
Le site du film avec bande annonce et tout : http://www.lalignee.fr/site/main.html
Et le pitch :
Depuis son atterrissage à l'aéroport JFK à New York, un avion en provenance de Berlin ne répond plus à la tour de contrôle.
Le spectacle qu'Ephraïm et son équipe d'épidémiologistes découvrent à bord a de quoi glacer le sang : tous les passagers sauf quatre sont morts, en apparence paisiblement. Ont-ils été victimes d'un attentat au gaz ? D'une bactérie foudroyante ? Lorsque, le soir même, deux cents cadavres disparaissent des morgues de la ville, Ephraïm comprend qu'une menace sans précédent plane sur New York. Lui et un petit groupe décident de s'organiser.
Pas seulement pour sauver leurs proches. C'est la survie de l'humanité entière qui est en jeu...
On ne va pas y aller par quatre chemins, ce premier volet d'une trilogie est une immense déception. Non pas que le bouquin soit d'une nullité affligeante (ça se laisse lire pépère), c'est juste sans intérêt.
Pourtant ça commence bien avec une ouverture efficace avec le passage de l'aéroport, très rythmé et mystérieux, dommage que le reste s'enlise dans le déjà lu (et vu) de nombreuses fois. Ainsi Del Toro ne fait que ressortir ses bonnes idées de Blade 2 (le mythe du vampire vu en tant que contamination biologique), pas aidé par la plume très quelconque de Hogan qui instaure au livre un rythme très répétitif une fois les 100 premières pages passées.
A des kilomètre de la puissance d'un Je suis une Légende de Matheson, le livre doit seulement s'appréhender comme un gros page turner aux personnages assez clichés (voir même bien pompé ailleurs comme ce vieil homme juif connaissant bien la cruauté des vampires, en ayant déjà rencontré un dans un camp pendant la shoah, hum hum) avec un rythme tout prêt pour pour une futur adaptation ciné ou TV.
Sans être un mordu absolu du ciné de Del Toro, à aucun moment on ne retrouve la capacité du réal à créer des personnages attachants, le souffle épique et la poésie qu'il arrive à dégager de ses images (entre le bouquins et la scène du Pale Man du Labyrinthe de Pan par exemple, on ne peut même plus parler de fossé mais de gouffre), on à l'impression que le truc à été fait sans véritable envie et, malheureusement, sans véritable talent littéraire.

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