Mad Movies: Martin Scorsese - Le plus fort du cinéma ! - Mad Movies

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Martin Scorsese - Le plus fort du cinéma !

#316 L'utilisateur est hors-ligne   007 

  • JarJar
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Posté 09 septembre 2012 - 17:12

Mean streets : 4/6
Taxi driver: 6/6
Raging bull: 5/6
After hours:4/6
La couleur de l'argent: 4/6
Les affranchis: 6/6
Les nerfs à vif :4/6
Casino:5/6
A tombeau ouvert:3/6
Gangs of New York:5/6
Aviator:4/6
Les infiltrés:5/6
Shutter island: 4/6
Hugo Cabret: 4/6

Il faut que je voie le reste

#317 L'utilisateur est hors-ligne   fanatic 

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Posté 05 février 2013 - 22:37

La Couleur de l'argent et prévu pour le 24 avril 2013 en blu-ray.

Source: amazon
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#318 L'utilisateur est hors-ligne   Elwray 

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Posté 29 mars 2013 - 11:04

Gangs of New-York décliné en série TV par Scorsese

http://www.metrofran...C!b9QV7mDv6rCU/
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Ecoute ton ami Billy Zane, il est réglo lui, il essaye de te sortir d'un mauvais pas

#319 L'utilisateur est hors-ligne   profondo rosso 

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Posté 16 avril 2013 - 03:04

Boxcar Bertha (1972)

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Le père de Bertha Thompson, pressé par son employeur de terminer son travail, meurt sous ses yeux. Depuis cet incident, elle voyage dans des wagons à bestiaux, sillonnant l'Amérique de la Grande dépression. Elle rencontre un jeune syndicaliste qui tente d'entraîner les cheminots à la grève puis un joueur qui porte un revolver. Elle les suit dans leurs aventures.

Le succès du Bonnie and Clyde d'Arthur Penn en 1967 aura engendré un véritable revival du film de gangster rétro et les années suivantes voient le genre largement revisité dans notamment le mémorable Pas d'orchidées pour Miss Blandish de Robert Aldrich, Dillinger de John Milius ou du côté du cinéma d'exploitation Capone de John Carver produit par Roger Corman. C'est ce même Corman flairant toujours les filons en vogue qui confiera à Martin Scorsese ce Boxcar Bertha qui constituera son vrai premier film après Who's That Knocking at My Door qui malgré ses qualités demeure une extension d'un film étudiant en long-métrage. Le film adapte (très librement) Sister of the Road de Ben Reitman, autobiographie imaginaire de la tout aussi fictive femme gangster Bertha Thomson.

Boxcar Bertha par ainsi d'une base similaire à Bonnie and Clyde, biopic + version romancée et adolescente d'une odyssée criminelle. La nature purement fictive du matériau de base permet cependant à Scorsese de délivrer un film plus libre que Penn qui malgré ses audaces se soumettait néanmoins un minimum à la chronologie des évènements même si totalement réinterprétés. Scorsese comme Penn adapte complètement sa forme au point de vue candide et adolescent de son héroïne. Ne manque que les bootleggers sinon c'est un paysage quasiment fantasmé de la Grande Dépression que Scorsese nous dépeint en allant au plus simple même si véridique : patrons impitoyables adeptes de la brisure de grève musclée, gauchiste vindicatif et idéalistes, hobos adeptes du transport clandestins sur les chemins de fer... Le film fonctionne plus par saynètes que sur une vraie construction dramatique où Bertha (Barbara Hershey) se laisse porter au gré des évènements et rencontres pour devenir membres d'un gang avec ses compagnons tout aussi peu expérimenté Big Bill Shelly (David Carradine) syndicaliste détourné de sa voie, l'arnaqueur Rake Brown (Barry Primus) ou le protecteur Von (Bernie Casey). Chacun symbolise une frange écrasée par le système, Bertha perdant son père en ouverture à cause d'un patron tyrannique, Bill étant corrigé par les gros bras de ces mêmes patrons et Von victime du racisme ordinaire de l'époque. Tous vont ainsi s'unir face aux puissants qui leurs ont tant pris.

Les transitions et les ellipses surprennent, répondant autant à l'économie de moyens (reconstitution honnête mais en restant à un cadre rural) que toujours par cette volonté de retranscrire par l'image cette sensation d'insouciance et de liberté de Bertha. Barbara Hershey est très attachante en femme enfant découvrant peu à peu son attrait et Scorsese lui offre de jolies scènes tendre avec David Carradine telle leur première étreinte tout en douceur. Ce sont des enfants sur lesquels la criminalité tombe comme par accident et qui d'ailleurs s'y adonnent comme à un jeu (Bertha s'amusant à faire se lever et s'asseoir deux hommes de mains armée de son pistolet) même si quelques scrupules rongent Bill. Scorsese usera des même motifs en plus complexe pour exprimer le sentiment de toute-puissance de Johnny Boy dans Means Streets où les truands chevronnés des Affranchis. Et comme pour eux la chute sera brutale pour Bertha et ses compagnons dans une dernière partie très sombres où le réalisateur laisse pointer le spleen le plus troublant (le regard perdu derrière les sourires de Bertha coincé en maison close) et les explosions de violences sanglantes dont il a le secret avec notamment une mort christique assez éprouvante. Des débordements d'hémoglobine qui signe la fin de la récréation et du temps de l'innocence dans un saisissant final. Sous la commande et les exigences du film d'exploitation, Scorsese pose déjà joliment sa marque. 4,5/6

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