(Code of Silence)
1985 - USA - 1h36
Un film de Andrew Davis
Avec : Chuck Norris, Henry Silva, Dennis Farina

(notez l'accroche originale ... on en reverra souvent dans le style)
" Eddie Cusack est officier de Police à Chicago. Il file le gang Comacho, de dangereux trafiquants de drogue, et est sur le point de les arrêter quand l'irruption d'un clan adverse fait capoter son opération. Ce fiasco laisse plusieurs morts sur le carreau et sonne comme une déclaration de guerre entre les deux gangs rivaux.
Pris entre ces deux feux, Cusack n'a que quelques jours pour arrêter les deux gangs. Qui plus est, une affaire de bavure policière dans laquelle il a refusé de soutenir un flic véreux, contrairement à ses autres collègues, l'isole du reste de la Police. Cusack ne pourra donc s'en remettre qu'à lui-même ... "
Et oui, le père Norris a bel et bien joué dans un bon film.
Oh pas un grand film, non, pas un truc impérissable, mais un bon p'tit film policier des 80's de bonne facture, où Chuck est plus humble que d'habitude (il sauve tout, tout seul, mais cette fois-ci il en bave). Un film avec une jolie ambiance, et très correctement emballé par Andrew Davis.
La petite surprise du film, c'est qu'il se rapproche bien plus d'un "Serpico" que d'un "Cobra". C'est à dire que le tout se veut assez réaliste : la violence est assez sèche, les coups font mal, et quand tu te prends une balle, ben tu meurs ... Ce réalisme* est bien mis en évidence par l'utilisation des décors urbains, Davis filmant une ville salle, où la rouille et la saleté abondent dans les rues crades de Chicago. Des rues parcourues par de vieilles bagnoles abîmées, et pleines de flaques, de poubelles, et de déchets divers. Et quand on s'éloigne des rues, c'est pour aller dans des docks du même niveau, bordéliques et rouillés.
Et à ce réalisme* est appuyé, lors des scènes de nuit, par une musique jazzy du plus bel effet, qui crée une ambiance légèrement mélancolique.
On suit donc Cusack/Norris quasiment seul contre tous, pris entre trois feux (gang Comacho, gang Rital, et Policiers qui le laissent tomber). Et le film de rapprocher assez subtilement les trois groupes par la loi du silence à laquelle chacun obéit (cf le titre original). Cusack, parce qu'il est justement celui qui refuse cette loi du silence, parce qu'il est celui qui place son sens du devoir et de l'honneur au dessus de tout, est celui qui bien entendu va tout faire péter. Et celui qui va faire bouger les lignes, obligeant son jeune co-équipier à se questionner.
Un p'tit film policier, donc. Avec plein de scènes d'action, puisqu'on est dans un Chuck-movie. Histoire de rassurer les fans du moustachu, on ne nous épargnera pas une séance d'entrainement de combat, ni quelques bastons de groupe, mais cela ressemble à un passage obligé tant le coeur du film est ailleurs. Et d'ailleurs le Chuck va méchamment dérouiller lors d'une scène chez les Comacho, où il ne devra sa survie qu'à la volonté du badguy en chef (Sylva).
Tout est balisé. Rien n'est génial. Mais ça se suit avec un vrai plaisir. Le film est bien ancré dans les 80's, mais ne fait jamais trop démodé. Enfin à l'exception de deux trucs : sa jeune fille tête à claques (on veut la baffer dès son apparition), et surtout son très étrange flic robotisé, précurseur du futur Robocop. Ca devait paraître cool à l'époque, ce robot mécanique, mais aujourd'hui ça fait vraiment too-much et portnawak, passe encore la scène de sa présentation, mais sa venue bien plus tard dans le film gâche le spectacle ...
M'enfin voilà, un film policier sympa, pas long, pas prise de tête, avec une jolie ambiance, des décors bien filmés et un Chuck qui assure, ça fait toujours du bien.
4/6
* tout est relatif, on est dans un Chuck Norris, mais le film reste toujours crédible, robot policier mis à part.
(photos qui suivent de moi, comme d'hab : qualité médiocre, mais c'est mieux que rien)


Farrina et sa moustache

Les fans seront rasurés : Chuck lève bien la jambe




Chuck course le pas beau Angel sur le toit du métro ...

... et juste après il nous gratifie d'un super plongeon dans le fleuve : le quotidien d'un flic normal, quoi.

La scène super sympa du casse du bar

A peine une dizaine contre Chuck : combat perdu d'avance

Résultat d'une course poursuite en bagnoles assez bien foutue


Dommage que Luis n'arrivera pas à la buter

Luis Comacho et sa bande, c'est pas des rigolos

Là ça veut dire que les badguys vont avoir mal au cul ...

Le fameux robot-flic télécommandé ... hum ... no comment


Chuck was here

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