Mad Movies: John Flynn - Mad Movies

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John Flynn 1932-2007

#1 L'utilisateur est hors-ligne   johnny walker 

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Posté 24 avril 2009 - 02:11



Grand réalisateur de polar, cet admirateur de Jean-Pierre Melville a offert à Steven Seagal son meilleur film (JUSTICE SAUVAGE) et un des meilleurs Stallone (HAUTE SECURITE).
Il a aussi réalisé le mythique ROLLING THUNDER avec William Devane et un des meilleurs polar des 80's, PACTE AVEC UN TUEUR.



Né en 14 Mars 1932 à Chicago, John Flynn obtient un diplôme en journalisme de l'UCLA, avant de se lancer dans le cinoche comme assistant-réalisateur de Robert Wise sur ODDS AGAINST TOMORROW et a été le superviseur de script pour WEST SIDE STORY. Il sera aussi réalisateur de seconde équipe dans des films comme LA GRANDE EVASION de John Sturges.



Premier film, en 1968, avec LE SERGENT où Rod Steiger incarne le sergent chef Albert Callan qui refoule le sentiment d'attraction qu'il ressent pour l'un de ses hommes. Arrive ensuite THE JERUSALEM FILE, une co-production entre les USA et Israel sur des archéologes américains impliqués dans une histoire d'espionnage entre Sioniste et Arabes...



Mais son premier gros succès est l'excellent polar THE OUTFIL avec un Robert Duvall qui joue les gros dur, se vengeant de la Mafia. Le film est très violent et montre la maitrise du genre du réalisateur. ROLLING THUNDER, écrit par Paul Schrader, est un vrai vigilante movie sur les traumatismes post-Vietnam.



Il récidive dans le Vigilente movie avec le pas terrible DEFIANCE dans lequel Jan-Michael Vincent nettoie un quartier de Brooklyn livré à un gang. L'inédit TOUCHED amène John Flynn sur le terrain de la comédie dramatique (un malade s'échappe d'un asile psychiatrique pour tenter de vivre une vie normale) avant un retour au polar avec le génial PACTE AVEC UN TUEUR. C'est véritablement ce film qui procurera une réelle notoriété au réalisateur, avec une mise en scène sèche et un excellent duo d'acteurs James Woods - Brian Dennehy.



Stallone décide de lui confier la mise en scène de HAUTE SECURITE, très beau film de prison avec un Stallone émouvant et une vraie efficacité dans les scènes d'actions.



John Flynn réalise, ensuite, un très bon polar pour Steven Seagal, JUSTICE SAUVAGE, film très violent (le passage à tabac final, le bad guy qui met une balle dans la tête à une automobiliste de sang froid...), les rues de Brooklyn sont filmées avec une efficacité redoutable comme les fights (la scène de baston dans le bar). Pour l'anecdote, Seagal affirme que c'est lui qui a réalisé officieusement le film, ce qui fait doucement rire quand on voit ensuite TERRAIN MINE...

Dommage, alors qu'il a enchainé trois de ses meilleurs films, John Flynn tourne 2 téléfilms très corrects (NAILS avec Dennis Hopper et SCAM avec Christopher Walken) et un film d'horreur BRAINSCAN avec Frank Langella.
Petite fin de carrière pour cet excellent réalisateur sous-estimé avec un autre petit téléfilm ABSENCE OF GOD et un DTV, PROTECTION tous deux interprétés par Stephen Baldwin.



Héritier des Don Siegel ou Robert Aldrich comme symbole d'une redoutable efficacité du cinoche ricain, John Flynn décéde le 4 Avril 2007 à Pacific Palisades, Californie, de causes naturelles.

FILMO

•1968 : The Sergeant
•1972 : The Jerusalem File
•1973 : Echec à l'organisation (The Outfit) + scénariste
•1977 : Légitime violence (Rolling Thunder)
•1980 : Defiance
•1980 : Marilyn, une vie inachevée (Marilyn: The Untold Story) (TV)
•1983 : Touched
•1987 : Pacte avec un tueur (Best Seller)
•1989 : Haute sécurité (Lock Up)
•1991 : Out for Justice
•1992 : Nails (TV)
•1993 : Scam (TV)
•1994 : Brainscan
•1999 : Meurtres très ordonnés (Absence of the Good) (TV)
•2001 : Protection
"J'ai claqué beaucoup d'argent dans l'alcool, les filles et les voitures de sport - le reste, je l'ai gaspillé" George Best

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#2 L'utilisateur est hors-ligne   molasar 

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Posté 24 avril 2009 - 11:46

J'aime bien tes topics carrière Johnny! smile.gif

De John Flynn j'aime beaucoup "Pacte avec un tueur",sa sècheresse,son scénar malin,son humour noir et bien évidemment le duo impérial Dennehy/Woods.
J'ai un assez bon souvenir du Stallone,peu de souvenirs de "Rolling thunder" et "the sergent",j'aimerais beaucoup voir "The outfit" et j'ai l'un des deux Stephen Baldwin en enrengistrement vhs (merci TF1 icon_mrgreen.gif )...voilà,c'est tout. ninja.gif

#3 L'utilisateur est hors-ligne   Hartigan 

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Posté 24 avril 2009 - 13:58

Vu Haute Sécurité, Pacte avec un tueur, Justice sauvage... Tous très bons, avec une préférence pour le Seagal. <img src="http://www.mad-movies.com/forums/public/style_emoticons/<#EMO_DIR#>/smile.gif" style="vertical-align:middle" emoid=":)" border="0" alt="smile.gif" />
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#4 L'utilisateur est hors-ligne   GaoFei 

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Posté 24 avril 2009 - 19:18

Je le répète encore ce type est trop sous estimé. Best Seller, c'est du bon polar carré et efficace porté par un casting impeccable. Haute Sécurité, c'est un des meilleurs Stallone. Out for Justice, bravo car Flynn est LE réalisateur qui a su donner une crédibilité à mon Steven adoré le temps d'un film (et quel film!), c'est violent, brillamment découpé et filmé (si Seagal est le vrai réalisateur, je me les coupe icon_mrgreen.gif) et puis t'as un méchant qui est encore plus méchant que Steven. Par contre, Brainscan c'est pas génial pour un sou, Flynn n'est pas doué pour le fantastique.

Je fais tout pour me procurer au moins la vhs du mythique Rolling Thunder, parce que ça fait des années que je rêve de le voir.

And now the show must go on

#5 L'utilisateur est hors-ligne   Udéka 

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Posté 25 avril 2009 - 00:44

j'ai revu il y a peu Justice Sauvage et mazette, c'est de la claque chemisée métal. Racé, brutal, sec, rentre-dedans. Ce polar urbain violent n'a rien à envier à ses aïeux des années 70's dans son style. Et puis le Bad Guy se pose là.


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#6 L'utilisateur est hors-ligne   san 

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Posté 29 janvier 2010 - 15:57

CITATION(Udéka @ 24 4 2009 - 23:44) <{POST_SNAPBACK}>
j'ai revu il y a peu Justice Sauvage et mazette, c'est de la claque chemisée métal. Racé, brutal, sec, rentre-dedans. Ce polar urbain violent n'a rien à envier à ses aïeux des années 70's dans son style. Et puis le Bad Guy se pose là.



Un extrait du final icon_mrgreen.gif :

http://www.youtube.com/watch?v=TJsswPuStl4
« Obscurité, tu seras dorénavant pour moi la lumière. »

#7 L'utilisateur est hors-ligne   CowboysFromHell 

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Posté 29 janvier 2010 - 16:44

Ouais le coup du tire bouchon, c'est d'un ridicule...

Sinon, j'adore vraiment Haute Sécurité. Uns de mes films cultes...
"You ain't got the Balls Son..."
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#8 L'utilisateur est hors-ligne   blade runner 

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Posté 30 janvier 2010 - 17:06

Il a fait aussi Brainscan avec Ed Furlong, le nanar ou le fiston de Sarah Connor joue à un jeu vidéo aux conséquences mortels...(ct'e honte dans une filmo).
Une critique

#9 L'utilisateur est hors-ligne   fanatic 

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Posté 24 mars 2013 - 01:16

Échec à l'organisation (The Outfit) sortira en dvd le 5 juin.

Citation

Contient le livre « Histoires de gangsters » écrit par Philippe Garnier, spécialiste du cinéma américain et de John Flynn en particulier (80 pages)
BONUS VIDÉO
Galerie photos
Bande-annonce

Source: dvdfr
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#10 L'utilisateur est hors-ligne   profondo rosso 

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Posté 24 mars 2013 - 14:59

Je remets mon avis du topic polar urbain ici, étonnant cette édition de ouf qui s'annonce

Échec à l'organisation de John Flynn (1973)

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Sorti de prison où il a passé cinq ans, Macklin décide de venger son frère, tué par la Mafia de Chicago.

The Outfit est un polar assez emblématique du genre à cette période et offre une des belles réussites de la trop mince filmographie de l'excellent John Flynn. Le film adapte le roman éponyme de Richard Stark alias Donald E. Westlake. C'est d'ailleurs à une fameuse autre adaptation de Richard Stark qu'on pense ici à savoir Le Point de non-retour (1967) de John Boorman qui révolutionna le polar à sa sortie. Si John Flynn goute peu aux expérimentations psychédéliques à la Boorman, l'intrigue minimaliste quasi abstraite et le héros taciturne entièrement dédié à son objectif (vengeur ici pécuniaire chez Boorman) entretiennent grandement la parenté entre les deux œuvres. Robert Duvall incarne ici Macklin (dans le roman Parker même héros que Point Blank personnage récurrent de Westlake et joué par Lee Marvin dans le Boorman), ancien braqueur fraîchement sorti de prison et qui va immédiatement se trouver la cible de tueur de la mafia. Remontant la piste des commanditaires, il découvre que la cause du contrat planant sur sa tête est un ancien hold-up où il avait avec son frère dévalisé une banque blanchissant de l'argent pour la Mafia. Son frère est froidement assassiné avant sa sortie (dans une glaciale scène d'ouverture muette) et dès lors Macklin entame une vengeance impitoyable en pillant tous les tripots locaux de la Mafia jusqu'à remonter au boss Mailer (Robert Ryan).

The Outfit est clairement au carrefour du style des polars de l'époque avec plusieurs autre classiques qui viennent à l'esprit. La vengeance fraternelle implacable de Duvall penche vers le Get Carter de John Hodges (1971), l'entité criminelle assez nébuleuse poursuivie rappellera à nouveau Le Point de non-retour (tendance due à Richard Stark sans doute) et le cadre rural loin des ambiances urbaines coutumières est lui dans l'esprit du génial Tuez Charley Varrick de Don Siegel sorti la même année avec aussi Joe Don Don Baker en tueur décontracté. Flynn n'égale aucun de ses films à cause d'un certain manque d'identité et des choix artistiques moins radicaux mais trousse tout de même une très plaisante série noire. Robert Duvall, loin du consigliere qui le rendit célèbre dans Le Parrain en impose un maximum ici en truand badass et taciturne, une vraie teigne brutale et méticuleuse qui cogne d'abord et discute ensuite. A ces côtés Joe Don Baker tout aussi imposant (et tout de même moins rigolard que dans Tuez Charley Varrick) en acolyte fidèle, le film étant une succession de confrontations musclées, poursuites et fusillades en tout genre. Flynn également au scénario épure son intrigue au maximum, pas de sous-intrigue ou de respirations superflues dans la narration entièrement vouée (à l'image de son héros) aux règlements de compte. Seul exception, et qui humanise un peu le personnage de Duvall, la petite amie incarnée par Karen Black. En une poignée de scènes intimistes, cet être fragile plongés dans un monde d'hommes violent touche grandement et montre à quel point les préoccupations de ces tueurs sont éloignées de toute réalité par son histoire d'amour malheureuse avec Macklin,lorgnant sur le Guet-apens de Peckinpah. Le côté abstrait de ce monde criminel refermé sur lui-même nous apparaît par elle.

Parmi les quelques points décevants on regrettera un Robert Ryan un peu mou en méchant (alors qu'il excelle dans ces rôles d'ordures détestable mais il était déjà bien atteint par son cancer au moment du tournage ce qui peut expliquer) et un final pas aussi tendu qu'on pouvait l l'espérer mais qui a peut-être inspiré Michael Mann pour celui fabuleux du Solitaire. Un bon moment donc même si Flynn fera mieux dès le suivant et mémorable Rolling Thunder (1977). 4/6

#11 L'utilisateur est hors-ligne   profondo rosso 

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Posté 02 mai 2013 - 08:38

Légitime Violence (1977)

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Charles Rane est un vétéran de l'armée. Considéré comme un héros de guerre par sa ville, tout le monde lui offre beaucoup de cadeaux. Une bande de voleurs y voit l'occasion de s'enrichir. Ils attaquent la maison de Charles Rane.

Rolling Thunder prolonge un an après Taxi Driver (1977) les préoccupations de Paul Schrader de nouveau au script avec ce même penchant pour les personnages violent et autodestructeur ainsi que le traumatisme du Vietnam en source de ce mal-être. Rolling Thunder n'atteint pas la puissance du film de Scorsese (dont il est une variante plus rurale) mais sous ses dehors de série B musclée est digne d'intérêt grâce au brio de John Flynn.

Le film s'ouvre sur le retour au pays triomphal de Charles Rane (William Devane), vétéran du Vietnam ayant passé sept ans dans un camp de prisonnier. Uniforme fièrement arboré, pose de vainqueur et discours rassurant, Rane semble sorti grandi de l'expérience et répondre idéalement aux honneurs qui lui sont accordés. On comprendra vite qu'il n'en est rien et que ce n'est pas son foyer où il est désormais un étranger qui lui fera retrouver l'équilibre. Tous les repères s'effondrent avec ce fils qu'il n'a pas vu grandir et sa femme ayant connu des aventures et amoureuse d'un autre homme. Assaillie par les visions des tortures subies au Vietnam, Rane en a conservé la discipline d'hygiène de vie, celle qui lui a permis de ne pas craquer et reste donc un être sous tension. William Devane, masque de froideur cachant son bouillonnement derrière ses épaisse lunettes de soleil est formidable de bout en bout. Le scénario de Schrader est malin en faisant du motif de la vengeance un quasi prétexte pour libérer les pulsions de Rane. Celui-ci va subir une terrible agression au terme de laquelle il va perdre sa main et où surtout sa femme et son fils seront brutalement assassinés. John Flynn aura intelligemment amené cela avec ces courts inserts noir et blanc où les douloureux souvenirs des geôles vietnamiennes viennent pénétrer le quotidien, Rane mimant ces mêmes tortures le temps d'une scène et adoptant par réflexe une résistance suicidaire lors de son agression qui conduira au terrible drame.

Les agresseurs s'intervertissent donc thématiquement et par le montage aux Viêt-Cong dans l'esprit de Rane. Après avoir revécu les maltraitances des camps face à eux, il va trouver par la vengeance la possibilité de sortir enfin vainqueur. Fantomatique dans la première partie du film, Rane s'éveille enfin dans la méticulosité qu'il apporte à la préparation de ses armes, à l'aiguisement du crochet qui lui sert désormais de main. On pourrait en dire de même pour son ancien compagnon d'arme tout aussi égaré joué par Tommy Lee Jones, totalement éteint jusqu'au gunfight final. Le film a une réputation sulfureuse et de grande violence mais s'avère finalement très posé et introspectif, rendant d'autant plus forte les élans de brutalité trop longtemps contenus. Le rythme s'avère tout de même un peu lent et Flynn ne parvient pas tout à fait à donner ce sentiment d'enfer sur terre que dégageait Taxi Driver. Flynn désamorce l'ambiguïté du script de Schrader par la nature grotesque des antagonistes, simple prétexte au catharsis du héros et bien exprimé par l'outrance de la libératrice scène finale qui fait parler la poudre et les débordements sanglants. Cet apaisement final ne semble en effet que bien provisoire, on ne doute pas que pour se défaire de ses démons Rane doive à nouveau s'abandonner à la barbarie. 4,5/6

#12 L'utilisateur est hors-ligne   Van Damme 

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Posté 02 mai 2013 - 12:27

Je ne le remercierai jamais pour Haute Sécurité. J'adore ce film. J'avais bien aimé Justice Sauvage également. Un bon réalisateur
RIP John

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