Mad Movies: Le nazi dans le cinéma d'horreur - Mad Movies

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Le nazi dans le cinéma d'horreur

#31 L'utilisateur est hors-ligne   Johnny Bigoude 

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Posté 23 janvier 2010 - 19:49

CITATION(blade runner @ 23 1 2010 - 18:25) <{POST_SNAPBACK}>
Dites, comment voir La forteresse Noire, il semble ne même pas exister en dvd zone 1 ? blink.gif



Ben moi j'ai chopé une copie albanaise de qualité correcte, mais en VO et pas moyen de trouver des st.

#32 L'utilisateur est hors-ligne   blade runner 

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Posté 24 janvier 2010 - 11:02

CITATION(Johnny Bigoude @ 23 1 2010 - 18:49) <{POST_SNAPBACK}>
CITATION(blade runner @ 23 1 2010 - 18:25) <{POST_SNAPBACK}>
Dites, comment voir La forteresse Noire, il semble ne même pas exister en dvd zone 1 ? blink.gif



Ben moi j'ai chopé une copie albanaise de qualité correcte, mais en VO et pas moyen de trouver des st.

Oh pinaise quesqui faut pas faire pour voir un film, c'est surement un truc pirate en plus...
Sinon y une VHS de ce film sur Priceminister...................................................................
..................50 euros, Ouch !

#33 L'utilisateur est hors-ligne   1MEN1 

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Posté 24 janvier 2010 - 16:28

un ancien nazi,sadique si je me souviens bien:



#34 L'utilisateur est hors-ligne   blade runner 

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Posté 26 janvier 2010 - 20:01

Outpost
Je me suis décidé à l'acheter , en plus sur les sites d'occaz il vaut pas grand chose, alléché par tout le bien que j'en avais entendu.
J'ai pas accroché du tout, je l'ai trouvé convenu et assez plan-plan.
Vraiment une déception pour moi, c'est fini j'vous écouterais plus. smile.gif
3/6

#35 L'utilisateur est hors-ligne   dirtymax71 

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Posté 01 février 2010 - 12:34

Je reposte ici mon p’tit billet doux sur Ilsa, la louve des S.S que j’avais déjà écrit (et que je modifie ici quelque peu pour l’occasion) dans le topic de "Vos soirées grindhouse". Histoire de modestement contribuer à ce sympathique sujet sur "Le nazi dans le cinéma d’horreur".

Voilà d’ailleurs une jolie référence qui tâche. La trilogie Ilsa est une pièce maîtresse du cinéma Bis que vous ne verrait jamais sur "France télévision" après le tirage du "Kéno". Une saga controversée car elle fait partie de la branche la plus extrême et la plus trash du cinoche d'exploitation : la "nazisploitation"(du moins pour le premier opus), genre se servant des horreurs commises par les nazis durant la Seconde Guerre Mondiale pour en tirer des bandes érotiques et ultra-violentes.
Et c'est en termes de pur cinéma d'exploitation qu'il faut apprécier le film-manifeste du genre : Ilsa, la louve des SS (Ilsa, she wolf of the SS), premier volet réalisé en 1974 par le brave Don Edmonds.



La sublimement bustée Dyanne Thorne interprète le rôle de sa carrière avec Ilsa, responsable d'un camp de la mort (en fait, les décors de la série Papa Shultz!) dont les passe-temps favoris sont la torture (scènes ultra-gores et crades à l'appui) et le sexe (en véritable nympho perverse, Ilsa se tape des prisonniers à son goût qui ne peuvent lui résister).
Bien sûr tout cela n'est pas crédible car nous évoluons dans le monde magique et déviant du Bis avec un B majuscule. Par exemple certaines prisonnières restent charnues et voluptueuses malgré des conditions de détentions bien entendues inhumaines.
Mais peu importe, le bisseux est hautement rassasié à l'image de la composition hallucinante de Dyanne Thorne, véritable ange du mal au regard sadique et inoubliable modèle de cruauté. C'est un pur fantasme fétish/SM, cette Dyanne (l'uniforme lui sied à merveille).
Et même si le final sent le manque de budget (un gunfight bien "cheap" avec des pseudos ralentis peckinpiens), ce premier Ilsa n'a rien perdu de sa force sordide et reste encore aujourd'hui dérangeant, contexte "nazis" oblige. Il n'y a d'ailleurs aucune ambigüité politique dans ce film, il faut donc l'aborder comme une œuvre outrancière proche de la BD pour adulte. Ceci dit, je trouve le film d'Edmonds moins putassier (et ce malgré un avertissement douteux en guise de préambule où les responsables du film prétendent dénoncer l'Holocauste"!) que le Salo de Pasolini qui, lui, s’enveloppe d'une étiquette auteurisante bien appréciée des lecteurs de "Télérama".
Bref, Ilsa, la louve des SS , c'est foutrement culte et ça n'a pas fini de me rendre plus que jamais nostalgique de l'époque bénie des 70's où l'on pouvait (presque) tout se permettre. 6/6


Dyanne Thorne, bombe aussi sexy que cruel, dans le rôle d'Ilsa. Du culte en barre!

PEU IMPORTE, OU, QUAND ET COMMENT, QUELQU'UN DOIT PAYER.

#36 L'utilisateur est hors-ligne   Evil Touch 

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Posté 07 mars 2010 - 10:56








BA
Image IPB and you...........who da fuck you are ?

#37 L'utilisateur est hors-ligne   Dorothea 

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Posté 29 février 2012 - 03:37

La Bestia en Calor de Paolo Solvay
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La Nazisploitation est un genre proposant des oeuvres soit marrantes, soit choquantes soit totalement quelconques... mais un genre passionnant par son fétichisme de ce monstrueux parti. Le film de Paolo Solvay propose une oeuvre profondément choquante et qui ne fait pas dans la demi mesure en proposant une scène d'introduction des plus choquante, voir insoutenable (un homme difforme se voit offrir une prisonnière en guise de cadeau sexuel et la façon dont il s'en prend à la jeune femme est à la limite du supplice au vu de la brutalité de l'homme difforme, sincèrement on a l'impression de voir un chat jouait avec un teddy bear tellement c'est violent)et l'oeuvre bien qu'accumulant les scènes horribles, frôlant à de nombreuses reprises l'indigestion, on recèle chez le scénariste une façon de montrer l'horreur des troupes de Hitler. Alors oui on peut se dire qu'il y a vraiment un côté surenchère qui peut en choquer plus d'un, le film cherchant à ratisser au plus large propose de nombreuses scènes de sexe, des scènes de viol horrible et qui ne peut procurer aucun plaisir aux spectateurs comme j'ai vue certains critiques le dire... sincèrement si les dites personnages prennent du plaisir devant les scènes, même celles qui ne montrent pas les dites scènes de sexe violente, mais celle des bourreaux.
Certes ce n'est original pour le genre j'en conviens.
En effet le côté SM des scènes, SM psychologique en quelque sorte vu que les personnages sont des sadiques et qu'ils prennent un réel plaisir dans le supplice de leurs victimes, il n'y a qu'à voir la scène de masturbation du personnage principal, le Dr. Krash, qui en plus d'être terriblement belle, donne du charisme au personnage, bien que celui-ci soit exécrable. En effet elle a une façon de donner vie à son personnage vraiment effrayante et on ne sait comment réagir devant un tel personnage au vu de sa filiation avec le Parti, et surtout le côté dépravant qu'elle donne à la sexualité qu'elle aborde, à laquelle elle s'essaie durant le long métrage. Bref elle fait des choses pouvant être plaisante si tout ce qu'il y a autour n'était pas aussi exécrable. Ici les Nazis font preuves d'actes que nous avons vue dans vidéos d'archive ou qui par un descriptif (des journaux, témoignages) prennent vie devant nos yeux et même s'il y a de nombreux hors champs, on ne peut que être révulsé par les dites scènes (un bébé utilisé comme cible par exemple, des rafles... .)
Le film est une oeuvre purement cinématographique certes et donc durant le récit, on se doute que de nombreuses choses ne sont que l'oeuvre de l'imagination du scénariste, que ce n'est pas possible bien que l'horreur des actes SS sont plus horribles que certains des évènements du récits, et pourtant on pénètre dans le film d'une telle façon qu'en sortir est tout aussi éprouvant. Les scènes sont marquantes, bien plus marquantes que de nombreux récits du même genre comme Ilsa par exemple. Le réalisateur jongle entre la complaisance et la retenue dans sa mise en scène et on ne sait pas vraiment si ce qu'il aborde est trop dur ou non pour lui. On ne sait pas et c'est ce qui donne une oeuvre encore bien plus ambiguë. Le réalisateur propose une oeuvre choquante, un personnage ambiguë, doté d'un casting intéressant et encré dans une époque de trouble qui laisse encore des marques, je le recommande! 5/6

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"That which is imagined needs never be lost." Clive Barker, Weaveworld
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#38 L'utilisateur est hors-ligne   Regulator 2 

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Posté 29 février 2012 - 17:33

Les Mangemorts dans "Harry Potté".

Sur le plan idéologique,ce sont des nazis, avec leurs conneries sur le sang pur.
"Que résonne mon juste courroux!"
Regulator

http://www.youtube.c...gulator1/videos
Mes vidéos.

#39 L'utilisateur est hors-ligne   Dorothea 

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Posté 15 juin 2012 - 03:19

Salon Kitty de Tinto Brass
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Je ne pense pas avoir besoin de vous présenter Tinto Brass donc je m'en passerai, je parlerai donc uniquement du film et ma foi ce fut une redécouverte sympathique! Il nous présente l'histoire d'un Nazi en charge de former des espionnes qu'il va envoyer dans un brothel. Le film pourrait être assez racoleur, dans le fond comme dans la forme et en faite il n'en est rien. Le film est vraiment remarquable dans sa réalisation, certes il y a des choses vraiment ennuyantes comme l’omniprésence des zooms qui peut déstabiliser à de nombreuses reprises… certes c’est quelque chose de commun à de nombreux réalisateurs de l’époque mais bon cette omniprésence, (enfin omniprésence est un grand mot j’en conviens!) Pour autant sa réalisation ne se stoppe pas à uniquement à cela heureusement, en effet il nous cadre certaines scènes avec une grande beauté, son film est également doté de quelques travelings fort sympathique qui nous présentent le tout de façon incroyable comme la ville de Berlin parfaitement reconstituer.
On voit que notre réalisateur a des moyens conséquents au vu des différents éléments significatifs qui nous font entrer directement entrer dans l’ambiance de l’époque. Il y a un côté assez atmosphérique qui provient notamment des moyens alloués dans cette reconstitution plus que dans la mise en scène elle-même, la photo y est pour beaucoup, notamment dans les scènes incluant les personnages principaux! En tout cas même si c’est imparfait, je peux dire que je suis conquise en tout cas et que le film mériterait d’être vue rien que pour comparer le travail de Tinto Brass sur ce film avec le reste de sa filmographie, c’est assez remarquable de voir les différences qui existe.

Pour ce qui est du récit, c’est assez intéressant, le film est simple par son histoire certes, mais sa présentation des Nazis est bien, car proche de nombreux membres du parti à l’époque. En effet beaucoup des figures du mal ne sont en faite que des loques, des pervers qui aiment voir les autres souffrir, ou se comporter comme des animaux et cela, Tinto Brass le montre très bien. En effet ici il ne nous épargne rien et même si cela fait forcé par moment, on voit bien que nos personnages sont réels quand on les compare aux archives disponibles, d’ailleurs le film me fait penser à de nombreuses reprises aux œuvres de Paul Verhoeven avant son départ pour les USA, et même dans Black Book. Le film ne nous épargne pas des scènes érotiques, mais ici bien que les femmes sont superbes, on est assez mal à l’aise par ce qui est présenté, c’est vraiment troublant et glauque par moment.

Pour autant le réalisateur n’en oublie pas ses personnages, ils sont imparfaits comme n’importe quels humains, certains sont monstrueux comme le Nazi chargé de recruter les espionnes, mais certaines femmes ne sont pas mieux et le travail fait sur elles est intéressant car faisant écho aux collaboratrices, je ne dirai pas que l’étude est poussé au maximum, mais il est impossible de ne pas penser à ces femmes en voyant nos personnages, jusqu’au personnage de la directrice, belle mais terrifiante!
Ici ce sont des figures qui vivent dans une époque particulière, chacun y trouvent son compte au final et pourtant on voit qu’ils ont un goût amer dans la bouche car à n’importe quel moment il risque gros. Ici pour autant Tinto Brass n’a aucune compassion pour les Nazis, au contraire il les exècre et les montre dans leur pire moment (il n’y a qu’à voir l’utilisation des prisonniers dans le film) et au final on peut dire que ce film est le meilleur de son auteur au vu de la profondeur toute relative de son sujet.
Helmut Berger et Ingrid Thulin sont remarquables dans leur rôle et le réalisateur nous les cadre de manière vraiment excellent, leur conférant un aura particulier directement. Son scénario est simple certes mais jamais on ne s’ennuie, sa mise en scène donnant vie au tout, la reconstitution étant remarquable, je ne peux faire qu'une chose, vous recommandez ce film précurseur en soit du genre, il mérite un 5/6.
Ce n'est pas un masterpiece par contre, il ne faut pas se méprendre.

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#40 L'utilisateur est hors-ligne   mulder29 

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Posté 15 juin 2012 - 11:52

Voir le messageJohnny Bigoude, le 19 janvier 2010 - 11:25 , dit :

Ben je veux en venir au fait que l'imagerie nazie est l'imagerie militaire qui a été le plus utilisée dans le cinéma, je v eux étudier ses codes, le pourquoi de la chose, le fait qu'elle soit souvent utilisée hors contexte de la 2ème guerre mondiale.
En fait je veux parler du sentiment de répulsion et de fascination qui tourne autour du soldat nazi, ce qu'il sert à signifier dans un cinéma qui pourrait se passer de lui, et la manière dont il hante le cinéma et ses auteurs.

A la base de ma démarche, je veux étudier la perception que l'occidental moyen a du nazi, en quoi cette perception se rapproche ou s'éloigne de la réalité, et en quoi le cinéma populaire a pu façonner cette perception autant que les livres d'histoire.


Et ce qui est amusant, c'est que c'est cette démarche de "reprendre l'imagerie nazi" a été vu d'un mauvais oeil par la critique lors de la sortie du Star Wars en 77. :lol:

"Se servir d'une imagerie réelle ou connotée dans le cadre d'une fiction ou d'une histoire à simple vocation de divertissement... puant et choquant. :closedeyes: "
Le Cyborgien : Mon blog sur les séries télés et le cinéma
"La science est une maîtresse qui défie l'horloge du temps"

#41 L'utilisateur est hors-ligne   titus pullo 

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Posté 15 juin 2012 - 16:38

Il s est passer la meme chose pour STARSHIP TROOPERS ! Notemment a cause de la tenue de Neil Patrick Harris a la fin du film , des critiques u.s ont traite Paulo de propagantiste nazy :zombhead: , critiques d ailleurs reprise telle qulle au MASQUE ET LA PLUME par un dese membre de l emission qui visiblement n avait pas vu le film ( Jousse ou Kagansky ? je me souvient plus mais ca m avait enerve ! )

#42 L'utilisateur est hors-ligne   Julien H 

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Posté 28 juin 2012 - 11:42

J'imagine que Blood Creek a déjà du être évoqué sur ce fil. Sinon, je ne peux que recommander ce film d'horreur avec Fassbender en nazi adepte de la magie noire qui prolonge sa vie grâce au sang. Un bon casting, un huis clos plutôt pêchu et surtout ce méchant bien diabolique.

#43 L'utilisateur est hors-ligne   Dorothea 

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Posté 14 novembre 2012 - 02:11

The Devil's Rock de Paul Campion.
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The Devil's Rock n'est pas original, exploite des idées venant de nombreux autres récits et pourtant c'est un bon film grâce à la réalisation de Paul Campion, à son casting réduit et efficace, ses SFX old-school et son ambiance très années 80. Le film raconte une histoire simple : Dans les îles anglo-normandes, à la vieille du débarquement, deux commandos de Kiwi sont envoyés pour détruire des emplacements d'armes à feu allemandes. Ils découvrent alors qu'un Nazi tente de libérer des forces démoniaques sur terre, dans le but de gagner la guerre.C'est une histoire simple, bourré de clin d'oeil à d'autres récits de la culture cinématographique, comic-book... , ou bien à la culture ésotérique comme certaines légendes ou bien style graphique dans l'ouvrage de magie. Pour les références dont je parlais, il y a aussi le look du démon faisant penser au Darkness de Legend du réalisateur Ridley Scott. Il fait également penser au Hellboy car comme lui elle possède des membres atrophiés (des cornes que Hellboy coupe pour être plus humain, des ailes dans le cas du démon.) Il y aussi les incantations de l'ouvrage qu'utilise le SS, elles font références aux Anciens de Lovecraft, c'est assez bizarre dans un premier temps vu que la créature invoquée ne ressemble pas à une créature Lovecraftienne, c'est même une facilité un peu simple comme pour Evil Dead. Pour le film de Sam Raimi ça ne choque pas vu que les références sont multiple dans ses films, la c'est étrange vu que le film se veut sérieux et que tout dans son imagerie comme les propos des personnages font références à des informations concrètes, pas des références à la culture pop. Bon après ce n'est qu'un détail et cela fait sourire, mais bon monsieur Lovecraft mérite quand même mieux que des références. Une adaptation de ses oeuvres seraient bien plus intéressantes, je vous recommande d'ailleurs The Call of Cthulhu de Andrew Leman.
Le film utilise donc des références à la culture ésotérique, notamment dans les incantations, c'est assez classique, surtout quand on voit le professionnalisme dans le domaine des officiers. C'est un peu comme si un novice voulait invoquer une créature infernale, ça réduit la crédibilité de l'oeuvre c'est dommage, après l'interprétation de l'acteur jouant l'officier Nazi fonctionne très bien, en effet il donne une prestance et une consistance au personnage, ce qui amplifie son côté professionnel et donc on croit en ce qu'il fait.

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Le film est vraiment bon, mais pas pour le côté ésotérique. L'ambiance fonctionne du début à la fin, on aurait un film des années 80, on ne verrait pas la différence. Le film fonctionne donc comme je l'ai dit par son ambiance. Le lieu dans lequel pénètre les soldats est malsain, comme eux nous ne sommes pas rassuré et après les cris servant d'accueil au duo, on se demande vraiment sur quoi ils vont bien pouvoir tomber. La rencontre d'ailleurs avec le démon est assez déroutante, différente d'autres huit-clos du genre comme The Bunker de Rob Green, The Keep de Michael Mann/Francis Paul Wilson, ou les excellents Outpost de Steve Barker. Ici l’invocation a mal tourné, ce n’est pas ce qui change, cela vient plutôt de la rencontre et du lieu en question. En effet comme les soudards, nous sommes troublés et nous nous demandons ce qu’ils viennent faire ici, ce qui se passe dans ce lieu. Bon après comme tous les démons, ils aiment les jeux de dupe. En effet elle manipule les hommes (bon on les comprend quand on voit son interprète) et c’est un massacre qui est perpétré en ce lieu. Le massacre est d’ailleurs rendu possible graphiquement grâce aux SFX, ils sont excellents et le réalisateur évite l’utilisation de CGI douteux, certes il y en a quelques-uns, rien de désagréables ou de visibles. L'introduction des corps est vraiment remarquables et on se demande vraiment comment ils vont s'en sortir.

Le reste du film est pas mal, en effet l'efficacité du film réside dans les dialogues, les acteurs sont sérieux et confèrent aux personnages une force qui fait passer le tout comme une lettre à la poste. Les personnages ici arrivent à faire passer des sentiments efficacement par leur jeu. En effet les deux soldats, héros du récit (Craig Hall & Karlos Drinkwater,) se détestent et cela se ressent directement et certaines scènes sont particulièrement jouissives, notamment quand ceux-ci tentent de se soigner mutuellement, disons que même si ce sont des soldats, ils n'y vont pas de mains mortes ^^. Le Nazi (Matthew Sunderland) quand à lui est un salaud, certes ils sont régulièrement présentés ainsi dans ce genre de film et quand on voit ce qu'il veut faire, c'est à juste titre, d'ailleurs c'est un véritable fou, mais qui reste classe si on peut dire. L'acteur pourrait cabotiner facilement, mais il évite et donne une sobriété à son rôle qui est plus qu'efficace. L'actrice incarnant le démon (Gina Varela) donne au personnage une grande force et une grande sensualité, en effet elle campe un démon se jouant de ses hôtes et elle le fait vraiment efficacement, le hic c'est que bien que son interprétation soit très bonne, son démon alterne par moment sa façon d'être. En effet elle joue avec les hommes, elle le fait très bien et à une façon de s'exécuter efficace, mais par moment elle s'essai à l'humour. Cela fonctionne très bien mais ça fait un peu trop moderne en fait pour une oeuvre se déroulant durant la WW2. Après cela vient plus de l'écriture que du personnage en lui-même et de son actrice au physique plus que chatoyant. Elle donne au démon un aspect sensuel vraiment excellent, elle est belle et sait en jouer.

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Le film possède un rythme excellent, bien que les scènes violentes soient nombreuses, le film repose principalement sur l'ambiance comme je l'ai dit et sur le casting. La réalisation n'est pas en reste et le réalisateur donne beaucoup de force à sa mise en scène, en effet il sait conférer une ampleur à des scènes d'invocation ou bien un côté glauque à des scènes intimes si on peut les nommer ainsi. Le plan présentant l'emplacement est excellent, le bâtiment est épuré et pourtant on est effrayé directement, il donne à la scène un aura à la Hammer de la grande époque, l'oeuvre présente le bâtiment comme une maison hanté et cela fait froid dans le dos.
La photos est très belle également et joue beaucoup sur l'ambiance du film. Bref le film n'est pas parfait c'est vrai, mais celui-ci est efficace. L'auteur passe outre son simple scénario dont il est l'auteur et présente un film bien construit, avec des acteurs excellents et portant le film sur leurs épaules. J'espère qu'il proposera d'autres films de cet acabit. Je vous le recommande en tout cas, je lui donne la note de 4/6. Le dvd est disponible.
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#44 L'utilisateur est hors-ligne   ElvisDeprocedure 

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Posté 14 février 2013 - 20:35

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In a glass cage ("Tras el cristal"), de Augusti Villaronga (Espagne). Un des plus dérangeants sur le sujet.
Vu il y a longtemps avec sous-titres anglais sur DVD.
Mon roman "Torture I$ Rock'n'Roll" disponible gratuitement sur ce blog :

http://tortureisrock...cknrollvol.html

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