Mad Movies: A.I. - Steven Spielberg (2001) - Mad Movies

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A.I. - Steven Spielberg (2001)

#1 L'utilisateur est hors-ligne   muf 

  • 'Muff said !
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Posté 14 novembre 2004 - 16:05

(c'est juste un copié-collé d'un texte que j'avais écrit y a un moment - c'est pas terrible mais c'est histoire d'entamer une discussion)

A.I. est avant tout un conte, soit la forme de fiction la plus universelle qui soit. La parenté revendiquée avec Pinocchio est là pour le rappeler, tout comme la construction, très classique, en trois actes. Or le concept de fiction constitue également l’un des nombreux thèmes abordés par le film, en ce qu’il constitue une notion qu’un être artificiel a du mal à assimiler. Sans doute programmé pour être incapable de mentir, comment David peut-il comprendre que des histoires ayant une influence majeure dans l’intellect humain soient inventées de bout en bout ? Comment faire la différence entre le loup qui poursuit le Petit Chaperon Rouge dans les bois et les “loups” (en fait de vulgaires motos de carnaval) qui le pourchassent, lui et d’autres méchas, en pleine forêt ? Dès lors, l’enfant robot, incapable de comprendre (et donc ne voulant pas croire) que la Fée Bleue du conte lu par sa mère adoptive n’existe pas, part à sa recherche et n’aura de cesse que lorsqu’il la rencontrera, quitte à ce que ce soit sous une forme… artificielle (statue ou projection holographique). Car, de même qu’il ne fait pas la différence entre fiction et fait avéré, les notions de vivant et d’artificiel sont pour lui floues.

Et c’est bien là le problème. Car, l’humain, lui, se croit capable de faire la différence, et décide donc de faire une différence : moi, humain, je suis vivant, et toi, robot, tu ne l’es pas, et n’as donc aucun droit. Mais qu’arrive-t-il si les repères utilisés pour cette discrimination s’estompent ? Si rien ne permet de distinguer physiquement le robot de l’homme ? Alors la réaction de ce dernier est d’une violence inouïe : elle s’exprime lors de “Flesh Fair”, au cours desquelles sont détruits des robots ayant l’outrecuidance de vouloir imiter l’humain. Teddy, l’ours en peluche, pourtant lui aussi robot doué d’intelligence artificielle, ne provoque par contre l’ire de personne. Comme le dit lui-même Gigolo Joe : « Ils nous ont fait trop parfaits… Ils nous haïssent. ». Dans un monde pourtant entièrement recréé par la main de l’homme, où tout ou presque est artificiel (c.f. le deuxième acte, pour le tournage duquel les acteurs ont d’ailleurs passé pas mal de temps à se balader devant un écran bleu), seuls les robots humanoïdes semblent déranger l’humain.

Mais voilà qu’arrive dans l’arène David, qui lui ne se contente pas de ressembler à un humain, mais en constitue une copie parfaite, qui plus est apparemment douée d’émotions. Et là, sans raison valable, la foule retient ses cris et projectiles, semble décontenancée, et finit par se trouver un nouveau bouc émissaire en la personne du maître de cérémonie.

Car David, en ayant été programmé pour ressentir des émotions, et notamment la plus estimée de toutes, l’amour, passe du statut d’être artificiel à celui de “plus qu’humain”. Là où un homme est capable d’aimer puis d’oublier, d’être globalement honnête tout en faisant parfois quelques compromis avec la vérité, un robot aimant, lui, le sera pour l’éternité (l’“amour éternel”, ce sentiment si noble auquel aspirent tous les humains alors qu’ils en sont, pour la grande majorité, intrinsèquement incapables). Un robot ne sera jamais hypocrite. Quand Gigoloe Joe déclare à l’une de ses clientes qu’il a « compté les secondes depuis leur dernière rencontre », il l’a vraiment fait !

Si l’on prend comme définition de l’humanité la capacité à ressentir des émotions, et si l’on décrète que seuls des êtres doués de cette capacité peuvent faire eux-mêmes l’objet de sentiments affectifs, alors on est obligé d’admettre que David constitue la personne envers laquelle on devrait ressentir le plus d’amour. Mais l’espèce humaine s’accroche depuis longtemps à cette idée qu’elle est exceptionnelle, unique, et toute preuve du contraire est ignorée, méprisée, conspuée, ou détruite. David, le robot plus qu’humain dont le créateur lui avait fait croire à son caractère exceptionnel, ne réagira pas différemment face à la preuve de son artificialité, au point de détruire violemment un de ses semblables.

Dans le troisième acte, pourtant, aussi bien David, le robot, que Monica, l’humaine, comprendront que ce qui rend un être unique, ce sont ses émotions, quel qu’en soit l’objet, pourvu que ces sentiments soient sincères. David, en tant que robot, ne peut qu’être sincère, tandis que Monica, après son erreur du premier acte, comprend qu’il n’y a pas de mal à éprouver de l’affection pour cet enfant finalement pas si différent…

#2 L'utilisateur est hors-ligne   Rom1 

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Posté 14 novembre 2004 - 17:17

AI = tuerie intégrale et chef d'oeuvre total.

Clint dit :

Des fois il dit des conneries mais souvent il dit des choses vraies.


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#3 L'utilisateur est hors-ligne   Lurdo 

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Posté 14 novembre 2004 - 17:20

Ouaip.

Ouaip pour la tuerie intégrale et le chef d'oeuvre.

Ouaip pour Pinnochio.

Ouaip pour David qui devient enfin humain à la fin du film, lorsque pour la première fois il ferme ses yeux.

Ouaip pour un putain de film triste.
"Mediocrity is excellent to the eyes of mediocre people."

#4 L'utilisateur est hors-ligne   Zak 

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Posté 14 novembre 2004 - 17:22

AI = Spielberg mineur, Haley Joel Osment à baffer.

Vive les posts courts ! icon_mrgreen.gif
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#5 L'utilisateur est hors-ligne   francesco 

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Posté 14 novembre 2004 - 17:24

CITATION(Zak)
AI = Spielberg mineur

sad.gif

T'es chié, Zak. Il s'est impliqué à fond quand même, et le résultat est à la hauteur de cette implication ...
"Toutes les femmes de ta vie / En moi réunies / Ton âme soeur, ton égérie / Parfois ta meilleure ennemie.
Toutes les femmes de ta vie / Glamour ou sexy / L'héroïne de tes envies / Je suis toutes les femmes, tu vois, toutes les femmes de ta vie." (L5)

#6 L'utilisateur est hors-ligne   Rom1 

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Posté 14 novembre 2004 - 17:28

Un Spielberg mineur sera tjs supérieur à un Lucas majeur. icon_mrgreen.gif

Sinon, AI c'est du film pour ubermidinettes.

Clint dit :

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#7 L'utilisateur est hors-ligne   Zak 

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Posté 14 novembre 2004 - 17:31

Tu sais où tu peux te le mettre mon majeur icon_mrgreen.gif
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#8 L'utilisateur est hors-ligne   Rom1 

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Posté 14 novembre 2004 - 17:36

Bah, nous les fans de St Seiya, on est ts un peu bisex.
Allez, vas-y grand fou !

Clint dit :

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#9 L'utilisateur est hors-ligne   Batman Begins 

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Posté 14 novembre 2004 - 19:15

Bon film, mais ca essaye un peu trop de nous faire pleurer...

#10 L'utilisateur est hors-ligne   Prodigy 

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Posté 14 novembre 2004 - 19:37

CITATION(Rom1)
AI = tuerie intégrale et chef d'oeuvre total.


Non.

#11 L'utilisateur est hors-ligne   Raspoutine 

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Posté 14 novembre 2004 - 20:11

Je suis désolé mais y'a un moment ou il faut osé dire que Kubrick est chiantissime. 2001, Barry Lindon, Eyes wide shut... C'est beau mais quel ennui!!!!!! Ca se ressent tout à fait dans AI. C'est beau mais c'est chiaaaaaaaaannnnnnnnnnttttttttttt.

#12 L'utilisateur est hors-ligne   vendetta 

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Posté 14 novembre 2004 - 20:18

Si.
Chef d'oeuvre absolu et immortel.
Si des extra-terrestres ne devaient voir qu'un film pour nous comprendre, ce devrait être celui-là.

Pas mal du tout, ton post, Muf.

Muf a dit:
CITATION
Sans doute programmé pour être incapable de mentir, comment David peut-il comprendre que des histoires ayant une influence majeure dans l’intellect humain soient inventées de bout en bout ? Comment faire la différence entre le loup qui poursuit le Petit Chaperon Rouge dans les bois et les “loups” (en fait de vulgaires motos de carnaval) qui le pourchassent, lui et d’autres méchas, en pleine forêt ? Dès lors, l’enfant robot, incapable de comprendre (et donc ne voulant pas croire) que la Fée Bleue du conte lu par sa mère adoptive n’existe pas, part à sa recherche et n’aura de cesse que lorsqu’il la rencontrera, quitte à ce que ce soit sous une forme… artificielle (statue ou projection holographique). Car, de même qu’il ne fait pas la différence entre fiction et fait avéré, les notions de vivant et d’artificiel sont pour lui floues.

Ce qui est magnifique, c'est que David a foi en l'imaginaire alors que les humains ne veulent plus voir le merveilleux.
C'est peut-être justement pour cela que les hommes détestent autant les robots: parce qu'ils sont le miroir dans lequel nous voyons nos propres erreurs, nos défauts.

Il faudrait faire un décryptage de ce film, je pense.

6/6 sans hésiter.

O'Vendetta -avec une des plus belles fins de l'histoire du cinéma 8) -

#13 L'utilisateur est hors-ligne   stivmacouine 

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Posté 14 novembre 2004 - 20:19

A.I = grosse merde intersidérale
DUEL = chef d'oeuvre intersidéral et meilleur film de Spielberg (cinéaste devenu depuis : mièvre, opportuniste et affairiste)

#14 L'utilisateur est hors-ligne   rama kandra 

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Posté 14 novembre 2004 - 20:24

Stanley kubrick aurait dit au sujet de spielberg:

Je possède le blanc le noir et le rouge dans ma gamme d'émotion,spielberg possède les autres couleurs.

Voila pourquoi il lui aurait proposé ce film.
Finalement si il fallait donner une apothéose dans sa filmographie

Ca serait peut etre ce film.

#15 L'utilisateur est hors-ligne   Seetrouy 

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Posté 14 novembre 2004 - 20:26

Un film plutôt sympa jusqu'à ce que David tombe au fond de la mer.

Ensuite c'est absolument merdique.

La part de Spielberg à ce naufrage est évidente.

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