Mad Movies: Paul Verhoeven - Mad Movies

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Paul Verhoeven (sans sondage car c'est un génie)

#1 L'utilisateur est hors-ligne   Hutch 

  • Jean-Pierre Bacri
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Posté 03 décembre 2004 - 20:35

muf @ autre part, mais dans un de ses éclairs de lucidité dont n dit :

Hutch qui crée un topic, d'une façon ou d'une autre c'est toujours un événement.


C'est pas faux.

D'autant que ce thread est là pour supporter un évènement : la réédition en coffret zone 1 de la quasi-intégralité de la période Hollandaise de cet être doux (manquent Spetters et La Chair et le sang : c'est inadmissible).

Né en 1938 en Hollande, le petit Paul subit de fait le poids de la botte nazie qui écrase son pays. Il en gardera une haine de toutes les censures, et la conviction que le facisme est présent en tout homme (ou femme, Paulo est partculièrement égalitaire de ce point de vue).

Un temps Paul Verhoeven songe à entrer à l'Idhec (il fait même des études dans un lycée français pour apprendre la langue ) mais échoue . Comme la Hollande n'a pas d'école de ciné, il prépare un doctorat de maths et en parallèle réalise des courts métrages (durant son service militaire).
S'en suivent une crise mystique où il pense à devenir prédicateur (il songe depuis longtemps à un film sur la vie de Jésus) ou peintre..
Mais c'est en rencontrant Gerard Soeteman, qui devient son scénariste que Verhoeven enclanche la marche avant : le feuilleton Floris inspiré de Thierry la Fronde avec celui qui deviendra son acteur fétiche : Rutger Hauer jusqu'à la crise survenue avec l'échec de La Chair et le Sang


Il alterne ensuite dans sa période hollandaise, des fresques historiques (Cathy Tippel, Soldier of Orange) avec des peintures naturalistes contemporaines comme Turkish Delices (l'amour fou entre deux marginaux endueillé par un cancer) , Business is Business (les mésaventures de deux prostituées),ou le formidable et corrosif Spetters (les destins croisés de jeunes du milieu ouvrier au début des 80s), film qui mit le feu aux poudres de la censure qui lui reproche en vrac d'être voyeur, malsain, homophobe, mysogine, et toutes sortes d'autres joyeusetés.

Après visionnage du coffret on comprend assez les éloges de Claude Chabrol faites à Verhoeven puique les premiers films reprennent son goût de la satire de la petite ou de la grande bourgeoisie.

Business is business (Wat zien ik ?) (ou Qu'est-ce que je vois ? en français) est peut-être un de mes préférés : Greet et Nel sont deux prostituées dans le Amsterdam contemporain. Toutes deux tombent amoureuses : Greet de Piet, qui est un homme charmant mais malheureusement marié et très attaché à son standing (un concert de classique tourne au cauchemar), Nel d'un représentant en détachant au grand dam de son petit ami insupportablement violent avec elle, Jacques.
Greet va d'abord voir d'un mauvais oeil la rupture avec sa meilleure amie du fait de son mariage mais l'aidera en fin de compte à sauver celui-ci.

Tout Verhoeven , tant dans la forme que dans le fond est déjà dans cette oeuvre à la drolerie féroce (le scénario s'articule autour des passes offertes aux clients et de leurs fantasmes tous plus barrés les uns que les autres : on est limite chez les Monty Python), avec un Jan de Bont, pas encore manchot à la caméra.
Verhoeven traite son image de façon à donner le plus d'informations possibles en un seul plan, utilisant déjà les travellings furieux ou le grand angle.
Egalement présent : le coktail de sexe et de violence qui dans les deux cas sont des effets totalement gratuits tout en démontrant une intelligence redoutable . Les scènes où Jacques s'en prend à Nel, par exemple, sont toutes un poil trop longues par rapport à la bienséance pour que le spectateur se sente concerné mais également heurté dans ses convictions : faut-il en rire ou être choqué ?

En fait Verhoeven est un cinéaste essentiellement préoccupé par le statut de la femme et sa libération : dans Cathy Tipple Monique Van der Ven interprète une fille pauvre qui après avoir subi les humiliations et les harcèlements (des classes supérieures comme de la sienne) et même un viol garde la tête haute et son indépendance, sinon de corps au moins d'esprit, pour finir par épouser un jeune homma aisé qui lui laissera une fortune.

Spoiler


Cathy Tippel présente également l'amibiguïté profonde de Verhoeven, cinéaste teinté de mysticisme (le calvaire de Cathy) qui renvoit dos à dos les révolutionnaires de salon (le personnage interprété par Rutger Hauer et ses amis) et les nantis, mais n'enjolive pourtant pas la classe ouvrière : pauvreté ne rime pas avec sainteté.
Les riches tentent de baiser les pauvres. Les pauvres se laissent faire par les riches pour des sommes minables qui sont pourtant la base de leur condition (la chanson interprétée au cabaret évoque cet état de fait), tout en restant fidèles à leurs maîtres (les ouvrières collègues de Cathy chantent l'hymne à la gloire de la couronne hollandaise, alors que Cathy entonne la Marseillaise, devenu chant socialiste à l'époque en Hollande).

Le femme demeure pour Verhoeven la principale victime du système mais ça ne l'empêche pas de dépeindre avec fascination sa force : Cathy, malgré toutes ces concessions, conserve toujours l'estime du spectateur grace à sa pugnacité et son esprit d'indépendance.

Indépendance farouche toujours avec Turkish delight dans lequel Rutger Hauer/Erik est le double du cinéaste : un artiste qui refuse d'épurer son art par attachement profond à la vérité et aux faits (on lui demande d'effacer les vers qu'il sculpte sur une statue de saint alors que la Bible elle-même les décrit).
Or, c'est bien le trouble de l'auteur : vouloir rester libre c'est plonger dans la crasse moins par plaisir que par obligation. Parce que la crasse existe , qu'elle est là, et qu'elle est belle si on sait la regarder ou au moins la filmer.
Ainsi quand on voit dans Turkish delight Rutger Hauer fouillait dans une décharge de quoi nourrir ses sculptures : on comprend le panoramique sur un bébé qu'on torche à même la table dans Cathy Tippel.
Quand on le voit vomir en plein dîner de famille son repas trop copieux sur ses convives beaufs, on comprend la valse des clients tous aisés et respectables des héroïnes de Business is Business.
Et lorsque l'on voit Rutger demeurait aux côtés de son ex-femme Olga (Monique Van der Ven), avec qui il vécut un amour fou brisé par la lutte des classes et désormais atteinte par un cancer du sein, dans les moments les plus douloureux puis s'en aller sans se retourner en jetant sa perruque à la poubelle, on comprend que Verhoeven, le grand cynique, l'homme qui aime à provoquer les ligues de vertus et les défenseurs de tous les lobbys, s'engage sans honte ni restriction à célébrer la sincérité et l'abnégation entre ses personnages auxquels il offre toujours une porte de sortie aussi petite soit-elle.
Comme cette fenêtre sur Amsterdam d'où l'on entend le commerce de la chair reprendre dans son premier opus.

Quand ses héros agissent envers les autres en les acceptant comme des fins non comme des moyens, Verhoeven leur pardonne tout.
Moraliste au sens le plus noble du terme. Verhoeven tient avant tout à faire l'éloge de la Vie en montrant ce qu'elle a de plus horrible : malgré nos asservissements sociaux, moraux, ou pécuniers, notre humanité et la libérté indéfectible qui en découle, méritent le respect.
Pour Paulo : il s'agit d'y produire la plus belle filmographie qui soit. Et le plan magnifique de Turkish delight où Monique Van der Ven se regarde dans le miroir mural, allongée nue sur un lit poupre, et éclairée par des bougies dans une ambiance de douce chaleur (épatant travail de Jan de Bont), en est un résumé des plus éclatant.


C'est sans doute cette amour pour la vie même dans les heures les plus sombres qui donne tout son sel à Soldier of Orange. Une vision romancée de la jeunesse de Erik Hazelhoff Roelfzema, étudiant fortuné qui s'engagea dans la résistance contre le nazisme avant de devenir aviateur, qui recevra une volée de bois de vert par la presse choquée de la crudité du propos : l'engagement dans la lutte est tout autant affaire de fanfaronnade que d'éthique.

Verhoeven suit le parcours d'amis sortis des mêmes rangs et leurs destins parfois mêlés durant l'occupation : untel devient résistant mais finit par trahir son réseau, un autre s'engage dans l'armée allemande, un dernier enfin continue ses études autant que faire ce peut sans s'engager.

Mais jamais Verhoeven n'accable l'un ou l'autre : seuls les actes comptent.
D'où cette scène grandiose (première collaboration avec le cameraman fou Jost Vacanno) où Erik danse un tango face à face avec son ancien ami devenu soldat nazi et où celui-ci affirme "tu verras : bientôt allemands et anglais combatteront les communistes".
La guerre ne prend jamais sens chez Verhoeven : le sacrifice de la plupart des amis d'Erik semble n'affecter ni un camp ni un autre dans la mesure où leurs actions s'annulent (oeil pour oeil dent pour dent).
Si l'engagement contre la dictature reste juste (le nazi meurt dans des chiottes de façon peu glorieuse), l'héroïsme reste selon Verhoeven, une affaire de circonstances : c'est à qui survivra le plus longtemps de recevoir des lauriers, ses camarades demeurant à tout jamais figés et unis sur une photo de fin d'année (séquence reprise par DePalma dans Les Incorruptibles).
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post entièrement réalisé en 4/5

#2 L'utilisateur est hors-ligne   Hutch 

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Posté 03 décembre 2004 - 20:43

VERHOEVEN PART TOU (zzzzz font ceux qui ont l'humour facile) :
ESCAPE TO L.A.

Epuisé par le massacre critique des ligues de vertu envers Spetters, Verhoeven décide d'en finir et de couper les liens avec son pays natal , en effet : les Etats Unis et particulièrement Lucas et Spielberg impressionés par Soldier of Orange lui font les yeux doux.

Il largue les amarres avec Le quatrième homme, thriller érotique et expressioniste autour d'un écrivain homosexuel et d'une femme fatale(Renée Soutendijk la révélation de Spetters). Ultra référentiel et conçu selon certains (pas encore vu mais ne saurait tarder) pour plaire à la critique européenne, le film touche sa cible, et Verhoeven met un terme à sa carrière hollandaise avec des capitaux américains pour le furieux et magnifique la Chair et le sang dans lequel un pillard et un jeune noble s’affrontent dans la prise d’un château-fort pour les beaux yeux (et surtout le reste) de la surhumainne Jennifer Jason Leigh.

Déjà bien entouré par des acteurs récurrents et deux chef op renommés (Jost Vacano et Jan "j'ai pas encore pondu de bouses" De Bont), Verhoeven écoppe malgré tout d'un échec cuisant au box office , le public étant sans doute pris de court avec cette vision sans concessions tant du point de vue moral avec ses anti héros (Martin le manipulateur est autant charismatique que pathéthique, le jeune noble se découvre une nature de chien enragé : on l’attache même avec un collier à pointe ) que de la violence graphique surprenante (on y jette des bouts de barbaque avariés et touchés par la peste...)

Verhoeven a été loin, peut être trop loin

En touchant le sol américain il doit recommencer à zéro : avec un Z comme les séries de la même lettre, le rayon où aurait pu finir le scénar pourtant passionant d'un certain RoboCop, qui se trouve en bonne place dans le top 5 des meilleurs films de tous les temps pour votre serviteur et dont je contemple la magnifique affiche en ce moment même (située juste à côté de Darkman et des Incorruptibles, c'est ce qui s'appelle avoir de la suite dans les idées et gagner du temps pour savoir comment aborder le sujet qui nous préoccupe sous un angle original, vu que tout le monde sait de quoi je parle et Dieu que cette parenthèse est longue)

RoboCop est une anticpation ET un documentaire : Verhoeven semble avoir bien observé les us et coutumes des autochtones US et rend une peinture réaliste d'un futur fantasmé par les scénaristes Ed Neumeier et Michael Miner.
Detroit dans le futur c'est tous les défauts des USA des 80s passés à la loupe déformante (regardez un peu les plans subjectifs qui ponctuent le film) : emissions TV débiles, journaux insipides, politiciens dépassés, criminalité et corruption par la main mise des multinationales grandissante, désespoir des flics surmenés qui deviennent des cibles faciles pour les gangs...
Mais c'est aussi une fascination torve de Verhoeven pour le thème du héros , voire du super héros, qui transparaît dans RoboCop et le personnage de Alex J Murphy (car il est et reste Murphy).
Peter Weller prête son physique et surtout son visage taillé à la serpe pour incarner ce messie en métal .
Car ici réside la trouvaille de RoboCop :pour garder son intéret durant le tournage (période que Verhoeven déteste) , Paulo allie la mythologie marvel à la Bible : Murphy passe par un chemin de croix pour accomplir ses exploits et restaurer l'espoir dans une société nihiliste.

Pour toutes ces raisons : RoboCop est un grand film humaniste.

En est-il de même pour Total Recall et son ouvrier lobotomisé rêvant ou accomplissant (à vous de voir : Verhoeven a son idée mais laisse libre le spectateur) la révolte des Mutants de Mars ?

Oui et non. Oui parce que Douglas Quaid, un prolo lassé de sa vie quotidienne qui fait équipe dans ses rêves ou dans la réalité avec des putes , des estropiés, des rejetés du système et affronte Cohaagen, l'impeccable Ronny Cox, qui jouait déjà Dick Jones dans RoboCop .
Même acteur, même cible : ce qui bouffe les States et le monde (voir les autres mondes coloniisés) c'est cette obédience au Dollar.

Non parce que c'est Schwarzy qui interprète Quaid et même si il y trouve son meilleur rôle (avec le Dutch de Predator) : il lui faut son quotas de carnage, de bastons, de bons mots.

Mais Verhoeven assure le spectacle : pour avoir resquillé en salles face à l'interdiction, je peux vous assurer que c'est un bonheur sain pour un gamin de voir Schwarzy démembrer, lacérér, démolir, flinguer ses opposants, surtout lorsque ceux ci sont dirigés par le fabuleux Michael Ironside !

Total Recall est de loin le blockbuster le plus immédiatement jouissif du début des 90s, loin devant T2.


Dans Total Recall les obsédés avaient repéré l'actrice qui jouait la femme de Quaid : Sharon Stone.
Ca tombe bien Verhoeven est un obsédé et lui offre LE rôle de sa triste et courte carrière dans Basic Instinct où Verhoeven remake son 4e homme sur un scénario naze de Joe Esztheras qui est exactement le même que le poussif Sea of Love de Harold Becker qui serait insupportable sans Pacino.
Là c'est Michael Douglas dans son éternel numéro de constipé, qui fait office de Pacino et c'est pas glop. Mais Verhoeven est aux commandes donc ça reste glop dans la mesure où d'une part il s'amuse, avec son compère De Bont à expérimenter une mise en scène constamment en mouvement, extrèmement storyboardée, léchée, clinquante (même un Ridley Scott paraît terne à côtés) et d'autre part parce qu'il filme des séquences de cul d'une vulgarité épatante et Sharon Stone (qui campe Catherine Trummell une écrivain bi soupçonnée de meurtres en série) sous tous les angles (oui vous voyez à quoi je fais allusion)


Con, putassier, incohérent, kitsch, Basic Instinct devient très logiquement un phenomène d'une société conne, putassière, incohérente et kitsch (Europe comprise : cf le paquet de couvs que ce nanar de luxe a fait vendre)

Après cet épisode d'Hollywood Night filmé comme Alien, et ayant à nouveau déclenché une polémique, Paulo s'attque à son deuxième chef d'oeuvre : l'inusable (surtout si on a une VHS comme moi) l'incomparable, l'inestimable , l'humaniste, le beau, le grand , le fort Showgirls .

Un genou à terre et un moment de recueillement je vous prie...


Que dire de plus que ce film est un des films les mieux réalisés de la planète, qu'il sent la râge contre l'hypocrise et l'intolérance . Verhoeven est ouvertement du côté des femmes dans ce film, où il suit l'ascension d'une jeune arriviste Nomi (Elizabeth Berkley épatante) qui cherche à devenir LA star du Goddess Show à la place de LA DEESSE, elle même : GINA GERSHON (un genou à terre bis).



Trop en avance sur son temps puisque véritable documentaire sur le désir de célébrité supplantant celui du talent dans une société où l'image gouverne tout (plutôt que de se taper des débats sans fond et sans fin avec Sollers, Dominique Wolton et Giesbert sur la Télé Réalite : matez-vous ce film, c'est l'histoire de Loana avant l'heure), Showgirls rafle tout dans le domaine des razzies .

Les projets de Paulo s'enlisent : Les Croisades sont constamment remises aux calendes grecques, Jesus ne vient pas, alors pensez-donc, pour revenir...

Résultat : c'est sur Spiders from Mars qu'il devait tourner après Basic Instinct que Verhoeven jette son dévolu, avec une partie du tandem scénaristique de RoboCop pour un résultat sensiblement différent.

Rebaptisé Starship Troopers, le film est victime d'une incompréhension. Verhoeven ne parle en effet pas de la guerre en tant que telle (même si il nous montre les plus belles charges contre des ennemis de synthèse vues sur un écran avec ces combats hommes / arachnides) mais de la représentation de celle-ci.
La guerre du Golfe, le charnier de Timisoara, la Bosnie sont passées par là, Starship Troopers est le premier film de guerre post Viet Nam.
Starship Troopers n'est pas une parodie comme pouvait l'être Mars Attacks ! , mais bel et bien un film de propagande de la Fédération :


Verhoeven endosse l'habit d'une Leni Riefensthal (avec plus de talent faut pas déconner) de cette société martiale et utopique envisagée par Robert Heinlein (tous égaux sous un même drapeau).

Le plus choquant pour l'amateur de blockbusters est de comparer les ressemblances avec les mécanismes et l'esthétique de ceux qui pullulent sur les écrans depuis Star Wars, voire depuis l'âge d'or hollywoodien (Starship Troopers est un vrai "film de trouffion") et leur réactulisation par la nouvelle garde (Spielberg et Lucas en tête).

Une société qui tente d'expurger sa violence des films dits réalistes , la voit ressortir dans un film de SF expliquant que la société la plus parfaite et pacifiste qui soit peut sombrer dans la haine et l'annéantissement totale d'une autre race sans que cela ne remette en cause son éthique et sa morale. Verhoeven ne juge pas les aliens mieux que les humains et le chemin de croix de Johnny Rico (encore un !) n'est pas aussi caricatural et risible que certains ont voulu le présenter à l'époque (des barbie et des ken se faisant éclater).

Verhoeven n'hésite jamais à montrer que les certitude mais aussi les enthousiasmes de la jeunesse se heurtent constamment aux règles et principes des générations passées, finalement Spetters ne disait rien d'autre dans un tout autre style.

La boucle étant bouclée, c'est un Verhoeven fatigué, toujours sans nouvelles des projets tels que vous savez quoi, qui enchaîne sur Hollow Man (qu’on peut qualifier de film « creux », « vide » donc « hollow »)
Revenant aux sources de H. G. Wells, en les réadaptant au goût du jour (comme à son habitude) , Verhoeven fait de son homme invisible, le scientifique Sebastian Kaine, un voyeur (ben oui l'oeil de Kaine/ Caïn , arf !), puis un viloleur, enfin un psychopathe qui cherche désormer à déssouder sa fine équipe (que des tâches à l'exception de la mimi Elizbeth Shue) mais ne parvient même pas à abattre ce veau de Josh Brolin.

Décevant sur certains points, la progression de Hollow Man vers la simplicité voire le simplisme total (moi attraper toi puis te transformer en viande à Kebab) s'explique par les pressions de la Censure (cette vieille catin) qui alertés par un technico collabo comprend vite le système Verhoeven : filmer le plus de séquences gores pour en garder le max à l'écran. Bref c'est la cata, on sert la vis et Paulo s'efface de plus en plus au fur et à mesure du métrage . Ce qui tombe bien vu que c'est en adéquation avec le sujet. Ce qui tombe mal vu qu'on aurait aimé un final un peu plus ambigu (ou au moins que Josh Brolin se fasse décalquer le groin).

Du coup c'est le couperet du box office qui tombe sur notre anar favori, et depuis 2000 on est désormais sans nouvelles de lui

C'est long. C'est chiant. (pensez que pendant ce temps Schumacher, Rodriguez et Rattner ont pu nous balancer au moins 3 bouses chacun : misére !)

Sur le coffret on apprend que Verhoeven a plusieurs projets qui font office de retour aux sources : puisqu'il retourne en Hollande et renoue avec le scénariste Gerard Soeteman et le producteur Rob Houwer

Zwartboek / Black Book (avec son vieux complice Gerad Soetman) sur une chanteuse hollandaise juive fuyant l'occupant allemand.
(en tournage)

et puis suivront (si tout se passe bien, ce qui n'est pas encore gagné) :

One Step Behind (toujours avec Gégé) adapté de Henning Mankell, un auteur de thriller suédois

et un film sur Masaharu Homma, commandant japonais qui durant la Seconde Guerre Mondiale fut le principal ennemi de Mc Arthur durant la bataille des Philippines avant d'être jugé comme criminel de guerre et exécuté.
post entièrement réalisé en 4/5

#3

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Posté 03 décembre 2004 - 20:45

il est nul ce topic, y'a pas de sondage.

#4 L'utilisateur est hors-ligne   Redux 

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Posté 03 décembre 2004 - 20:46

En même temps, on s'en fout puisque Verhoeven est un génie.
Je suis bien content d'apprendre le retour aux affaires du Hollandais violent. biggrin.gif

#5 L'utilisateur est hors-ligne   Hutch 

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Posté 03 décembre 2004 - 20:49

CITATION(Big Monster)
il est nul ce topic, y'a pas de sondage.


Je savais que j'aurais du l'appeler "Paul Verhoeven... et vous" sad.gif
post entièrement réalisé en 4/5

#6 L'utilisateur est hors-ligne   Blunt 

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Posté 03 décembre 2004 - 20:54

Je crois que tu voulais dire "rééditions en coffret zone 2" :wink: La Chair et le Sang et Spetters manquent parce que c'est MGM qui a les droits, et qui les a d'ailleurs sorti en Z1 dans des éditions uncut avec bonus et vendus pour une bouchée de pain sur le net.

Sinon le tournage du prochain film (hollandais donc) de Paulo a été quelque peu repoussé puisque notre cher génie a du subir une opération du coeur.
Si tous les metaleux du monde se donnaient la main, qui tiendraient les bières?

#7 L'utilisateur est hors-ligne   Rom1 

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Posté 03 décembre 2004 - 20:59

C'est un fasciste ce type non ?

Clint dit :

Pareil pour les problèmes d’échelle. Faîtes un test : regardez vos bites. Si vous les voyez grosses, vous avez effectivement un problème d’échelle.


Mon blog

#8

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Posté 03 décembre 2004 - 21:00

ahhhhh Rom1 salaud !!!
je me suis fait kickbanné de ton forum pour avoir tenu des propos de ce type, enflure !!!!

Sinon Flesh + Blood je l'ai revu y'a deux mois à la cinémathèque et je dois dire que c'est assez pourri en fait - toute proportion gardées.
(J'ai trouvé la zique de Poledesouris assez redondante aussi.)
mais il y'a une scène géniale, c'est celle où BIG SPOILER Arnolfini fait exploser sa chaine en en utilisant un éclair 8O, pas auchocolat hein, mais y'a un orage et un éclair tombe sur un arbre à proximité et paf ça pète la chîne : l'hallu, d'autant qu'il s'en tire tranquilou sans dommage FIN SPOILER

#9 L'utilisateur est hors-ligne   Hutch 

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Posté 03 décembre 2004 - 21:05

CITATION(Blunt)
Je crois que tu voulais dire "rééditions en coffret zone 2"  :wink:.


C'était pour voir qui suivait...

:oops:

Sinon je viens de remarquer que Spetters et Soldier of Orange ont entre autres points communs de parler de jeunesse brisée , de carrières abrègées, et de relations amoureuses ou sexuelles contrariées SPOILER
Dans Soldier... : le boxer se fait abattre, dans Spetters, le motard devient paraplégique et se suicide.
Dans Soldier of orange, les deux amis se succèdent dans le lit de la secrétaire anglaise, comme ceux de Spetters dans celui de la vendeuse de frites.

FIN SPOILER

En temps d'occupation comme en temps de crise, personne n'est à l'abri d'un revers de fortune et à l'amour comme à la guerre tous les coups sont permis.
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#10 L'utilisateur est hors-ligne   Waco 

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Posté 03 décembre 2004 - 21:08

Un topic à la gloire du plus grand réalisateur européen vivant. Ca casse tout. C'est Noël au balcon, des singes dans l'espace et la Macarena écrite par Ludwig Von B. Bref, c'est limite unbelievable.

En même temps, Hutch n'a pas trop de mérite parce que bon, quand on traite de la filmo de ce type, on est quasiment sûr de faire dans le haut de gamme. J'aimerais bien voir si il s'en sort aussi bien avec un topic consacré à la filmo de R. Rodriguez.

icon_mrgreen.gif

Ah ouais sinon...
CITATION(Hutch)
Zwartboek / Black Book (avec son vieux complice Gerad Soetman) sur une chanteuse hollandaise juive fuyant l'occupant allemand.  
(en tournage)

et puis suivront (si tout se passe bien, ce qui n'est pas encore gagné) :

One Step Behind (toujours avec Gégé) adapté de Henning Mankell, un auteur de thriller suédois  

et un film sur Masaharu Homma, commandant japonais qui durant la Seconde Guerre Mondiale fut le principal ennemi de Mc Arthur durant la bataille des Philippines avant d'être jugé comme criminel de guerre et exécuté.

... bah holly molly quoi (surtout le 3e projet mais je suis preneur des deux autres aussi hein).

Paulo is back et il va leur défoncer la gueule à tous!

Edit : un (crypto)fasciste avec ce talent là, moi je vote pour!

#11 L'utilisateur est hors-ligne   CHARLTON HESTON 

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Posté 03 décembre 2004 - 21:21

j'ai longtemps rever a son(fugitif)projet d'adaptation des aventures du juge chinois Ti,deriver des romans de Van gulik,ca ne se fera sans doute jamais(en tout cas pas par lui),dommage...
In gun we trust

#12 L'utilisateur est hors-ligne   Blunt 

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Posté 03 décembre 2004 - 21:24

CITATION(CHARLTON HESTON)
j'ai longtemps rever a son(fugitif)projet d'adaptation des aventures du juge chinois Ti,deriver des romans de Van gulik,ca ne se fera sans doute jamais(en tout cas pas par lui),dommage...


C'est le prochain film de MacTiernan.
Si tous les metaleux du monde se donnaient la main, qui tiendraient les bières?

#13 L'utilisateur est hors-ligne   Hutch 

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Posté 03 décembre 2004 - 21:35

CITATION(Waco)
En même temps, Hutch n'a pas trop de mérite parce que bon, quand on traite de la filmo de ce type, on est quasiment sûr de faire dans le haut de gamme. J'aimerais bien voir si il s'en sort aussi bien avec un topic consacré à la filmo de R. Rodriguez.

icon_mrgreen.gif  


J'ai décrypté Charlie's Angels 2.

Je suis capable de tout.
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#14 L'utilisateur est hors-ligne   rama kandra 

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Posté 03 décembre 2004 - 22:23

Ah ouais t'es capable de tout?

Decrypte Van Helsing.

#15 L'utilisateur est hors-ligne   Hutch 

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Posté 03 décembre 2004 - 22:40

CITATION(rama kandra)
Ah ouais t'es capable de tout?

Decrypte Van Helsing.


1) avec un "s'il te plait" ça passe mieux (et aussi une bonne miurge mais bon...)

2) on est sur un topic Verhoeven là merde les enfants, un peu de tenue quoi.

icon_mrgreen.gif :wink:
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