Par contre, vu que je ne peux pas transférer un message d'un topic à un autre sans retirer le message de son topic originel au passage, je me contenterai d'en quoter certains pour ne pas faire trop de trous, les voici :
Francesco Prelati, le 01 décembre 2010 - 00:33 , dit :
Ah, la première série animée Transformers... ce qu'on appelle l'univers Génération 1 (ou G1) dans les milieux geeks autorisés. Si l'on excepte l'idée de base et les design des persos, ça vole pas bien haut dans le registre infantile, hein. D'ailleurs, Bay en reprend certains gimmicks bêbêtes (Starscream qui se fait systématiquement engueuler/taper dessus par Megatron, Optimus qui traite un adversaire de "boîte de conserve" durant un combat, etc.) ou censément "iconiques" (wow, dans le premier film Optimus a son bras qui se transforme en lasero-hache comme dans l'épisode n°chaispluscombien, supaire...). Ces trucs mâtinés au beaufisme viril de Bay, ça fait un drôle de mélange tout de même.
Adoncques pour vanter les pseudo-mérites de cette première série, faut vraiment être un fan aveuglé par la nostalgie, capable d'ouvrir des topics sur Jem et les hologrammes ou Dorothée au Zénith.
(Dans le genre DA pour mômes mais pas cons, matez plutôt des séries transfos bien mieux écrites comme Beast Wars ou le plus récent Transformers Animated.)
Je vais radoter avant que ce topic preview atteigne sa cinquantième page !
Plutôt que de ressortir les éternels discours "c'est tiré d'une gamme de joujoux, c'est forcément nul contrairement à des hommes-araignées et consorts" ou "Bay a violé mon âme d'enfant", penchez-vous sur certains comics Marvel (branches british puis US) des années 1980 si vous voulez des scénarios TF G1 potentiellement "intéressants" à adapter :
Man of Iron par Steve Parkhouse, une approche neuve et intrigante du concept Transfo dès 1985 : sorte de pré-version du Géant de fer de Brad Bird, avec de l'action saignante (quand un robot se fait toucher par un missile ou un rayon laser, il explose salement), du mystère (Transfo intégré au folklore médieval, et plus généralement des robots dépeints comme des aliens légèrement inquiétants) et de la mélancolie (si j'avais pas peur de passer pour une gonzesse, je dirais que la fin est 'achement poétique).

(couv' d'une récente réédition par IDW Publishing, par un certain Nick Roche... on en reparle plus bas)
Target 2006 par Simon Furman, l'équivalent pour les Transfos du Chris Claremont des X-Men (pour la durée, voire pour la qualité... toutes proportions gardées, cela dit). Dans ce run, Furman nous sert une anomalie temporelle façon Days of Future Past, en catapultant dans le présent (1986) des persos venus du futur et principalement tirés du long métrage animé dont l'action se déroulait en 2006.
Grâce à Furman, les petits Britanniques mangeaient leur Marvel pain blanc de manière hebdomadaire tandis que les comics mensuels de la branche US s'enfonçaient dans la médiocrité sous la plume de Bob Budiansky (et je ne parle pas des délires assumés façon X-Or, comme dans Buster Witwicky and the Car Wash of Doom, où les Decepticans se servent d'une station-service pour hypnotiser les Terriens et leur soutirer leur fuel).
Toujours dans les pages de Marvel UK, Simon Furman a ensuite créé le robot chasseur de primes Death's Head, perso devenu tellement populaire qu'il faisait de l'ombre aux Transfos (éjecté de cette série, Death's Head a eu droit à la sienne propre après avoir été rétréci à taille humaine par le Doctor Who dans un épisode joyeusement délirant).

(Juste après Watchmen, Dave Gibbons s'accorde une pause ludique en dessinant Death's Head et Rodimus)
Avec son vieux complice Geoff Senior aux crayons (trait simple mais dynamique), Simon Furman a fini au script des derniers et meilleurs numéros de la série étatsunienne : la saga Unicron, elle-même une réécriture plus mature du long métrage animé.

La bataille finale avec du Queen par-dessus (et le pire, c'est que ça marche...)
Puis les années passent... Au début de la décennie 2000, on a droit à un certain nombre de "revivals" comics de la subculture des années 1980 : Maîtres de l'Univers, G.I. Joe... et Transformers. Il est préférable d'oublier les comics Transfos de la compagnie Dreamwave Productions (2002-2004) ainsi que le président d'icelle, dont la carrière est pas piquée des vers.
Par contre, lorsque IDW Publishing reprit la franchise en 2005, c'est Simon Furman qui fut placé aux commandes. Joie ! Il nous livra une série où les deux factions se livraient une guerre secrète intergalactique suite à la quasi-destruction de leur planète d'origine, en infiltrant des mondes étrangers (dont la Terre) grâce à leurs capacités caméléonesques.
Malheureusement, les vente baissèrent, et IDW Publishing confia cette série à des tacherons (Shane McCarthy, Mike Costa...) qui, de reboot en reboot, pulvérisèrent son intérêt. De cette période surnage un seul titre, mais génial (osons le mot). Une ode d'amûûûr à la période Furman des années Marvel Comics UK, écrite par deux auteurs british :
Nick Roche avait déjà écrit et dessiné Kup, le meilleur numéro Spotlight (= focalisé sur un Transfo particulier) où le vétéran Autobot affrontait des "zombies".

James Roberts est l'auteur d'Eugenesis, un roman "fanfic" non-officiel sur nos robots géants, fort bien écrit (on en parle éloquemment dans un article publié sur le site de l'université de Harvard).

Nos deux fans pondent donc pour IDW Publishing une brillante mini-série de 5 numéros, intitulée Last Stand of the Wreckers : l'histoire d'une mission-suicide confiée aux Wreckers, groupe d'élite Autobot (un peu les douze salopards sans l'aspect mercenariat) qui est chargé d'infiltrer une ancienne prison Transfo qu'un général renégat Deceptican a converti en arène/camp de concentration pour son plaisir de psychopathe néronien (et pour attirer l'attention de Megatron, son ancien patron qu'il rêve/craint d'affronter).
Inutile de dire que la petite communauté des "Transfans" (sic) attend avec impatience le moment où IDW Publishing confiera la série principale à Nick Roche et James Roberts (le duo "Rocherts", comme on dit).
Ah, pour les ceusses qui peuvent pas dormir la nuit à cause des changements de taille des Transfos, cet article analyse la question.
Mode nerdgeek off, bonsoir.
Francesco Prelati, le 04 juillet 2011 - 00:56 , dit :
Kissoon, le 04 juillet 2011 - 00:30 , dit :
En fait, Bay avait amplement plus de matière sur le thème (dont une adaptation officieuse de l'oeuvre de Ted Hughes et ce, avant Brad Bird) qu'une gamme de jouets et que le dessin animé pourrite des années 1980... Mais on va pas commencer à lui faire des reproches sur ce plan-là : ce serait un peu naïf vu le contexte, je crois.
Francesco Prelati, le 04 juillet 2011 - 01:36 , dit :
Kissoon, le 04 juillet 2011 - 01:04 , dit :
Ben...

Le roman britannique The Iron Man a été très librement adapté en comixes Transformers par les Grand-Britons de Marvel.
Par ailleurs, un madnaute ('me rappelle plus lequel, bordel) regrettait pertinemment - sur ce même topic ? - que Bay n'exploite pratiquement pas l'aspect "infiltration extra-terrestre" potentiellement offert, avec la paranoïa conséquente, par les transformations des robots en véhicules terrestres... sans se douter que la série d'espionnage Transformers : Infiltration (de Simon Furman) traitait déjà ce thème.
Sans parler de toutes les approches archi rebattues d'une situation conflictuelle (mission-suicide d'un commando - vous savez, les Wreckers : les Autobots nuls qui font rien de particulier dans le film à part garder le vaisseau -, traumatismes de guerre, résistance sur une Cybertron dominée par les Decepticons, etc.) qui ont été plus ou moins bien racontées dans les bédés et dans un excellent fanfic (ça semble une contradiction dans les termes, et pourtant).

Wôôôw putain !
Je suis le seul que ça intéresse ici mais sachez, béotiens amateurs de super-slips, qu'après des dizaines de numéros atteints de mort cérébrale - mixte improbable du vieux cartoon infantile et d'une focalisation pseudo-sérieuse sur un jeune militaire humain tête à claques qui passe son temps à combattre des Decepticons au service d'États communistes (!), lorsque c'est pas Optimus soi-même qui rend les armes devant lui -, la série des Transfos d'IDW Publishing reprend enfin du poil de la bête grâce à l'arrivée de James Roberts au scénario du numéro 22.
Les sept pages de la préviou font déjà le plein niveau références à la série Marvel UK des années 1980, qu'il s'agisse de persos obscurs (Xaaron) ou de pouvoirs oubliés (les yeux anti-matière de Megatron, purée !). Roberts serait même fichu de rendre cohérent le postulat idiot du mauvais cliffhanger du numéro 18 (Optimus et Megatron font leur énième duel, Megatron est sur le point de gagner... mais se rend !!! Suspense terrifroyable

Prowl fait son plan final à la Watchmen dans Last Stand of the Wreckers (déjà de Roberts) pour avoir l'air intelligent et cultivé. Et faire sa promo.

Aide


































