité et complicité...

Dernier film de John Woo réalisé à Hong Kong avant son exil peu glorieux aux Etats-Unis et ultime collaboration avec Chow Yun-fat, son acteur fétiche, A toute épreuve constitue un aboutissement formel et thématique pour le cinéaste. S'il est facile, avec le recul, de critiquer son départ, on peut toutefois le comprendre : le metteur en scène et l'acteur n'auraient jamais pu, de toute façon, surpasser ce long-métrage que l'on peut considérer, sans doute, comme la référence définitive en terme d'actionner avec Piège de Cristal de John McTiernan. Peur d'affronter la censure du régime chinois et désir de relever de nouveaux défis ? Une seule chose est sûre : l'ancien assistant de Chang Cheh a pu partir la tête haute avec cette nouvelle réussite sur son C.V.

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La mise en chantier de A toute épreuve, toutefois, s'est faite dans la douleur. Suite à quelques réécritures approximatives dues à des impératifs commerciaux, à la nécessité de flatter l'ego de Chow Yun-fat et au décès d'un scénariste, John Woo commence le tournage sans script défini, mais s'adapte, avec une seule idée en tête : livrer un polar inspiré de quelques classiques américains des seventies et ne plus glamouriser le milieu du crime comme il a pu le faire avec Le Syndicat du crime et The Killer. Ces difficultés laissent quelques traces gênantes dans le produit fini : le personnage incarné par Tony Leung Chiu-wai, d'abord pensé comme un tueur d'enfants sanguinaire, gagne en candeur et préfigure nettement celui qu'il incarnera, des années plus tard, dans la trilogie Infernal Affairs.

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John Woo oublie bien vite ses envies de simplicité et pallie les faiblesses de son script en élaborant, avec l'aide du talentueux Philip Kwok, des fusillades mémorables, pour ne pas dire légendaires, chorégraphiées à la perfection, comme celle du salon de thé située au début du métrage. Une scène qui, malgré son plan final iconique, se révèle presque mineure une fois comparée au climax situé dans un hôpital. Celui-ci offre au spectateur un bodycount impressionnant et un plan séquence démentiel : pas le plus long que le Septième Art nous ait offert, mais sans doute le plus jouissif. Quelques notes d'humour léger, placées avec subtilité, parsèment cette conclusion pour la rendre plus digeste.

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Cette belle mécanique tournerait à vide, toutefois, sans une interprétation de premier plan et Chow Yun-fat, dans ce rôle de tête brûlée, excelle tout autant que dans ses autres collaborations avec John Woo et trouve en la personne de Tony Leung Chiu-wai un partenaire de premier choix. Déjà remarqué dans le méconnu My Heart is That Eternal Rose, le comédien, sans doute le meilleur qu'ait jamais connu l'ex-colonie anglaise, trouve ici le rôle qui le révèle au grand public, avant ses grandes collaborations avec Wong Kar-wai. Si Anthony Wong n'est guère convaincant, le camp des bad guys brille grâce à Philip Kwok, qui bouffe l'écran avec son charisme. Quant à Teresa Mo, elle a le mérite d'incarner une policière malicieuse, bien loin des gourdes qui parasitent souvent la filmographie du cinéaste.

Film qui marque la fin d'une époque, A toute épreuve ne mérite pas la note maximale parce qu'il est parfait, du fait des lacunes de son scénario, mais parce qu'il est jouissif.

Note : 6/6
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