The Woman - Lucky McKee (2011)
#16
Posté 13 mai 2011 - 12:46
#18
Posté 26 mai 2011 - 13:05

“There is no exquisite beauty… without some strangeness in the proportion.” Edgar Allan Poe
#19
Posté 26 mai 2011 - 13:35
#20
Posté 26 mai 2011 - 13:43

“There is no exquisite beauty… without some strangeness in the proportion.” Edgar Allan Poe
#21
Posté 26 mai 2011 - 14:31
#22
Posté 04 juin 2011 - 00:49
Ni un torture-porn ni un texas chainsaw-like, c'est presque une comédie barrée et outrancière sur une forme de maladie mentale qui ronge l'Amérique. J'ai surtout pensé à Happiness et Emprise, le gore en plus.
Mise en scène et interprétation splendides. Le rôle-titre est incroyable si c'est vraiment elle qui pousse ses grognements.
#23
Posté 04 juin 2011 - 23:21
Larry Underwood, le 04 juin 2011 - 00:49 , dit :
Ni un torture-porn ni un texas chainsaw-like, c'est presque une comédie barrée et outrancière sur une forme de maladie mentale qui ronge l'Amérique. J'ai surtout pensé à Happiness et Emprise, le gore en plus.
Mise en scène et interprétation splendides. Le rôle-titre est incroyable si c'est vraiment elle qui pousse ses grognements.
Ca se fait pas de dire des trucs comme ça alors qu'on attend à mort un film !
Tu l'as vu à quelle occasion ?
#24
Posté 05 juin 2011 - 01:27
#25
Posté 05 juin 2011 - 12:30
(Avertissement : quelques possibles légers spoilers)
Le cinéma de Lucky McKee s'est toujours permis de sortir des sentiers battus souvent imposés par la série B mainstream américaine. De "All cheerleaders die" à "May", il appartient à une catégorie qualifiable d'horreur métaphoriquement viscéral yankee. Le metteur en scène, qui apparait souvent en interviews comme un individu replié sur lui-même et probablement bourré de névroses, utilise son œuvre comme un art cathartique extériorisant ses angoisses, ses craintes et ses démons. Issu d'une famille très pauvre du nord de la Californie, McKee semble de film en film essayer de se dédouaner de ce milieu de rednecks dans lequel il a grandi et a donc décidé de pointer du doigt les tares d'une certaine Amérique dont l'apparente normalité cache une folie larvée capable de pousser les individus à commettre les pires atrocités tout en conservant cette façade calme, posée et ordinaire d'une famille très Picket fences, propre et bienpensante.
En s'associant à Jack Ketchum, auteur de romans controversés et dont l'adaptation du "Girl next door" reflétait déjà cette impression nauséeuse du mal vivant en toute quiétude dans un environnement d'apparence tranquille, Lucky McKee ne pouvait pas délivrer avec "The woman" un film pour tous les publics.
Il est donc ici question de la famille Cleek composé du père, de la mère et de leurs trois enfants, deux filles et un garçon. Chris Cleek est avocat, son cabinet fonctionne très bien, sa mère semble être une mère au foyer dévouée et les enfants ont l'air tout à fait respectables. Ils vivent dans une charmante maison en bordure d'une foret, fréquentent le country club et leur vie nous apparait comme tout à fait normale.
Mais le vernis se craquelle bien vite : le père regarde son ainée Peggy avec des yeux ne laissant aucune place à l’ambiguïté, cette dernière est repliée sur elle-même et cache quelque chose, le fils laisse une petite fille se faire molester par des adolescents sans bouger le petit doigt, la mère retient sa crise de nerfs en serrant les dents...seule la cadette ne présente aucun problème particulier.
C'est à la chasse en solitaire que Chris va capturer une jeune femme sauvage vivant seule dans la foret et la ramener chez lui, dans le sous-sol d'une cave où elle se retrouve solidement attachée. Son calvaire peut commencer.
Il est évident que plusieurs thèmes sont brassés dans "The woman" et que McKee insiste sur le côté "les vrais monstres ne sont peut-être pas ce que l'on croit" puisque si la sauvageonne n'est pas commode, les Cleeks ou du moins certains d'entre-eux non plus et les tourments infligés à la femme sont douloureux. Ce besoin de civiliser, d'ôter l'animalité d'un individu n'ayant pas grandi dans la norme tout en se montrant soit-même incivil et brutal nous est présenté en long,large et travers, McKee insistant un peu trop vite sur la face cachée du père qui n'est qu'un monstre dictatorial et pervers capable de rester calme en presque toutes circonstances. Et son fils de prendre le pli d'un père complètement psychotique et de devenir lui aussi un monstre sadique.
Les femmes demeurant plutôt passives durant la majeure partie du film, la sauvageonne étant entravée par des câbles métalliques et subissant sans réagir les tourments du père et de son fils, il n'est pas difficile de comprendre pourquoi un certain public a pu être choqué par le côté faussement misogyne du scénario de Jack Ketchum et Lucky McKee. Mais comme il est aussi évident que ce même certain public voit toujours le noir là où l'on voulait cacher le blanc ("Starship troopers" avait été vu comme un film fasciste me semble-t-il alors que c'est justement ce qu'il cherche à dénoncer en biaisant son point de vu), il n'y avait qu'un pas vite franchi pour créer le malaise et le scandale, à moins qu'il ne s'agisse effectivement d'un buzz de la production...
car,et si bien-sûr tout est toujours question de subjectivité, "The woman" n'est pas un film atroce, machiste, jusqu-au-boutiste ou terriblement choquant. Non, nous sommes pas en présence du "A serbian film" de 2011. Oui, on peut le voir comme une sorte de comédie plus noire que le noir qui a décidé d'aborder des sujets très grave sous un angle effectivement décontracté, au moins dans ses soixante-dix premières minutes, et qui ne crée pas réellement le malaise sauf à partir du moment où les choses vont basculer pour les Cleeks, suite à une mésentente familial et un réveil tardif de la mère.
A partir de là, "The woman" perd de sa potentielle substance comique, et à l'instar de la scène du repas du "Massacre à la tronçonneuse" de Tobe Hooper, bifurque vers l'horreur et l'épouvante, sans pour autant révulser car nous n'atteignons pas ici non plus des sommets du gore vomitif ou propre au scandale à contrario du classique "Cannibal holocaust" de Ruggero Deodatto par exemple. Sans trop en dévoiler, les quinze dernières minutes du film rappellent la graduation d'un "Bedevilled" par exemple mais ne laisse cependant jamais place à la surprise car les événements qui vont s'y dérouler seront facilement anticipés, et c'est alors que "The woman" se redirige vers la série B horrifique qu'elle a essayé de ne pas être depuis le début.
Le plus intéressant avant le final grand-guignolesque demeure la découverte des activités des Cleeks, tout comme certains secrets qui sont révélés
sans certitude (la prégnance de Peggy, par exemple, laisse finalement peu de place au doute) et cette révélation certes quelque peu grotesque, de ce qui se cache dans la cabane des chiens. L'élément rapporté de la professeur de géométrie dévouée par contre est plutôt délicat à gérer et précipité le film, probablement malgré lui, vers les précipices du mauvais film d'horreur.
Les comédiens ont été pour la plupart bien choisis, à l’exception du garçon Cleek et de la professeur qui ne sont pas franchement bons mais ne bénéficient pas pour autant de prestations époustouflantes même pour Polyana McIntosh qui joue bien son rôle de femme sauvage mais sans non plus révolutionner l'interprétation de ce type de rôle. Sean Brigers par contre est vraiment excellent en papa Cleek dont l'ignominie n'a d'égal que le côté bon père de famille sûr de lui en toute situation et aimant. Enfin, Angela Bettis s'en sort bien mais reste tellement habituée à ce type de rôle qu'elle ne bouleverse jamais tant elle donne l'impression de ne savoir jouer que sur certaines émotions.
La réalisation fait très peur au début du film, lors de la présentation quelque peu ésotérique de la sauvageonne, à base de surimpressions d'images vraiment horribles et semble surtout très étriquée, comme si McKee n'avait pas su (ou voulu) filmer l'environnement autour d'elle, ce qui donne l'impression que la foret où elle vit n'est pas gigantesque ni dangereuse, faisant perdre de la crédibilité à ce personnage supposé avoir toute sa vie vécu à l'ombre de la civilisation. McKee recentre sa mise en scène ensuite et l'ensemble est fluide et agréable même si le film n'est pas d'une beauté fulgurante ni même souvent très soigné, ce qui aurait peut-être pu lui apporter une patine indéniablement plus à même de créer le malaise, comme avait pu par exemple le faire David Lynch pour "Blue Velvet". Enfin, l'utilisation quasi-systématique de chansons du genre rock indépendant tout au long du film (très Sundancien finalement) achève un peu d'agacer les tympans, ce qui est dommage car hormis cette bande originale bien faible, le travail sur le son est plutôt réussi.
Mais, au-delà des controverses, scandales et attentes, est-ce que "The woman" est un bon film ?
La réponse sera évasive : ce n'est pas un mauvais film. Néanmoins, à moins de ne pas du tout avoir le cœur bien accroché,il reste difficile de le considérer comme un monument de cinéma glauque, malsain et fondamentalement scandaleux. L'histoire est intéressante mais peine à développer la plupart de ses thèmes, certains éléments sont parfaitement risibles et de grosses lenteurs et répétitions empêchent concrètement l'immersion, désamorçant peur et suspense d'autant plus qu'il ne faut pas être novice pour deviner comment tout cela va se terminer. Aussi, "The woman" n'est absolument pas aussi jusqu'au-boutiste qu'il aurait probablement voulu l'être et le scandale qui s'est créé autour du film fait alors plus immédiatement songer à un pétard mouillé ou un bon coup de pub qu'à une réelle volonté de déranger.
Sans l'adorer, j'ai apprécié le film de Lucky McKee que je considère d'ailleurs comme son meilleur car je ne suis pas vraiment inconditionnelle des "May" et autres "Sick girl" issu de sa filmographie mais je le vois plus comme une comédie d'horreur plus ou moins déviante que ce que d'autres ont pu ou voudraient le voir. Il n'y a donc pas de quoi fouetter un chat ni pousser au suicide les âmes les plus sensibles car ce n'est pas cette série B certes acerbe et à quelques coudées de ses homologues de l'horreur bon marché mais bourrée de défauts qui va venir déranger les classiques du dérangeant.
#26
Posté 05 juin 2011 - 13:22
#27
Posté 05 juin 2011 - 14:55
Reste quelques jolis restes avant tout mais bon... Globalement c'est pas terrible.
2,5 voir 3/6
#29
Posté 10 juin 2011 - 17:01
Avant de rentrer dans les considérations qualitatives de rigueur, il me paraît important de crever un certain abcès d'entrée : non, pour moi "The Woman" n'a rien du scandaleux film misogyne tant décrié dans divers festoches. Comme je l'imaginais, et connaissant un peu McKee, c'est bel et bien un simili plaidoyer contre le machisme primaire que nous sert ici le réalisateur de "May". Après, de là à déclarer que le plaidoyer en question est éminemment pertinent, il y a là un fossé que je me garderai bien de franchir (j'ai pas l'droit d'me salir). Mais bon, je peux comprendre que le film en rebute certains (mais quand ces gens comprendront-ils qu'il faut qu'ILS ARRÊTENT de mater des films d'horreur, si c'est pas leur came c'est pas leur came, mais ça nous permettra surtout d'éviter d'entendre sempiternellement les mêmes conneries).
"The Woman" nous narre donc l'histoire d'une famille américaine désespérément lambda, avec un père avocat, une mère visiblement triste et effacée, une fille aînée mal dans ses baskets, un fils taciturne et une cadette toute en bouclettes. Le père, alors qu'il tente de chasser un gibier introuvable dans le bois jonchant la maison familiale, tombe alors sur une jeune femme vivant visiblement à l'état sauvage dans une grotte non loin de là... Il décide alors de la capturer et de la séquestrer dans la cave de la maison, pour tenter de l'éduquer avec la complicité de toute sa petite famille...
Dans "The Woman", le machisme est partout, et émane intégralement du personnage du père : on le retrouve dans sa relation avec sa femme d'abord, qu'il domine en permanence aussi bien psychologiquement que physiquement, mais aussi dans celle, plutôt tendancieuse et destructrice, qu'il a tissé avec sa fille aînée, mais également dans l'éducation plus que déviante qu'il prodigue à son jeune fils...
Et l'arrivée dans le cocon familial de cette femme sauvage, hargneuse, sans éducation aucune et incapable de communiquer, va finir par exacerber cette tendance outrageusement sexiste déjà très ancrée dans le personnage.
Aussi, l'"éducation" de la jeune femme sera plutôt le prétexte aux pires abus, tant au niveau de l'humiliation, de la violence physique que des agressions sexuelles. Mais très vite, le fils sera témoin d'un des nombreux sévices exercés par son géniteur sur la Femme, et finira donc lui aussi par glisser vers les mêmes déviances, comme la répétition quasi œdipienne d'une certaine tradition misogyne.
Plus tard, d'autres mécanismes inhérents au problème du machisme "moderne" se retrouveront mis en exergue, comme cette rivalité féminine exacerbée que causent parfois les hommes trop coureurs (même si ici le terme paraîtra bien évidemment un peu faible...), et qui mènera les femmes de l'entourage du père (autrement dit sa femme, sa fille ainée, la Femme sauvage, et peut être d'autres encore...) à se faire subir les unes aux autres les pires violences, ignorant ainsi l'origine première de tous leurs maux : le MÂLE.
Ce que j'essaie maladroitement de vous faire comprendre en vous exposant tout cela, c'est que si McKee semble véritablement animé par des intentions relativement "louables" ou tout au moins à des kilomètres de l'étalage de perversions gratuites, il a tout de même tendance à enfoncer pas mal de portes ouvertes...
Autrement dit : "The Woman" un film machiste ? Non. Un film "féministe" ? J'aurais tendance à dire oui, dans les intentions clairement (de mon point de vue toujours). Un film féministe à la critique fine et pertinente ? Hum, pas vraiment...
L'ennui avec ces films à la thèse finalement très défendable mais à l'argumentation si jusqu'au boutiste et grossière, c'est qu'ils se trompent d'époque : au moyen âge, ça en aurait peut être fait réfléchir certains, mais aujourd’hui, où il reste certes encore un peu de chemin à parcourir pour parvenir à une totale égalité sociale des sexes, j'ai cette naïveté de croire que le sadisme déraisonné du père à l'encontre de "ses femmes" est sans nul doute un peu trop extrême et forcé pour véritablement parler à qui que ce soit, malgré le nombre encore beaucoup trop important de violences faites aux femmes dans le monde aujourd'hui, et ce même dans nos démocraties occidentales (car les régimes islamiques sont bien trop souvent stigmatisés, alors que la violence la plus nauséabonde contamine toujours un nombre effarant de foyers dans notre joli pays). Un peu comme si le "Irréversible" de Noé s'était érigé en son temps comme un plaidoyer contre le harcèlement sexuel... Mal dosés tes arguments Gaspard, mal dosés on te dit...
Après, il y a ce fameux aspect "comédie"... McKee aurait-il forcé volontairement le trait afin de faire de son film une sorte de farce caustique ? Peut être. Tout ce que je peux vous dire, c'est que je n'étais pas spécialement plié en deux lors de cette première vision...
Parce que bien évidemment : le film est très violent. Mais encore une fois, je pense que le scandale a surtout été dicté par le fond de l’œuvre, et sa mauvaise interprétation par certains (bon après c'est peut être moi qui l’interprète mal hein, mais je ne le crois pas), plus que par sa violence graphique. Le film est parfois brutal, bien évidemment, mais on a surtout vu bien pire ces temps-ci (des bousins comme "Serbian Film" ou "Martyrs" vont, AMHA, autrement plus loin). Et là encore, c'est plus une question de moralité douteuse (notamment dans les actes suggérés de certains enfants...) qu'un problème d'étalage de barbaque ou de plans chocs.
Formellement parlant, j'y ai trouvé du magistral comme du moyen : certains plans, d'apparence pourtant basique, sont composés avec une inspiration et une minutie qui forcent l'admiration, et là je pense notamment à certains longs gros plans sur le visage (très expressif) de la Femme séquestrée, qui parvienne à créer un réel malaise de part leurs étranges décalages, mais à côté de ça, on a aussi droit à des phases bien plus formatées et sans aucune emphase (mais peut être est-ce volontaire, comme pour donner au film, surtout au début, des airs de série TV familiale). Une réal à deux visages, qui rajoutent finalement au malaise, et qu'on pourrait presque diviser en deux parties distinctes : les plans avec la Femme, souvent inspirés (bien plus que sur un "Girl Next Door" par exemple), et les autres, beaucoup plus désincarnés (un peu comme "Girl Next Door", par exemple
Concernant les acteurs, pas grand chose à jeter, même si les enfants ne sont pas forcément tous au top, mais rien de grave. Par contre, rien à redire pour les adultes : Sean Bridgers campe un père tout en ambiguïté, jamais démonstratif, avec même une certaine bienveillance apparente, autant d'éléments qui le rendent définitivement abjecte. Bettis est une fois de plus épatante, bien que moins bien servie que dans un "May" bien sûr, mais qui sait si bien communiquer les souffrances de son personnage par son grand et beau regard toujours empli d'une si froide étrangeté, sachant que la parole ne lui est que rarement "autorisée"... Et pour finir, Pollyanna McIntosh bien sûr, LA révélation du bousin : elle campe une Femme au langage inconnu et à l'âme rude et sauvage, qui paraît à la fois insensible et bouillonnante, brutale mais presque censée, et finit par donner à son personnage une couleur quasiment inédite, composée par une influence très animale et un charisme inexplicable qui vient presque faire rentrer le film dans le Fantastique le plus total. Sa présence physique et son regard habité vous marqueront longtemps... (et miss Polly est née très exactement le même jour que moi... OK z'en battez les couilles, mais moi ça me ferait presque plaisir, même si je sais pas vraiment pourquoi
Enfin, pour couronner le tout, la très bonne BO, particulièrement pop et colorée (à l'image d'une photo, en dehors des scènes avec la Femme, lumineuse et bigarrée) vient encore un peu plus rajouter au décalage permanent de la pélcohe (certaines scènes "difficiles" sont rythmées par des morceaux plutôt appropriés aux teen movies et autres comédies romantiques), et apporte peut être là une nouvelle preuve qu'il s'agirait donc bien d'une sorte de comédie indépendante d'un tout nouveau genre... Ce n'est franchement pas impossible, et je pense qu'une seconde vision m'y permettra souvent d'y voir plus clair.
Voilà : pour finir, je sors pour ma part plutôt emballé par ce "The Woman" (injustement) décrié, qui ne marquera peut être pas l'histoire du cinéma pour avoir fait évoluer la condition des femmes à travers le monde (je le répète : non pas par ses mauvaises intentions, mais bel et bien par son manque absolu de finesse... Mais encore une fois, tout ceci est peut être volontaire), mais qui aura au moins abouti sur un film d'horreur furieusement audacieux à défaut d'être malin, et qui cache peut être la plus osée des comédies de ce début de siècle... Car un si un seul de mes rires n'a pu fuser de cette première vision (mais vraiment très franc le rire, d'où ma stupeur), la deuxième réservera, à n'en point douter, quelques surprises de taille à mes zygomatiques, qui ne croiront sans doute pas eux mêmes qu'ils sont en train de s'activer pour une telle infamie...
4,5/6

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