Brian De Palma - Bilan Carrière
#871
Posté 03 novembre 2010 - 21:23
Je me souviens que cette fameuse scène de l’ascenseur m'avait vraiment foutu sur le cul, la première fois que je l'avais vu, il y a de cela environ 6 ans. Finalement c'est bien, j'avais oublié la fin (Ah si seulement c'était possible de faire ça avec d'autres films...). Sans me livrer à une longue disserte sur cette géniale péloche, j'ai aussi cru remarquer que la fin est quasi la même que celle de Carrie, mais je ne me souviens plus si c'est la même musique, parce que pour le reste sinon c'est évident, mais, la musique, j'ai un doute.
Après c'est tout à fait le genre de film qui sont le plus susceptible de me faire peur. Puisque possible dans la vrai vie. La voix de Bobby m'a rappelé les enregistrements que l'on entend dans session 9. Et le docteur est également appelé : "toubib". je sais rien d'extraordinaire mais je me demande s'il n'y aurait pas une sorte de clin d'œil à De Palma dans session 9.
#872
Posté 22 novembre 2010 - 18:37
Cigarette Burns, le 03 novembre 2010 - 21:23 , dit :
Je me souviens que cette fameuse scène de l’ascenseur m'avait vraiment foutu sur le cul, la première fois que je l'avais vu, il y a de cela environ 6 ans. Finalement c'est bien, j'avais oublié la fin (Ah si seulement c'était possible de faire ça avec d'autres films...). Sans me livrer à une longue disserte sur cette géniale péloche, j'ai aussi cru remarquer que la fin est quasi la même que celle de Carrie, mais je ne me souviens plus si c'est la même musique, parce que pour le reste sinon c'est évident, mais, la musique, j'ai un doute.
Après c'est tout à fait le genre de film qui sont le plus susceptible de me faire peur. Puisque possible dans la vrai vie. La voix de Bobby m'a rappelé les enregistrements que l'on entend dans session 9. Et le docteur est également appelé : "toubib". je sais rien d'extraordinaire mais je me demande s'il n'y aurait pas une sorte de clin d'œil à De Palma dans session 9.
Moi dans le genre Psychose, de De Palma, je préfère L'Esprit de Cain, film roublard et vraiment fun à regarder. A noter le plan-séquence magnifique et horrifique qui se termine sur le visage choquant d'une victime de John Litgow. Juste dégoutant de vulgarité mais tellement bon ce De Palma (évidemment, quand tu sais qu'il est sorti juste avant Carlito's Way, tu te poses des questions).
#873
Posté 12 décembre 2010 - 15:15
je ne sais plus qui, quelques pages plutôt, parlait du côté "au frontière du ridicule" de ce film.
Et pour reprendre Perceval, je dirais: "c'est pas faux".
Comme toujours, DePalma joue avec la perception de la réalité, sa manipulation. Il faut voir le générique de début et les premiers plans du film, ou les décors de studio se mèle à la réalité, ou d'autres scène où la construction même de la réalité semble détournée (la discussion entre Sam et Jack dans le bar, lequel décor de bar révèle des angles inédits -un figurant différent, un couloir là où on aurait pu s'attendre qu'à un mur- à chaque changement de plan. Et discussion durant laquelle Sam se trompe en décrivant l'adultère de sa femme, comme si il ne l'avais pas réellement vécu) ou encore la scène du film porno, où se confondent Jack l'acteur découvrant cet univers et se retrouvant face à cette femme intriguante et émouvante, et son personnage d'ingénu...
Le fait de faire de son personnage principal un acteur de série Z n'est ainsi pas innocent. Voilà un homme habitué à jouer dans des intrigues tordues et racoleuses. Il faut y ajouter l'évidente influence Hitchcockienne (Fenêtre sur Cour bien sûr, Vertigo avec cette femme blonde/brune, on remplace le vertige par la claustrophobie, Psychose avec Sam qui, comme Norman Bates, se déguise pour tuer, et les scènes du Vampire Sanglant, sous la douche), ainsi que celle du giallo (le meurtre à la perceuse, laquelle étant évidemment montré comme un objet phallique).
Alors oui, De Palma joue franchement sur l'outrance de son intrigue (le "Peep-show" vraiment abusé, la caricaturale scène d'amour avec Gloria devant le tunnel-symbole fort! Et si la claustrophobie était une manière de nous dire que Jack est un impuissant?-, le final au frontières de l'absurde), sur l'hypersexualité de tout ça, le fait de voir autant que d'être vu (la scène de filature dans le patio, un poil trop longue, et même tous les éléments d'architecture jouant sur la profondeur, la transparence, le vis-à-vis. A ce titre la Chemosphère, maison mégalo, panoramique et surplombant la vallée, est exemplaire), mais ça tombe d'autant mieux que c'est là toute la substance de son cinéma.
Bref, Body Double, c'est du De Palma déjà presque dans l'autocaricature, dans toute l'outrance flashy des années 80, mais, à la différence d'un Femme Fatale, cette autoicaricature-là est parfaitement assumée.
Relax/6
#874
Posté 27 janvier 2011 - 18:08
Dommage. J'ai trouvé ça assez mauvais, première fois que ça m'arrive devant un film du maitre. Le principe d'intégrer des images du net, la pseudo-histoire principale de viol (Outrages 2), les marines malsains...j'ai pas accroché. En tout cas j'ai trouvé ça glauque alors peut-être que c'est ce que De Palma voulait. Mais moi ça m'a dégoûté. Et la fin est ridicule. J'ai peur pour la suite. 6/6.
#875
Posté 27 janvier 2011 - 18:54
Hi, mom: 4/6
Soeurs de sang: 5/6
phantom of the paradise: 6/6
Obsession: 4,5/6
Carrie: 5,5/6
Furie: 5/6
Pulsions: 5,5/6
Blow out: 6/6
Scarface: 6/6
Body double: 4,5/6
Les incorruptibles: 5,5/6
Outrages: 5/6
Le bucher des vanités: 4/6
L'esprit de Cain: 4,5/6
L'impasse: 6/6
Mission impossible: 4/6
Snakes eyes: 4/6
Mission to Mars: 3/6
Femme fatale: 3,5/6
Le Dahlia noir: 2,5/6
Redacted: 0 ( comment le mec qui à fait "Outrages" à pu faire cette merde? )
#876
Posté 10 février 2011 - 09:53
Voila c'est dit.
Ce mec m'a mis trop de claques dans la gueule.
J’avoue j’ai fait l’impasse (ahahaha) sur ses œuvres pre-Sisters.
Sœurs de sang: 1er émoi. Vu sur M6, version degueue recadrée je pense. Split screen de fou. Musique Hermanienne. Pas son meilleur mais 4.5/6.
Phantom of the paradise: Première vision, j'avoue avoir été déçu. Trop bizarre. Mais maintenant c'est 6/6 cash. BO de malade. Masterpiece 1
Obsession: 6/6. Film de malade. John Lithgow est une crevure parfaite. Cliff Robertson est touchant. Final tout en violon. Masterpiece 2
Carrie: 5/6. Adaptation plus que réussit du maitre King. Travolta est bon, c'est étonnant. Piper Laurie est une malade. Amy Irving est jolie.
Furie: Pas mon préféré de cette période. Vu qu'une fois je crois. 4/6
Pulsions: Excitant. Putain ce début, jusqu’à la scène de l’ascenseur… 4/6
Blow out: The big fuckin masterpiece. Travolta est énorme. Lithgow est une crevure épisode 2. Musique de tarée. Mise en scène de fou. De Palma atomise Antonioni (je m’excuse du peu). 6/6
Scarface: Razzie Award ???? Bande de fou. Pacino+De Palma= un des meilleurs films de gangsters. Certains diront outrancier, moi pas. Diffuse en 2 partie (et oui) sur feu la 5. La scène de la tronçonneuse m’avait sidéré. 5/6
Body double: Mal perçu a l’époque. A revoir j’aime bien. Des moments de grâce, mais aussi des moments bizarres…Par contre c’était super excitant comme film. 4/6
Wise guys : je préfère oublier cette recréation. Vu qu’une fois. Pas de grand souvenir.1/6
Les incorruptibles: Ah Kevin Costner…Ah Andy Garcia. Ah Sean Connery. Ah Robert de Niro. Ah 5/6.
Outrages: Traumatise à l’époque. 5/6
Le bucher des vanités: Mineur ? Ps sur. Drôle ? Ah oui c’est clair. Le plan séquence d’ouverture est une merveille épisode 1. 4/6
L'esprit de Cain: Film raté ? Oui. Mauvais film ? Certainement, mais pas pour moi. 3.5/6
L'impasse: The big fuckin masterpiece episode 2 . Un choc, une claque, personne ne peut rien dire de mal sur ce film. C’est clair ? 6/6
Mission impossible: Très bon. Et oui, très bon. Cruise est parfait, c’est fun et très bien torché.4/6
Snakes eyes: Un gros plaisir coupable. Le plan séquence d’ouverture est une merveille épisode 2. Le reste, c’est de la mise en scène à l’état pur. Le script est bancal, le scenario était vachement plus ambitieux (l’histoire de la tornade) que le résultat final. Mais c’est bon. 4.5/6
Mission to Mars: Je suis, je pense, un des rares défenseurs de ce film. Ok le final n’est pas top. Mais y’a des moments de pur grâce. La musique est excellente. C’est beau…4.5/6
Femme fatale: Je n’aime pas, mais alors pas du tout. A part la première scène sur fond de Boléro de Ravel, j’étais sorti de la salle outré. Je préfère oublier. 1/6
Le Dahlia noir: Je déteste aussi. Tout comme le « Créance de sang » de Eastwood, ce film est une trahison comparé au livre. Un ratage énorme, une déception de taille. Ca fait vomir.0/6 (j'exagere certainement, mais m'en fout, j'suis un malade)
Redacted: Pas vu. Il faudrait que je fasse un effort.
Voila. What else ?
#877
Posté 28 mai 2011 - 14:00

Un jour qu'ils discutaient, Brian et David ont eu l'idée d'un film qui commencerait par un plan-séquence de 20 minutes et dans lequel se noueraient tous les éléments d'une intrigue qu'on mettrait tout le reste du film à dénouer. Et ça tombe bien, parce que Brian est un réalisateur culte qui aime faire joujou avec les plans-séquences, et David est un scénariste pas mauvais qui, quand il joue au réalisateur (comme son très moyen Fenêtre Secrète)aime aussi jouer avec les plans-séquences.
Et le film est à la hauteur du défi: intéressant mais un peu vain. Le script de David Koepp est malin et bien écrit, mais on sent bien que le Dav' l'a entièrement construit de manière à laisser son pote faire joujou avec sa mise en scène. Tant mieux, parce qu'il ne s'en prive pas, nous ressortant au fur et à mesure tout le catalogue de ses obsessions, tant stylistiques (plan-séquences donc, mais aussi vues subjectives, Contre-plongée verticale, Split-screen, Dilatation temporelle, répétition d'un moment-clé, multiplicité des points de vues, simultanéité de plusieurs actions) que thématiques (le complot paranoïaque, le personnage à double jeu, le drame au milieu de la foule, le voyeurisme, la blonde/brune...) et on a même un beau morceau de son amour du mauvais gout et du kitsch assumé dans la déco du casino et dans le chemise de Hair Cage.
Un Nicolas Cage d'ailleurs au sommet de son Art, cabotinant comme un cocaïnomane quand il ne nous sert pas son regard de chien battu pour montrer qu'il réfléchit (Je me moque, mais je ne l'aime jamais tant que quand il joue des perso over-the-top, le Nick.) Gary Sinise lui nous prouve que sa stevenseagalite aïgue* date d'avant CSI:Manhattan , et Carla Gugino est égale à elle-même, c'est à dire absolument Rhaaaaa lovely
Bref, un joli exercice de style, mais qui aurait peut-être gagné à être plus radical dans la forme, et à moins faire du De Palma pour du DePalma.
4,5/6
*:La stevenseagalite est un syndrome de paralysie facial s'accompagnant d'un froncement de sourcil permanent
#878
Posté 11 août 2011 - 01:52
La création de l'équipe, la charge de la brigade montée, la mort du comptable et celle de Malone, la fusillade de la gare, tout est parfait. L'enchaînement de plans-séquences est hors du temps. On cause souvent de lisibilité mais là c'est plus que ça, c'est comme donner des lunettes à des gens qui n'en ont pas besoin. La discute en bifocales dans l'église, le cheminement qui mène à la mort de Wallace, le bluff de Malone avec le cadavre et son agonie dans son appart'. C'est une leçon à l'intention des blaireaux qui viennent nous dire que tel film de super-héros est bien shooté.
Les costard classissimes (Armani !), les décors tangibles et en dur, le jeu sur les couleurs d'une subtilité infinie (jamais le rouge n'aura été si bien utilisé), tout tend vers une forme de perfection absolue.
L'émotion est totale. C'est le seul film à m'avoir fait chialé en salle pour ceux qui ne le savent pas déjà et je vois bien pourquoi à la revoyure. Le "what are you prepared to do ?" de Connery en rotant du sang, c'est ça le cinéma. Le truc qui te chope les tripes. Pas des merdes qui sentent le réchauffé à base d'émotion fausse comme LA LIGNE VERTE ou d'autres bouses.
Quand une oeuvre mèle une musique anthologique à un jeu d'acteur limpide et une mise en scène de génie, on appelle ça un chef-d'oeuvre. Et accessoirement la meilleure adapt' de série TV de l'histoire du cinéma.
#880
Posté 11 août 2011 - 14:34
#882
Posté 11 août 2011 - 15:05
Mon De Palma préféré avec Scarface et L'impasse.
Le blu-ray vaut le coup ?

"I don't change my style for anybody. Pussies do that. " Michael Fucking Bay
#883
Posté 11 août 2011 - 16:59
#884
Posté 11 août 2011 - 18:20
Clint, le 11 août 2011 - 16:59 , dit :
Bon ben achat obligatoire.
J'étais au collège quand est sorti le film. Vu un samedi. Le lundi, c'était le délire total en classe pour ceux qui l'avaient vu, et à cette époque, c'est le seul film en sortie ciné qui faisait cet effet. Même les Rambo et autres oeuvres à testostérone ne nous faisaient pas ainsi réagir.
Le musique d'ouverture est du grand Morricone.
#885
Posté 17 août 2011 - 11:15
Clint, le 11 août 2011 - 01:52 , dit :
La création de l'équipe, la charge de la brigade montée, la mort du comptable et celle de Malone, la fusillade de la gare, tout est parfait. L'enchaînement de plans-séquences est hors du temps. On cause souvent de lisibilité mais là c'est plus que ça, c'est comme donner des lunettes à des gens qui n'en ont pas besoin. La discute en bifocales dans l'église, le cheminement qui mène à la mort de Wallace, le bluff de Malone avec le cadavre et son agonie dans son appart'. C'est une leçon à l'intention des blaireaux qui viennent nous dire que tel film de super-héros est bien shooté.
Les costard classissimes (Armani !), les décors tangibles et en dur, le jeu sur les couleurs d'une subtilité infinie (jamais le rouge n'aura été si bien utilisé), tout tend vers une forme de perfection absolue.
L'émotion est totale. C'est le seul film à m'avoir fait chialé en salle pour ceux qui ne le savent pas déjà et je vois bien pourquoi à la revoyure. Le "what are you prepared to do ?" de Connery en rotant du sang, c'est ça le cinéma. Le truc qui te chope les tripes. Pas des merdes qui sentent le réchauffé à base d'émotion fausse comme LA LIGNE VERTE ou d'autres bouses.
Quand une oeuvre mèle une musique anthologique à un jeu d'acteur limpide et une mise en scène de génie, on appelle ça un chef-d'oeuvre. Et accessoirement la meilleure adapt' de série TV de l'histoire du cinéma.
Wow, tu m'as convaincu de reconsidérer le film. J'étais pas fan à la base (limite si je préférais pas des trucs comme L'esprit de Cain, c'est tout dire) mais c'est vrai qu'il est quand même excellent quand on y pense, même si l'héroïsme tel que montré dans le film (atypique pour De Palma) m'avait déplu. La scène de la gare se paie le luxe de battre easy celle du Cuirasser Potemkine.

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