Mad Movies: La SF Moderne : des années 80 à aujourd'hui - Mad Movies

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La SF Moderne : des années 80 à aujourd'hui Imagine a world of permanent darkness...

#1 L'utilisateur est hors-ligne   Dorothea 

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Posté 27 mars 2011 - 01:05

....
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#2 L'utilisateur est hors-ligne   comedian17 

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Posté 27 mars 2011 - 02:53

Bon je précise que ce n'est qu'une introduction qui ne rentre pas dans les détailles mais qui donnes les grandes lignes de ce que sont les années 80 à maintenant en terme de Science Fiction, tout n'est pas évoqué et par la suite j'y reviendrai dans d'autres messages en développant cette fois. Voila, en espérant vous avoir inspiré et donnée envie de poster.


Fuck :blink:
C'est juste l'intro ca ? :lol:

En tout cas , chapeau pour le travail , c'est impressionnant , mais le sujet est effectivement très large .Bonnes recherches pour illustrer , comment les craintes/questionnements/événements d'une certaine époque peuvent avoir de l'influence direct sur les films qui suivent .
J'ose même pas ajouter quelque chose :P .
Tu va faire comment dans la suite? Par film majeur par sous genre , ou par époque ?
En tout cas , je lirais avec intérêt , super boulot
Tu peux toujours tonner camarade ....

#3 L'utilisateur est hors-ligne   Dorothea 

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Posté 27 mars 2011 - 14:32

Oui c'est juste l'introduction, merci de l'avoir lu en tout cas :) Sinon je vais déjà finir ce bref tour d'horizon, car oui c'est bien une introduction vu qu'il n'y a pas vraiment d'analyse, c'est juste des idées, des résumés, des informations mais une analyse dans le bon sens du terme. Après avoir finit cette introduction (de fin 90 à 2010) je pense que je vais faire par sous genre mais de façon chronologique ça sera plus simple, bon après il y aura une critique du meilleur (selon moi bien entendu, pas selon la critique) film du genre de l'époque ou plutôt des meilleurs films pour les 3 décennies (80/90/00). Mais si certains veulent poster des informations (et des critiques bien entendu) qu'ils n'hésitent pas. En tout cas se contenter de parler uniquement du cinéma n'est pas difficile en soit mais assez lent à faire vu qu'il y l'animation, la littérature, les comics, les jeux vidéos traitant de SF à mettre de côté et qu'il y a parfois (et dans certains cas, souvent) des liens entre les différents médias dans ce domaine mais bon on va faire avec. Si tu as des choses à dire il ne faut surtout pas hésiter, en tout cas merci d'avoir lu :)

Dark Planet de Albert Magnoli

Les films autres ce n'est pas bien et celui la est bien autre vraiment, ce n'est pas que j'en attendais beaucoup mais au moins le strict minimum et on ne l'a même pas. Il n'y a pas de scénario, enfin si une bref histoire mais les séquences n'ont aucun lien entre elles et sincèrement il faut vraiment suivre pour savoir ce qu'il se passe, enfin même en regardant le film il y a des choses qu'on ne comprend pas comme pourquoi le héros se retrouve en dehors du vaisseau, comment il a fait pour sortir d'un trou noir de sa propre volonté et j'en passe. Mais outre le déroulement qui n'est pas logique, il y a des scènes vraiment autre comme une phase de dispute pour une broutille ou bien une phase de torture digne d'un film érotique. Après c'est sur que le postulat de base n'était pas des plus original j'en conviens mais quand même, même avec un scénario minable on peut faire un bon film mais la on a rien, la mise en scène ne met jamais en valeur ce qu'il y a à mettre en valeur, le scénario est incompréhensible (et cela ne vient pas du fait que c'est complexe, c'est juste nawak) et surtout on a une fin totalement autre qui ferait passer n'importe quelle fin d'un autre nanar pour (oui même du Steven Seagal) un chef d'oeuvre. D'ailleurs en plus d'être incompréhensible, le scénario se contredit de lui même, en plus d'être illogique scientifiquement parlant. Bref il n'y a rien à en tirer sauf si vous voulez voir des SFX digne des années 50 mais fait il y a à peine 15 ans, alors pour l'époque ça passe mais aujourd'hui quand même, il ne faut pas exagérer non plus. Sinon que dire d'autre, les seuls points positifs du long métrage c'est qu'on rigole bien! Je le ne recommande pas du tout, je lui donne la note de 0/6.
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#4 L'utilisateur est hors-ligne   profondo rosso 

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Posté 31 mars 2011 - 01:01

Bonne idée de topic Motoko en attendant de revoir des trucs à poster ici je remet un avis de l'autre topic SF qui plus sa place ici maintenant hop :)

2010 : L'Année du Premier Contact de Peter Hyams (1984)

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Neuf années ont passé depuis l’incident, toujours inexpliqué, survenu au vaisseau DISCOVERY qui poursuit seul son errance, en orbite autour de Jupiter. Alors que les relations russo-américaines ne sont pas au beau fixe, le Dr Dimitri Moisevitch s’arrange pour rencontrer Heywood Floyd et émettre l’idée d’une mission conjointe entre astronautes et cosmonautes. En effet, le "ALEXEÏ LEONOV" devrait rejoindre la banlieue jupitérienne au moins un an avant "DISCOVERY 2", dont le départ n’arrête pas d’être retardé. Dimitri Moisevitch pense qu’il serait temps d’outrepasser les décisions des politiques et de profiter de l’occasion pour éclaircir enfin le mystère du dysfonctionnement de HAL et de la disparition du commandant Bowman. Surtout que le temps presse car la position orbitale du vaisseau fantôme américain semble se détériorer dangereusement. Après de nombreuses tergiversations, les instances des deux puissances spatiales finissent par trouver un accord. L’équipage du "LEONOV", sous commandement russe, comportera quelques membres de la NASA, plus à même de remettre en fonction HAL et ramener DISCOVERY sur Terre.

Impensable jusque là, il fallu la folie SF générée par les succès de "Star Wars" et "Alien" (qui retomba avec ce film et "Dune" de David Lynch sortis la même année et echec cuisant au box office) pour que cette suite décriée de l'intouchable chef d'oeuvre de Kubrick voit le jour. A la place du réalisateur visionnaire, un solide technicien déjà rompu au genre avec l'excellent "Outland" 3 ans plus tôt et un ton radicalement différent mais qui parvient à inclure les élément les plus fascinant du film de Kubrick dans son intrigue.

Adapté du roman de Arthur C. Clarke faisant suite à 2001, "2010 : Odyssée Deux", l'intrigue s'en trouve paradoxalement plus datée en plongeant les personnages en pleine guerre froide, ce qui amènera quelques interactions intéressante entre les membres de l'équipage mais qui sape un peu la tension du final sur fond de 3e guerre mondiale. Chose qui étonnement n'aura jamais posé problème à la revoyure dans "Abyss", le contexte et la conclusion des deux films étant très proche, la petite touche de génie et d'émotion en plus pour le Cameron.


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Les autres grosses différences sont plutôt dû à la volonté de Peter Hyams de donner au film son identité propre, sachant bien qu'il serait lapidé en marchant sur les traces de Kubrick. Là où "2001" est tout en ellipses, mystère et questionnement constant, le scénario de "2010" explique en détail tous les faits restés en suspens dans le premier film, le dysfonctionnement de HAL n'étant pas des moindres. Réalisé au pic de la fascination du grand public pour la conquête spatiale (avec le premier homme sur la lune l'année suivante), Kubrick usait d'une imagerie flamboyante qui dépaysait totalement le spectateur, le faisant rêver en l'emmenant ailleurs. Au contraire Peter Hyams dans la lignée de son "Outland" et fidèle au parti pris réaliste instauré par "Alien" nous dépeint un vaisseau au intérieur moins clinquant que le Kubrick et à l'aspect plus austère et fonctionnel. Il en va de même pour les scène sur Terre identique à l'Amérique de l'époque. Plus globalement, là où Kubrick rendait son monde le plus éloigné possible du notre, Hyams cherche au contraire à entretenir la proximité entre eux.


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Une première demi heure exemplaire de concision qui met en place la nouvelle mission et les enjeux pour se retrouver assez rapidement dans l'espace en route pour le Discovery. Roy Scheider reprend le rôle de Heywood Floyd (incarné par un William Sylvester plus mûr dans "2001") rongé par la culpabilité au vu de sa responsabilité de l'expédition du premier film et qui constituera la principale motivation à repartir. Le reste du casting est tout aussi solide avec Helen Mirren en commandant russe, John Lithgow en ingénieur de la NASA et Bob Balaban technicien en charge de révéler les secrets de HAL. L'intrigue assez classique utilise bien les élément mis en place dans 2001, notamment l'attraction et les objectifs obscurs généré par le Monolithe, peu présent mais occasionnant des séquence de toute beauté. Le personnage de Dave Bowman totalement transfiguré par son expérience du premier film revient également et Hyams utilise brillamment ses différentes incarnation de la fin de 2001 lors d'une scène où il vient mettre Roy Scheider en garde. Hyams livre d'ailleurs volontairement d'autres séquences miroirs de 2001, visuellement comme la réactivation de HAL ou encore une haletante sortie dans l'espace, ou thématiquement comme lors du final tendu où une nouvelle crise de paranoïa de HAL pourrait conduire au désastre.

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Tout n'est pas parfait cependant, le surexplicatif par le dialogue est assez pénible par moment, tout en en révélant paradoxalement moins que le tout image de Kubrick qui donnait une vraie hauteur aux évènements et laissait libre court à l'interprétation. Kubrick avait d'ailleurs manifesté son mécontentement à ce sujet dans le livre d'entretien de Michel Ciment.

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Là où le film s'avère par contre irréprochable, c'est sur son design et ses effets visuels avec la crème des techniciens de l'époque aux commandes, notamment Syd Mead à la conception des décors (des petites choses comme Blade Runner, Tron ou Aliens au CV) et Richard Edlund aux effets visuels. Entre les maquettes saisissantes de détails et les matte painting invisibles, les séquences spatiales sont fabuleuses dans l'ensemble et le film s'avère encore très impressionnant aujourd'hui, la photo splendide de Hyams en personne ajoutant encore à la tenue technique exceptionnelle de l'ensemble. Dénué du génie visionnaire et du pouvoir de fascination du Kubrick, une suite tout à fait honorable donc, tenant largement la route sans être un classique du genre. 4,5/6

#5 L'utilisateur est hors-ligne   Gatsu 

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Posté 31 mars 2011 - 19:08

Bonne idée de topic oui, je vais faire pareil et transférer une critique qui a plus sa place ici:


Enemy mine - Wolfang Petersen (1985)

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C'est un peu tardif, néanmoins je suis ravi d'avoir découvert ce film. C'est étrange, la science fiction est un genre que j'affectionne tout particulièrement. Et jusqu'à présent je n'avais absolument pas entendu parler (ou alors vaguement) de ce Enemy Mine, pourtant excellent. On dirait malheureusement qu'il a été oublié, enfin je ne connais pas le contexte à l'époque de sa sortie, mais je ne serai pas étonné d'apprendre que ce film n'ait pas rencontré son public.
C'est fort dommage car même si ce n'est pas un chef d'oeuvre, à placer aux côtés des ténors du genre, il a en sa possession tout les ingrédients et toutes les qualités d'une oeuvre culte. Et j'espère qu'il est considéré ainsi pour certains cinéphiles.
Trêves de considérations insignifiantes et extérieures, passons au vif du sujet: je suis donc tombé sous le charme de ce long métrage qui sent bon les années 80. Vous savez l'époque où l'on pouvait harmoniser sans problème la réflexion, la passion et l'émotion au sein d'un seul divertissement.
Alors l'histoire est simple: les Terriens et une race extra-terrestre appelée Drac, se livrent une guerre depuis que les humains ont décidés de coloniser les autres planètes du système solaire.
En pleine traque d'un vaisseau ennemi le pilote Willis Davidge, incarné par un Dennis Quaid bien jeunot, atterrit en catastrophe sur une planète désertique et essentiellement hostile (par son environnement et son climat).
Le Drac chassé s'étant écrasé au même endroit, les deux sont condamnés à se retrouver et à vivre ensemble malgré leurs évidentes différences et leur animosité sans borne.
Le postulat de départ est simple, mais le scénario est très bon, et prend une tournure inattendue en plein milieu de métrage.
En outre, la mise en scène de Wolfgang Petersen est excellente, visiblement le cinéaste est un amoureux des vastes paysages alors il exhibe de grandes étendues infinies. Il aurait tord de s'en priver d'ailleurs, les décors sont superbes vraiment.
Au delà des qualités techniques indéniables et de son intrigue efficace, Enemy mine brasse pas mal de thématiques profondes, comme la lourde tache d'être parent, l'acceptation de la différence de l'autre et surtout celle de son prétendu ennemi, les ravages de l'ignorance,...
Pour finir, je relèverai quelques détails fâcheux: la musique est un peu trop emphatique à mon goût et l'interprétation de Dennis Quaid est un peu bancale sur quelques scènes, les rendant un peu trop mielleuses et naïves.
Bref, ça reste quand même un long métrage à découvrir, de la bonne science fiction humaniste !

4,5/6

#6 L'utilisateur est hors-ligne   grifter 

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Posté 10 avril 2011 - 11:27

Ctrl C+V du topic "SF a Papa"

(He ho! c'est dimanche hein!)


Citation

<div align='center'><img src="http://www.startrek2.com/movies/images/st2.jpg" border="0" class="linked-image" /></div>
<div align='center'><b>STAR TREK II The Wrath of Kahn</b></div>
<div align='center'><b>
Nicholas Meyer - 1982</b></div>

<i>"Au XXIIIeme siecle, l'equipage de l'Enterprise retrouve leur vieil ennemi; le tyran Khan..."</i>

Star Trek:The Motion Picture avait beau etre une reussite artistique, les problemes de production (escalade du budget, tournage en retard...) associe a l'accueuil assez mitige du public (the motion-less picture qu'on l'avait surnome...) avait un peu refroidi la Paramount qui se voyait bien faire jeu egal avec la Fox et son Star Wars.

Le public s'attendait a voir un episode de la serie avec plus de moyens, et il s'est retrouve face a un film de SF contemplative et metaphysique. Meme si il n'est pas un carton cosmique le film rapporte assez d'argent pour que l'on pense a lui donner une suite. Mais cette fois avec des moyens plus modestes et une volonte de retrouver l'essence de la serie.

C'est dans cette optique que la production est confiee a Harve Bennett, qui decide de revoir tous les episodes de la serie afin de s'en impregner et de trouver pourquoi pas une histoire a exploiter.
Son attention va se porter sur l'episode "Space seed" ou un tyran du XXeme siecle retrouve en hibernation dans son vaisseau tentait de prendre le controle de l'Enterprise. Il finira exile sur une planete inhabitee avec son equipage de fideles.

<div align='center'><img src="http://i43.tinypic.com/izcmdg.jpg" border="0" class="linked-image" /></div>
<div align='center'><i>"Le 1er qui bouge sera teleporte a un concert de Slimy!"</i>
</div>

Star Trek II, sera donc la suite de cet episode ou plus de 20 ans plus tard un vaisseau de la Federation retrouve Khan et ses fideles sur la planete, piratant le vaisseau, Khan n'a qu'une idee: retrouver Kirk pour se venger.

Le scenario tranche grandement avec celui du premier, pas de grands concepts SF a la repercussion philosophique, ici: le mot d'ordre est Action! Si il est moins fouille, le scenar n'en est pas pour autant indigeste. Traitant au detour de quelques scenes le theme de l'age (deja a l'epoque l'equipage avait prit un coup de vieux) et ou apparaissent de nouvelles tetes:Kirk se decouvre un fils, Saavik remplacante de Spock? Mais la majeure partie du film est consacree a l'affrontement par vaisseaux interposes entre Kirk et Khan. Toujours interprete par Ricardo Montalban avec classe et panache digne d'un acteur shakespearien dechaine!

<div align='center'><img src="http://i42.tinypic.com/33mv0nq.jpg" border="0" class="linked-image" /></div>
<div align='center'><i>"Star Trek II: The chest of Khan"</i></div>

Evidemment, qui dit duel de vaisseaux, dit effets speciaux... N'ayant plus une enveloppe aussi large que pour le premier film, les SFX seront confies a ILM. Meme si ils n'ont pas la majeste et la poesie de ceux de Douglas Trumbull pour le 1er film, ils n'en restent pas moins efficaces et credibles ( ben ouais! c'est quand meme les mecs qui ont taffes sur Star Wars!) On notera quand meme que le budget etant plus serre, on a reutilise le lancement de l'Enterprise du film precedent ainsi que quelques maquettes et decors. En cadeau bonus on aura droit aussi a une des premieres sequences 100% CGI (l'effet Genesis).

<div align='center'><img src="http://i43.tinypic.com/15875fb.jpg" border="0" class="linked-image" /></div>
<div align='center'><i>"Contrairement a l'Enterprise et son RogerTroutman, le Reliant n'avait qu'un BootsyCollins..."</i></div>

Nicholas Meyer filme efficacement et arrive a donner de l'ampleur a son film malgre le manque de moyens; les peripeties s'enchainent, les interactions entre les personnages sont multiples et le rythme est soutenu. Le climax du film est un affrontement des deux vaisseaux dans une nebuleuse, Meyer, tres influence par la marine transformera ce duel en veritable bataille de sous-marins: reference evidente d'autant plus que les nouveaux uniformes de Starfleet lorgnent beaucoup vers les uniformes Britanniques du XIXeme siecle. Ce qui donnera un aspect beaucoup plus militariste pour Starfleet par rapport a l'ideal de Roddenberry.

<div align='center'><img src="http://i44.tinypic.com/sw75g2.jpg" border="0" class="linked-image" /></div>
<div align='center'>Kirk: <i>"Ho, toi t'as encore fume la beuh de Chekov..."
</i></div>

Au final, le film sera un succes; le public et la critique retrouvant l'esprit de la serie. Aide en plus par le climax du film ou s'y trouve une des scenes les plus emouvantes de tout Star Trek. Suite au succes de Wrath of Khan, le film aura "deux sequelles directes": les opus 2/3/4 constituants une sorte de trilogie realisee au fur et a mesure, puis encore deux autres films consacres a l'equipage originel.

Un film "Trek" totalement en accord avec la serie dont il s'inspire et vu le delire iconoclaste que nous promets Abrams, on est pas pres d'en revoir...

Khaaaaaaaaan!/6

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#7 L'utilisateur est hors-ligne   Pierru 

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  Posté 23 mai 2011 - 17:05

BrainStorm (Douglas Trumbull, 1983)

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(Spéciale cacedédi à Conta, qui savait même pas que ce film existait :rolleyes:)
(et bin si ma couille !)


Un couple de scientifique invente « le chapeau », une sorte de casque qui permet d’enregistrer sur bande les émotions, le gout, le toucher, l’odorat, la vue, bref, toutes les sensations. Ces bandes peuvent ensuite être lues par n’importe qui, et donc du coup ce n’importe qui peut revivre les émotions et les sensations enregistrées.
Cette (excellente) idée avait été reprise 10 ans plus tard sur le Strange Days de Bigelow.

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Un peu craintif que toutes ces années ternissent le film ( à fort potentiel nostalgique pour ceux l’ayant vu à l’époque, enfin, je pense), mais heureusement que l’ensemble reste de bonne tenue, grâce à la sobriété et la qualité des effets spéciaux, l’interprétation fiévreuse et le pitch de départ, bien exploité malgré 2-3 oublis, et qui déploie toutes les facettes de possibilités qu’un tel engin pourrait faire (et faire faire à ses utilisateurs).
On passe de l’utilisation que tout homme normalement constitué enregistrerait en premier (la bouffe et la baise donc), à une utilisation proche d’un jeu vidéo à grandes sensations (les sauts en parachutes, le surf, etc), à un simulateur de vol, et enfin logiquement vers une utilisation militaire avec un avion et des missiles contrôlés par la pensée (l’avion du Firefox d’Eastwood était sorti l’année d’avant, donc pas évident de savoir d’où vient l’idée). Reste une dernière utilité lorsqu’on enregistre la psyché, qui est la plus évidente et qui est même le point central du film :

Spoiler


Difficile de faire ressentir sur un écran de cinoche ce que pourrait être un enregistreur d’émotions/sensations. Pour les scènes censées faire « ressentir » les enregistrements, Trumbull avait utilisé pour la première fois son procédé de « Showscan », qui consistait à tourner en 60 image/secondes sur du 65mm, soit 2x la vitesse normale, qui donne une impression de réalisme encore plus accentuée et une image d'une netteté telle qu'elle préfigure la haute définition d'aujourd'hui. Un gadget de luxe qui a pu faire tripper au cinoche surement, mais qui en vidéo ne rend pas grand-chose ou du moins, dont on a du mal à faire la différence avec les images normales malheureusement. Reste que l’idée en elle-même et les images prises sont suffisamment explicites pour qu’on puisse y croire et se prendre au jeu en imaginant les diverses possibilités.
Avant Brainstorm, Trumbull était surtout connu pour son taff sur les effets spéciaux de 2001, de Close Encounters of the 3rd Kind (qui lui a d'ailleurs fait refuser de bosser sur Star Wars et Star Trek The Motion Picture) et Blade Runner, dont il s'est occupé d'une partie, avant de se faire replacer par David Dryer.
(Mine de rien, paye ton putain de CV de luxe :o)

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Le film ne fait pas trop daté, car encore d’actualité, surtout avec les efforts actuels pour accentuer le réalisme avec la HD, le surround, la troidé et tout le tintouin, mais c’est surtout le propos parallèle (« hey msieur, après la vie, y’a quoi ? ») qui fait que ça reste toujours intéressant, voire passionnant. En plus certains petits trucs ancrés dans leur époque font toujours sourire, comme la folie de la miniaturisation et la récupération des expériences pacifistes par le grand Satan militaire. En étant objectif et en mettant de côté la fibre nostalgique, faut avouer que la phase d’exposition est un peu longuette, que certaines réactions ne font pas sens, que le rythme est un peu bancal et que la fin (alors qu’elle m’avait beaucoup marquée étant petiot) est à la limite de la bondieuserie et du cliché kitsch.
Mais le tout colle bien, surtout pour les relations entre des personnages vivants et au caractère bien trempé, et aussi pour la naïveté rafraichissante de l’ensemble. L’émerveillement de la découverte fonctionne toujours vachement bien.
En plus, certains acteurs sont à la limite de la possession dans leur rôles respectifs, donc big up à Louise Fletcher à fond dans son interprétation de scientifique intègre, voire intégriste. Par contre, big down pour Walken qui est effacé dans le film, car devant jouer de manière sobre monsieur tout le monde, avec femme enfant, foyer, etc, donc un peu compliqué pour le bonhomme et pas toujours très convainquant.

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Le film fait un flop et est malheureusement connu pour être le dernier qu'aura tourné Virginia Wood, morte de noyade pendant la production. Mais malgré la MGM qui voulait clore et enterrer définitivement le film, Trumbull voulu le boucler à tout pris, jugeant que les rush existants seraient largement suffisant pour finaliser l’ensemble. Des scènes coupées, indispensables ou non, on n’en saura pas grand-chose, mais après deux trois coups de cuillères à pot dans le montage, il faut croire que le Trumbull avait gagné son pari, vu la gueule du film tel qu’il est aujourd’hui.

Un film dont on sort la tête pleine d’interrogations et de suppositions sur la life, si le trop plein de sesque nuit à la santé, la mort, etc. et c’est surement ça, un film de SF réussi.

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#8 L'utilisateur est hors-ligne   mazert 

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Posté 27 juin 2011 - 22:58

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Un film culte qu'on ne préente plus
J'aime beaucoup ce genre d'idée, un groupe de personne qui se retrouve dans un endroit étrange et mysterieux. D'ailleurs Natali Vicenzo continuera un peu plus tard avec "Nothing" qui reprend un peu les mêmes (bonnes) bases.

Au passage je suis trés friand de ce genre de SF, si quelqu'un connait d'autre films dans le même type de Vincenzo. Merci du partage :)
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#9 L'utilisateur est hors-ligne   mulder29 

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Posté 27 juin 2011 - 23:54

ben, y a le Moon de Duncan Jones qui est pas mal.
Le Cyborgien : Mon blog sur les séries télés et le cinéma
"La science est une maîtresse qui défie l'horloge du temps"

#10 L'utilisateur est hors-ligne   Spock 

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Posté 02 octobre 2011 - 00:22

Tour d’horizon du cinéma de genre.

1977 fut un bon cru pour le cinéma, avec 2 films de genre où le réalisateur ne se fout pas de la gueule du spectateur, et lui en met plein la vue.

Il y eu bien sûr ce space opéra, Star Wars 4 un nouvel espoir (1977) de George Lucas, avec une superbe recherche plastique des vaisseaux spatiaux, que l’on retrouve aussi dans Cosmos 1999 (1975) créé par Gerry Anderson, 2001 l’odyssée de l’espace (1968) de Stanley Kubrick, et Star Trek 1 the motion picture (1979) de Robert Wise.

Ce coup d’éclat fut suivi de Star Wars 5 l’empire contre attaque (1980) d'Irvin Keshner (la suite de Star Wars 4 un nouvel espoir) et de Blade runner (1982) de Ridley Scott.

Star Trek 1 the motion picture eu droit pour sa part à Star Trek 2 la colère de Khan (1982) de Nicholas Meyer (une suite), et à Galaxy Quest (1999) de Dean Parisot (une parodie), tandis que le film d’horreur avait droit lui aussi à sa parodie, Wallace et Gromit et le mystère du lapin garou (2005) de Nick Park et Steve Box.

Tous ces films flirtent avec le statut de chef d’œuvre, certains sont assez ludiques (Star Wars 4 un nouvel espoir, Star Trek 2 la colère de Khan) alors que rétrospectivement d’autres plus contemplatifs semblent présenter parfois certains passages un peu chiants (Cosmos 1999, 2001 l’odyssée de l’espace, Star Trek 1 the motion picture, Blade runner, Star Wars 5 l’empire contre attaque).


L’autre film de 1977 était James Bond l’espion qui m’aimait (1977) de Lewis Gilbert, qui relançait une franchise en train de s’essouffler, c’est le meilleur Roger Moore, faisant suite au meilleur Sean Connery, James Bond bons baisers de Russie (1963) de Terence Young, et précédant le meilleur Timothy Dalton, James Bond tuer n’est pas jouer (1987) de John Glen.

Les James Bond et leurs voitures gadget eurent droit eux aussi à d’excellentes parodies, James Bond casino royale (1967) par 6 réalisateurs, Austin Power 1 international man of mystery (1997) de Jay Roach , et OSS 117 le Caire nid d'espions (2006) de Michel Azanavicius.


Star Wars 4 un nouvel espoir révolutionnait le cinéma en termes d’effet spéciaux spectaculaires (et de thématique développée inédite et intéressante), il en fut de même par la suite pour Terminator 2 (1991) de James Cameron et la trilogie Matrix (1999 2003 2003) des Wachowsky (c’est particulièrement frappant pour le premier épisode de cette trilogie).

D’autres œuvres allaient suivre, avec des effets spéciaux moins visibles, et des récits moins passionnants, tout en restant corrects, il s’agit de Hellboy (2004) de Guillermo del Toro et de la trilogie Le seigneur des anneaux (2001 2002 2003) de Peter Jackson.

On peut faire deux parallèles entre la trilogie du Seigneur des anneaux et le Retour du jedi (1983) de Richard Marquand, car la Communauté de l’anneau et le Retour du jedi se passent tous les deux à la campagne, dans une forêt, tandis que le Retour du jedi et le Retour du roi recyclent tous les deux des concepts d’épisodes précédents auxquels ils ressemblent sans apporter beaucoup d’originalité. Ainsi le scénario du Retour du jedi consiste à détruite une étoile noire comme dans Un nouvel espoir, tandis que les batailles du Retour du roi ressemblent beaucoup à celles des Deux tours (d’où une certaine lassitude), là où les Deux tours avait su surprendre et innover (c’est probablement le meilleur épisode).


Les années 2000 furent moins clémentes, ainsi La menace fantôme (1999) de George Lucas est une sombre merde, La revanche des Sith (2005) de George Lucas est une sombre merde, Avatar (2009) de James Cameron est une sombre merde, Asterix 3 (2008) de Frederic Forestier et Thomas Langmann est une sombre merde, Speed racer (2008) des Wachowsky est une sombre merde, et Casino royale (2006) de Martin Campbell est une sombre merde.

Casino royale 2006 est un film conçu pour ceux qui n’aiment pas James Bond (à quoi bon lui coller le label James Bond dans ces conditions ?) tandis que Avatar est de la SF pour les nuls, qui plait aux nuls, mais qui n’a rien à dire, ou qui ne sait pas le dire, Astérix 3 salit ses spectateurs, Speed racer et son singe lorgnent du côté de Jar Jar Binks (La menace fantôme), la Revanche des Sith se conclue par des bébés, Luke et Leia (alors que la trilogie originale avait la sagesse de ne mettre en scène que des adultes), tout comme Star trek (2009) de JJ Abrams débute par un bébé, Kirk, ce qui n’est pas mieux (Kirstie Alley, la Saavik de Star Trek 2 s’était recyclée quand à elle dans les Allo maman ici bébé).


Dans la nouvelle trilogie, seul Star Wars 2 l’attaque des clones (2002) de George Lucas tire son épingle du jeu, ce n’est pas forcément un Star Wars, plutôt une histoire de détective, c’est bourré d’incohérences et d’affirmations péremptoires, mais ça se laisse regarder, décortiquer avec passion, et ce n’est pas aussitôt oublié.

Néanmoins tout n’est pas sombre dans les années 2000, la preuve en est The dark knight (2008) de Christopher Nolan, un film de super héros intelligent, ce qui est loin d’être un pléonasme gagné d’avance, avec 2 parodies à la clef pour ce genre, Super héros movie (2008) de Craig Mazin (avec l’homme libellule) et Kick ass (2010) de Matthew Vaughn.

Bien sûr, d’autres films méritent d’être vus, et mes critiques sont purement subjectives.

#11 L'utilisateur est hors-ligne   Palamède Charlus 

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Posté 03 octobre 2011 - 21:19

Voir le messageSpock, le 02 octobre 2011 - 00:22 , dit :


Speed racer (2008) des Wachowsky est une sombre merde,

Speed racer et son singe lorgnent du côté de Jar Jar Binks (La menace fantôme),

mes critiques sont purement subjectives.


Assertion 1 : Faux

Assertion 2 : Faux. Chim chim a infiniment plus de dignité et de personnalité que Jar Jar Binks.

Assertion 3 : Vrai

Addendum : Franchement, il est difficile de rapprocher la bataille du Gouffre de Helm de celle des Champs de Pelennor.

#12 L'utilisateur est hors-ligne   AGS 

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Posté 07 octobre 2011 - 13:27

Mouais... +1
Speed Racer est cinématographiquement un des films les plus passionnants des 10 dernières années. J'ai vu 2001 à 11 ans et Speed Racer à 31, l'inverse eu semblé plus adéquat, mais finalement, ce n'est peut-être pas plus mal. Dix premières minutes qui font mal aux yeux, puis un univers visuel déroutant qui dévoile sa grande cohérence et un final parralèle à celui du tunnel optique de 2001, version "gamin en OD de sucre".

#13 L'utilisateur est en ligne   contagion 

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Posté 12 janvier 2012 - 21:16

Salut les gars j'ai besoin de vos avis éclairés. Je souhaiterais consacrer une heure ou deux à l'illustration du thème de la critique sociale à travers quelques extraits de films de science-fiction. On le sait, une des fonctions de la SF est d'interroger l'époque et ses errements en agissant tel un miroir déformant. Je cherche donc des extraits précis (peu importe la durée) raillant des travers actuels de notre société sur le mode dystopique.

Là tout de suite j'ai cette scène en tête, comme dénonciation d'un certain capitalisme aliénant et du consumérisme effréné :



(et j'en profiterai pour passer l'anthologique scène de stomb qui précède :mrgreen:)


(je pense au début de District Nine aussi)

Si vous avez d'autres idées je suis intéressé ;)
Image IPB= Image IPB?

#14 L'utilisateur est en ligne   OrsonZ 

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Posté 12 janvier 2012 - 21:44

Dans Farenheit 451 de Truffaut, la "police-pompier" (me souviens plus du terme employé) brûle des livres.
http://www.dailymoti...t-451-v0-1_tech

EDIT: de mémoire il y a aussi Soleil Vert, Repo Men, Robocop, Starship Troopers, 1984...

Par contre, pour les extraits tu peux te brosser :mrgreen:

(et en plus t'es légèrement H.S mon bon...)

tuezlestous dit :

Il faudra du temps qu'il faudra, mais à la fin il peut être très, très mal

#15 L'utilisateur est hors-ligne   Nosfé 

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Posté 12 janvier 2012 - 21:52

Pour le consumérisme (et la dimension écolo aussi) Wall-e est pas mal non plus.
toujours au niveau écolo, l'intro de Silent Running ("oh comme c'est bucolique. Oh ben tiens, en fait c'est dans l'espace parce que sur Terre c'est tout pourri")

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