Mad Movies: Documentaires et Documenteurs - Mad Movies

Aller au contenu

  • (13 Pages)
  • +
  • 1
  • 2
  • 3
  • Dernière »
  • Vous ne pouvez pas commencer un sujet
  • Vous ne pouvez pas répondre à ce sujet

Documentaires et Documenteurs

#1 Poltermok*

  • Groupe : Guests

Posté 27 février 2006 - 13:38

Salut à tous, voici un petit topic où l'on pourra se conseiller divers documentaires et autres, qui en plus d'informer, possèdent de vraies qualités cinématographiques (enfin, pas obligé!)

On a aussi le droit au documenteurs du style


FORGOTTEN SILVER :

pas vu, mais ça a l'air bien barge,



BONK BUSINESS INC.- SAGA D'UNE MULTINATIONALE :

"docu" de science-fiction très curieux, parodique et philosophique, sur une multinationale suédoise, le "Suceur cosmique", et la disparition de toute électricité de la surface de la terre,  


Ca c'est pour le topic de la photo qui fait rire  biggrin.gif

Présentation sur www.hic-et-nunc.be/ beta/focus.php :

Un groupement finlandais d’artistes utilisant plusieurs médiums (photographe, scénographe, dessinateur, graphiste, styliste, vidéaste, sculpteur) s’est lancé le défi de nous faire croire en une multinationale tentaculaire née au siècle passé. Un savant fou aurait développé un lubrifiant industriel à partir d’huile d’anchois. Très vite, cette découverte prit beaucoup d’ampleur... Cette (science-)fiction quelque peu mégalomane présente une quantité innombrable de faux documents en tout genre: photos d’archives, fausses coupures de presse, films muets, vieilles publicités, accessoires de promotion, répliques de produits commercialisés. Tout a été pensé pour rendre crédible l’existence de ces marchandises délirantes et inutiles, issues des dernières découvertes technologiques. Mais au delà de l’aspect ludique de ce projet qui date déjà du début des années ‘90, il y a la volonté de nous faire réfléchir sur les problèmes de la société actuelle: la mondialisation, l’environnement et l’engouement des masses populaires pour les produits de consommation d’un jour (exemple du télé-achat), inutiles, de mauvaise qualité et de mauvais goût.


ROK DABLA :

récit d'une tournée par l'une des stars du rock tchèque (!), peuplé de fantômes et de troubles de la personnalité. Manipulation des médias, chaleur du public, apparition surprenantes, et délire psychédéliques dans le désert (avec Jaz Coleman, leader de Killing Joke et chef d'orchestre à ses heures!). Un truc tout bizarre mais assez touchant finalement.


En route vers l'univers B!


LES YES MEN :

un documentaire sur une bien belle falsification opérée par deux trublions dont le but avoué est de "ridiculiser l'OMC" à travers de fausses conférences internationales devant un parterre de vrais experts, comme par exemple recycler la merde des pays riches et en faire des hamburgers pour les pays pauvres, rétablir l'esclavage avec injonction de puces espionnes dans l'épaule des travailleurs, ou plus simplement annoncer la dissolution de l'OMC car "trop injuste", nouvelle reprise par 25000 journalistes du monde entier! Hilarant et osé.




Prêts à péter la gueule à l'OMC!!!


L'incontournable SPINAL TAP, etc.


Yeah baby!



Moi j'ai envie de vous parler de FARREBIQUE (1946, Georges Rouquier) :
un VRAI documentaire, primé à Cannes (je croyais que le festival de Cannes avait commencé en 1947?), une chronique de la vie de paysans, pendant un an, dans le Rouergue. C'est assez fascinant, très lent, et surtout ça donne un aperçu de la vie en France, à la campagne, il y a tout juste 60 ans. Et là, on se rend compte que la société a très vite évolué : dans le film, pas d'électricité, des paysans qui parlent patois (on comprend rien les 3/4 du temps  8O ), la vie du village, la messe (qui commence par un long chant qui ressemble à rien de connu) et les prières paysannes inconnues au bataillon, la danse folklo super millimétrée, les histoires de passation d'hérédité (assez complexes, il n'y a que l'aîné qui puisse reprendre la ferme), les longues tâches de l'agriculture et de la vie quotidienne (la famille fait tout elle-même : pains gigantesques, élevages de cochons, de boeufs, d'oies, fourrage et pâturage, etc.), le prêtre en habits de cérémonie avec les enfants de choeurs, etc.

C'est assez émouvant de voir à quoi ressemblait la France en ce temps-là. L'éclairage est bien pensé, le film est assez lyrique (parfois maladroitement), et les situations sont peut-être pas si spontanées que ça. Mais le but ici est de sublimer la vie paysanne, immémoriale.

Très intéressant.

A noter, une suite en couleurs, BIQUEFARRE, où les mêmes vingt ans après (ça doit être drôlement intéressant!!). Pas encore vue, mais ça ne saurait tarder.


L'amour toujours!

Bon, vous connaissez vous, des documentaires que vous conseillez, qui vous ont touchés ou intéressés, amusés? On peut même s'interroger sur le rapport de la caméra dans la fabrication des documentaires, comme quoi la présence d'une équipe de cinéma peut fausser la situation, comme en mécanique quantique. Ou tout simplement se poser des questions sur la fictionnalisation de la réalité par le montage, la musique, le commentaire, etc.

(je suis sûr que Beurk a plein de docus très sales sur notre monde pourri!)

PS aux modos : est-ce que vous pensez que ce sujet est plus à sa place dans le topic "DVD"?

#2 L'utilisateur est hors-ligne   Lord-Of-Babylon 

  • Cosmique Troupier
  • Groupe : The Devil's Rejects
  • Messages : 19 463
  • Inscrit(e) : 02-novembre 02
  • Location:Ailleurs

Posté 27 février 2006 - 21:15

CITATION
FORGOTTEN SILVER :
pas vu, mais ça a l'air bien barge,


C'est aussi maitrisé de bout en bout. On rigole aujourd'hui du scandale que ce film à provoquer mais je suis certain qu'on fait visionner ce film à un public qui n'est pas au courant de la supercherie et il n'y verra que du feu tant la méticulosité dans les divers effets propres aux documentaires sont respecté
Pourtant j'aime bien American Pie - Peav qui fait son coming-out

#3 L'utilisateur est hors-ligne   Waco 

  • J'ai plus de vie sociale
  • Groupe : Members
  • Messages : 4 894
  • Inscrit(e) : 16-novembre 03

Posté 27 février 2006 - 21:37

CITATION(Poltermok)
Salut à tous (...)

LES YES MEN :
un documentaire sur une bien belle falsification opérée par deux trublions dont le but avoué est de "ridiculiser l'OMC" à travers de fausses conférences internationales devant un parterre de vrais experts, comme par exemple recycler la merde des pays riches et en faire des hamburgers pour les pays pauvres, rétablir l'esclavage avec injonction de puces espionnes dans l'épaule des travailleurs, ou plus simplement annoncer la dissolution de l'OMC car "trop injuste", nouvelle reprise par 25000 journalistes du monde entier! Hilarant et osé.


Ca a l'air très très très bien. Je note ça dans un coin de ma tête.

Sinon, comme documentaire, il y a ça...

CITATION
"- C'est le PDG et il n' a jamais vu ses usines."

Sur l’affiche une silhouette, un business man anonyme, mi-ange mi-démon. Le coupable idéal et celui qui n’est jamais responsable de rien. C’est exactement de cela dont nous parle The Corporation, un documentaire fascinant, dense mais palpitant, long mais ludique, qui démontre comment les multinationales façonnent notre vie quotidienne pour le meilleur et pour le pire. Et c’est passionnant.
Bon nous sortons de là un peu groggy par la tonne d'informations et de témoignages. Indignés, submergés par la masse d’informations…mais nettement moins cons qu’avant.

The Corporation est un film exemplaire, pas seulement parce qu’il dénonce un certain nombre de scandales (ou plus exactement qu’il réunit des affaires déjà publiées ailleurs), mais parce que de leur juxtaposition brillamment agencée naît une réflexion chez le spectateur. C’est la grande intelligence du film : les réalisateurs n’assènent jamais leurs convictions, ils donnent les clefs pour comprendre. Au public de tirer ses propres conclusions. Et pour nous amener à ce résultat, The Corporation ne lésine pas sur le nombre ni sur la palette de témoignages, émanant tout autant de PDG, d’agitateurs notoires (Noam Chomsky, Michael Moore, Naomi Klein…), d’observateurs du commerce mondial, de spécialistes de la médecine du travail, de journalistes censurés, d’un golden boy et d’un espion industriel… Cette diversité respecte l'intelligence du spectateur et nous offre la possibilité de confronter toutes les contradictions de notre système, ce qui est très rare à une époque où les faits divers, la simplification et le binaire dominent lère de la surinformation, et en fait de la désinformation. Venus de tous les horizons (géographiques et idéologiques), ces témoins se transforment tous en empêcheurs de penser en rond ; parfois malgré eux.

Difficile de rester impassible face aux révélations troublantes sur relations entre IBM et le pouvoir nazi ou le récit de ces 2 journalistes, engagés par la chaîne Fox pour créer un magazine d’investigation et censurés… avant la diffusion du premier reportage, mettant en cause la plus grosse entreprise agroalimentaire des Etats Unis. Impossible de ne pas être parcourue de frissons d’horreur face à la force brute de certains témoignages. "Pour contrôler un gouvernement, on' n'a plus besoin d'un coup d'état", entend-on. On ne rêve plus. En toute candeur, un golden boy raconte que lors de la destruction du World Trade Center, sa première pensée a été pour le cours de l’or. Ou encore cette spécialiste de la communication qui explique posément -et avec une certaine fierté- le " facteur harcèlement ", créé chez les enfants pour obliger leurs parents à acheter ce que les bambins demandent. Et ne parlons pas de " Celebration ", ville du bonheur parfait, créé (et régie) par Disney… A l’opposé, le documentaire charrie aussi des bouffées d’espoirs : les nombreuses analyses acérées des divers observateurs (visions pertinentes et critiques) et les récits de victoires sur cet ordre mondial inhumain. Oscar Olivera (activiste bolivien) retrace comment la population bolivienne à réussit à s’insurger contre la privatisation de l’eau, et a reconquit ce droit essentiel. Ou encore le témoignage de Ray Anderson (parfait dans le rôle du pdg repenti) qui s’est un jour rendu compte de la dégradation infligée à la terre par le système capitaliste (prise de conscience due à des revendications de consommateurs), et qui prône désormais les vertus du recyclable dans son entreprise et lors de symposiums, face à des PDG médusés.

Pour brosser le portrait de cette hydre informe qu’est "La Multinationale", le documentaire s’est construit de manière drôle et originale : puisque -selon la loi- l’entreprise est une personne morale, les réalisateurs appliquent des grilles d’évaluation psychiatrique. Le résultat de ce diagnostique de personnalité est édifiant. A cause d'elle, "tous les organismes vivants sont en déclin."
Divisé en chapitres, qui donnent un coté didactique mais permettent aux spectateurs de ne pas perdre le fil, The Corporation aborde différents aspects tout en suggérant (grâce à un procédé graphique en amorce des chapitres) qu’il pourrait en évoquer d’autres. Il n’est pas question de la catastrophe chimique de Bhopal, ni des ateliers clandestins, ni… Le sujet est vaste et il bien fallu faire de choix. D’ailleurs Jennifer Abbot, monteuse du film, a largement mérité son titre de co-réalisatrice. Un pré-montage de 33 heures (on vous disait que le sujet est vaste…) a permis de bâtir la trame autour des interviews. Et si elles sont aussi percutantes, c’est en grande partie grâce à la technique employée pour les recueillir : les interviewés sont face à la caméra et regardent donc le spectateur droit dans les yeux ; mais pour éviter des réponses déshumanisées, le réalisateur Mark Achbar a fixé sur l’objectif un miroir argenté qui reflète le visage de l’intervieweur (placé en fait derrière son interlocuteur). L’interviewé a ainsi l’impression de s’adresser directement au journaliste, ce qui donne plus de chaleur et de naturel aux propos.

S’inscrivant dans la lignée des documentaires décapants, qui raflent les prix dans les festivals (d’ailleurs The Corporation n’échappe pas à cette règle), l’œuvre de Mark Achbar et Jennifer Abbott assume parfaitement sa filiation : Michael Moore est l’un des intervenants récurrents et un extrait de Roger et moi (film dans le film) vient étayer l’un des thèmes abordés. Il faudrait montrer ce film partout : dans les écoles, les halls de gares, les supermarchés, lors de soirées entre amis (plus instructif que les séances " photos du voyage en Croatie "). Tout simplement parce que c’est un film utile : profond, bien fait et souvent drôle. Et qu’en dépit de tout ce qui y est dénoncé, il donne envie de faire changer les choses et nous persuade que c’est possible. Même si selon la plupart des interviewés, "les gens veulent de l'argent, point final." Pas facile donc, mais possible. "Il faut qu'un jour ce pillage soit illégal." Car c'est bien de Loi dont il s'agit. Celle-ci n'est ni celle de la Nature, ni celle d'un Dieu. Elle nous a échappé.

(source : ecrannoir.fr)


L'archiviste l'avait mentionné sur je sais plus quel topic. Paraît-il que c'est très démoralisant à voir (je l'ai mais j'ai pas encore eu le temps  -le courage?-  de le regarder)

#4 L'utilisateur est hors-ligne   MechaTakeshi 

  • Gremlins
  • Groupe : Members
  • Messages : 1 680
  • Inscrit(e) : 28-mai 05
  • Profil:Homme
  • Location:Paddy's Pub

Posté 27 février 2006 - 21:56

En documenteur, il y a Les 4 Saisons d'Espigoule de Christian Philibert (Travail d'Arabe), racontant la vie d'un petit village de provence profonde. C'est à mi-chemin entre un épisode de Strip-Tease sur France 3 et un  d'Au-delà du Réel...



Une gallerie de personnages qui ne peuvent attirer que sympathie et tendresse (sans condescendance, attention). De vrais moments de poésie et des passages à mourir de rire (le poète, la chasse au phacomechère...).
Posted Image

Fucking hell... a line from the play !

#5 L'utilisateur est hors-ligne   DreamSquare 

  • Russian Way Of Life
  • Groupe : Members
  • Messages : 5 873
  • Inscrit(e) : 28-novembre 04
  • Location:Tarkovski's grave

Posté 27 février 2006 - 22:01



Un superbe reportage signé Clouzot qui montre Picasso oeuvrer sous nos yeux... C'est génial.

#6 L'utilisateur est hors-ligne   roboris45 

  • GO du club Mad
  • Groupe : Members
  • Messages : 8 956
  • Inscrit(e) : 18-janvier 05
  • Profil:Homme
  • Location:dans la cave.

Posté 27 février 2006 - 22:11

Passé sur Arte en milieu des 90:  DOCUMENTS INTERDITS de Jean-Teddy Filippe.

"En 1989, Jean-Teddy Filippe réalise Les documents interdits, une série coproduite par l'INA qui explore les événements paranormaux sur le ton du "documenteur". Ces films témoignent d'un passage dans l'au-delà, dans le monde inconnu avec moult détails qui valident le subterfuge. L'idée qu'une image d'archive serait "vraie" puisqu'elle nous est montrée comme telle relève d'un processus assez pervers et s'inscrit dans l'air du temps ; elle offre la même "crédibilité" que le fameux charnier roumain de Timisoara, qui piégea toutes les télés. On peut être sûr que lors de la diffusion de ce film, certains spectateurs repartiront avec l'idée d'avoir assisté à un scoop partagé avec quelques centaines de spectateurs... ce film a fait le tour des festivals, et, depuis bientôt quinze ans, doit cumuler quelques centaines de milliers de "témoins".

Avec "La barque" notament  icon_arrow.gif http://joel.baran.free.fr/FamilleT.htm



Et "The war game", "Culloden" de Watkins
icon_arrow.gif http://www.mad-movies.com/forums/viewtopic...t=13116&start=0
PSYSHOOT --> http://psyshoot.canalblog.com/
SEX SHOP WONDERLAND (BD - sortie 2013) --> http://sexshopwland.canalblog.com/

#7 L'utilisateur est hors-ligne   DreamSquare 

  • Russian Way Of Life
  • Groupe : Members
  • Messages : 5 873
  • Inscrit(e) : 28-novembre 04
  • Location:Tarkovski's grave

Posté 27 février 2006 - 22:33

CITATION
Et "The war game", "Culloden" de Watkins


Ce ne serais pas le film avec la fameuse bataille en Angleterre ou l'écosse s'est fait eclater par les britanniques ? C'est énorme !

#8 L'utilisateur est hors-ligne   oisin 

  • Ghoulies
  • Groupe : Members
  • Messages : 205
  • Inscrit(e) : 25-novembre 05
  • Profil:Femme

Posté 02 mars 2006 - 22:06

ca a deja ete dit mais
jai penser tout de suite a spinal tap en voyant le sujet.

#9 L'utilisateur est hors-ligne   grifter 

  • J'ai plus de vie sociale
  • Groupe : Members
  • Messages : 5 021
  • Inscrit(e) : 28-juin 04
  • Location:Au Skywalker Ranch entrain de torturer Lucas en lui montrant la Trilogie originale sans fx 3D et en 16/9!

Posté 06 mars 2006 - 16:50

Dans le genre documenteur il y avait celui diffuse sur arte il y a quelques temps : operation lune; qui devoilait la supercherie de l'allunissage d'Apollo 11, qui etait en fait realise en studio par Kubrick.

Opération lune
Jeudi, 1er avril 2004 à 22h20
Rediffusion : 11 avril à 02h00
Rediffusion du 16 octobre 2002

CE FILM A RECU LE GRIMME PREIS 2003.

Un documentaire de William Karel

Coproduction : ARTE France, Point du Jour (2002-52mn)


Quels liens Stanley Kubrick entretenait-il avec la NASA ? Richard Nixon était-il prêt à tout pour assurer la suprématie des États-Unis dans la conquête de l’espace ? Hollywood a-t-il participé à l’élaboration des images de Neil Armstrong foulant le sol lunaire ? Partant d’une controverse vieille comme la Lune, William Karel livre un vrai-faux documentaire aussi drôle qu’incroyable, un exercice de style qui déstabilise notre rapport à l’image.

Le 20 juillet 1969, la mission Apollo 11 alunit sur la mer de la Tranquillité. Deux milliards de téléspectateurs sont devant le petit écran pour suivre en direct les premiers pas de l’homme sur la Lune. Ces images, devenues historiques, étaient-elles authentiques ? Quels arguments et quels détails permettent d’en
douter ? Une chose est sûre : en pleine guerre froide, les enjeux liés à la conquête de la Lune n’autorisaient pas l’échec du vol Apollo 11. Mais jusqu’à quel point le président Nixon était-il prêt à mentir pour donner le change ? En quoi le tournage de 2001, l’Odyssée de l’espace de Stanley Kubrick a-t-il influé sur le cours
des événements ? Et si le film du premier homme marchant sur la Lune n’était qu’une superproduction hollywoodienne ?

Tout au long de sa délirante enquête, William Karel avance les hypothèses en détournant les images. Des témoins de l’époque, Donald Rumsfeld, actuel secrétaire d’État américain à la Défense, Henry Kissinger, alors conseiller du Président pour la sécurité nationale, Christiane Kubrick, veuve du cinéaste britannique, ou encore Buzz Aldrin, le deuxième homme d’Apollo 11, reconstituent une étonnante chronologie des faits. En parallèle, des comédiens
endossent le rôle d’un certain nombre d’autres témoins et accréditent la thèse en question…

Qui trompe qui ?
Tout commence par une anecdote puisée dans l'histoire du cinéma : pour tourner les images somptueuses de son film Barry Lyndon, Stanley Kubrick se serait fait prêter par la Nasa un objectif de caméra unique au monde. Pour quels motifs la Nasa aurait-elle accepté de confier ce matériel au cinéaste ? Quel marché aurait été conclu entre les deux parties ? À partir de là, William Karel reconstitue point par point ... ce qui aurait pu devenir la plus incroyable opération de tromperie politique et scientifique du XXe siècle ! Tous les éléments accréditant la thèse de la supercherie sont rassemblés devant les yeux incrédules du téléspectateur d'aujourd'hui, qui est prié d'attendre la fin du générique pour se faire lui-même son opinion et savoir s'il a eu raison de rire ou de s'effrayer.
Posted Image

#10 L'utilisateur est hors-ligne   Rinaldo 

  • Gremlins
  • Groupe : Members
  • Messages : 1 605
  • Inscrit(e) : 25-janvier 03
  • Location:Cf topic.

Posté 15 mars 2006 - 19:20

Ils ne mourraient pas tous mais tous étaient frappés

C'est un beau vers de la fontaine mais aussi un documentaire tres moche. On imagine que le projet s'est monté avec deux-trois bouts de ficelles mais le manque de moyens n'escuse pas tout. Lumieres cramées, raccords foireux, caméra déplacée inutilement, formellement on est trèèèèèèèès loin d'un Delits flagrants meme si le partis pris esthetique est tres proche. (d'ailleurs, contrairement à du depardon, ça aurait tres bien pu etre un reportage audio france culture, ça n'aurait pas changé grand chose)

Il n'empeche, le documentaire reste assez interessant à suivre lorsqu'on s'interesse un peu à la souffrance au travail et aux nouvelles formes d'organisation du travail. Les réalisateurs ont retenu quatre visites médicales de salariés confiant leur detresse face au harcelement. Et malgré les différences de professions et de statuts, une souffrance commune les rapprochent : Tous ont craqués face à la pression et sont maintenant dans un état psychologique et/ou physique déplorable. Ca fait froid dans le dos, et lorsqu'on ressort de la salle on a une furieuse envie d'aller manifester contre le CPE.

Personnellement, j'ai pas appris grand chose vu que j'ai lu pas mal de choses sur le sujet dans le cadre de mes études, mais quelques idées essentielles sont synthétisées dans la réunion finale entre les médecins et psychologues, et surtout, le profil psychologique du harcelé ainsique  les mécanismes de pressions hierarchiques ressortent bien des entretiens (qui manque d'ailleurs parfois d'ellipses).

Dommage que ça soit si mal torché.

#11 L'utilisateur est hors-ligne   Jerry Lewis 

  • JarJar
  • Groupe : Members
  • Messages : 69
  • Inscrit(e) : 13-janvier 06
  • Location:Bolbiquette-sur-Aude

Posté 22 mars 2006 - 14:44

CITATION(Poltermok)
 

L'incontournable SPINAL TAP, etc.


Yeah baby!


[u]A NE PAS MANQUER !!!!

Le lundi 10 avril - à 20h50 - sur FRANCE 4




:wink:

#12 L'utilisateur est hors-ligne   Fraggle 

  • Faut que j'aille dormir
  • Groupe : Members
  • Messages : 10 398
  • Inscrit(e) : 30-août 02

Posté 05 octobre 2006 - 13:59



CITATION
«Paradise Lost», satanée Amérique
Enfin en DVD, les deux volets du docu multiprimé sur le procès bâclé, dans un Middle West réac, de jeunes fans de hard rock accusés du meurtre de trois enfants de 8 ans.

Par Samuel DOUHAIRE


A crimes barbares, coupables idéals ? Le 5 mars 1993, les cadavres mutilés de trois garçons de 8 ans sont retrouvés dans une clairière des Robin Hood Hills (Arkansas). Après quelques jours d'enquête, la police de la ville voisine de West Memphis exhibe fièrement un suspect. Jesse Misskelley Jr., un débile léger de 17 ans, avoue avoir assisté à la boucherie et met en cause deux potes, Jason Baldwin, 16 ans, et Damien Echols, 18 ans. Puis se rétracte. L'affaire des «West Memphis Three» peut commencer. Avec une enquête bâclée et un procès pour le moins partial, racontés dans Paradise Lost, un documentaire multiprimé aux Etats-Unis depuis sa diffusion à l'été 1996 sur la chaîne HBO et enfin disponible en France, grâce au DVD.

Reporters vautours. Avec le simple récit des faits ­ rebondissements de situation en plein tribunal, approximations des enquêteurs, stratégies contradictoires de la défense ­, Joe Berlinger et Bruce Sinofsky avaient suffisamment de matière pour réaliser un film d'une efficacité dramaturgique implacable à l'instar du «polar du réel» The Staircase, de Jean-Xavier de Lestrade ( Ecrans du 1er juillet 2006). Mais, au-delà du fait divers exceptionnel, ces adeptes du documentaire au long cours (1) frappent par leur vision terrifiante de l'Amérique profonde, où l'on a autant la Bible à la bouche que le colt à la main et où l'horizon culturel se limite à la sainte Trinité trailer park -télé-église. Au procès, le procureur insistera lourdement sur la probité douteuse d'un expert à la défense, puisqu'il «a fait ses études à Berkeley», le temple de la contre-culture californienne ­ sous-entendu : ce gars est un étranger et, pire, un intellectuel laxiste. Dans un commentaire audio tout aussi recommandé que le film, Berlinger et Sinofsky expliquent que l'affaire n'aurait pu enflammer l'opinion sans la combinaison de «trois combustibles dévastateurs» : «l'irresponsabilité des médias», qui ont tout fait pour monter en épingle une «histoire juteuse» ; «l'hystérie satanique», une accumulation de rumeurs sur le thème d'une recrudescence (jamais avérée) de sacrifices d'enfants et autres messes noires dans les années 80 ; et surtout la «ferveur religieuse» du Middle West, où la majorité des Américains est persuadée que «les anges et les démons sont parmi nous». Paradise Lost montre comment l'obsession médiatique peut cannibaliser le réel : «Certains sont prêts à soutenir des monstres pour avoir leurs quinze minutes de gloire à la télé», dénonce une partie civile ulcérée par le comité de soutien aux trois accusés.

Une phrase qui fait écho à l'attitude tragi-comique de la mère d'une des victimes tout excitée à l'idée «de passer à la télé». Les plans de reporters vautours à l'affût de la phrase choc et les extraits de journaux télévisés hyperdramatisés ponctuent le film. Et quoi de plus spectaculaire qu'une hypothèse de triple meurtre satanique alors que les accusés, comme beaucoup d'adolescents, aiment porter du noir, écoutent du hard rock et s'intéressent à la sorcellerie ? «Il suffit de voir comme ils s'habillent. Ils sont coupables», explique une commerçante de West Memphis. Verdict, à l'issue d'un procès où il aura plus été question de marchandage que de recherche de la vérité : prison à vie plus quarante ans (sic) pour Jesse Misskelley, perpétuité sans possibilité de libération conditionnelle pour Jason Baldwin et peine de mort pour Damien Echols. Et fin du film. Sauf que...

«Nous voulions que les spectateurs sortent de Paradise Lost avec suffisamment de questions pour qu'il y ait un nouveau procès», expliquent Berlinger et Sinofsky. Le pari sera réussi à un point tel que le film va échapper à ses créateurs et devenir une pièce à conviction dans le dossier judiciaire. Convaincus de l'innocence des trois accusés, les deux réalisateurs vont pourtant être mis en cause par les nouveaux avocats de la défense lors des audiences préparatoires au procès d'appel... et utilisés par le procureur pour appuyer la thèse de l'accusation ! Pas vraiment chauds à l'idée de replonger dans de «telles souffrances», Berlinger et Sinofsky vont pourtant accepter de tourner une suite sur les rebondissements de l'affaire, par «obligation morale» envers les accusés. Sans images des audiences (le juge a cette fois interdit la présence des caméras) ni témoignages des proches des victimes (qui ont presque tous refermé leur porte largement ouverte lors du tournage du premier opus), Revelations souffre de la comparaison avec Paradise Lost. Le film, sous forme de «devoir de suite», montre l'activisme d'un groupe de bénévoles qui, via un site Internet (2) et des manifestations devant le palais de justice, demande la révision du procès.

Prédicateur possédé. Mais le principal intérêt de Revelations tient en l'émergence d'un vrai personnage de méchant. John Mark Byers, père adoptif d'un des garçons assassinés, est le seul proche des victimes à avoir accepté de se faire filmer une deuxième fois. C'est aussi le plus louche avec son physique de déménageur et sa diction de prédicateur possédé. D'autant que, au fil des minutes, on apprendra que c'est un repris de justice qui va bientôt retourner derrière les barreaux, qu'il frappait son enfant plus que de raison et, depuis, en a agressé d'autres, et, surtout, que sa femme est morte à leur domicile dans des circonstances «indéterminées». Le voilà, le coupable idéal. Trop idéal ? Treize ans après les faits, les West Memphis Three attendent toujours un (hypothétique) procès en appel.

(1) Auteurs depuis d'un incroyable documentaire sur le groupe Metallica, Some Kind of Monster ( Libération du 4 février 2005).


(je viens de le chopper, ça a intérêt à être à la hauteur de sa réputation)
"This conversation can serve no purpose anymore. Goodbye." - HAL PACINO 9000

#13 L'utilisateur est hors-ligne   francesco 

  • Madnaute
  • Groupe : Members
  • Messages : 4 631
  • Inscrit(e) : 29-août 02
  • Profil:Homme
  • Location:Buffalora / Sunnydale / Amon Hen / Paper Street / Champs du Pelennor / Cleveland

Posté 05 octobre 2006 - 21:00

@ Poltermok : Farrebique, je l'ai vu à 10 ans lors d'une séance de cinéma organisée par l'école et je sais pas pourquoi, mais dans un tel contexte, j'ai eu vraiment beaucoup de mal à trouver ça "interessant", "émouvant" ou "lyrique" mellow.gif (mais bon, j'étais un p'tit con à l'époque, et de toute facon, montrer ça à une bande de gamins surexcités en vadrouille dans l'espoir de capter leur attention, c'est un peu illusoire comme démarche faut dire icon_mrgreen.gif ) (toujours est-il qu'avec les copains & les copines on avait bien rigolé) (une autre fois, les profs avaient aussi essayé de nous montrer le documentaire moyen métrage sur Picasso en train de peindre un taureau ou je sais pas quoi blink.gif )
"Toutes les femmes de ta vie / En moi réunies / Ton âme soeur, ton égérie / Parfois ta meilleure ennemie.
Toutes les femmes de ta vie / Glamour ou sexy / L'héroïne de tes envies / Je suis toutes les femmes, tu vois, toutes les femmes de ta vie." (L5)

#14 nicco*

  • Groupe : Guests

Posté 06 octobre 2006 - 00:03

CITATION(Waco @ 27 2 2006 - 21:37) <{POST_SNAPBACK}>


L'archiviste l'avait mentionné sur je sais plus quel topic. Paraît-il que c'est très démoralisant à voir (je l'ai mais j'ai pas encore eu le temps -le courage?- de le regarder)


C'est une merveille ce docu. Une analyse froide et objective du système capitaliste sans ouin ouin pseudo-rebelle à la française.


Dans le même veine, et pour redonner le moral, il y a The Take, sur la crise économique argentine, qui montre comment les ouvriers prirent de force leurs usines et les firent tourner très bien sans l'aide d'aucun patron !
(bizarrement très peu couvert en France par les médias)

Sinon, des prods récentes, Viva Zappatero! est selon moi le docu à voir.

#15 L'utilisateur est hors-ligne   Waco 

  • J'ai plus de vie sociale
  • Groupe : Members
  • Messages : 4 894
  • Inscrit(e) : 16-novembre 03

Posté 06 octobre 2006 - 00:42

CITATION(nicco @ 06 10 2006 - 00:03) <{POST_SNAPBACK}>
CITATION(Waco @ 27 2 2006 - 21:37) <{POST_SNAPBACK}>


L'archiviste l'avait mentionné sur je sais plus quel topic. Paraît-il que c'est très démoralisant à voir (je l'ai mais j'ai pas encore eu le temps -le courage?- de le regarder)


C'est une merveille ce docu. Une analyse froide et objective du système capitaliste sans ouin ouin pseudo-rebelle à la française.


(...)

Oui, je l'ai vu depuis et c'est effectivement un model du genre (une démonstration clinique qui, en plus de démoraliser, fait égalemment flipper) : on analyse en faisant parler les faits et non en mettant ses opinions en avant (remarquez que c'est pas incompatible pour la réussite d'un documentaire solide mais encore faut-il avoir du talent et de la rigueur afin d'éviter de basculer dans la carricature et/ou les généralités).

Sinon, tu cites The Take, autre docu dont j'ai lu le plus grand bien mais que je n'ai pas encore eu l'occasion de voir. Pour ce qui est de son absence de diffusion en France, c'est pas propre à l'Argentine et à la cataclysmique crise économique qui l'a frappé mais je dirais plutôt que ça révèle une fois de plus le manque d'intérêt habituel que nos médias portent en général à l'Amerique latine (on balaye le sujet d'une main dès que ça ne parle plus de foot, de samba, de cartels de la drogue, de Fidel Castro ou des petites phrases choc d'Hugo Chavez...).

Partager ce sujet :


  • (13 Pages)
  • +
  • 1
  • 2
  • 3
  • Dernière »
  • Vous ne pouvez pas commencer un sujet
  • Vous ne pouvez pas répondre à ce sujet

1 utilisateur(s) en train de lire ce sujet
0 membre(s), 1 invité(s), 0 utilisateur(s) anonyme(s)