
Mandy Lane. Belle. Pure et innocente. Une reine lycéenne en attente d'être couronnée. Depuis le début de l'année scolaire, tous les garçons ont cherché à la conquérir. Certains ont même trouvé la mort dans leur quête désespérée de cet ange texan de 16 ans.
Chloe et Red invitent Mandy à passer le week-end dans un ranch familial. Pour Mandy, c'est une opportunité de se faire de nouveaux amis. Pour les garçons présents, une chance unique de la côtoyer. Sur la route qui mène au ranch, les travaux d'approche commencent. On fume des joints. On chaparde un tonneau de bière. On sniffe des pilules écrasées en poudre. Mandy observe ce manège avec l'intérêt poli d'une touriste étrangère. Et tout le monde l'apprécie précisément pour cela.
Une fois au ranch, chacun tente sa chance, espérant être le premier à atteindre l'inatteignable Mandy Lane. La nuit tombée, quand l'alcool, les drogues et les hormones mènent la danse, des choses sont dites et des pas franchis sur lesquels on ne pourra plus revenir... Soudain, la douce Mandy est entraînée dans une lutte sans merci pour sa survie.
Oubliez la lecture, l'écriture et les maths. Au lycée, apprendre à être soi-même et à ne pas succomber à la pression du regard des autres est le test ultime. Et cet examen-là, Mandy Lane est déterminée à ne pas le louper.
Voilà pour le pitch-résumé de ce petit film sans prétention, première réalisation du jeune Jonathan Levine. Un slasher atypique et touchant, qui préfère prendre son temps à installer une ambiance envoutante (le Scope est de rigueur) et à présenter ses personnages (tous réalistes et bien interprétés, malgré leur statut de stéréotypes ambulants), plutôt que de verser direct dans le meurtre en séries. Pas de gore, ou presque, mais une atmosphère suffocante aux couleurs chaudes et au montage immersif. Rarement les émois de l'adolescence auront été retranscris avec une telle justesse. Saluons enfin la performance de la magnifique Amer Heard, ange blond objet de toutes les attentions. Magnifique.
La Note d'intention du réalisateur :
"Le lycée fut pour moi une expérience terrifiante. C'était une époque unique - une époque de nostalgie amère, mais aussi une époque de peur, d'insécurité et d'incroyables exploits. Avec "All the Boys Love Mandy Lane", nous voulions faire un film de lycéens capturant la terreur de cette expérience universelle, qui ne se cache pas des émotions brutes des situations présentées. J'espère que nous avons réussit dans cette tentative, et que les gens verront [le film] et se souviendront combien il est terrible d'être adolescent - et aussi combien cette époque leur manque terriblement."

Le site internet, c'est ici, le film étant prévu pour une exploitation salle dans l'année.

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