Mad Movies: John Carpenter - Bilan carrière - Mad Movies

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John Carpenter - Bilan carrière

#1

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Posté 21 octobre 2004 - 13:02

Salut, je suis BigMonster.
Vous me connaissez peut-être pour m'avoir vu dans des chef d'oeuvres impérissables tels que Salut BigMonster!, le Retour de BigMonster ou encore Casse-toi, tue les tous et ne reviens pas BigMonster!

Vous avez peut-être remarqué que je n'ouvre jamais de topic.
La raison en est simple : je considère tout simplement l'ouverture intempestive de threads comme une nuisance, voire du trollage à grande échelle.
Eh bien aujourd'hui, j'ai décidé de déroger à cette règle car je pense que le moment est venu de faire un petit bilan ensemble sur la carrière de ce génie du septième art qu'est John Carpenter et donc de soummettre sa filmo à un jury d'internautes et cinéphiles éclairés (les madnautes) afin de tenter d'approcher ensemble la vérité ontologique sur BigJohn.
On entend parfois au détour de threads mal fréquentés que JC aurait fait des mauvais films.
Je compte bien rétablir la vérité sur ce point et prouver au monde entier que le parcours et la filmo de JC sont sans tâches et sans fautes, voire d'une perfection absolument irréprochable.
Afin d'aider à rétablir ce fait, j'ai joint au topic un sondage qui nous aidera j'en suis sur à voir plus clair dans cette affaire.

J'espère bien pouvoir dégager au fil du thread quelques nouvelles approches du cinéma de JC, et pourquoi pas une nouvelle exégèse de ses oeuvres assorti d'un profil psychologique juste et complet.

Je commence avec ces deux posts récupérés dans le topic The Thing, en guise d'ouverture, posts qui définissent bien l'orientation que j'aurais souhaité donné à ce thread.
(désolé d'avance pour les oldbies qui en ont marre de répéter les mêmes trucs)

muf @ à propos de GoM dit :

Si on voulait voir les choses du mauvais côté, on pourrait aussi considérer ça comme une sorte de renoncement, non? En tout cas par rapport à They live ou même les deux Snake, dans lesquels le perso principal, d'une façon ou d'une autre, fait de la "politique".
Dans GoM, la fin, j'ai parfois envie de la prendre comme "bon, y a plus aucune cause pour laquelle se battre, mais comme on aime ça, on va se battre pour se battre", pour le fun quoi. Sur le coup ça file la patate, mais après coup on peut aussi trouver ça nihililste.

Ca peut aussi être, plus simplement, qu'avec EFLA il était allé au bout de sa démarche rentre-dans-le-lard, et que sur ce terrain-là il n'avait plus rien à ajouter.

Il est également possible que je sois en train de couper les cheveux en quatre comme un gros con. D'autant que JC a toujours alterné de purs films d'exploitation avec d'autres plus vénères.



Clint dit :

Je prends L.A. 2013 comme un pur film de studio, une commande pour exploiter le mythe Snake avec quelques années de bourre. On peut mélanger à ça le fait que Carpenter et Russell avaient envie de se taper une bonne partie de rigolade mais le carcan était tel que l'acidité du premier se retrouve remplacée par une relecture soft du message de NY 1997. La conviction du bon Kurt n'y est plus (désolé mais je trouve sa perf à chier) et la mise en scène est empreinte d'une bonhommie absente de l'opus précédent. Cette suite est un pseudo-remake édulcoré (même persos, mêmes enjeux) qui enchaîne les saynettes sans véritable rythme et le côté fun de la chose m'échappe complètement.
La contestation laisse donc la place à une guignolerie prononcée où le niveau de lecture baisse d'un cran par rapport à NY 1997, un peu comme si on passait du deuxième au troisème degré. Ajoutez des fsx pourraves (j'y tiens) et voilà une belle daube qui égratigne une icône majeure.
GoM est différent. On peut y voir une synthèse de l'oeuvre de Big John, un mixage des thèmes qui lui sont chers. Malheureusement, la mayonnaise ne prend pas non plus, la faute à une mise en scène que je trouve décidemment très "empotée" sur les derniers films de John. Encore un manque de punch qui nuit gravement à la santé du film.
Bon bref, selon moi Carpenter est fatigué. Il a le droit. Il a beaucoup donné.


voilà.

Films présents sur le forum


#2 L'utilisateur est hors-ligne   Hutch 

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Posté 21 octobre 2004 - 13:56

Ayant la malchance d'avoir un jeune frère pour qui John Carpenter est le seul réalisateur digne de ce nom à travailler depuis la mort de Sam Peckinpah, je me garderais bien de donner mon avis mais je retrouve toute la quintessence de ces propos dans le post de Big M ci-dessus (en gros "mais t'es con ou quoi : Riddick c'est de la merde comparé à Plissken", "pff Hellboy à part pleurer dans sa chambre, il vaut pas tripette, maintenant repasse-moi Ghosts of Mars" ou "Matrix c'et de la merde , Invasion LA ça tue").

Néanmoins je pense que John Carpenter est sans doute le réal préféré des associaux finis qui n'aiment pas le pinaillage dans le discours comme la forme des films qu'ils regardent en boucle. icon_mrgreen.gif

Celà dit je préfère Cronenberg.
post entièrement réalisé en 4/5

#3 L'utilisateur est hors-ligne   Prodigy 

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Posté 21 octobre 2004 - 14:34

Pour moi Carpenter réussit tout simplement à faire des films divertissants qui ne soient pas pour autant totalement imbéciles, j'aime sa mise en scène soignée, j'aime ses histoires souvent anar (plus que nihiliste, perso), j'aime moins sa période "hard rock" post l'Antre de la Folie.

#4 L'utilisateur est hors-ligne   melvina 

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Posté 21 octobre 2004 - 14:45

Ce sondage est à peine orienté :roll: laugh.gif laugh.gif , mais rend bien justice à Big John, ce génie au service du cinéma fantastique!

J'adore toute son oeuvre, même si j'ai des préférences - comme tout le monde- et j'attends toujours ses films comme si tout le reste n'existait pas! Grande fan de Big John devant l'Eternel, ce thread était vraiment une bonne idée pour rétablir JC auprès de ses détracteurs et réunir ses admirateurs :wink:

Madnautes fessés: PI-K,Shogun, Acide Mo,Greenie,2vic,Cradle,MKT,B-Real,Vendie,Bret Gimson,Krisss,Blunt,Tingle,Redux,Snake,Cheeck', Lord ... au suivant :twisted:

#5 L'utilisateur est hors-ligne   muf 

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Posté 21 octobre 2004 - 14:48

Ouah putain je suis cité en ouverture d'un topic! 8O

CITATION(Big Monster)
On entend parfois au détour de threads mal fréquentés que JC aurait fait des mauvais films.
Je compte bien rétablir la vérité sur ce point et prouver au monde entier que le parcours et la filmo de JC sont sans tâches et sans fautes, voire d'une perfection absolument irréprochable.


J'ai hâte de lire ton analyse de Memoirs of an Invisible Man! icon_mrgreen.gif

Non, j'rigole, même celui-là je l'avais bien aimé. En fait, le seul Carpenter qui m'a déçu, c'est The Fog, que j'ai enfin vu récemment et qui ne m'a pas du tout foutu les chocottes (contrairement à Halloween, auquel il ressemble quand même beaucoup). J'y ai pas vraiment réfléchi, mais il me semble que c'était plus dû au script et aux personnages qu'à la réal.

Me souviens aussi que j'avais eu un problème avec Vampires, à cause de James Woods. La comparaison avec Snake Plissken est inévitable, et elle est évidemment en défaveur de Jack Crow. Là où Plissken est, malgré son caractère de cochon sauvage, charismatique en diable, Crow est surtout antipathique, comme si son attitude "fuck you" était purement gratuite et provocatrice, alors que celle de Snake semble reposer sur du vécu.
Et le fait que Crow bosse pour l'Eglise, et même bosse tout court, ça aide pas.

Sinon, à propos de In the mouth of madness, j'étais assez d'accord avec ce que BigM disait:

CITATION(Big Monster)
je ne peux pas m'empêcher de voir ce film comme un sympathique ratage... Représentation de l'univers de Lovecraft ? Bof. C'est surtout un film sur la crise de présentation du fantastique américain post Stephen King - dont Halloweeen et Christine sont AMHA les deux exemples les plus parlants comme je le disais avant - et plus anecdotiquement post Scream en fait. Le film est une sorte de transition vers un nouveau genre, un moment de flottement dans le ciné de genre américain (et dans la carrière Carpenter aussi, comme quoi le facteur humain passe toujours avant tout quand il s'agit d'esthétique)
A mon avis les questions soulevées par l'Antre de la Folie sont de fausses questions, un peu vaines - comme le film, quand on assume pas sa nature, bein on tourne en rond.


CITATION(Big Monster)
Enfin : ce qui m'a surtout déplu avec ce film, c'est l'impression que Carpenter cherchait à se racheter une conduite en faisant un film respectable (=intellectualisant) et d'ailleurs la sortie du film coïncide avec le moment où Carpenter a commencé à être vraiment considéré comme un auteur (en France en tout cas).
Escape from LA et GOM, j'ai trouvé ça libérateur
(autant dans l'Antre de la Folie, on dirait que il y'a un truc qui a du mal à sortir)


(ceci dit, sur le strict plan formel, y a quand même pas mal de séquences tripantes dans ce ITMOM)

Enfin, pour répondre à la quote de Clint ci-dessus concernant Escape from Los Angeles, je me permets de copier-coller ce que j'en avais dit sur le topic The thing:

CITATION
Moi ce que j'aimerais savoir, c'est qui est vraiment à l'origine de la mise en chantier de Escape from L.A.... Kekchoz me dit que c'est le studio, qui a fini par se rendre compte que Snake était culte, et qui s'est dit "tain y a un coup à faire là". JC et Kurt, eux, se disent "ouais pourquoi pas, ça pourrait être marrant".
Mais JC en profite surtout pour pourrir leur beau plan en faisant une sorte de relecture un peu dégénérée de l'original (c'est pourquoi le côté foireux des FX n'est pas trop gênant), et de montrer qu'avec l'âge, non seulement il ne s'est pas calmé, mais il s'est au contraire encore plus vénère. Entre autres vis-à-vis d'hollywood. Je ne trouve pas que le film fasse dans le brulôt gratuit: la fin donc, mais aussi la mort du perso de Golino (juste après qu'elle ait dit "ici c'est le paradis"), c'est quand même symptomatique d'un gars qui a vraiment les boules. Voir qu'entre NY97 et LA2013, Carpenter s'est radicalisé, quelque part ça fait froid dans le dos.


(désolé pour la longueur du post, mais vu que ce topic a vocation d'être "la mère de tous les topics concernant Carpenter", il me semblait pertinent de reposter ici ces avis)

#6 L'utilisateur est hors-ligne   grau 

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Posté 21 octobre 2004 - 14:59

un rapide copié-collé de ma réponse dans le thread The Thing :

CITATION(grau)
The Thing est une tuerie sans nom qui marque ceux qui y assistent !

Sinon pour Carpenter en général...

Je pense pas que L'Antre de la Folie soit un film "raté parce que transitoire"... Carpenter y fait des références appuyées aux films de la Hammer, aux films d'horreur italiens et à Lovecraft (le titre lui-même "In The Mouth of Madness" fait très rétro... j'y vois même une petite référence à Innsmouth... ah ben tiens comme l'histoire elle-même ! :wink: ). L'Antre n'est pas le film "transitoire" de JC, mais la remise en question de son style par rapport à ses références ! La comparaison avec Steven King ne se pose même pas ; Sutter Kane est Lovecraft jusque dans son look !

Si vraiment le film était une transition de l'état d'esprit de Big John, comment expliquer que Vampires contienne tous les ingrédients qui en font une oeuvre de Carpenter reconnaissable et évidente ? Jack Crow est une nouvelle version de Snake Plissken (et donc une nouvelle version de Carpenter) ; il possède exactement les mêmes caractéristiques que lui : poseur, excessif, frimeur, iconoclaste, pourri et vindicatif.

Quand à Escape from LA, je pense que le côté "remake" est purement volontaire... Dans le premier, les gens ont appris à connaître (et aimer) Plissken. On sait que ça le fait chier d'être là et de rendre service à des gens qu'il n'aime pas (contre sa volonté, en plus). L'idée de base de NY97 est que NY est une prison où les gangs règnent, où la misère fait régresser l'homme à son stade le plus vil. Les prisonniers manquent de tout. Cependant, on a très peu d'infos sur le monde à l'extérieur de NY... On voit que l'armée est omniprésente, mais on est dans une prison ; donc c'est normal.

Dans LA2013, On apprends que les USA sont devenu un Etat militaire proche de la dictature. Il est interdit de fumer, de manger de la viande rouge, etc. Mais cette fois, LA n'est pas une prison : la ville a été séparé du continent par le Big One et est devenu (à l'opposé de NY) un havre de liberté jusqu'à l'abus. Ce sont les gens en dehors de LA qui sont prisoniers ! Partant de ce postulat, Plissken n'a plus qu'un chose à faire : tout péter !

Carpenter nous expose simplement les dangers politiques qu'encourt les USA ! D'un côté, tomber dans un régime dictatorial étouffant et castrateur ; de l'autre, une trop grande liberté qui provoque de tels excès que le résultat est le même.

Bon, là j'ai jeté bêtement mon avis sans le structurer, désolé chuis au bureau et je dois faire vite. Je développerais si nécessaire.


#7 L'utilisateur est hors-ligne   dangercop 

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Posté 21 octobre 2004 - 16:03

J'allais me mater un dvd mais je ne saurais resister à l'appel de John Carpenter.
Le premier que j'ai vu au cinéma c'est The THING, lors de sa sortie initiale, et comme je n'étais pas encore remise d'avoir découvert peu avant NeW York 97, c'est dire mon émotion en découvrant ce chef d'oeuvre absolu.
Cet hélico qui tente absolument d'abattre ce chien en plein désert de glace, la tension de l'équipe scientifique d'en bas qui ne comprend pas du tout ce qu'il se passe, cette montée qui prend tout son temps avec ce chien qui s'installe au milieu du chenil et regarde ses semblables, la façon dont le réalisateur nous montre la vie de ce petit groupe entre musique, émissions revues 10 fois et petits joints, toute cette harmonie tranquille qui vole en éclat ... Les sentiments contradictoires qui animent chacun, la peur, la méfiance, la paranoïa qui insidieusement en fait agir certains avec discernement alors que d'autres s'écroulent. Une sélection naturelle s'opère dans ce microcosme de société et l'horreur le dispute à une agressivité logique et parfois salvatrice.
Carpenter assure là un grand moment de cinéma, encore.
New York 97 donc et SON personnage d'aventurier je m'en foutiste qui n'a besoin de rien sinon de liberté. Cette idée de génie de choisir Kurt Russel pour l'interpréter avec tout le détachement, l'ironie et la bonhommie nécessaire pour lui octroyer une véritable profondeur, un vécu, un relief qui validra toutes ses décisions. Un film bricolé sans beaucoup de moyen mais c'est là qu'on reconnait le seul point d'importance pour réaliser un grand film, un scénario en or et des acteurs solides pour lui donner vie.
Invasion Los Angeles et sa critique acerbe de la publicité et des medias, cette idée de génie de balancer à la face des Américains qu'ils ne voient rien de ce qui se trame autour d'eux et qu'on peut les endormir avec des discours bien fichus et des convictions simplistes.
Vampires un western énergique avec un James Woods que moi je trouve excellent parce que justement et sciemment différent de Plissken, rien que parce que je ne verrai pas l'intérêt de nous rebalancer le même type dans une autre situation. Il bosse pour l'église certes mais son plaisir de réduire ces créatures de la nuit est tellement jouissif que l'on comprend aisément pourquoi il est dans ce credo.
Les scènes de captures de vampires avec treuil et tout le toutim cela a quand même une sacrée classe, un putain d'impact ! Et j'en redemande !
J'en laisse un peu pour plus tard, avec tout ce que John a pu nous faire, mais il est inutile de préciser que je suis vraiment mordue de ce bonhomme.

#8 L'utilisateur est hors-ligne   muf 

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Posté 21 octobre 2004 - 16:34

CITATION(dangercop)
Vampires un western énergique avec un James Woods que moi je trouve excellent parce que justement et sciemment différent de Plissken, rien que parce que je ne verrai pas l'intérêt de nous rebalancer le même type dans une autre situation. Il bosse pour l'église certes mais son plaisir de réduire ces créatures de la nuit est tellement jouissif que l'on comprend aisément pourquoi il est dans ce credo.


Ah attention, j'ai pas dit qu Crow était un clone râté de Plissken, simplement que la comparaison est malgré tout inévitable et qu'en l'occurrence Crow est, AMA, un personnage moins intéressant.
Maintenant que j'y pense, il personnifie peut-être cette part nihiliste que j'évoquais à la fin de GoM. Le fait qu'au début du film il bosse pour l'Eglise alors qu'on se doute bien qu'il n'en a rien à foutre en fait un personnage cynique, et donc moins séduisant que Plissken.
Ceci dit, Vampires je ne l'ai vu qu'une fois, et j'avoue que je ne me souviens plus de la "conclusion" apportée sur le cas Jack Crow (sinon qu'il laisse s'échapper deux de ses collègues devenus vampires). Mais j'ai l'impression qu'en gros c'est un peu au début il a l'air méchant mais en fait à la fin on se rend compte que pas tant que ça, en fait. Or le traitement de la personnlité de Plissken me semble plus subtil.

CITATION(dangercop)
Les scènes de captures de vampires avec treuil et tout le toutim cela a quand même une sacrée classe, un putain d'impact ! Et j'en redemande !


Là on est d'accord, ça défouraille sévère!

#9 L'utilisateur est hors-ligne   Prodigy 

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Posté 21 octobre 2004 - 16:55

Perso Vampires c'est l'un de mes débuts de films préférés chez Carpenter, un milieu chiant au possible et une fin nazebroque qui se rappelle 10 minutes avant le générique qu'il faudrait ptet se remettre à faire avancer l'histoire.

C'est con, parce que le bouquin dont le film est tiré est carrément génial, et y'avait matière à faire un film qui soit tout le temps à la hauteur du début - tendu, sec, méchant, etc.

#10 L'utilisateur est hors-ligne   dangercop 

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Posté 21 octobre 2004 - 17:00

C'est que j'aime les personnages cyniques, sans doute. :wink:

Autre film. L'Antre de la folie. UN véritable cauchemar. Un labyrinthe de folie, un gouffre où l'on tombe, un peu comme le terrier d'Alice au pays des merveilles, mais en beaucoup plus vertigineux.

Là toutes les valeurs se cognent, s'autoannihilient, se détruisent dans un délectable cahos. Cet hôtel incroyable avec cette vieille dame impensable ou alors seulement dans un roman, et là on s'interroge, n'est-on pas en plein dans un bouquin et il n'y aurait plus de vrai monde, ou bien ce dernier bascule dans le livre, le chassé-croisé du passé et du présent est très fort dans ce film là !

Les scènes hallucinantes sur la route, avec cette ligne blanche mal éclairée, comme une bande magnétique qui ne cesserait pas de tourner... Et la scène du café qui reste pour moi la plus incroyable, avec ce type à l'arrière plan, et tout ce que cela implique ensuite !

Et quelle distribution. Sam Neil, qui a tout le recul et la retenue nécessaire pour que son personnage, lorsqu'il éclate enfin, frappe nos mémoires et nos yeux dans ce combat sans fin avec l'autre monde...
Jürgen Prochnow, Charlton Heston, et ce village enfin qui contient toute l'horreur d'une hallucination où l'angoisse passe au paroxysme.

L'une des plus belles visions de ce que peut être l'enfer. Un enfer près de chez soi, dans une apparence de normalité et de lucidité.

#11 L'utilisateur est hors-ligne   Methos 

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Posté 21 octobre 2004 - 17:26

JC est un grand cinéaste, intégre, sans concessions, mais...

Il a effectivement fait des mauvais films (ghost of mars, le village des damnés, LA 2013). LE défaut de JC, c'est la facheuse tendance qu'on ces films à mal vieillir. L'autre petit défaut, qu'on lui pardonnera plus facilement c de souvent confondre clacisisme et apologie des clichés.

Mes films préférés de Carpenter :

L'antre de la folie
Vampire
NY 1997
Invasion LA.

C drôle, mais je sens qu'avec ce post, je ne v pas me faire beaucoup de potes :roll:

#12 L'utilisateur est hors-ligne   Prodigy 

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Posté 21 octobre 2004 - 17:32

Non je suis pas loin d'être d'accord.

Et sinon :
- Jack Burton
- The Fog
- The Thing
- Invasion LA
- Prince of Darkness

...pour le top 5 8)

#13 L'utilisateur est hors-ligne   Fraggle 

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Posté 21 octobre 2004 - 17:46

CITATION(Prodigy)
Pour moi Carpenter réussit tout simplement à faire des films divertissants qui ne soient pas pour autant totalement imbéciles, j'aime sa mise en scène soignée, j'aime ses histoires souvent anar (plus que nihiliste, perso)


Je n'ai malheureusmeent pas grand chose à dire vu que je suis d'accord avec ça et que je ne me suis jamais vraiment posé plus de questions.

Ceci dit, GoM c'est carré grave de chez grave père & fils, et je nuclearkiff. Marrant que ce soit sorti quasiment en même temps que Time&Tide dans nos salles, j'avais vu les 2 à une semaine d'intervalle et c'est exactement à l'opposé l'un de l'autre tout en représentant, quelque part (icon_mrgreen.gif) une synthèse et une remise à plat du cinéma de leurs auteurs respectifs.


CITATION(Methos)
L'autre petit défaut, qu'on lui pardonnera plus facilement c de souvent confondre clacisisme et apologie des clichés.


euh... moi pas comprendre.

Clichés de mise en scène? (vu qu'en général on parle plutôt de classicisme pour la mise en scène...)

Ou alors persos et situations clichés?
"This conversation can serve no purpose anymore. Goodbye." - HAL PACINO 9000

#14 L'utilisateur est hors-ligne   Methos 

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Posté 21 octobre 2004 - 17:50

CITATION(Fraggle)
CITATION(Methos)
L'autre petit défaut, qu'on lui pardonnera plus facilement c de souvent confondre clacisisme et apologie des clichés.


euh... moi pas comprendre.

Clichés de mise en scène? (vu qu'en général on parle plutôt de classicisme pour la mise en scène...)

Ou alors persos et situations clichés?


Pour les persos et les situations, je trouve sa mise en scène trés efficace compte tenu du peu qu'il a les 3/4 du temps.

#15 L'utilisateur est hors-ligne   Fraggle 

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Posté 21 octobre 2004 - 18:02

Ah ouai mais là difficile de parler de classicisme.

JC fait dans le cliché (sublimé), la plupart de ses films partent sur des bases de série B (ou en sont, selon votre définition) donc rien de plus normal.


Les messages, c'est ce qu'on laisse sur un répondeur
j'adore 8)
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