Débat "promotionnel" ou vrai retour du crocro hargneux ? Se serait-il repris de ses deniers errements ?
Allez, go crocro, go ! On y croit !
CITATION
TORONTO (Reuters) - Le dernier film de David Cronenberg, "Eastern Promises" (Promesses de l'Est), atteint à un certain point un niveau de violence propre à faire hoqueter l'audience entière.
Pour le réalisateur canadien, cet angoissant sommet de tuerie entre des hommes de main de la mafia russe aux prises dans un établissement de bains est un moment essentiel du film, qui permet de concrétiser la mort dans toute sa réalité et son irréversibilité.
"Le meurtre est une chose grave. Je prends cela très au sérieux", a déclaré Cronenberg dans une interview à Reuters, en marge du festival international du film de Toronto, sa ville natale, où la première d'"Eastern Promises" se déroulait samedi soir.
"Je suis athée", a déclaré Cronenberg. "Pour moi, un meurtre est un acte de destruction totale, absolue. Il n'y a pas de retour possible, pas de départ pour le paradis, rien. Il est très facile de cacher ou d'alléger cet aspect, surtout dans un film.
"Pour moi, il est parfaitement logique sur le plan de la légitimité, de l'art, et même de la morale, de représenter cela comme je l'ai fait."
Le tournage du film, qui se déroule à Londres, s'est heurté à la réalité avec l'assassinat en novembre 2006 d'Alexandre Litvinenko, l'ex-espion du KGB empoisonné au polonium 210.
"L'empoisonnement de Litvinenko s'est déroulé pendant que nous tournions", a raconté Cronenberg avant d'évoquer les combinaisons de protection et les camionnettes de la police scientifique devant un immeuble proche de l'endroit où l'équipe travaillait.
"Sans aucun doute, il ont dû trouver là des traces de polonium. Nous avons certainement été complètement exposés."
Le film sort cette semaine en Russie. Selon Cronenberg, il y reçoit déjà des échos favorables.
"Il paraît que les criminels russes adorent le film pour son réalisme", a-t-il ajouté.
"L'aspect moral n'entre pas vraiment en ligne de compte pour eux. La question qu'ils se posent, c'est 'est-ce qu'on se moque de nous ?' et 'est-ce que le film est réaliste ?'. Pour l'instant, nous avons passé ce test. Ils se moquent d'être représentés comme des criminels, puisque c'est ce qu'ils sont. Pourquoi en seraient-ils bouleversés ?"
source : le monde
The bitch is dead.