fanatic, le 08 juin 2011 - 21:37 , dit :
Réalisateur : Seth Gordon
Scénario : Michael Markowitz, John Francis Daley, Jonathan M. Goldstein
Cast : Jason Bateman, Charlie Day, Jason Sudeikis, Jennifer Aniston, Colin Farrell, Jamie Foxx, Kevin Spacey...
Pays : Etats-Unis
Sortie France : 17 aout 2011
Sortie US : 8 juillet 2011
Mpaa : "R" pour crude and sexual content, pervasive language and some drug material
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Pour Nick, Kurt et Dale, la seule chose qui pourrait rendre le travail quotidien plus tolérable serait de réduire en poussière leurs intolérables patrons. Démissionner étant exclu, les trois copains échafaudent, avec l’aide de quelques verres de trop et les conseils douteux d’un ancien détenu, un plan quelque peu alambiqué, mais infaillible, pour se débarrasser de leurs employeurs respectifs... définitivement. Il n’y a qu’un problème : les plans les plus infaillibles ne le sont qu’autant que les cerveaux qui les ont conçus le sont.
Source: allocine


Je n'ai pas trouvé de topic consacré au film et je n'ai pas spécialement l'intention d'en ouvrir un donc je poste ici-même un rapide point de vue du film.
La vague de comédies dites "pour adultes" subit après "Very bad trip 2" un nouvel écueil. "Comment tuer son boss", qui a plutôt bien fonctionné aux États-unis, s'appuie donc sur un casting de bonne tenue pour nous conter l'histoire de trois copains dont les patrons respectifs sont tous d'odieux personnages, si bien qu'ils en viennent à décider de les supprimer.
Le film de Seth Gordon ne parvient qu'à faire sourire sporadiquement, la faute à un script vraiment très paresseux et à des personnages principaux finalement plus agaçants qu'attachants dans leurs moments d'hystérie (Charlie Day est à frapper) et d’incompétences, aussi insupportables que les trois salopards sans scrupules qu'ils sont supposés assassiner. Jason Sudekis ne se foule pas trop en reprenant son rôle de sympathique pervers quasi-identique à celui qu'il tenait dans "B.A.T : Bon à tirer", Charlie Day comme déjà mentionné plus haut surjoue dans l'excès d'un personnage à la limite de la débilité légère (étonnant pour un dentiste) pourvu d'un running gag sur son passé de faux délinquant sexuel aussi redondant qu'inutile. De son côté, Jason Bateman apporte quelques points en plus au film par sa présence et son charisme, l'un des bons points du film.
Face à eux, trois têtes d'affiches dont on voudrait nous faire croire qu'ils ont brisé leur image en interprétant de fieffés pourris. Malheureusement, Kevin Spacey reproduit son personnage irascible de "Swimming with sharks", Jennifer Aniston se contente de prendre des poses lascives en éructant des insanités qui ne sont drôles que les deux ou trois premières fois où on les entend et Colin Farrell, en crétin dégarni imbu de lui-même, ne se montre pas vraiment convaincant même si ce type de rôle diffère quelque peu de ceux dans lesquels il a un peu trop pris l'habitude de s'enfermer. Enfin, Jamie Foxx, un peu comme dans le récent "Date limite", continue de cachetonner en guest star inutile.
La réalisation se montre efficace et suffisamment rythmée pour ne pas s'enfoncer dans l'ennui au bout d'une demi-heure mais cela ne suffira pas à réveiller des zygomatiques engourdies par des gags vus et revus, dont la vulgarité assumée n'est même pas réjouissante pour qui apprécie ce genre d'humour. Enfin, "Comment tuer son boss" demeure un film très très frileux qui ne va jamais au bout de son sujet (ni de son titre français peu approprié qui fait écho à la géniale comédie des années quatre-vingt "Comment se débarrasser de son patron" de Colin Higgins sans jamais atteindre le niveau de drôlerie et de mordant de cette dernière.
Néanmoins, ce n'est pas un mauvais film. Simplement une œuvrette parfaitement anecdotique désireuse de surfer sur la vague soi-disant politiquement incorrect que des succès comme ceux de Todd Phillips mais qui ne va pas trop loin, qui reste bien lisse et dont on sent même qu'il a été conçu sans passion mais dans le seul et unique but de mettre du beurre dans les épinard de la Warner. Vite vu, très vite oublié et oubliable.

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